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Croisic (Le) (44490)

 
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MessagePosté le: Dim 6 Jan - 21:44 (2008)    Sujet du message: Croisic (Le) (44490) Répondre en citant

Eglise

Eglise Notre-Dame-de-Pitié (XVI-XVII-XIXème siècle), située rue de la duchesse Anne. Cette église aurait, semble-t-il, remplacé une ancienne chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié. L'existence de cette chapelle est confirmé par une bulle de Sixte IV du 20 janvier 1432 et par une bulle d'Innocent VIII du 25 juin 1486, relatives toutes les deux à Notre-Dame de Pitié. La première pierre est posée par le miseur (ou trésorier) Jacques Penfaut le 4 décembre 1494. Elle aurait été édifiée par la "Corporation des Maîtres Maçons de Lamballe". L'église est bénite et consacrée une première fois le 25 mars 1507, puis une seconde fois le 2 janvier 1525, époque où "on acheva de consacrer et bénir ladite église".

L'église est restaurée au XIXème siècle. Elle est composée initialement de trois nefs principales auxquelles on a rajouté la nef du Rosaire (au sud). Notre-Dame de Pitié possède cinq travées dans la longueur des trois nefs primitives et quatre arcades pour la nef du Saint-Rosaire. Le clocher actuel de l'église, succède à une tour de bois édifiée à la hâte et provisoirement du 25 avril 1526 au 26 août de la même année. En 1680, les habitants du Croisic décident de rebâtir le dôme de leur clocher : "Attendu que la charpente du clocher de N. D. de Pitié est tellement pourrie et gastée, qu'elle menace de tomber ; qu'il serait besoin et nécessaire de rebastir de neuf le clocher de ladite église, estant vieil et caducq, ne pouvant presque plus servir, est d'avis qu'il soit mis bas, et qu'au lieu et place d'iceluy il soit fait construire un dosme de pierre de taille, pareil à celui qui est sur la tour de Batz, et, pour ce sujet, le sieur Caris, architecte de Nantes, sera mandé venir sur les lieux pour, après avoir visité la tour qui porte ledit clocher, faire un dessin pour la construction dudit dôme" (délibération du général de paroisse du 11 février 1680). On travaille de 1683 à 1687, mais le clocher, tel qu'il est de nos jours, ne date guère que de 1700 et il atteint 56 mètres de hauteur : tout comme celle de Batz-sur-Mer, elle constitue un amer, point de repère précieux pour les navires. Le 4 octobre 1709, a lieu la bénédiction des trois cloches. Vers 1764 deux de ces cloches sont reconnues défectueuses et sont fondues en une seule qui est baptisée le 6 août 1765. Ce jour-là même, pris place à côté de sa grande soeur, une autre cloche de dimensions plus modeste , coulée avec le bronze d'un canon sauvé du "Soleil Royal" (bâtiment ayant fait partie de l'escadre de M. de Conflans et qui était venu s'échouer le 30 novembre 1759 en vue de Saint-Goustan, avec le "Héros"). Lors de la Révolution, le 11 avril 1793, l'ordre est donné de faire descendre toutes les cloches destinées à être échangées contre des canons.

Dans l'église, on remarque plusieurs dalles funéraires : une dalle se trouve au haut de l'allée du milieu de la nef ("Cy gist Dame Julienne Yvicquel, Dame de K/liviny, décédée le ...."), une dalle se trouve en face du grand autel ("Cy gist et repose le corps de Jan Dubochet, décédé le 11 juin MDCCXLII"), une dalle située près de la précédente ("Cy gist le corps de noble homme Thobye Dubochet de la Porte, décédé le 26 juillet MDCCXIX"), et une dalle située près du pilier du choeur ("Cy gist Damoiselle Renée André, veuve de M. Dessalines"). L'abbé Clénet a retrouvé une plaque de bronze qu'il a fait apposer près de la porte de la nef du Rosaire (elle rappelle les noms de Pierre Le Gruyer et de Marie Fouquer, son épouse).

Le portail principal date du XVI-XVIIème siècle. La porte du côté gauche date de 1528 : "elle est formé de deux ventaux et possède deux baies séparées par un trumeau ; chaque baie est surbaissée en anse de panier ; le tympan qui se trouve au-dessus de ces baies est ogival ; il est orné d'une rose à meneaux, de trilobes, de flèches en pointes ; le bandeau de l'ogive est formé de nombreuses voussures et son sommet se relève à contre-courbure de façon très élégante". L'église conserve des peintures du XVIème siècle évoquant des scènes de la Bible et des Evangiles. La peinture intitulée "La Sainte Trinité" date du XVIème siècle. La peinture intitulée "L'éducation de la Vierge" date du XVIIème siècle. La peinture intitulée "La déploration du Christ" date du XVIIème siècle. La chaire à prêcher, œuvre des menuisiers Mathurin Tavarson et Jean Bily et offert par le marquis du Broc (capitaine du Croisic), date de 1764.

L'aile dédiée à Notre-Dame du Saint-Rosaire (autrefois à la Sainte-Trinité) est rendue extrêmement intéressante par les peintures dont nous parlerons plus loin, ainsi que par un magnifique retable. Le retable du Rosaire, en bois doré, date de 1788 : ce retable provient du couvent des capucins et il est replacé dans l'église au cours du XIXème siècle par l'abbé Bigaré. Le 23 avril 1714, M. Devin, maître-doreur de Nantes, place le tabernacle dans la chapelle des Capucins et les deux tableaux de Saint-Jean-Baptiste et de la Madeleine qui couvrent les deux reliquaires. Ce tabernacle ayant servi depuis 1669. On le redora du 16 mars au 21 avril. Il y est entré deux milliers et demi du plus bel or de Paris. L'Eglise du Croisic réduite à quatre autels (Sainte-Anne, Saint-Jean, le Rosaire et le maître-autel), en avait deux autres vers 1758, ceux de "l'Annonciation" et de "Saint-Julien", placés dans le choeur, le long des deux derniers piliers (d'après les registres du Général de paroisse du 6 novembre 1758). Ces deux derniers autels ont été supprimés par ordre de l'Evêque (ordonnance de l'Evêque de Nantes du 7 octobre 1758). Le bateau ex-voto "Le Saint-Pierre", en bois polychrome et œuvre du sculpteur Cadin, date des années 1850.

Les murs de l'édifice sont percés de magnifiques fenêtres flamboyantes, disposées de la manière suivante : - dans le choeur, une très belle verrière au centre, quatre fenêtres plus petites sur les côtés, - dans la nef de gauche, trois fenêtres ogivales, - à droite, quatre fenêtres également ogivales, toutes indistinctement surmontées d'un fronton triangulaire. Le vitrail Saint-Goustan, œuvre des maîtres-verriers Clamens, Bordereau et Megnen, date de 1886. Le vitrail Saint-Christophe, œuvre du maître-verrier Charles Lorin, date de 1901. Le vitrail qui représente Saint-Yves est l'oeuvre de Charles Lorin (peintre-verrier à Chartres) : saint Yves est représenté en costume d'official rendant la justice et près de lui un religieux distribue des aumônes (d'un côté les armes de Bretagne, de l'autre les armes de la famille de Saint-Yves "d'or à la Croix engreslée de sable, cantonnée de quatre allérions de même"). Une chapelle privée, dédicacée à saint Pierre, avait été édifiée en 1675 sur le côté Sud de l'église par Pierre Le Gruyer et son épouse Marie Fouquer : cette chapelle a été démolie suite à la construction du presbytère en 1860. Dans l'église, on remarque deux dalles funéraires portant les noms et titres des Dubochet. La nef du Rosaire comporte sur la première voûte une représentation du mystère de la Sainte Trinité (un seul Dieu en trois personnes) et sur la deuxième voûte, la création de l'homme (Adam) et de la femme (Eve) avec un premier tableau (création d'Adam et d'Eve), un deuxième tableau (arbre de la science du bien et du mal), un troisième tableau (Adam et Eve chassés du Paradis terrestre) et un quatrième tableau (Caïn tuant son frère Abel). Au-dessus des Fonts baptismaux on peut voir une représentation des quatre évangélistes : saint Mathieu et l'Ange, saint Marc et le Lion, saint Luc et le boeuf, saint Jean et l'aigle. Au niveau de la nef Saint-Jean, on peut distinguer une vague silhouette de saint François d'Assise recevant les stigmates. La Grande nef nous montre un navire (l'Arche de Noë, semble-t-il) : à droite est représenté le mystère de l'Annonciation, à gauche est représentée l'Adoration des Mages, et on peut lire la date 1550. Notre-Dame de Pitié fut tour à tour temple républicain, mairie, salle de banquet, magasin du génie, magasin d'artillerie, écurie. L'église a subi plusieurs profanations (statues mutilées, vitraux brisés, ....) dont celle des soldats composant en 1793 le détachement du génie. A noter aussi que dès 1525, il existait un cimetière (bénit le 3 janvier 1525 par Messire Geoffroy Le Borgne, auxiliaire de l'Evêque de Vannes) autour de l'église Notre-Dame de Pitié. La fille d'Olivier Le Gruyer et de Françoise Le Bihan est ensevelie dans l'église le 21 janvier 1527. Sur le terrain de l'ancien cimetière acheté au prix de 1642 centimes le 28 janvier 1857 par l'abbé Bigaré, curé de la paroisse du Croisic, ce dernier fait édifier le presbytère en 1861 par M. Michée, entrepreneur à Guérande, d'après les plans de M. Henri Gilée, architecte à Nantes et sur l'emplacement même de l'ancien ossuaire. Le nouveau cimetière a été édifié sur un pré offert par la famille Millon des Buttes à la commune du Croisic, le 2 octobre 1832.

Seule la grande verrière est moderne (1967) suite à sa chute en 1963 sur le maître-autel. Ce sinistre, qui aurait pu être évité, laissa un chœur bien vide et dota l'église d'un vitrail aux couleurs moins chatoyantes que les autres vitraux. L'église du Croisic a fêté ses 500 ans en 1994. Elle est classée monument historique depuis 1906.

Sources:
http://www.infobretagne.com/croisic.htm
http://saint-yves-de-la-cote-nantes.cef.fr/Templates/pglecroisic.htm

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Pitié
Siécle de l'édifice: XVIe-XVIIe-XVIIIe
Forme des 2 clochers : Clocher-porche à dôme et lanternon (et flèche sur le toit)
Clocher en péril : non

Photos (19) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade
coté sud
chevet
portail nord

Intérieur (15) :

vue vers l'autel
collatéral sud

chapelle latérale gauche
ses vitraux
plaque de fondation (1675)

vitrail du chevet
autel latéral droit
chaire
voutes

vues vers l'entrée

console de l'orgue
vue de la nef depuis la tribune

Chapelles

Chapelle du Crucifix (XVIème siècle - fin du XIXème siècle), située avenue Emmanuel Proust. Le fondateur de cette chapelle est Radulphe Karahès, un riche armateur local qui décide de la fonder là où Saint Félix baptisait les derniers saxons de la côte au VIème siècle. Le vocable est peu fréquent en France, elle remplace probablement une croix commémorative, élevée probablement au XIIème ou au XIIIème. La chapelle est désaffectée à la Révolution (vers 1791) et sert de magasin à poudre après la Révolution. L'édifice est racheté en 1858 par l'abbé Bigaré, curé du Croisic qui le revend presque aussitôt en 1863 au baron Caruel de St Martin, propriétaire de la villa Saint Nudec sur la plage Valentin, à condition que la chapelle retrouve sa vocation cultuelle et ne soit jamais transformée en habitation particulière. Le baron puis son gendre le comte de Partz s'attachent à restaurer la chapelle, la charpente est refaite. Un dallage de ciment recouvrit le sol. A cette occasion, de nombreux ossements furent mis à jour et aussitôt remis en terre. Les vitraux placés à l'occasion de la restauration portent l'Immaculée Conception et les armes des familles de St Martin et de Partz.
La chapelle est revenue dans le patrimoine de la Paroisse au cours des années 1960 grâce à l'abbé Renard, qui a fait refaire la toiture. Des offices y sont célébrés pendant l'été.
On accède à la chapelle par deux portes couronnées chacune d'un intéressant bandeau à contre-courbures avec des crochets pour ornement. Sa longueur est de 16 mètres et sa largeur de 7,65 mètres. La grande porte est ornée de l'accent circonflexe couronné d'un beau panache. Cinq très belles fenêtres ogivales l'éclairent. L'édifice possède un chevet à pans coupés très caractéristique. Le décor de style gothique flamboyant laisse une large place aux gâbles en accolade, aux fleurons et autres motifs très prisés à l'époque (gargouilles, cordelette…).
A l'intérieur de l'édifice, on trouve peu de mobilier, on peut admirer une statue de saint Félix en hommage à l'évêque de Nantes, ainsi qu'un autel et un tabernacle néoclassiques en bois placés à la fin du XIXe siècle, de même que la clôture de choeur en fonte. A noter également une élégante crédence sculptée dans le mur du chœur et quelques consoles qui répondent aux engoulants des poutres.
Une légende raconte que, chaque nuit, une lumière blanche et diffuse apparaissait aux verrières de la nef pour éclairer un service particulier. Un prêtre devait officier devant une assemblée de défunts, car il avait négligé de célébrer une messe demandée par un fidèle pour le repos d'une âme. Malheureusement pour lui, le prêtre était incapable de terminer ses prières. Il fallait pour cela qu'un vivant accepte de lui répondre.
Un soir, alors qu'il rentrait un peu plus tard que de coutume, un ouvrier vit la lumière dans la chapelle. Il eut le courage d'entrer et de répondre aux prières du prêtre, levant ainsi la punition. Depuis, la lumière blanchâtre n'apparaît plus la nuit dans la chapelle.

La chapelle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques depuis 1952.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Crucifix
Siécle de l'édifice: XVIe-XIXè
Forme du clocher : Clocher-mur
Clocher en péril : non

engoulevent en bois
vitrail de la nef
intérieur de la chapelle

Photos intérieures et source partielle: http://www.ap2a.org/chapl/croisic/croisic.html avec l'autorisation de publication de Alain Loret, auteur de ces photos. Copyright Alain Loret.

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et coté sud
chevet
coté nord et clocher

Chapelle Saint-Goustan (propriété privée!) (IX-XIXème siècle), située avenue de Saint-Goustan et aujourd'hui propriété privée. La légende raconte qu'un moine celtique, Saint-Goustan (moine de l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys chargé par son abbé saint Félix, d'aller évangéliser Beauvoir-sur-Mer), rejeté sur la côte, se cramponna à un rocher et y laissa l'empreinte de son corps. La chapelle fut érigée au IX-Xème siècle sur ce même rocher. Autour de la chapelle s'étendait jadis un petit cimetière existant dès 1670. Voilà ce qu'en dit un texte des "Domaines" de Guérande du 11 juin 1670: « Non loin de l'entrée du port, on voit la chapelle de Saint-Goustan et son clocher en pyramide, le tout recouvert d'ardoises, situé au bord de la mer. L'autel de la chapelle est superposé au rocher sur lequel aborda saint Goustan. De style ogival primitif du 12e siècle, la chapelle fut agrandie par la suite et, au 15e siècle, pourvue de vitraux. Le chœur était plus large que la nef ». Dans le cimetière se trouvait une croix en granit. M. de Courville, propriétaire de la ville « Ker Groaz », la fit transporter en bordure de la plage et de sa villa. Une réplique exacte de cette croix a été placée au cimetière du Croisic sur la tombe de cette famille.
La chapelle fut éprouvée à plusieurs reprises par des tempêtes, en particulier dans la nuit du 15 au 16 janvier 1703. Une partie des couvertures des églises de Batz et du Croisic, ainsi que de la chapelle de Saint-Goustan, furent enlevés, le dimanche 21 janvier 1703, le « général de la paroisse ayant appris que « la plus grande partie des vitres avaient été brisées, au poont que l'on n'y put tenir de luminaire allumé pour le sacrifice de la Sainte Messe », il fallait réparer les dégâts. On signale aussi le 14 mars 1756 le vol d'un tableau représentant « la Visitation de la Sainte Vierge », et pourtant ce tableau était scellé au mur.

Cette chapelle est désaffectée à la Révolution et sert de magasin à poudre, de corps de garde et de parc d'artillerie. La statue de Saint Goustan est dans l'église paroissiale, à l'autel du Rosaire. La chapelle Saint-Goustan, proche de l'établissement de Saint-Jean de Dieu, comprenait jadis un sanctuaire, une sacristie et un cimetière. Jadis les malades venaient se plonger dans une petite piscine, aujourd'hui disparue, pour y recouvrer la santé. Les jours de tempêtes, les femmes de marins venaient prier pour leurs maris en mer. Saint-Goustan avait lui-même été protégé miraculeusement après un naufrage au large de la côte du Croisic. Epuisé, il s'était assis sur une roche qui devint souple comme un coussin. Cette roche conserve d'ailleurs toujours son empreinte. Et c'est sur cette pierre que la première chapelle a été édifiée.
On raconte que les femmes, après leurs prières, balayaient le sol et recueillaient la poussière de la chapelle pour la jeter en l'air du côté où le vent devait souffler pour ramener les maris au port.

En 1840, Prosper Mérimée est l'initiateur de sa procédure de classement; elle a donc l'insigne privilège d'être classée aux Monuments Historiques sur la première liste, en 1840, aux cotés de la collégiale de Mantes notamment. C'était alors une longue chapelle avec un bas-coté au nord. En 1895, l'historien MAILLARD de la MORANDAIS rachète le terrain à coté de la chapelle et la chapelle elle-même, l'arase pour bâtir le manoir du début XXe qui existe toujours, rassemble les restes et en refait une petite chapelle, avec abside en cul-de-four où il place un autel. Cette chapelle, orientée vers l'ouest, possède sur sa façade une baie gothique divisée par des meneaux en trois compartiments, au coté nord une baie gothique étroite et lobée et au-dessus de l'abside un oculus.

Le père de l'actuel propriétaire, M. ERIAU, restaura les vitraux, mis à part l'oculus. Jean-Michel ERIAU, actuel propriétaire, a restauré avec sa femme la chapelle en un salon de musique, mettant en valeur les rochers sous une tribune-mezzanine, ainsi que le bâtiment entier. Je les remercie de m'avoir si gentiment accueilli et permis de faire des photos tant extérieures qu'intérieures de l'édifice.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Goustan
Siécle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)






Chapelle Notre-Dame-des-Lauriers (1874), située rue des Lauriers et œuvre de l'architecte René Ménard. L'ancien couvent des capucins, édifié en 1618 et appelé "Propriété-des-Lauriers", est acheté en 1868 par la congrégation des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul pour la création d'un orphelinat. Vendu nationalement, par adjudication le 21 avril 1791 et par une deuxième adjudication le 11 septembre 1792, le couvent des capucins est racheté le 8 octobre 1842 au prix de 19.000 francs par l'abbé Bigaré, curé du Croisic, et devient, le 4 novembre 1868, l'établissement des Soeurs de Saint-Vincent de Paul. Une chapelle est alors édifiée pour desservir l'établissement. La chapelle actuelle est bénite le 18 avril 1874. Après l'expulsion des religieuses par la loi de 1905 leur établissement qui appartenait au marquis d'Oysaiville (ou Oysonville) est vendu à la commune du Croisic en février 1914 et converti en hôpital rural. Des constructions nouvelles réalisées entre 1975 et 1977 (Maison de retraite Les Lauriers, Foyer-Logement, Services de médecine, de long et de moyen-séjour) ont bien changé l'aspect de ce lieu… mais c'est toujours la même chapelle depuis plus de 130 ans.

Sur la cloche conservée dans la chapelle est écrit "Faicte pour servir à l'Autel-Dieu du Croisic et donnée par Pierre de Maugueux seigneur de la Fontaine et Agatte Ollivier sa compagne. Mont nommée Agatte - l'an 1673. Ane Malo m'a faicte."

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND des Lauriers
Siécle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues extérieures de la chapelle

vue de la nef vers l'autel
la cloche

vue vers l'entrée

Chapelle de l'ancien centre Saint-Jean-de-Dieu, aujourd'hui résidence de vacances Maéva. Reconstruite après la guerre, cette chapelle située sur le coté de l'édifice visible de loin avec son grand clocher est en travaux depuis un temps indeterminé, et se fragilise sous l'effet des embruns. Elle est donc en péril.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ancien centre St Jean de Dieu
Siécle de l'édifice: XXè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : oui

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade du centre coté terre
chapelle
coté mer en travaux


Chapelle de la Pierre-Longue, face au menhir du même nom sur la côte sud du Croisic. Située à coté du club de plongée, cette chapelle à clocher-mur a été visiblement transformée en logement ou en entrepôt. Elle date sans doute du XVIIIe ou du XIXe.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la Pierre Longue
Siécle de l'édifice: ?
Forme du clocher : Clocher-mur
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

vue de la chapelle

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Saint-Yves, aujourd'hui disparue. Elle aurait été construite au début du XVème siècle dans l'actuelle rue Saint-Yves. Dès 1840, une chapellenie et un bénéfice étaient desservis dans cet édifice qui longeait la rue Saint-Yves. La chapellenie Saint-Yves était desservie par le prêtre Pierre Lecoat. L'édifice était de style ogival et formait un rectangle de 22 mètres de longueur sur 6 mètres de large. Du côté de l'évangile se trouvait un modeste oratoire dédié à Saint-Léonard. La cloche avait été foudroyée le 18 novembre 1755 et portait l'inscription suivante : Saint Yves - J.H.S. - M. A. 1620. Au XVIème siècle, les Calvinistes s'emparent du sanctuaire et l'accaparent durant plusieurs années (même après l'édit de janvier 1562 qui prescrivait la restitution des édifices enlevés aux Catholiques). Au commencement du XVIIème siècle, on y tient les assemblées de la ville du Croisic. Un scandale éclata à propos d'un mariage. Au Croisic, il n'y avait pas de pasteur protestant. On appela celui de La Roche-Bernard. La curiosité rassembla un si grand nombre de catholiques qu'il état impossible de les grouper à Saint-Yves. Le pasteur Louveau entraîna tout le montre à notre-Dame de Pitié ; il monta en chaire. Le sermoin provoqua des troubles dans l'église. Le clergé fit démolir la chaire ainsi profanée. Mais les catholiques rentrèrent en possession de la chapelle au début du XVIIIème, où les enterrements sont repris en 1722.
D'importants dégâts sont survenus à la suite de la tempête du 19 janvier 1703. Des dégradations sont réparées en 1737. La foudre abat le petit clocher de la chapelle le mardi 18 novembre 1755. Le dimanche 7 décembre 1755, il est décidé de raser "le clocher de la chapelle Saint-Yves récemment foudroyé pour le mettre au niveau du toit et que le marguillier, pour payer ce travail, ferait vendre le bois de la charpente". Le 13 novembre 1766 (suite à une mission prêchée par les Capucins du 5 au 12 novembre 1766) a lieu la translation des restes des morts de l'église paroissiale Notre-Dame de Pitié à la chapelle Saint-Yves. La chapelle est vendue nationalement à la Révolution, moyennant 80 livres, au citoyen Chevarreau. Elle fut démolie vers 1840. A Notre-Dame de Pitié, le vitrail de Saint-Yves rappelle le souvenir de l'ancienne chapelle : elle figure dans la partie supérieure. Au centre, saint Yves, en costume d'official, rend la justice.


Ancienne chapelle de l'Hôpital (début du XVIIème siècle). Le premier registre du Général de paroisse parlant de la chapelle de l'Hôpital date de 1670. Dès le 8 mai 1678, alors que Jacques Le Fauhé est directeur de l'Hôtel-Dieu, "est fondé à perpétuité, par Marie Moreau, une grand'messe avec diacre et sous-diacre le jour de la fête de l'Ange gardien ; ce même jour noble homme Le Gruyer de Couhourdès offre de faire bâtir à ses frais, au bout de la chapelle de l'Hôpital, une sacristie et une chambre au-dessus sur un terrain donnée par demoiselle Ollive Blaier, laquelle chambre servira pour loger le prêtre". Une bulle datée du 11 août 1725 accorde une indulgence plénière à tous les fidèles qui visiteront la chapelle de l'Hospice, le jour de la fête de l'Ange gardien. Derrière l'autel se trouvait jadis un beau tableau de Elie Delaunay, exécuté en 1850, et représentant le miracle de la guérison des dix lépreux. C'est la chapelle de l'Hospice Saint-Louis, fondé en 1622.

En 1622, l'hôpital devient officiellement l'hospice de la ville et il comporte alors une chapelle. De 1623 à 1683, l'Hôtel-Dieu reçoit plus de cent oeillets, trois maisons et douze livres de rentes constituées. Un second établissement charitable est fondé en 1681 sous le nom “d'hospice général” dans une maison de location. Il est fermé en 1613. L'établissement est agrandi au cours des XVIIème et XVIIIème siècles. Un poste de médecin est créé à l’hospice de la ville en 1693. Le service intérieur est confié à des Sœurs du Tiers Ordre. L'établissement est nommé par la suite “l'Ange Gardien”. En 1766, un contrat est passé avec la Congrégation de la Sagesse. Le “vieil hôpital” prend le nom d'hôpital “Saint Louis” sous Louis XV (par lettre patente de 1768). Manquant de place on utilisera le couvent des Capucins pour accueillir les malades et les blessés civils et militaires. En 1791, les Capucins sont chassés et le couvent est vendu comme bien national en 1792. Il ne reste alors plus que le vieil hôpital dans lequel les Sœurs de la Sagesse reprennent leurs fonctions en 1803 à la demande de la municipalité. En 1842, le curé du Croisic rachète le couvent des Capucins et le cède en 1868 aux Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, qui installent dans les vieux bâtiments un orphelinat et une école de filles. En 1914, l'exiguïté du vieil “Hôtel Dieu” posant de plus en plus de problèmes, la commune rachète au Marquis d'Oysonville (ou Oysaiville) qui en était propriétaire, les murs de l’ancien couvent et en fait son hôpital communal. Des bâtiments nouveaux sont construits de 1975 à 1977. La chapelle de l'ancien hôpital est rachetée par l'artiste peintre Chapleau vers 1914.

Ancien couvent

Ancien couvent des Capucins (XVème). La première pierre de ce couvent est posée le 29 juillet 1618 sur la "Propriété des Lauriers". L'église du couvent est consacrée le 17 mai 1626 par l'évêque de Nantes Mgr Philippe de Cospéan. Le 15 février 1735, M. Rielland, recteur de Batz, y bénit une chapelle dédiée à Saint Antoine de Padoue. Vendu nationalement, par adjudication le 21 avril 1791 et par une deuxième adjudication le 11 septembre 1792, le couvent est racheté par les soeurs de Saint-Vincent de Paul (voir ci-dessus : Chapelle Notre-Dame des Lauriers)


Dernière édition par Admin le Lun 18 Juin - 23:44 (2012); édité 13 fois
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MessagePosté le: Dim 13 Jan - 12:34 (2008)    Sujet du message: Croisic (Le) (44490) Répondre en citant

Sources:

http://www.villard.de/cb/44 (partenariat)

A. Bertho, "Le Croisic aux Vents de l'Histoire", 1974


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