Le site des clochers de la France Index du Forum Le site des clochers de la France
Recensement des lieux de culte chrétiens dans chaque commune de France
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Crécy-la-Chapelle (77580)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers de l'Ile-de-France -> Clochers de Seine-et-Marne
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Ven 2 Sep - 15:12 (2011)    Sujet du message: Crécy-la-Chapelle (77580) Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Georges et saint Louis, à Crécy

C'est à partir des IXe et Xe siècles que fut édifiée la première forteresse. Isabelle, comtesse de Crécy, apporta en dot à Guy le Rouge, comte de Rochefort, la ville. Guy et son fils Hugues se joignant aux ennemis du roi Philippe Ier de France dotèrent Crécy d'une redoutable défense. Comme dans toutes villes fortifiées, il y avait un château, des remparts, des tours (dont subsistent la porte de Meaux et la Tour des Saints, devenue muysée archéologique), des portes, etc. Par le jeu des mariages, Crécy échut à Gaucher II de Châtillon, vassal des comtes de Champagne. C'est à lui que certains érudits attribuaient les renforcements des fortifications et le creusement du dernier brasset. Jean Mesqui, expert en architecture militaire médiévale, dans une étude plus récente ("Les enceintes de Crécy-en-Brie et la Fortification dans l'ouest du comté de Champagne et de Brie au XIIIe siècle " 1979) situe ces travaux plus tardivement, dans la première moitié du XIIIe siècle. Son analyse repose sur la comparaison, sur le plan architectural et défensif, des vestiges des fortifications créçoises avec un ensemble de références architecturales observées et datées au sein même du comté de Champagne. Ainsi selon l'auteur, Gaucher III de Châtillon aurait fait restaurer ou reconstruire l'enceinte intérieure du bourg et c'est son fils Hugues qui aurait été le commanditaire de la seconde enceinte, érigée pour protéger le nouveau quartier du marché et l’inclure définitivement dans le périmètre protégé de la ville. C'était probablement entre 1225 et 1230.
Des quais et un port avec une porte marchande, qui disparaîtra durant la première moitié du XVIIe siècle, existaient le long des brassets et au bord de la rivière. Au commerce florissant s'ajoutait, au XVIIe siècle, une population de magistrats, notaires, etc. Un marché hebdomadaire (le jeudi), une foire de la Saint-Michel (dernier week-end de septembre) et de nombreuses fêtes ou manifestations locales attirent de nombreux visiteurs. À la suite de la réunion de la Champagne à la France, Gaucher V de Chatillon cède au roi Philippe le Bel la ville de Crécy en 1289.

Selon la légende, Crécy avait autrefois 99 tours dans son enceinte. A l'entrée de la ville côté gare, il reste celle de la Porte de Meaux, surmontée en 1865 de la fine tour du beffroi construite en 1865 pour abriter l'horloge, suite à la démolition de la mairie. Elle abrite la plus vieille cloche du canton, datée de 1624.

Le beffroi :


La commune de Crécy-la-Chapelle est née le 1er octobre 1972 de la fusion entre Crécy-en-Brie et la commune voisine de La Chapelle-sur-Crécy. Ces 2 communes étaient très différentes puisque Crécy s’étendait sur 19 ha pour 1 millier d’habitants et La Chapelle sur 1550 ha pour 741 habitants.

Autrefois, Crécy-en-Brie était divisée en deux paroisses, l’une attachée à l'église St-Georges avec le bourg et la ville ancienne, l’autre à celle de Notre-Dame de La Chapelle avec le marché et le quartier de La Chapelle. Dès l'automne 1789, une loi de l'Assemblée Constituante décidait la division de la France en départements, districts ou arrondissements, cantons et communautés ; c'est ainsi que Crécy se trouva tout naturellement délimité : Tout ce qui payait l'impôt à Crécy forma la commune de Crécy-en-Brie, le reste formait la commune de la Chapelle, or les deux paroisses et les circonscriptions de tailles se recouvraient.

Des protestations se sont élevées très vite car Crécy-en-Brie ne possédait aucun territoire extérieur à ses murs. Aucun arrangement ne semblait possible entre les municipalités, qui s'opposaient régulièrement à propos de possessions que chacune revendiquait. En 1868, une portion de terrain sise à Montplaisir sera annexée à Crécy-en-Brie pour y construire l'Hospice. En 1903 l'idée d'une fusion a été proposée, mais vite rejetée. Puis en 1908, un accord a été trouvé pour céder une portion de territoire de la Chapelle à Crécy-en-Brie contre une redevance annuelle.

Une première église, de fondation royale, dédiée à St-Georges existait au XIIème siècle sur la rive droite. Tombée en ruines, elle fut remplacée en 1212 par la chapelle du château du seigneur de Crécy, Gaucher III de Châtillon. Il reste de cet édifice primitif un bas-relief qui représente des chevaliers et une clef de voûte qui serait le sceau de Hugues de Châtillon représenté en saint Georges, trouvés dans le jardin du presbytère.

Seule la tour du XIIIe subsiste, couronnée d'une balustrade du XVIIe.
L'église St-Georges et St-Louis a été complètement reconstruite entre 1779 et 1781, à ses frais, par le Duc de Penthièvre, dernier comte de Crécy et dernier petit-fils légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan. Ce Seigneur, pieux et charitable, redonna à Crécy sa splendeur. Il vint lui-même poser la première pierre, le 18 octobre 1779; l'église fut dédicacée par l’Evêque de Meaux le 02 octobre 1781. Le Duc assista à la bénédiction de l’église avec défilé, procession du St-Sacrement, grand-messe, Te Deum, sonneries de cloches, salves d’artillerie, banquet et bal en l’hôtel de l’Arquebuse.

L’église paroissiale St-Georges est un bâtiment assez vaste et simple, à 3 nefs. En 1794, elle devint le Temple de la Raison et l'inscription de cette dédicace nouvelle est restée conservée sur la façade et a été restaurée en 1965 par l'abbé ESPINASSE, curé, pendant la réfection de celle-ci. En 1852, un autel de la Sainte Vierge est édifié dans l’arcade du transept médiéval de l’église; la même année, demande est faite de construire un chemin de ronde, large de 5m, autour de cet édifice, pour faciliter les travaux, nombreux et réguliers qu’occasionne ce bâtiment. En 1860, une girouette, en forme de coq, est installée sur le clocheton de la tour; elle est remplacée en 1995. En 1864, des vitraux sont établis à demi-mur et non à fleur de mur comme ils étaient avant la réfection; ceux des 3 fenêtres du chœur et la rosace au-dessus de la grande porte d’entrée datent de 1885; une seconde cloche est posée.
En 1884, une horloge, sonnant les heures et les quarts, avec des timbres assez forts pour être entendus aussi loin que possible, est placée sur la tour de l’église. En 1894, le presbytère est construit.
En 1940, les bombardements soufflent les vitraux qui sont remplacés par des verrières blanches en 1941 et 1957. Les 5 vitraux du chœur ont été réalisés en décembre 1964 par Antonio Peritore, bras droit d’Henri Martin-Granel, maître-verrier dont l’atelier se trouvait rue du Barrois.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : St Georges et St Louis
Siécle de l'édifice: XIIIe-XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
clocher
côté sud


Eglise Notre-Dame de l'Assomption, ancienne collégiale, à la Chapelle

Vignoly était le nom primitif de La Chapelle-sur-Crécy. La Chapelle du château fut érigée en paroisse et collégiale en 1202 par Anseau, évêque de Meaux et donna son nom au village. Le Seigneur Dreux de Chatillon fit un don au chapitre de La Chapelle en 1220 et la construction d’une nouvelle église fut terminée entre 1230 et 1256 , puis 8 chanoines y furent affectés.

Le bâtiment connut de grands dégâts lors de la guerre de Cent Ans et les 4 premières travées de la nef durent être reconstruites. Le 16 mai 1429, Jean de Brion, évêque de Meaux consacra l’église restaurée (au dessus de certains piliers, on remarque des traces de croix de consécration). Le chapitre des chanoines a été supprimé en 1676.
Vers 1684, la Collégiale a accueilli à plusieurs reprise Bossuet pour des confirmations, prêches…A la suite des inondations causées par le rû de Vaudessart, le sol de l’édifice fut rehaussé de 2m, en 1641, 1676, et encore en 1730.

Classée Monument Historique en 1846, elle a fait l’objet de nombreux travaux de réfection depuis cette date : réfection de l’abside intérieure, des fonts baptismaux, du maître-autel (consacré en 1868 ; don du Comte de Moustier) et surcreusement pour retrouver le niveau initial du sol.
Fermée sur prescription administrative par décision de la Commission de Sécurité en mars 1994, elle vient de faire l'objet d'un nouveau programme de travaux de 540 000 € financé par le Ministère des Affaires Culturelles (Direction Régionale), la commune de Crécy-la-Chapelle apportant par délibération du conseil municipal du 25 février 2003, un financement de 270 000 €. Le Conseil Général a subventionné la commune à hauteur de 61 000 €.
Les voûtes du bas-côté nord ont été restaurées ainsi que les maçonneries de ce côté, qui s'étaient fortement dégradées à cause de l'action de l'humidité. Les vitraux ont été mis en place par l'entreprise PIREY de Allouis, près Bourges et proviennent des verreries saint-Just. Le 3 septembre 2006, l'édifice a été béni à nouveau et rouvert. La voûte d'ogives à douze branches de son abside est unique en France.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND
Siécle de l'édifice: XIIIe-XVe-XIXe
Forme du clocher : flèche double bâtière
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Couvent

Couvent des Religieuses Minimes, désaffecté, à Crécy en bordure des anciens remparts.

La prieure des bénédictines, sœur Anne Moreau, achète en 1623 une maison appelée « La Grosse Tour » et deux autres petites maisons, dans le but d'y placer ses religieuses à l'abri dans une ville fermée. Sœur Anne de Castille, qui lui succède, acquiert quelques jardins voisins et en 1641, les religieuses posent la première pierre d'un monastère qui remplace les vieux bâtiments. En 1723, ce couvent compte 24 religieuses. Réunies en 1734 au monastère de Noéfort, les minimes de Fublaines, dont le couvent vient de brûler, sont installées à leur place. Elles restaurent l'église, qui a aujourd'hui disparu. Seule subsiste cette bâtisse, classée MH en 1906.





Patrimoine religieux disparu

Ancienne église Saint-Martin, fondée au VIIIe sous le vocable de saint Pierre, à l’emplacement du hameau de St-Martin (rive gauche du Grand Morin), et rebaptisée St-Martin au XIIème siècle. Elle disparut à la révolution.

Ancien Hôtel-Dieu, à la Chapelle


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 2 Sep - 15:12 (2011)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers de l'Ile-de-France -> Clochers de Seine-et-Marne Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Orancia phpBB Theme by Kaelys
Powered by phpBB © 2001, 2003 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com