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Alba-la-Romaine (07400)

 
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MessagePosté le: Jeu 1 Sep - 10:16 (2011)    Sujet du message: Alba-la-Romaine (07400) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-André

La cité d'Alba-la-Romaine fut fondée sous l'Empire romain. Elle portait alors le nom de « Alba Helviorum ». Elle fut la capitale des Helviens et fut siège épiscopal dans le courant du IVe siècle. Le nom d'Alba n'a pourtant pas l'origine latine (albus signifiant blanc) qu'on pourrait croire[2] ; son origine est antérieure, pré-celtique[3] ou celtique.

Le nom des évêques d'Alba nous est connu grâce à un document rédigé en 950 par l'évêque de Viviers Thomas II : la "Charta Vetus": il s'agit de Januarius, Septimius, Maspicianus, Melanus et Auxonius. L'existence d'un évêque Avolus relève des traditions populaires (Yves Esquieu). On attribua par erreur aux Vandales et à leur chef Chrocus la destruction d'Alba Helvorium au Ve siècle.
L'évêque Avolus est mis à mort, son successeur l'évêque Auxionus s'établit au bourg fortifié de VIVIERS qui donnera au diocèse son nom de Vivarais. Yves Esquieu donne une date de transfert autour de 475, ce transfert aurait donc été plutôt le fait de Promotus, un successeur de l'évêque Auxonius. Du Moyen Âge jusqu'en 1904, elle porta le nom d'Aps (famille de propriétaires locaux).

L'église est construite à la toute fin du XVIe siècle, après la destruction des églises saint Pierre et saint-Martin par les protestants. En 1598, le chantier bat son plein, contre l'enceinte, à l'emplacement d'un bâtiment plus ancien, la maison de la Confrérie, où se faisait le culte depuis la destruction des églises en 1570. En 1627, début des travaux du choeur exécutés par Pierre et Michel Amblard et Pierre Deborne, maçons. Puis se fait la construction de la chapelle latérale, dédiée à Notre-Dame du Rosaire et de fondation seigneuriale. En 1639 Bastian ROUCHY, maçon, élargit la nef et bâtit le clocher à trois cloches, qui était prévu à l'origine pour quatre. La sacristie est un ajout de 1699, par Guillaume Nouzaret, le comte d'Aps autorise le prélèvement de matériaux autour de l'église Saint-Pierre ruinée. Au XVIIIe, il n'y a que des réparations faites à l'église, notamment la toiture en 1737. En 1792, lors de la visite de l'église, le mauvais état de la toiture est pointé.
Au XIXe, la tribune est installée (1825), le clocher consolidé à plusieurs reprises (1832, 1851). Une tour-clocher octogonale prévue sur le chevet vers 1839 n'a pas été réalisée. Vers 1888, le curé GALLIS refait faire les portes, fenêtres, pavement de son église. L'abbé EYSSERIC fait faire d'importants travaux : reconstruction de la sacristie en 1923, renouvellement général du mobilier, rectification de l'axe du choeur, réfection générale de la toiture en 1933, transformation de l'entrée de la chapelle en 1943 et de celle de l'église, pose de vitraux en 1923, réalisés par le maître-verrier THOMAS, de Valence. L'échauguette fortifiée sur le choeur, reprise au XVIIe sur la muraille de la ville, est alors partiellement arasée.
Dossier de l'Inventaire régional du Patrimoine (historique, plans, photos N/B) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR82/ia00047941/inde…

Une des cloches date de 1538 et est classée Monument Historique. Elle est sans doute la seule cloche qui a réchappé aux destructions opérées par les protestants sur les églises d'Alba. Elle porte l'inscription "A FULGURE ET TEMPESTATE LIBERA NOS DNE/LAUDAMUS TE DME"; une croix de Malte précède la date, le mouton est en acier et date de 1945. Dans l'église, l'on trouve aussi un chapiteau roman du XIe ou du début du XIIe dont l'intérieur a été sculpté pour en faire un bénitier. Il est lui aussi protégé au titre des MH.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-André
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : peigne
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (2) :


Crédits : Emile TAILLEFER pour http://clochers.org


Chapelles

Chapelle de la Roche, rue de la Double.
Le 30 mai 1661 les habitants de la Roche, paroissiens de saint-Martin, décident de construire une chapelle sur un terrain donné par Jean GAUTIER à Jacques ALIZON, consul (échevin). La chapelle, sans titulaire connu, est élevée de 1661 à 1675 et le bénéfice de la chapelle Notre-Dame de Valclare, alors en ruines, y est transféré avec l'assentiment de son titulaire Barthélémy LE NOIR. Un acte notarié de 1673 conserve la trace du marché fait pour la construction d'une voûte " a quatre pointes ". La cloche achetée en 1684 est bénite en 1692. Sous la Révolution, elle est placée dans l'église Saint-Laurent de VIVIERS d'où elle à disparu. En ruines au début du XXe siècle, la chapelle a été refaite en 1968/69 et soutenue par des contreforts. Elle abrite aujourd'hui un dépôt de fouilles.
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine (historique, plans, photos N/B) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR82/ia00047945/inde…

La Roche formait un fief et une communauté distincte d'Aps ou Alba. Au XIIIe, il est mentionné en 1240, lorsque Agnès, fille de Guigue de RAC, donne à Pons des Deux-Chiens, seigneur d'Aps, 1/12e du fort de la Roche. Le 31 janvier 1521, une transaction passée entre les deux coseigneurs, Louis ADHEMAR, baron de Grignan et d'Aps, et Blaise de la MARETTE, seigneur de Fourchades, précise les limites territoriales d'Aps et de la Roche.
Le compoix de 1618 précise l'emplacement du château fort, situé au sud-ouest du roc saint-Jean et aujourd'hui disparu, et précise que 42 familles possédaient une maison à l'intérieur de l'enceinte. Les bâtiments d'exploitation sont groupés au sud, au XIXe ils sont progressivement transformés en logements. Une place commune, dénommée "place de Joannas" du nom de son propriétaire au XVe, est utilisée comme pré au XVIIe et échoit comme tel à la communauté à la Révolution.
La rue du Vallat (anciennement rue du Trappou) et la rue de la Double, parallèle, organisent l'espace intra-muros. Ces rues sont reliées par quatre passage, dont la rue du Four où se trouvaient le four banal et la maison commune au XVIIe. Les rues de la Roche sont très étroites et fréquemment enjambées par des "arceaux" ou arcades formant parfois terrasses. Quelques vestiges des murailles médiévales sont visibles encore.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la Roche
Siécle de l'édifice: XVIIe-XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non


Patrimoine religieux disparu

Anciennes églises

Ancienne église Saint-Pierre, située hors-les-murs. Elle est détruite par les protestants pendant les Guerres de Religion.
Cet édifice est actuellement en ruine. Les fouilles archéologiques (1964) ont dégagé 3 ensembles successifs : un vaste monument antique public datant du 1er ou 2e siècle, un ensemble paléochrétien : baptistère, deux églises à 3 nefs, enfin l'église romane du XIIe siècle à une nef et chapelle latérale ajoutée au XIVe siècle. L'église est démolie pendant les guerres de Religion entre 1570 et 1579.

Au milieu du XVIIe, les paroissiens adressent une requête à Mgr de SUZE, évêque de VIVIERS, dans laquelle ils accusent l'ancien prieur, Pierre MATHIS (┼1655) d'avoir poursuivi la destruction de leur église pour construire l'église saint-André et demandent de reconstruire leur église. L'évêque ordonne le 31/10/1657 que la moitié de l'église soit rebâtie et de clore le cimetière. Seule cette réparation semble avoir été faite, le cimetière ayant été utilisé jusqu'en 1730. Malgré le transfert du culte à saint-André d'Aps, Saint-Pierre conserve le titre d'église paroissiale et de prieuré jusque la Révolution. Saisie comme bien national, l'église est qualifiée comme "mazure" dans le cadastre de 1811.

Le prieuré dépendait de l'abbaye de Saint-Médard, puis de l'abbaye de Saint-Ruf qui avait absorbé la précédente.
Dossier de l'inventaire Régional du Patrimoine : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR82/ia00047942/inde…

A noter que l'on trouve dans le campanile de la mairie d'Alba (1889) une cloche qui probablement a été fondue pour remplacer l'une des cloches détruites par les Protestants dans les paroisses saint-Pierre et Saint-Martin. Datée de 1602, elle est donc antérieure à la construction de la tour de l'horloge ; l' inscription est très proche du psaume Cl, 4 ("TIMPANO ET CHORO LAVDATE EVM IN CORDIS ET IN/ORGANO") ; la figure de saint Jean-Baptiste est peut-être liée à la confrérie placée sous ce vocable, attestée depuis le XIVe siècle.

Ancienne église Saint-Martin, située hors-les-murs. Elle est détruite par les protestants pendant les Guerres de Religion.
La première mention écrite du prieuré saint Martin est faite dans une charte de 1290, il dépendait de l'abbaye clunisienne de saint Marcel les Sauzet Après la destruction de l'église, le cimetière est utilisé jusqu'au XVIIIe siècle. La construction de la RN102 emporte définitivement les ruines de l'égise, du prieuré et le cimetière.
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine (historique et plans) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR82/ia00047943/inde…

Ancienne église Saint-Philippe, située hors-les-murs.
La première mention de l'église Saint-Philippe (avec ses dépendances) est faite en 892. L'église est mentionnée également dans la " Charta vetus " de 950. Au XIIe siècle elle était un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye de La Chaise-Dieu. Détruite entre 1622 et 1629, ses ruines au niveau du sol étaient encore visibles en 1902. A cette époque fut découverte une pierre tumulaire qui aurait servi d'autel. Aujourd'hui, son emplacement est marqué par une croix.
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR82/ia00047944/inde…

Ancienne église Saint-Laurent, disparue. On ne sait quand a-t-elle été détruite, mais elle n'apparaît ni sur les chartes du Xe, ni sur le pouillé du XIIIe. Le compoix de 1613 atteste son emplacement par la toponymie "la gleyze saint-Laurent". Elle était située dans la campagne et a été probablement construite au haut Moyen-Age, voire à la fin de l'époque romaine. On trouve en un lieu de la campagne d'Alba des tessons et des mosaïques; c'est là l'emplacement présumé de cette église.


Anciennes chapelles

Chapelle Notre-Dame de Valclare, ruinée au XVIIe

La chapelle du prieuré est signalée pour la 1ère fois en 1359 (ecclesia Beati Mariae de Vallisclare), puis mentionnée en 1462 et 1481. Elle est détruite pendant les guerres de religion entre 1581 et 1592, mais la chapellenie n'est pas abandonnée pour autant, au vu des bénéfices qu'elle permet encore d'engranger. Une grange près saint-Laurent appartient à ce bénéfice. Vers 1600, c'est la famille de NOAILHES, de Viviers, qui le détient. Le bénéfice est transféré en la chapelle de la Roche au XVIIe, la chapelle Notre-Dame n'existe plus de nos jours, comme les bâtiments du prieuré. Des remplois ont probablement été reportés dans la chapelle de la Roche, certains de ses éléments ne correspondant pas au style du XVIIe, mais ne peuvent pour autant être datés au-delà de la fin du XVe siècle.
La ferme de la Condamine (XVIe-XVIIe siècles) dépendait de ce bénéfice avant d'être achetée par le Séminaire de VIVIERS à la fin du XVIIe.

Chapelle Saint-André

La première mention de la chapelle saint André d'Aps est faite en 1281 Elle est probablement reconstruite au XVe, il reste une porte de cette époque, sur laquelle est gravé un psaume en latin.
En 1599, suite à la destruction des deux églises Saint-Pierre et saint-Martin par les protestants, il est permis aux habitants de vendre la chapelle au plus offrant pour financer la construction et la couverture d'une église à l'abri des murs, celle-ci même qui deviendra l'église saint-André. Alexandre DUCHIER l'acquiert, ses héritiers la cèdent au prieur de saint-Pierre qui en fait son presbytère, car bien que l'église soit disparue et la paroisse transférée en Saint-André, le bénéfice du prieuré n'est pas abandonné car il continue à rapporter des bénéfices, surtout des fermes qui en dépendent.

L'ancienne chapelle étant comme bien national, en 1792 la commune d'Aps en fait sa maison commune et l'école communale. Au XIXe, les derniers vestiges sont noyés dans le bâti, d'autant plus qu'en 1893 une partie est vendue et les sculptures sont déplacées. Aujourd'hui il n'en reste guère que deux arcatures et une porte surbaissée de la fin du XVe, rue de l'Arceau. La mairie a été déplacée en 1893 suite à un legs : à l'origine, en 1869, un homme d'Aps a donné un terrain sur le Barry pour construire une église, en plein quartier neuf. La mairie préfère y bâtir un groupe scolaire et une mairie modernes.
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR82/ia00047940/inde…


Arrow POUR en SAVOIR PLUS : Ministère de la culture et de la Communication, Inventaire topographique du canton de VIVIERS, 1989, éd. Imprimerie Nationale, pp.123-163.


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MessagePosté le: Jeu 1 Sep - 10:16 (2011)    Sujet du message: Publicité

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