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Joigny (89300)

 
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MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 02:50 (2011)    Sujet du message: Joigny (89300) Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-André

Durant l'époque mérovingienne, c'est la construction d'une place forte à la fin du Xe siècle par Raynard le vieux, comte de Sens, qui marquera la naissance de la ville actuelle, fondée officiellement en 996. Un incendie ravagea la ville en 1530, n'épargnant que peu de maisons de bois (parmi lesquelles la maison de l'arbre de Jessé).
Jusqu’à la Révolution française, la ville était pourtant en Champagne : le comte de Joigny était le premier pair de cette province. La ville primitive fut construite sur un promontoire de la cuesta du plateau d’Othe, dominant la large rivière, qui servait à la fois de protection et de voie de communication. Son pont, sa riche vallée propice aux pâturages et à la culture tant vivrière que céréalière, et sa situation stratégique furent à l'origine de sa richesse, notamment grâce à la culture de la vigne sur les coteaux calcaires (au moins jusqu’à l’apparition du phylloxera).

En 1080, Geoffroy Ier, comte de Joigny, baron de Joinville, fonde dans le quartier vigneron de Saint-André le prieuré Notre-Dame de Joigny, placé sous la tutelle clunisienne, à l'emplacement d'une chapelle dédiée à saint Georges : les premiers moines viennent du prieuré de La Charité dont Gérard de Cluny, par ailleurs bâtisseur du prieuré de La Charité, devint le premier prieur. L'église prieurale est consacrée le 14 septembre 1085 par l'archevêque de Sens Richer II et deviendra au fil des siècles et des modifications, notamment de la façade au XVIe siècle, l'actuelle église Saint-André.

L'église est longue de 27 m 50, large de 14 m 60, la voûte atteint 12 m 30. La nef principale est voûtée en bois jusqu'au choeur, le chevet est droit. A la fin du XVe, un bas-côté y fut ajouté au nord, dans le style gothique flamboyant. Les fenêtres de la nef sont de la Renaissance, avec quelques fragments de vitraux des Litanies de la Vierge et de la Passion du Christ.

L'église abrite la dalle tumulaire d'un curé (fin XVe) et l'inscription en mémoire de Jean LANDRY, bourgeois (┼ 1452). Sur le haut d'un mur de la basse nef l'on a placé un fragment d'une échelle du XVe, une de celles qui ont été renversées par les habitants de Joigny lorsqu'ils repoussèrent le siège que les Anglais avaient mis sous leurs murs le 12 mai 1429. Une inscription latine commémore leur courage dans la 3e travée du bas-côté nord.
Cette église est quasiment à l'abandon sur le plan religieux : il n'y a qu'une messe par an, le dernier dimanche de juillet.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-André
Siécle de l'édifice: XVe-XVIe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet et côté nord


Eglise Saint-Jean

L’église Saint-Jean de Joigny est située au-dessus de la ville et donc très bien visible pour le touriste. Elle est située au centre de l’ancienne enceinte du château médiéval. À l’origine chapelle castrale, elle est également église paroissiale dès la fin du XIe siècle, pour le premier noyau urbain qui se développe au pied du château. En raison de sa situation au centre de la motte castrale, elle n’est pas entourée d’un tissu bâti dense. Au sud, une esplanade (qui sert aujourd’hui de parking) la sépare du château Renaissance. C’était l’ancienne cour du château. À l’ouest, s’élève la seule porte de l’enceinte médiévale. Au nord et à l’est, des constructions des XIXe et XXe siècles sont venues occuper les espaces de jardin : au nord, pavillons et presbytère ; à l’est, école maternelle.

L'église actuelle est longue de 43 m 55, large de 16 m 30, la voûte atteint 16 m 60 de hauteur. L'église date en partie du gothique flamboyant, fut ruinée par l'incendie et reconstruite dans le style de la Renaissance. La tour carrée est surmontée d'une lanterne datée de 1609. La nef est flanquée de collatéraux. Les arcades sont formées d'ogives surbaissées à moulures prismatiques. L'étage de la nef est de plein style Renaissance : le triforium gothique est remplacé par une galerie simulée de pilastres toscans, servant de bases aux fenêtres en plein cintre. La voûte est datée 1546 et 1597 et l'on doit sa décoration à "Jean Chéreau, enfant de Joigny", ce plafond à caissons est particulièrement remarquable. On peut aussi y admirer une très belle mise au tombeau du Christ, et le tombeau d’une comtesse de Joigny remontant au XIIIème siècle. L’orgue baroque, classé, nécessite une restauration importante avant de pouvoir être à nouveau utilisé. L'on trouve dans le choeur deux piliers de l'église du XIIe.

Plafond de la nef :


L’orgue de l’église Saint Jean est situé en tribune, au-dessus du proche d’entrée. Il est constitué d’un buffet central XVIIème siècle style Louis XIV, élargi de joues ajoutées au XIX ème siècle destinées à cacher la tuyauterie complémentaire placée dans un nouveau buffet plus large. Les montants du buffet primitif sont encore visibles à l’intérieur. Un positif de tribune probablement du XVIIIème a été vidé de sa tuyauterie (sauf ceux de façade assez délabrés) pour accueillir la mécanique de la console XIXème, tournée vers la nef.

Un document de 1884 évoque l’inauguration de l’instrument après des travaux importants réalisés par le facteur MERKLIN. Enfin, une nouvelle inauguration a été faite par le célèbre organiste aveugle André Marchal en 1930 suite à des travaux menés par la maison BOSSIER de Dijon. Depuis, l’instrument n’a pas bénéficié d’entretien régulier et s’est progressivement dégradé au long des 80 dernières années. Inutilisé depuis le décès de la dernière organiste, Mlle Popée, sa remise en état lui permettrait de nouveau d’accompagner les offices notamment les offices dominicaux, et aussi d’être utilisé comme instrument d’accompagnement à l’occasion de certains concerts. En la personne d’Yves Audard, un organiste compétent serait en mesure d’utiliser cet orgue.
Un devis pour la remise en route de l’instrument a été établi par M. VILLARD, facteur d’orgue. Il s’élève à 25.000 € TTC, et les travaux envisagés devraient permettre de retarder de 15 à 20 ans une restauration de fond. Ces travaux conservatoires doivent être entrepris depuis l'automne 2010.
Source : Ensemble paroissial de Joigny, http://www.paroisses89.cef.fr/joigny/spip.php?article134

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jean
Siécle de l'édifice: XVe-XVIe-XVIIe
Forme du clocher : clocher-porche à lanterne sur dôme à l'impériale
Clocher en péril : non

Photos (18) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

l'église dessus la ville
façade et côté sud
chevet
côté nord

Intérieur (14) :

basse nef gauche
grande nef
basse nef droite

Mise au Tombeau 16e
Tombeau 13e

niche
voûte du déambulatoire

chapelle gauche
plaque 19e

choeur
vue vers l'entrée

orgue
plafond XVIe


Eglise Saint-Thibaut

L'église primitive a été fondée à cet endroit au IIIe, ses quelques restes se trouveraient sous le clocher. L'église actuelle a été construite entre la fin du XVe et le début du XVIe. Longue de 52 m 70, large de 14 m 40, sa voûte est haute de 15 m 60. Au nord, la partie est de la fin du XVe. L'épi en plomberie sur le choeur date du XVIe, la tour-clocher en style composite avec éléments doriques, de la fin du XVIIe. Les trois nefs à cinq travées du XVIe portent sur des piliers sans chapiteaux. Les baies sont flamboyantes au nord et Renaissance au sud. Dans le bas-côté sud restent dans les verrières quelques fragments de vitraux de la Renaissance qui ont trait à la Passion du Christ.
Au-dessus de la porte du nord se trouve le Christ encadré des larrons avec lesquels il a été crucifié. A côté, deux scènes de la Résurrection et de l'Ascension sont datées de 1544. Sur le mur sud du choeur, au-dessus de la porte de la sacristie, un autre bas-relief représente l'Annonciation et l'Adoration des Mages. Sur le côté nord du choeur, en face, des parties d'un chemin de Croix sculpté du XVIe. Une plaque commémore Jean DAVIER, fondateur du collège (┼1746).

Intérieur de l'église :


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Thibaut
Siécle de l'édifice: XVe-XVIe
Forme du clocher : pavillon (ou terrasse)
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté sud
chevet
côté nord

porche nord


Eglise Saint-Vincent de Paul (XXe), construite dans la deuxième moitié du XXe siècle avenue de Mayen pour la desserte des quartiers neufs à l'est de la ville.


Dernière édition par Admin le Lun 29 Aoû - 01:38 (2011); édité 10 fois
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MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 02:50 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 02:54 (2011)    Sujet du message: Joigny (89300) Répondre en citant

Chapelles

Chapelle des Ferrand (XVIe), bâtie au milieu du cimetière de la paroisse Saint-André par Jacques FERRAND, grand archidiacre de SENS, natif de Joigny. ce petit monument octogonal est couvert de belles frises relatives à la Résurrection d'entre les morts. Il est aujourd'hui incomplet car enclavé dans le palais de Justice du XIXe.

Vue de la chapelle des Ferrand (lithographie) :


Type d'Edifice: Chapelle funéraire
Nom de l'Edifice : des Ferrand
Siécle de l'édifice: XVIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Chapelle de l'Hôtel-Dieu (XVIIe-XXe)

Fondé en 1330 par Jeanne de Joigny épouse de Charles de Valois, comte d' Alençon, l' hôpital de Tous les Saints, détruit par l'incendie général de la ville en 1530, fut reconstruit à la fin du XVIe siècle sous l' appellation d' hôpital Neuf-lez-Pont. Dévasté peu de temps après, lors des guerres de Religion, il fut reconstruit en 1732-33. Désaffecté à la Révolution, on transféra ses malades à l' hospice d'humanité civil et militaire (ancien hôtel-Dieu Saint-Antoine où l' on avait transféré, en 1701, l' hôtel-Dieu Notre-Dame-et-Charité-Unis). Les bâtiments servirent de prison pendant la Révolution puis furent mis en location (logements) et successivement utilisés comme salpêtrière, centre d' internement pour les prisonniers de guerre et enfin comme caserne à l' instigation de Louis Bonaparte.

L'établissement sera finalement libéré en 1841 et démoli pour permettre la construction, sur des plans et devis de l' architecte parisien Ch. Farrouille datés 1842, retravaillés par Roblot en 1844, d' un nouvel hôpital qui accueillit ses premiers malades en 1848 ; le clocheton de l' horloge porte l' inscription "HOPITAL / HOSPICE / 1330" en souvenir de la fondation du premier hôpital.

En 1866 la chapelle fut installée au rez-de-chaussée de l' aile nord et un escalier hors-oeuvre ainsi qu' une sacristie construits à côté, selon le projet de Lefort. Le bâtiment sera agrandi à plusieurs reprises par Nagé et Oppenot, ce dernier réalisa notamment l' aménagement d' un étage dans le comble. Le 15 mars 1896, Oppenot dressa des plans et devis pour un service de bains et d' hydrothérapie, une salle d' opérations et une loge de concierge ; les travaux furent adjugés à Jules Caquet, entrepreneur à Joigny, le 5 mars 1897. En 1904-1905 furent édifiés, sur les plans et devis de Lajoie, architecte de l' établissement, deux bâtiments, l' un pour les vieillards et la communauté, l' autre avec salles de bains et locaux pour la consultation des indigents ; le premier porte la date 1905 sur le pignon, l' autre l' inscription HOPITAL. Le même architecte établit un projet daté 1931 pour la construction d' un bâtiment destiné aux vieillards et aux opérés ainsi que d' un pavillon pour l' économe ; l' entrepreneur Darbois de Joigny fut chargé, en 1932, des travaux dont la réception eut lieu l' année suivante. Diverses extensions furent ajoutées à la fin du XXe siècle, à partir de 1998.

Une construction très remaniée isolée au centre de la cour donnant sur le quai, est le dernier vestige du premier hôpital : elle se distingue par son pignon nord découvert, par son mur-gouttereau gauche en pierre de taille à retraite talutée et par sa corniche en pierre; c'est très probablement l'ancienne chapelle. Elle abrite de nos jours la morgue et divers services.
Le bâtiment principal est de plan symétrique en Y ; la cour d' honneur est encadrée par deux ailes sur rue, celle du nord est jouxtée par la sacristie, de plan carré, et un petit bâtiment à abside polygonale abritant un escalier tournant à retour avec jours ; un corps de bâtiment est adossé perpendiculairement au centre de la façade postérieure de l' édifice ; les combles sont éclairés par de nombreuses lucarnes rentrantes interrompant l' avant-toit. Seules les élévations donnant sur la rue Gambetta portent un décor d' architecture : ouvertures en plein-cintre à encadrement mouluré, corniche et, sur les murs de croupe des ailes, travée en pierre de taille encadrée de pilastres et surmontée d' un fronton triangulaire. Au centre de la façade s' élève le clocheton de l' horloge en pierre de taille surmonté d' une flèche polygonale en zinc.
L' aile nord de l' hôpital est occupée par la chapelle couverte d' un plafond à caissons et d'une voûte en berceau en arc déprimé, à caissons aussi. Les deux bâtiments encadrant l' entrée sur cour depuis le quai sont bâtis en pierre de taille et brique : l' un est en rez-de-chaussée surélevé, l' autre comporte un étage.

CPAs du temps de la construction de l'Hôtel-Dieu (bâtiments à gauche du pont) :
en 1910
vers 1931

Type d'Edifice: Chapelle d'établissement hospitalier
Nom de l'Edifice : Chapelle de l'Hôtel-Dieu
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue sur la rue du pont
campanile

probable ancienne chapelle

vue vers l'autel
autel
vue vers l'entrée


Chapelle de l'Ecole Saint-Jacques (XIXe-XXe)

En 1697, l'archevêque de SENS établit le petit Séminaire dans les anciens bâtiments de l'Hospice saint-Antoine, devenus vacants puisque l'Hôtel-Dieu a été réinstallé au-delà des ponts. Un petit hospice reste établi sur les lieux. A la Révolution, l'ensemble devient caserne.
En 1882, un petit Séminaire est à nouveau réinstallé. Il ferme suite aux lois anticléricales de 1905, mais l'Eglise réussit à conserver les lieux et l'Ecole St Joseph ouvre en 1907. La chapelle est construite en 1955. L'école St Jacques est fusionnée en 1968 avec le cours sainte-Thérèse. A la fin des années 1980, un lycée professionnel privé y est ouvert.

Chapelle du Cours sainte-Thérèse (XIXe)

L'école Sainte-Thérèse boulevard du Nord a été fondée en 1873 pour l'éducation des orphelines par les Dominicaines de la Présentation de Tours, appellées depuis 1837 pour l'enseignement à Joigny. A partir de 1941, l'institution d'orphelines devient à nouveau une école, qui grandit doucement.


Couvent

Couvent du Sacré-Coeur (XIXe)

Le couvent est installé dans la maison natale de Madeleine Louise Sophie BARAT, fondatrice de l'ordre du Sacré-Coeur. Il y a une grande chapelle et le petit oratoire où priait la jeune Sophie.

Sophie naît au sein d'une famille de vignerons bourguignons, troisième enfant de Madeleine et Jacques Barat, tous deux chrétiens fervents, et est d'autant plus choyée par sa mère qu'elle vient au monde en grand danger, deux mois avant terme. Elle fait sa première communion à dix ans, en 1789, alors que la Révolution est toute proche. Au collège de Joigny où elle poursuit ses études, elle devient l'objet des soins attentifs et sévères de son frère l'Abbé Louis, sous-diacre et professeur du collège. Celui-ci la guide dans ses études, tout autant que dans sa vie religieuse, jusqu'en 1793. L'Abbé Louis qui, entraîné par son évêque Mgr Loménie de Brienne, a signé le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, s'est ensuite rétracté, et obligé de se réfugier à Paris, il y est arrêté au mois de mai. Il connaîtra la prison, et ne sera sauvé qu'au 9 thermidor. En février 1795, il reçoit la prêtrise et rentre à Joigny, pour y poursuivre l'éducation de sa jeune sœur.
Pour poursuivre la formation de Sophie, l'Abbé Louis repart avec elle à Paris, où dans le cadre d'une maison du Marais, véritable couvent tenu par Mlle Duval, il impose à sa sœur austérités et sacrifices, en vue de compléter ses études et de la fortifier sur la plan spirituel. De cette vie où la discipline, physique et morale, la pousse à toujours plus d'efforts, elle ne s'échappe que le temps des vendanges, seule détente concédée par l'Abbé. Elle rencontre, au cours de l'été 1800, le Père Varin (1769-1850). Celui-ci fait partie des membres fondateurs de la Société du Sacré-Cœur, qui vient de fusionner avec les Pères de la Foi du Père Paccanari. Or l'Abbé Barat est entré il y a peu dans cette Société, où il fait la connaissance du Père Varin. Il s'ouvre à lui des qualités spirituelles de sa jeune sœur, qu'il lui présente bientôt. Le P. Varin trouve en elle celle qu'il cherchait, pour fonder cette Société féminine qu'avait souhaité son jeune confrère le P. Tournély avant de mourir, destinée à l'éducation des jeunes filles sous les auspices du Sacré-Cœur. Louis Barat ayant donné son accord pour le départ de Sophie, la petite communauté s'organise rue de Touraine à Paris, accueille les quatre premières postulantes, et le 21 novembre 1800, elles prononcent leur consécration au Sacré-Cœur : la Société du Sacré-Cœur de Jésus est née.
En mai 1801, le communauté est transférée à Amiens, où dès le 15 octobre elle prend en charge un pensionnat dont Mlle Loquet est nommée supérieure, Sophie assumant la charge des hautes classes et de l'instruction religieuse. Le 8 décembre 1802, à l'invitation du Père Varin, Mlle Loquet quitte la Société, et le Sophie est appelée, contre son gré, à la remplacer. Supérieure, puis supérieure générale, elle le restera jusqu'au dernier jour de sa vie. En 1805, un noviciat y est installé, qui scelle la fusion des deux communautés, et le 21 novembre les Sœurs de la fondation de Grenoble prononcent leurs vœux. Le 10 mars 1807, l'Institut du Sacré-Cœur est approuvé par Napoléon pour tout l'Empire français, et les fondations se multiplient : Cugnières (diocèse de Beauvais), Gand, puis Niort. Les

En 1808, sous l'influence de l'Abbé de Saint-Estève et sans que la Mère Barat soit consultée, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame fondée par la Mère Billiart est fusionnée avec la communauté d'Amiens, et prend le nom de Dames de l'Instruction chrétienne. De nouveaux statuts sont approuvés en 1815. Et le 8 février 1818, Rose Philippine Duchesne quitte enfin la France avec quatre autres religieuses, pour rejoindre la Nouvelle-Orléans. De 1818 à 1821, les fondations se multiplient : Chambéry, Lyon, Le Mans, Autun, Besançon, Turin, Metz, Bordeaux, et avec elles, de multiples pensionnats. A Paris, la Société fait l'acquisition de l'hôtel Biron, où s'installent Noviciat et pensionnat. Le 22 décembre 1826 le Bref d'approbation est signé par Léon XII, qui propose lui-même une nouvelle fondation à Rome, en l'église et au couvent de la Trinité-du-Mont.

A force de fondations en France et à l'étranger, 1864, la Société du sacré-Coeur compte ainsi 3.500 religieuses, et 86 fondations sur deux continents. Au mois de juin de cette année là, à l'occasion du huitième conseil général de la Société, est encore créé le Juvénat, qui doit permettre aux religieuses à la sortie du Noviciat de parfaire leurs études en vue de l'enseignement. Enfin le 21 mai 1865, Sophie Barat annonce sa mort prochaine : "Je me suis empressée de venir aujourd'hui car Jeudi nous allons au Ciel" Elle meurt le Jeudi de l'Ascension, le 25 mai à 11 heures du soir.
La Société est aujourd'hui présente dans 43 pays. Madeleine Sophie Barat a laissé une Correspondance qui témoigne de son inlassable activité, plus de quatorze mille lettres ont ainsi été versées au dossier du procès de béatification. "Faire connaître et aimer le Sacré-Cœur de Jésus, c'est le paradis sur la terre" y écrit-elle. Elle a été canonisée le 24 mai 1925.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : du Sacré-Coeur
Siécle de l'édifice: XVIIIe (édifice), XIXe (couvent)
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : du Sacré-Coeur de Joigny
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

grande chapelle

oratoire


Dernière édition par Admin le Lun 29 Aoû - 01:52 (2011); édité 4 fois
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MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 23:11 (2011)    Sujet du message: Joigny (89300) Répondre en citant

Patrimoine religieux disparu

Ancien prieuré Notre-Dame, fondé vers 1080. A droite de l'église saint-André se trouve la porte ogivale (fin XIIIe) de l'église priorale, et d'autres débris, huit faisceaux de colonnettes de 1 m 50 de fut provenant du cloître de cet établissement, sont réunis près d'une tour de la muraille de la ville. Quelques vestiges furent remployés dans l'église de LOOZE. Dans cette église du XIIIe, le choeur est décoré par une belle arcature cintrée posée sur des colonnettes provenant de cet ancien prieuré.

Ancien Hôtel-Dieu Notre-Dame, désaffecté au début du XVIIIe. Fondé par Jean PORCHER, il abrite au XIXe le Collège.

Ancien hospice Saint-Antoine, qui servit d'hôpital de la Révolution à 1840. Les soeurs dominicaines de la Présentation de Tours le desservent de 1739 à 1793.

Ancien couvent des Augustines (XXe), n°14 rue Victorien Sardou. Les Augustines prennent en charge l'école Jeanne d'Arc, puis Saint-Loup, de 1928 à 1949.

Ancienne chapelle saint-Jacques, située à l'ouest de la vieille ville.

Ancienne chapelle Saint-Georges, détruite au XIe lors de la construction du prieuré Notre-Dame.






Autres cultes

Temple protestant (XIXe)


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Crouserous


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Inscrit le: 28 Jan 2013
Messages: 1
Localisation: saint julien du sault

MessagePosté le: Lun 28 Jan - 22:43 (2013)    Sujet du message: Joigny (89300) Répondre en citant

bonjour,

Je me suis inscrit juste pour vous féliciter sur ce que vous avez écrit sur Joigny

Votre connaissance m'épate et sort des sentiers battus de l'office de tourisme

Je trouve que vous devriez plus etre présent sur internet

très cordialement

Francis


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:03 (2016)    Sujet du message: Joigny (89300)

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