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Cordemais (44360)

 
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MessagePosté le: Ven 4 Jan - 12:47 (2008)    Sujet du message: Cordemais (44360) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Jean-Baptiste (1878-1883), édifiée par le curé Pérais.

Une première église, dédiée à Saint-Jean, aurait été édifiée sur le territoire de Cordemais en 370 par l'évêque Eumélius, ou, selon une deuxième hypothèse par l'evêque Arsieus en 368, tandis que des documents historiques de 1051 mentionnent une deuxième église à l'emplacement de l'église actuelle. L'église Saint-Jean-Baptiste de Cordemais est mentionnée dès 1051 dans la donation de Matz à l'abbaye de Redon. Il ne reste pour ainsi dire aucun vestige de cette église primitive seulement un bénitier en pierre taillée actuellement visible dans l'entrée principale de l'église. La deuxième église était installée au centre du bourg, à l'emplacement actuel de la balance de pesée, rue du Commerce. Elle jouxtait l'ancien cimetière qui occupait la place de l'église d'aujourd'hui. Au début du XVIIème siècle, l'édifice, faute d'un entretien convenable, menaçait de tomber en ruine. Il fallut donc se résoudre à une reconstruction complète de 1631 à 1634. Cette ancienne église ressemblait beaucoup à l'actuelle église du Temple-de-Bretagne. A l'intérieur de l'ancienne église, sous des voûtes en bois, il y avait jadis au moins quatre autels, deux retables du XVIIème siècle et plusieurs statues. Le 24 octobre 1729, est inhumé dans l'église le corps de l'écuyer Louis Poullain, seigneur de La Haie Mériais. Sous le choeur se trouvait jadis une crypte. En 1761, l'évêque en visite pastorale, Mgr de La Musanchère, ordonne de détruire l'autel de la nef, qui était trop dégradé, et d'enterrer les statues mutilées dans le cimetière. La cloche date du XVIème siècle.

L'église a subi plusieurs destructions : la foudre détruit le clocher le 11 mars 1746 et un ouragan endommage l'église dans la nuit du 22 au 23 novembre 1747. En juillet 1864, un éboulement se produit dans l'église et manque tuer du monde. Le curé alerte l'evêque. Un architecte nantais, M. Henri Gilée, est commissionné pour dresser un état des lieux. Son rapport conclut à la condamnation de l'édifice : « l'état actuel de la charpente et des murs n'offre plus de garanties suffisantes de sécurité ». Il dresse alors les plans de la nouvelle église.

Évalués à 67 000 francs, les devis obtiennent l'avis favorable de la commission des bâtiments civils. Mais il faut trouver l'argent pour la construire. Le conseil de fabrique (équivalent à un conseil économique) donne l'exemple en inscrivant une somme de 15 000 francs pour l'année 1867. De son côté, M. Bouyer, curé de la paroisse, lance une souscription auprès de ses fidèles qui rapporte 33 000 francs. Sollicité à son tour, le conseil municipal vote en mai 1868 un emprunt de 15 000 francs auquel s'ajouteront 4 000 francs pris sur les « centimes additionnels portant sur les quatre contributions ». Toutefois, M. Mabilais, Maire, demande que la nouvelle église soit construite à quelques mètres de l'ancienne et au milieu de la place occupant l'emplacement de l'ancien cimetière.

Pendant six ans, le projet n'évolue plus. En février 1874, une nouvelle expertise de M. Gilée confirme une situation de plus en plus inquiétante. Félix Fournier, évêque de Nantes, autorise la mise en adjudication des travaux tandis que le 3 février, la commune réinscrit l'emprunt de 15 000 francs. Le nouveau plan, dessiné par l'architecte Mathurin Fraboulet, reçoit l'aval de M. Ancelet, conseil général des bâtiments civils, le 20 février 1874 : « Le projet présenté est d'une disposition très simple, le plan a la forme d'une croix latine franchement dessinée, le sanctuaire terminé par une abside circulaire est accompagnée de deux chapelles et de deux sacristies, la nef sans bas-côtés est précédée d'un porche qui forme la base du clocher. Le style roman employé dans l'ensemble de l'édifice est bien suivi et témoigne de la connaissance qu'a l'auteur du projet de ce genre d'architecture ». La nouvelle église sera orientée d'est (clocher) en ouest.

Capable d'accueillir 1 500 paroissiens, cette nouvelle proposition porte le devis à plus de 153 000 francs, dépassant largement les prévisions initiales. M. Ancelet propose donc le scindement des travaux en reportant la réalisation du clocher, des tribunes et des voûtes. En novembre 1876, le conseil municipal considère que le projet est trop vaste par rapport à une population de 2 559 habitants, sachant que certains vont à la messe à Saint-Étienne-de-Montluc ou au Temple-de-Bretagne.

Un nouveau plan est alors soumis au conseil municipal qui en accepte les modifications. L'architecte a supprimé les absidiales des bras de croix et les deux petites chapelles de la nef ; il a réduit d'un mètre la largueur et de deux mètres la longueur de l'église, portant sa capacité à 1 000 ou 1 100 fidèles. Le Préfet transmet le dossier au Ministère des Cultes, qui conclut que le projet est inadapté aux ressources locales et préconise une diminution de la hauteur de l'édifice, avec notamment un clocher moins élevé et moins ornementé. Le conseil de fabrique s'incline devant le choix du ministère et ramène le devis à 118 000 francs.

Le 22 octobre 1877, on procède à la mise en adjudication des travaux. La publication en est faite dans les journaux de Nantes depuis le 10 octobre. Les travaux reviennent à l'entrepreneur général Léon Corgnet, maçon à Nantes. La première tranche concerne la nef et le clocher tandis qu'interviendra ensuite la réalisation du transept et du sanctuaire. La première pierre de l'église actuelle est posée le 8 mai 1878.
Afin de réduire le coût des travaux, des Cordemaisiens se sont portés volontaires pour transporter le granit, de la carrière, située à Vigneux de Bretagne, au chantier. Un coffret a été scellé dans la pierre. Celui-ci referme les noms des membres du conseil de fabrique et du conseil municipal de 1878.
Mais il faut attendre le 21 mai 1879 pour que le conseil municipal délibère pour la démolition de la vieille église et l'emploi de ces matériaux à la reconstruction de la nouvelle. L'évêque donne son accord tandis que le Préfet autorise, le 21 juin 1879, la démolition de l'ancien bâtiment. Les statues qui ornaient en grand nombre l'église du XIème siècle furent enterrées au cimetière.

Le 6 janvier 1880, Mathurin Fraboulet certifie que la première partie composée du clocher et de la nef est terminée et livrée au culte depuis six mois et que la seconde partie comportant le transept et le sanctuaire est couverte et est sur le point d'être achevée.

Mais un surcoût entraîne la suspension du chantier pendant de très nombreuses années. Une expertise contradictoire est décidée en février 1895 par la Préfecture pour régler le litige qui oppose M. Corgnet à la fabrique. Ayant réglé ce problème, le conseil de fabrique vote, le 3 mai 1896, un budget de 21 100 francs pour achever son église : « Il considère que la construction du chœur de l'église paroissiale de Cordemais est restée en suspens depuis quinze ans, que la clôture provisoire qui a été dressée entre le transept et la partie restante à construire menaçait ruine ; que le couloir servant la sacristie est absolument insuffisant ; de ce fait, le conseil accepte le devis de M. Fraboulet ». Approuvé par la commission des bâtiments civils, la mise en adjudication des travaux est faite le 31 mai 1896. Après plus de 20 ans de procédures et de travaux, l'église est enfin achevée. L'édifice d'inspiration néo-gothique, comme de nombreuses églises construites à pareille époque, accueille, enfin, les Cordemaisiens.

En 2001, le conseil municipal décide la restauration de l'édifice, qui sera effectuée entre 2003 et 2004. Les principales phases en sont: réfection de la toiture, reprise des parements intérieurs et extérieurs, règlement des problèmes d'étanchéité et ravalement intérieur. Le chantier a été divisé en deux tranches successives : le transept et le chœur puis la nef et le clocher. La rénovation s'est effectuée simultanément à l'intérieur et à l'extérieur de l'édifice, obligeant les différents corps de métiers à travailler ensemble. Le culte a été assuré dans la salle des Tilleuls. La réouverture de l'église, initialement prévue pour avril 2004, s'est effectuée en décembre 2004.

Les vitraux du choeur représentent la vie de Saint-Jean-Baptiste, ils ont été posés en 1897 et ce sont des dons de familles de la paroisse. L'autel en marbre blanc d'Italie participe aux offices religieux depuis 1897. Selon l'histoire locale, une relique de la Sainte-Croix serait conservée dans la croix de l'autel, sous le ciel étoilé. La chaire fut installée au début du XXème siècle. Les quatre évangélistes y sont gravés dans le bois. Elle est surmontée d'une sculpture représentant Saint-Michel terrassant le dragon. Le chemin de croix et ses 14 stations, dons de familles de la paroisse, a été posé en 1943. Quelques statues ornent l'église de Cordemais. Autre que celle de Saint Jean-Baptiste, vous pourrez admirer Jeanne d'Arc, Sainte Anne, Sainte Bernadette ou encore Saint Antoine de Padoue... Grâce aux dons des fidèles, 3 cloches sont achetées puis bénies le 14 mars 1922. La mairie participe à hauteur de 200 000 francs à leur éléctrification, en juillet 1953.

Source de nombreuses informations: http://www.cordemais.fr

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jean-Baptiste
Siécle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : Clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (11) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3):

clocher
coté sud
coté nord et chevet

Intérieur (8):

nef latérale gauche
la nef vers l'autel
nef latérale droite

autel latéral gauche (sud)
vue du choeur
autel latéral droit

vitrail au-dessus de l'autel latéral droit
vue vers l'entrée


Ancienne chapelle

Ancienne chapelle Saint-Julien, située jadis au village de La Herguenais, au nord du bourg. On y venait en pèlerinage et l'on y célébrait baptêmes, mariages et sépultures. Son emplacement est aujourd'hui signalé par une croix en pierre datée de 1882. On y voyait jadis aussi à proximité une fontaine.

Anciens prieurés

Ancien prieuré de Saint-Nicolas-du-Port, édifié à proximité du port de Cordemais qui se trouvait au sud du bourg.

Il a été fondé par l'abbaye saint-Nicolas d'Angers, elle-même fondée suite à un voeu de Foulques Nerra. Se rendant à Jérusalem, le seigneur d'Angers faillit faire naufrage et promit cette fondation sous le vocable du patron des marins. L'église reçut sa dédicace le 1er décembre 1020. Par la suite, une nouvelle fut construite et consacrée par Urbain II en 1096. A cette occasion, le pape confirma à l'abbaye la possession de quatre maisons qu'elle avait dans le diocèse de Nantes, dont Saint-Jacques de Prigny, aux Moutiers-en-Retz.

C'était jadis un établissement prospère, quand en 1123, Robert de Cordemais, fils de Tutual, donna aux moines de Redon sa part dans les revenus du port, avant de devenir moine lui-même. Près de la chapelle était la maison claustrale et ses dépendances. Le prieuré tomba en décadence bien avant le port et le 1 er juillet 1779, l'évêque Mgr Frétat de Sara, lors d'une de ses visites pastorales, ordonna la restauration de la chapelle Saint-Nicolas dont il ne reste aujourd'hui que quelques pans de murs. Ces vestiges sont appellés aujourd'hui "le mur aux moines". A gauche de la chapelle sont les vestiges du logis du prieur, l'une de ses portes est datée de 1682.

Ancien prieuré de Languillières (ou L'Anguillère), ancienne possession de l'abbaye de Buzay.

Ancien prieuré Saint-Samson (XIè). Les moines de Redon obtiennent une terre au nord de l'église au XIème siècle, peu après 1050. Sur ce terrain, ils bâtissent le prieuré de Saint-Samson qui va subsister jusqu'à la Révolution. Il n'en subsiste aujourd'hui qu'une croix et le pré voisin dans lequel se trouvaient jadis la chapelle et le cimetière, le tout encore entouré de murs appelés "murs aux moines". Cette croix, la croix Saint-Samson, date du XIème siècle et se trouve près de l'église de Cordemais, au croisement des rues de Grand'Fontaine et du Prieuré. À Cordemais, le premier jour, la procession faisait une boucle à travers le bourg jusqu'à la croix de l'ancien prieuré de Saint-Samson. Le second jour était celui de la grande boucle partant depuis le bourg vers le Sillon : le cortège stationnait à la Croix Cottais, à la Croix Morzel, à la Herguenais, se dirigeait vers la colle pour finir à la Poirie. Le troisième jour, la procession parcourait le marais en direction de la Peille.


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MessagePosté le: Ven 4 Jan - 12:47 (2008)    Sujet du message: Publicité

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