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BREST (29200)

 
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MessagePosté le: Dim 29 Mai - 04:08 (2011)    Sujet du message: BREST (29200) Répondre en citant

BREST vient , semble-t-il, du mot celtique « bre » (hauteur), ou d'après Pol de Courcy, de "Bec-Rest" (le bout du bois).
Brest est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubavas (ou Ploueavas, aujourd'hui Guipavas). Dès le IIIème siècle, le territoire de Brest, est occupé par une forteresse (castellum gallo-romain). Au IVème siècle, règne à Brest le roi Bristokus.
Les comtes de Léon fondent en 1065 une église Notre-Dame, paroisse unique de Brest jusqu'en 1549 et qui dépend alors de l'ancien évêché de Léon. La bourgade au pied du château est enclose au XIVe siècle vers 1341.
A partir du XVIème siècle, la ville de Brest devient une citadelle à vocation purement militaire : Philibert De l'Orme (inspecteur des fortifications de Bretagne jusqu'en 1554), Pietro Fredance (ingénieur italien) et Vauban y travaillent. Au XVIIe, Richelieu, puis Colbert, implantent et développent un arsenal de marine dans la Penfeld, la ville de Brest nait. Le Séminaire de Brest, tenu par les Jésuites et chargé de former des aumôniers pour les vaisseaux de la Marine, est achevé en 1686 autour de l'église Saint-Louis nouvellement reconstruite.
Enfin, en 1681, l'ingénieur de Sainte-Colombe, édifie, sur les plans de Vauban, l'enceinte bastionnée qui allait remplacer celle de 1647. Les fortifications de Brest et de Recouvrance se terminent en 1689. C'est en 1681 que Brest est réuni à Recouvrance, que la municipalité est virtuellement constituée, que la justice royale est transférée de Saint-Renan à Brest. Brest adopte alors ses armoiries qu'elle conserve toujours : fleur de lys et hermine (mi-partie de France, mi-partie de Bretagne). C'est à partir de cette époque que Brest, déjà le premier port militaire de France, protégé par ses fortifications, se développe et grandit.

A l'époque, il n'y avait pas de casernes, et la population de Brest - ouvriers et artisans surtout - logeait à l'année un millier de marins, en sus des gens de passage et des soldats envoyés ou rentrés des Isles. cette charge pesait lourdement sur la population, pressurée par ailleurs par le Roi, notamment quand il décréta en 1697 que les principales villes du Royaume devaient être éclairées, fournit les lanternes de Brest, qui s'éteignaient d'ailleurs au moindre souffle et furent arrêtées en 1701, et exigea de la ville instamment 80.000 livres. Les premières casernes ne furent construites qu'au XVIIIe (1730 : caserne FAUTRAS; 1766 : caserne des marins). Le bagne fut construit en 1750 à Recouvrance par CHOQUET de LINDU. Rebâti au XIXe, ce grand édifice planté de biais par rapport au cours de la Penfeld a survécu aux bombardements et est actuellement à l'abandon.

Plan de Brest et de Recouvrance en 1779 :


Une loi du 2 mai 1861, annexe à la ville de Brest une superficie de terrain d'environ 172 hectares. C'est sur ce territoire annexé que se trouvent la place de la Liberté, les cimetières de Brest et de Kerfautras, les gares, l'église Saint-Martin et le Port de Commerce. Cette année-là, le pont relie enfin Brest et Recouvrance, le passage ne se fait plus par des bacs. En 1865, ouvre la voie ferrée de Brest à Paris par Rennes. Brest n'avait que deux paroisses jusqu'en 1857. La ville et le port militaire se développent, entraînant la disparition de plusieurs édifices religieux dont l'ancien couvent de Capucins sur le plateau du même nom.
Pendant les bombardements de 1943/44, les combats et la libération de Brest à l'été 1944, tout le centre-ville est rasé et de nombreux quartiers endommagés, l'église Saint-Louis est détruite, de même que l'ancien couvent des Jésuites, la plus grande partie des vitraux de la ville est soufflée. La Reconstruction fait naître de nouveaux quartiers autour de la ville ruinée et donc autant d'églises. Lambézellec, Saint-Marc et Quilbignon, communes indépendantes, sont rattachées à Brest en 1947. Le mouvement se poursuit dans les années 1960 et 1970. Actuellement, la ville de Brest se dote d'un tramway qui sera opérationnel en 2012 et qui circulera sur le tracé du tramway d'avant la guerre.


Eglises

Brest-Centre

Eglise Saint-Louis (XXe), à Brest même

L'église est réédifiée par Yves MICHEL (secondé par Jean Lacaille, Jacques Lechat ou Péron, Yves Perrin et Hervé Weisbein) à l'emplacement d'une église des XVIIème et XVIIIème siècles détruite par les bombardements lors du siège de Brest en 1944. En effet, pendant les combats de la Libération et le siège de Brest en 1944, tout l'intra-muros est rasé, le reste de l'agglomération est endommagé. L'ordonnance gouvernementale du 27 avril 1945 réunit à Brest les communes de Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. L'église actuelle fait suite à une église du XVIIe qui fut celle des Jésuites (voir ci-dessous à Ancien couvent des Jésuites) elle-même précèdée d'une autre.

L'église primitive de Saint-Louis avait été édifiée en 1688-1692 (la première pierre est posée par Mgr de La Brosse, évêque de Léon, le 1er mars 1688), bénite le 29 octobre 1702 par Mgr de la Bourdonnaye, et continuée en 1778 : elle avait été commencée le 1er mars 1688 par Garengeau et terminée par Frézier et Besnard. En 1705, les Jésuites prennent possession de l'église Saint-Louis, mais l'abbé Roignant, curé, est autorisé à en jouir jusqu'à la construction d'une église spéciale pour la paroisse (le maître-autel est alors à la disposition des Pères Jésuites jusqu'à dix heures du matin et il sert ensuite au besoin du service paroissial). Les Pères Jésuites cèdent par la suite à la paroisse leurs droits sur l'église Saint-Louis, moyennant une indemnité de 50 000 livres. Le maître-autel de marbre rouge, don du roi Louis XV, est installé dans l'église en 1758 (sous la direction de M. Frézier) et les colonnes de marbre, apportées de Honfleur, proviennent, semble-t-il, d'un temple de LEPTIS MAGNA en Afrique carthaginoise.

Le clocher de Saint-Louis est achevé par les Brestois au XVIIIe. C'est dans la tour Saint-Louis, que, chaque soir, de neuf heures trois-quarts à dix heures, sonnaient les cloches, annonçant le couvre-feu. Au dernier son de cloche, il fallait fermer portes, volets et soupiraux des caves donnant sur la voie publique. Il faut qu'à dix heures, tout soit clos : restaurants, billards, cafés, cabarets et guinguettes. La cloche du beffroi de Saint-Louis sonna, pour la dernière fois, le 30 juin 1883, quand la permission fut donnée aux débitants de boissons, de tenir leurs établissements ouverts jusqu'à minuit.

Dès 1788, l'office divin avait été souvent troublé et le recteur de Saint-Louis, l'abbé Floch, était constamment obligé de se plaindre à l'évêque des désordres provoqués dans son église par des perturbateurs sans scrupules. Le magnifique autel de Frézier fut même menacé par une véritable émeute et il fallut toute l'énergie et toute l'adresse du maire BRANDA pour en empêcher la destruction. Le 28 mars 1791 que l'évêque constitutionnel, ou "l'intrus" M. Expilly, fit sa première visite à Brest. Il y fut reçu avec les plus grands honneurs. De l'hôtel de ville où il logea et où il fut complimenté, il se rendit à l'église Saint-Louis, et après le Te Deum, qu'il entonna en présence de toutes les autorités civiles et militaires, un feu de joie fut allumé sur la place voisine. Il se fit, même après l'abolition du culte catholique décrété par les autorités impies et illégitimes issues de la Révolution, leur allié pour traquer les prêtres restés fidèles à la Foi.

La chaire à prêcher et les statues de Charlemagne et de saint Louis sont détruites le 30 décembre 1793 par la fureur révolutionnaire lors de l'inauguration du temple de la Raison. Les vandales avaient trasnformé l'église en hôpital tout en détruisant plusieurs monuments funéraires et en ouvrant systématiquement les tombeaux pour en prendre le plomb et les piller. L'autel de Frézier fut sauvé par l'ingénieur Sané qui s'entendit avec l'entrepreneur pour faire la cage d'escalier de l'hôpital ainsi établi autour de l'escalier, et pour clôturer la sacristie et la tribune de l'orgue afin de les sauvegarder des furieux.
Des habitants adroits et courageux parvinrent à enlever et cacher les fonts baptismaux donnés par Louis XV. Quelques personnes pieuses sauvèrent des fragments des statues de Charlemagne et de saint Louis, qu'elles conservèrent comme de précieuses reliques. Le lutrin fut vendu à M. BEURRIE, fondeur, qui le rendit en 1804 à la paroisse, au prix d'achat; la grille des fonts baptismaux disparut à tout jamais.

En 1880, l'église subit des restaurations importantes, sous la direction de M. Jourdan de La Passardière. L'exécution des grandes orgues est confiée en 1789, au frère Florentin Grimont (carme de Brest) qui y emploie une somme de 80 000 livres Elles sont restaurées en 1845 (M. Mercier) et 1887 (MM. Stoltz, de Paris). Les orgues se composaient de 45 jeux réels, trois claviers à mains, un pédalier complet, seize pédales de combinaisons et 2672 tuyaux. Le lutrin et les trois chandeliers proviennent de l'ancienne église. Les quatre vitraux du transept datent de 1853 (maison LOBIN, de Tours). Les fenêtres des bas-côtés sont garnies de vitraux en 1899.
Dans le déambulatoire, on voyait trois monuments funéraires : le premier à la mémoire de Ducouëdic de Kergoualer, officier du Roi (monument en marbre noir édifié sur les plans de Trouille, détruit sous la Révolution et reconstruit au début du XIXème siècle), le second à la mémoire de Mgr Graveran, ancien curé de Saint-Louis (le monument est en marbre blanc, le piédestal est orné des armes de l'évêque ; une boîte en plomb qui se trouve située dans une niche renferme le coeur de Mgr Graveran), le troisième à la mémoire du chevalier Fleuriot de Langle (commandant de l'Astrolabe, assassiné le 11 décembre 1787 par les insulaires de Samoa, et dont les restes ont été transférés en l'église Saint-Louis le 25 juin 1889 ; on voit sur le monument en marbre noir les blasons accolés des Fleuriot et des Kerouartz).
Plus d'informations sur l'église avant 1940 : http://www.infobretagne.com/brest-eglise-saintlouis_7.htm

L'église actuelle, massive et carrée, est achevée en 1957 puis consacrée le 27 avril 1958. L'édifice actuel comprend une vaste nef terminée par un choeur plus étroit. le clocher en béton flanque le côté droit de la façade appareillée en moellons carrés. Au sud de la nef est un déambulatoire séparé de celle-ci par dix colonnes de grande hauteur et conduisant à la chapelle du Saint-Sacrement. La nef et le choeur sont parallépipédiques, un jour en partie supérieure illumine le choeur quasi aveugle. Les vitraux sont figuratifs avec une tendance nette à l'abstraction, hormis la grande baie de l'oratoire qui se trouve à droite.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Louis
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

l'église depuis le quartier Recouvrance

façade
côté nord
chevet
côté sud

Intérieur (9) :

la nef
un vitrail

jour supérieur et une de ses verrières

l'orgue
vue vers l'entrée

le choeur
l'oratoire


Eglise Saint-Martin (XIXe)

La paroisse Saint-Martin est érigée en 1865 par démembrement de la paroisse de Lambézellec. L'église est réalisée sur les plans de M. Boucher de Perthes (ou Deperthes). Sa première pierre est bénie en 1874. L'église est consacrée par Mgr Dom Anselme Nouvel, le 30 mars 1881. L'édifice comprend un clocher extérieur, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept de trois travées avec double bas-côtés et un choeur formé d'un rond-point de sept arcades. Au droit de la première travée de la nef, en hémicycle, se trouvent les fonts baptismaux et une chapelle. Les vitraux modernes des fonts baptismaux sont l'oeuvre de Jean Le Moal. Le nouvel autel est édifié sur les dessins de Dom de Laborde et consacré le 24 novembre 1956.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Martin
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : clocher-porche de type kreisker
Clocher en péril : non

Photos (12) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade et clocher
côtés

Intérieur (9) :

bas-côté gauche
grande nef
bas-côté droit

transepts et leurs rosaces

le choeur
vue vers l'entrée


Eglise Saint-Michel (début XXe)

La paroisse Saint-Michel est érigée en 1913 par démembrement de la paroisse Saint-Martin. Elle est construite de 1911 à 1918 et restaurée en 1945. Elle ne reçoit jamais le clocher-porche qui était manifestement prévu, à voir la façade. La cloche a été finalement suspendue à un arc-boutant du côté nord.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Michel
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : autre (cloche sous un arc-boutant)
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté sud
chevet
cloche


Eglise Saint-Jacques, rue du Dourjacq, bâtie en même temps qu'une cité HLM dans les années 1960/70. Cette église est massive et de plan rectangulaire.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jacques
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Eglise Saint-Luc, inaugurée le 25 octobre 1965. Cette église est construite sur un croisement en fourche et signalée de loin par un haut clocher en béton qui abrite dans quatre cases autant de cloches en provenance du diocèse d'Oran (Algérie) où elles ont sonné de 1952 à 1964.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Luc
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

clocher
chevet


Brest-Est

Eglise Saint-Jean, près de la place de Strasbourg. Le quartier est construit à partir de 1957. L'église paroissiale de Saint-Jean l'Evangéliste est due aux plans de M. BEVERINA et bénie en octobre 1956. Elle remplace une ancienne chapelle dédiée à sainte Bernadette. L'édifice moderne actuel est de plan rectangulaire et comprend un choeur trapézoïdal surélevé de six marches. Celui-ci est séparé de la nef par un diaphragme permettant l'éclairage latéral de l'autel et il est accosté de la sacristie et d'une bibliothèque. La nef comprend cinq travées plus celle d'entrée surmontée d'une tribune et précédée d'un péristyle. L'église abrite les statues de saint Jean et de la Vierge-Mère.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jean
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet


Eglise Saint-Marc (XIXe), à l'est de Brest-centre

La paroisse de Saint-Marc (jadis Trénivez, en 1635) est une ancienne trève du prieuré des Sept-Saints de Brest, prieuré qui dépendait lui-même de l'abbaye de Saint-Mathieu. En 1681, elle est cédée à Lambézellec en compensation des terrains englobés dans les remparts. En 1823, la trève de Saint-Marc est érigée en paroisse (le premier recteur est M. Allançon). C'est M. le recteur Cocaign qui fait rebâtir, l'église paroissiale, connue aujourd'hui sous le nom de chapelle du "Vieux Saint-Marc" et consacrée par Mgr Sergent, évêque de Quimper et de Léon, le 29 août 1865. Saint-Marc est rattachée à Brest au point de vue communal par ordonnance du 27 avril 1945.
Cette église paroissiale comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, plus celle du clocher encastré, un transept et un chevet à trois pans. Elle a été construite par M. Kerautret sur les plans de l'architecte M. Bourdais. La première pierre est posée le 2 juillet 1862 et sa consécration a lieu le 29 août 1865. Très endommagée en 1944, l'église a été restaurée en 1945-1946. La flèche en béton du clocher a été construite en 1958 sur les plans de l'architecte M. Chevalier. Dans l'un des bas-côtés, on remarquait avant-guerre une peinture à l'huile (4 x 3 m) d'un auteur inconnu et qui représentait la Circoncision de Notre-Seigneur.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Marc
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
flèche
chevet
côté nord


Eglise Saint-François d'Assise, rue du Guelmeur

Dans les années 50, le quartier du Guelmeur se peuple peu à peu et en 1957, le chanoine Elard, recteur de Saint-Marc, souhaite y créer un lieu de culte.
Un couple sans enfant lègue à la paroisse un grand terrain, à condition d'y établir un centre religieux. L'emplacement étant central, la décision est prise : on construira une chapelle. Mais à qui dédier cette chapelle ? Dans un premier temps, le chanoine Elard pense à Notre-Dame du Rail car les habitants de la cité SNCF sont très actifs et très impliqués dans la vie du quartier. Finalement, la chapelle aura pour saint patron saint François d'Assise afin de conserver un esprit de simplicité et de dépouillement. La première pierre est posée le 6 mai 1958 et la chapelle est consarcée le 20 septembre 1959. Deux cloches, Marie-Françoise et Marcelle-Ignace, sont baptisées le 27 mars 1960 pour le clocher-mur de la chapelle, qui devient paroisse en 1989.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-François d'Assise
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues de l'église


Brest-Nord

Eglise Saint-Joseph, au Pilier-Rouge (XXe)

La paroisse Saint-Joseph du Pilier-Rouge est créee par ordonnance épiscopale du 26 juin 1907 à partir de Lambézellec. Le clocher qui est extérieur et détaché de l'église date de 1958. Il s'agit, en fait, d'un ancienne guinguette dénommée le Casino achetée en 1900 par le curé de Lambézellec pour servir de chapelle de secours. Il a été aménagé et agrandi par M. Le Guerannic.
. Milin, curé de Lambézellec, décide d'acheter au 66 de la rue de Paris (202 rue Jean Jaurès) une ancienne guinguette dénommée le Casino. Pour cela, en 1899, il souscrit en son nom personnel un emprunt pour la construction de l'église Saint-Joseph. D'après les archives de la paroisse, dans une lettre de 1902, on apprend que l'architecte de l'église est M. Guerranic. La construction de l'édifice prend du temps, à cause de problèmes financiers. En 1904, les religieuses du carmel de Kerfautras doivent quitter la France. Avant de partir, les carmélites vendent quelques objets à l'abbé Milin pour sa nouvelle église dont deux grandes cloches.

La nef est flanquée de bas-côtés tres étroits, le choeur est hémi-circulaire, un déambulatoire s'enroule autour de lui et s'ouvre sur deux absidioles rayonnantes. Derrière l'église se trouve un petit jardin d'où on peut voir le chevet de l'édifice et la salle carrée faisant office de sacristie construite dans la deuxième moitié du XXe dans l'axe du choeur. Sur le pignon de façade, à l'est, sous la croix est gravée la date 1900.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Joseph
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade sur la rue Jean Jaurés

pignon est
côté sud



Intérieur (7) :

bas-côté gauche
grande nef
bas-côté droit

choeur
absidioles
vue vers l'entrée


Eglise Notre-Dame de Bonne Nouvelle de Kerinou, rue Robespierre (XXe)

La paroisse de Notre-Dame de Kerinou est instituée par ordonnance épiscopale du 4 octobre 1951, par détachement de Lambézellec. L'église actuelle, inaugurée en 1988, s'insère dans un ensemble HLM et se distingue sur la rue par ses baies vitrées disposées en croix latine. Elle n'a pas de clocher.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND de Bonne Nouvelle de Kerinou
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Eglise Saint-Laurent de Lambézellec

La paroisse de Lambézellec (Lan-Bezleuc, ou Lambezeleg en breton) étend jusqu'en 1686, sa juridiction sur la ville de Brest qui n'en est qu'un simple vicariat. Il s'agit d'un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubavas. Une partie du territoire de Lambézellec avait été unie à Brest le 16 janvier 1636. La trève de Tréninez (aujourd'hui Saint-Marc), qui lui est rattachée en 1681, devient paroisse en 1823.

Cette église avait au XVIème siècle pour patron saint Florent. L'église est reconstruite sur les plans de M. BIGOT de 1859 à 1865 et consacrée le 28 août de cette année, par Mgr Sergent, évêque de Quimper et de Léon. L'édifice comprend une nef de sept travées avec bas-côtés et un choeur avec rond-point de neuf arcades. Au droit de la troisième travée de la nef se trouvent au nord et au sud deux porches. Les bas-côtés sont séparés de la nef par une suite d'arcades ogivales dont les piliers forment des faisceaux de colonnettes. Un déambulatoire, contournant l'autel principal qui occupe le milieu de l'abside, conduit à la chapelle absidiale consacrée à Marie. Les quatre baies de cette chapelle, séparées par des nervures se réunissant à la clef de voûte, sont garnies de grisailles. La flèche en béton, très ajourée comme celle de Saint-Marc, à l'est de Brest, s'élance à 58 mètres de hauteur. Trois nouvelles cloches viendront s'ajouter le 29 septembre 1895. Endommagée en 1944 lors du siège de Brest, l'église a été restaurée et un nouvel maître-autel consacré le 24 janvier 1952.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Laurent de Lambézellec
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : clocher-porche de type kreisker
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
flèche

côté nord
chevet
côté sud


Eglise Notre-Dame du Bouguen (XXe)

La paroisse de Notre-Dame du Bouguen est créée le 10 octobre 1947 aux dépens de Saint-Louis et de Lambézellec. Une ordonnance épiscopale du 28 septembre 1956 lui a annexé le quartier du Polygone détaché de Saint-Pierre. Une baraque noire, remplacée par une baraque verte, sert d'église provisoire pour un quartier où en sus d'immeubles d'habitation est construite la fac, auprès du viaduc Schumann, ou "pont des suicidés" http://unclindoeildebretagne.over-blog.com/article-4654987.html ainsi nommé avant la pose de hautes balustrades anti-suicide.
L' édifice en bois et ciment comprend une nef rectangulaire de huit travées avec bas-côtés et un choeur rectangulaire. Sa bénédiction a eu lieu le 8 décembre 1946. Dans le choeur se trouvent des fresques représentant : l'exode, le retour et le travail dans la paix. C'est une des rares églises modernes de Brest (avec Saint-François, rue du Guelmeur) à échapper à l'omniprésent campanile en béton, clocher habituel des églises des années 1960/70. Certaines villes comme Tours l'ont totalement banni pour lui préfèrer une flèche à pans, basée directement sur le toit bas de la nef, et dont le premier niveau abrite la chambre des cloches. C'est ce choix aussi qui a été fait pour Notre-Dame du Bouguen, avec une variante : la flèche n'est pas latérale, elle ne prend pas appui sur le comble du toit, mais directement sur le chevet qu'elle moule : le chevet de l'église est triangulaire, la voix du prêtre s'élève ainsi vers le Ciel.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND du Bouguen
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté nord
chevet


Eglise Saint-Yves de Bellevue ou de Quizac, quartier construit sur l'ancien manoir de Kerguerrec. L'église est un grand espace rectangulaire, couvert d'un toit à deux pans en faible pente. L'entrée se trouve dans une encoche entre les deux blocs prismatiques qui constituent l'espace de la nef. Le chevet est aveugle et ce pan de mur redescend assez bas sur le côté de l'église, formant une sorte de parvis. Il n'y a pas de clocher.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Yves
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

entrée
côté de l'église


Brest-Ouest

Eglise Saint-Sauveur à Recouvrance (XVIIIe-XXe)

La paroisse Saint-Sauveur est une ancienne annexe de Saint-Pierre Quilbignon, érigée en église paroissiale de Recouvrance le 16 mai 1750. Elle remplace une antique chapelle dédiée à Sainte-Catherine et à Notre-Dame de Recouvrance, déja mentionné en 1473 par ces mots "MM. les chevaliers de Malte, lorsqu'ils sont en la rade, témoignent porter une dévotion singulière à la très auguste princesse qu'on réclame en ceste église, c'est l'oratoire où ils se retirent d'ordinaire pour prier Dieu et pour recommander les affaires de la France à la glorieuse Vierge. Cette desvote chapelle est grandement fréquentée et visitée d'une grande affluence du bas et haut Léon, elle a esté mise en très bon ordre par feu Messire Denmat, prieur de Brest, gouverneur de la dite chapelle ".

En 1679, la chapelle de Notre-Dame de Recouvrance, ne répond plus aux besoins du culte. Il est alors décidé de construire une chapelle dédiée à Saint-Sauveur. L'église actuelle Saint-Sauveur est construite en 1749 par l'ingénieur Amédée François Frézier à l'emplacement de l'ancienne chapelle Saint-Sauveur. A peine édifiée, elle est érigée en cure et église paroissiale, indépendante de celle de Quilbignon. L'église est fermée à la Révolution. Les bancs seigneuriaux sont mis en pièces le 20 novembre 1790 par la populace. Un calvaire jouxtant l'église est démoli le 21 février 1794 à la demande de la Société populaire.

L'édifice, fortement endommagé en 1944, mais qui a globalement bien résisté, est restauré après la Libération. Il comprend, en plus de la travée portant la tribune et servant d'entrée, une nef de neuf travées avec bas-côtés et choeur profond avec chevet arrondi à l'intérieur et à trois pans à l'extérieur. Le clocher-peigne à quatre arcades (3+1) porte quatre cloches. Le nouvel autel en granit est consacré le 24 octobre 1953. La grille en fer forgé, qui ferme les fonts baptismaux porte la date 1768. Un monument commémoratif en pierre de Kersanton, surmonté d'une statue agenouillée de l'abbé Y. M. QUEINNEC, est l'oeuvre de Yan Larc'hantec.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Sauveur
Siécle de l'édifice: XVIIIe-XXe
Forme du clocher : clocher-peigne
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet

côté nord

clocher


Eglise Notre-Dame de Bonne Nouvelle à Kerveguen (1952). Cette église apparâît sur la rue comme un bâtiment carré. Le carré de la nef est prolongé par une abside hémi-circulaire au bout de laquelle est érigé le campanile en béton portant haut sa cloche comme une bannière paroissiale. L'entrée sur la rue est un arc brisé. L'église est bâtie le long d'une rue très en pente du quartier Recouvrance, l'abside de l'église repose sur deux étages de salles paroissiales tandis que l'entrée de la nef est à niveau du haut de la rue.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND de Bonne Nouvelle de Kerveguen
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Position du clocher : au chevet
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

côté nef
le chevet et l'église


Eglise Sainte-Thérèse du Landais, rue Corentin-Carré, au-dessus du quartier Recouvrance

La paroisse Sainte-Thérèse du Landais est créée par ordonnance épiscopale du 27 août 1956, détachée de Notre-Dame de Kerbonne. Cet édifice de plan circulaire est dû aux architectes L. Freyssinet et L. Marzin et est achevé en 1959. Un campanile en béton le surmonte. Les vitraux, qui courent en bande tout en haut des murs, sont non figuratifs. Une église de même inspiration existe à CAEN dans le quartier de la Grâce de Dieu, dont le beau nom n'est malheureusement pas très réaliste ni représentatif; leur église est dénommée là-bas "le camembert".

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Thérèse
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Eglise Notre-Dame de Kerbonne (XXe)

Le quartier de Kerbonne se développe au nord du bourg de Recouvrance à la fin du XIXe, ce dernier bourg étant surpeuplé, mais les habitants doivent se rendre à Recouvrance ou au bourg pour accomplir leurs devoirs religieux. La plupart s'en dispensent et le quartier a fâcheuse réputation. Vers 1898, Barthélémy de Kerros, petit fils de Joseph Kerros, maire de Brest de 1821 à 1830, offre à l'évêque d'installer "une chapelle de secours avec petit clocheton" dans un ancien bâtiment de la corderie. Un prêtre de St Pierre venait y célébrer la messe le dimanche.

La paroisse est créee en 1907 sur Saint-Pierre de Quilbignon. La première pierre est posée le 3 octobre 1909, la bénédiction est faite le 18 décembre 1910 et la consécration le 12 juillet 1923. Il s'agit d'un édifice en forme de croix comprenant, outre la première travée ne communiquant pas avec les bas-côtés, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur avec chevet droit aveugle. L'église abrite les statues de saint Corentin et saint Louis de Montfort. Le clocher n'a jamais été construit et un beffroi en bois, situé dans le clos du presbytère, abrite deux cloches dans sa poutraison, dont l'une au moins date de 1958 et a été inaugurée en présence du maire.
L'église est habituellement fermée, la clé est à demander au presbytère attenant.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND de Kerbonne
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : beffroi
Clocher en péril : non

Photos (15) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

façade
côté sud
chevet
côté nord
beffroi

Intérieur (10) :

nef et bas-côtés
vitrail

le choeur
transept droit

oratoire
deux vitraux


Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XIXe) à Saint-Pierre-Quilbignon

La paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon (dont dépendait autrefois Recouvrance) doit son nom à une antique famille attestée en 1427 dont les armes sont "chargées d'un croissant surmonté d'une étoile". Toute la rive droite de la Penfeld dépendait autrefois de la famille de Quilbignon. Cette maison paraît s'être éteinte avec Prigent Quilbignon, notaire à Brest en 1537.
En raison de sa proximité de la ville et du port de Brest, l'ancienne commune de Saint-Pierre-Quilbignon voit s'élever, sur son territoire, les forts du Portzic, de Montbarey, de Keranroux, du Guestel-Vras, autour des quels les Allemands rajouteront pendant la deuxième guerre mondiale diverses batteries, notamment de DCA.
La vieille église de Quilbignon disparaît pour faire place, en 1856, à l'église actuelle surmontée en 1953 d'un beffroi inspiré des clochers Beaumanoir du XVIe siècle. L'ancienne gare des Tramways du Conquet fait face à l'église. Sous le chevet de l'église se trouve un abri de défense passive qui est ouvert une à deux fois par an.
Le clocher a été entièrement reconstruit en 1953 sur les plans de M. Chevallier en granit de Perros-Guirec. La bénédiction de l'église a eu lieu le 20 décembre 1953. Sur la façade se trouvent les statues en granit de saint Pierre et sainte Brigitte provenant de la chapelle Sainte-Brigitte. L'église abrite une statue de saint Herbot et une belle chaire à prêcher moderne, de style Renaissance, dont les panneaux sculptés en haut relief, retracent les scènes principales de la vie du chef des apôtres. Les vitraux de Bony (1956) représentent la Vierge-Mère, saint Yves, la Vocation de saint Pierre, la Prédication de saint Paul, saint Paul Aurélien, saint Joseph charpentier et l'Enfant, saint Corentin et saint Pierre. L'autel en granit rose est consacré le 5 novembre 1929.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre Quilbignon
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : autre
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (11) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

côté nord
façade
chevet et côté sud
clocher

Intérieur (7)

vue vers l'autel
chaire à prêcher (20e)

choeur
orgue
vitrail

vue vers l'entrée
verrière de la tribune


Dernière édition par Admin le Lun 2 Jan - 04:34 (2012); édité 22 fois
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MessagePosté le: Dim 29 Mai - 04:08 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 29 Mai - 04:13 (2011)    Sujet du message: BREST (29200) Répondre en citant

Chapelles

Chapelle du cimetière Saint-Martin, en forme de rotonde à l'extérieur et octogone à l'intérieur, construite entre 1827 et 1830 et restaurée après la guerre. Elle abrite le columbarium du cimetière.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Martin
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

extérieur
intérieur


Chapelle Sainte-Jeanne d'Arc, au Foyer du Marin, ou Foyer d'Estienne d'Orves. Elle donne sur le n°20 du bd Gambetta et est visible en empruntant l'escalier de la rue Mostaganem. Sa première pierre est bénite le 24 septembre 1955 et l'édifice est consacré le 9 mai 1957. Il se démarque par un petit campanile.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Ste Jeanne d'Arc
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le campanile
la chapelle


Chapelle Saint-Paul, rue Tourot

Cette chapelle, un édifice de plan rectangulaire construit sur les plans de M. Y. Francès (architecte à Brest) dépend de la paroisse Saint-Marc et a été inaugurée le 7 avril 1957. Elle a un clocher en béton armé supportant un auvent qui abrite l'entrée. La chapelle abrite une ancienne statue de la Vierge-Mère, provenant de l'abbatiale Sainte-Croix de Quimperlé. Les salles paroissiales se trouvent sur le côté droit, en retour d'angle, l'ensemble étant à niveau de la rue, mais R+1 par rapport à la cour, le fort dénivelé étant rattrapé par des garages et autres salles.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Paul
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

côté sud
façade
vue depuis la cour


Chapelle Notre-Dame de Bon Port, entre la voie ferrée et le port de commerce, tout à l'est de Brest, sous le coteau.

Cette chapelle très excentrée, qui se trouve sous le coteau et le viaduc de la ligne ferroviaire, est l'ancienne église de la paroisse de Saint-Marc, encore surnommée "chapelle du Vieux Saint-Marc". Citée en 1449, elle était alors une chapelle dédiée à saint Ignace, puis prend le vocable de Saint-Marc accolé à celui de saint Ignace en 1721 puis seul après la Révolution, quand elle devient église. En forme de croix latine, elle a été reconstruite vers 1837 par l'abbé Cocaign avec des remplois de l'ancien édifice, dont les pignons et les portails latéraux seuls ont été conservés. En 1873, elle prend le vocable de Notre-Dame de Bon Port. Avec l'achèvement de la nouvelle église Saint Marc sur le coteau, au coeur du quartier neuf, elle redevient chapelle.
On y trouvait jadis les statues de saint Marc (en évêque), de saint Ignace (en évêque) et une statue de Notre-Dame de Bon Port dans le bras Sud du transept. L'édifice en croix latine renfermait aussi un bénitier de granit orné d'une figure d'ange tenant un écusson vide, et un ancien tableau représentant le Crucifiement. Endommagée pendant le siège de Brest en 1944, elle a été restaurée par les soins de M. TRAMONTIN au début de 1957 et rendue au culte en mai 1957. Les vitraux sont l'oeuvre de Mme P. Bony. Plusieurs baies sont fermées par des contreplaqués : les vitraux qu'elles portaient ont probablement reçus des pierres.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND Bon Port
Siécle de l'édifice: XVIe-XIXe-XXe
Forme du clocher : clocher-mur (lanternon)
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

côté nord
façade
clocher
côté sud
chevet


Chapelle de secours de Kerourien, rue du Valy-Hir, construite dans les années 1970. C'est un hangar en préfabriqué, accosté de salles paroissiales en préfabriqué elles aussi. L'ensemble du quartier est établi sur une ancienne batterie allemande, dont six blockhaus subsiste, deux partiellement sous des immeubles, un dans un buisson près du Lidl, une cloche de tir blindée émerge d'une impasse près de la chapelle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de Kerourien
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

façade


Chapelle Notre-Dame de l'Assomption, à Lambézellec (XXe)
Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec choeur en hémicycle. Il a été construit sur les plans de M. Lechat par l'entreprise Quéméneur de Landerneau, à la place de la précédente chapelle détruite pendant le siège de Brest et bénit le 30 septembre 1956. L'autel est l'oeuvre de Jean Corolleur. Les vitraux modernes représentent saint Corentin, la Vierge et saint Paul Aurélien et ont été exécutés d'après les cartons de Rocher par les ateliers Degusseau d'Orléans

Chapelle Sainte-Anne du Portzic, près du lieu-dit du même nom

La chapelle est édifiée en 1615 et réédifiée en 1810; elle dépendait avant la Révolution du manoir du Portzic, dont la famille RODELLEC est propriétaire depuis le début du XVIe siècle. Détruite par un incendie, elle est reconstruite en 1929; les trois dates figures dessus le porche. Il s'agit d'un édifice rectangulaire suivi d'un choeur à trois pans. A sa voûte, sont suspendus de petits navires. On y trouve de nombreux ex-voto. Faisant pendant à sainte Anne, une statue de saint Michel au glaive flamboyant est placé au-dessus de la porte de la petite sacristie. L'autel qui occupe le milieu du choeur, est en chêne sculpté dans le style ogival du XIIIème siècle : il s'agit d'une oeuvre sortie des ateliers de M. Denis Derrien (sculpteur à Saint-Pol-de-Léon). Au-dessus de l'autel se trouve une peinture représentant sainte Anne donnant une leçon de lecture à la Vierge enfant.
Malgré une forte densité de positions allemandes en tous genres autour et en-dessous d'elle (fort de Montbarey, Portzic...) la chapelle n'est pas bombardée et sort intacte de la guerre. Une fontaine se trouve un peu plus bas sur la route qui serpente depuis le village du Portzic, dont plusieurs granges et maisons sont aménagées sur d'anciens blockhaus.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne de Portzic
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe-XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté nord
dates des travaux


Chapelle Sainte-Anne de Kérinou (XIXe), appartenant à la paroisse de Notre-Dame de Kerinou et située à la Croix-Rouge, anciennement en Lambézellec. Elle a été restaurée et agrandie en 1897. Il s'agit d'un édifice en forme de croix avec choeur polygonal et jour éclairant le maître-autel. Une précieuse relique accordée au nouveau sanctuaire par Mgr Bécel, évêque de Vannes, est transférée le lundi 26 juillet 1897 et placée dans un coeur en vermeil. Une statue en pierre de Kersanton se trouve dans une niche extérieure au-dessus du portail, sous le clocher-mur. Juste en façade, on trouve une pierre marquée d'une ancre.
Cette chapelle est actuellement délaissée, le toit, le haut des murs et les vitraux prennent l'eau.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-mur en flèche
Clocher en péril : à surveiller

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
clocher
chevet
côté sud
vitrail en mauvais état


Chapelle d'établissement militaire

Chapelle du Centre d'Istruction Navale (XXe), anciennement de l'Ecole Navale, au-dessus de la rade de Brest. La chapelle se trouve sur le site de l'Ecole Navale reconstruite après la guerre, qui forme annuellement 800 élèves maistranciers et 150 mousses et instruit les 340 élèves du Lycée naval. Les allemands ont occupé l'Ecole Navale et ajouté plusieurs gros bunkers, d'où part un réseau de souterrains-abris assez vaste et bien conservé.

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

le CIN après-guerre (vue aérienne)


Chapelles d'établissements hospitaliers

Chapelle de l'Hôpital Morvan (XXe), qui date de la reconstruction de l'Hôpital et qui se retrouve au rez-de chaussée d'un bâtiment derrière le bunker-archives.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôpital Morvan
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiment de la chapelle

Chapelle de l'Hôpital des Armées (XXe), allée Suffren, sous le pont Harteloire. Une chapelle est construite sur les plans de l'ingénieur VERRIER et bénite le 12 février 1863, et est détruite pendant le siège de Brest en 1944. Un nouvel édifice est construit par les Services de la Marine et béni le 24 septembre 1955 par le cardinal Feltin. La cloche est suspendue à un campanile en croissant, au chevet de la chapelle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôpital des Armées
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Chapelle de l'Hôpital de la Cavale Blanche (fin XXe), dans l'enceinte de l'hôpital ouvert en 1996.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôpital de la Cavale Blanche
Siécle de l'édifice: fin XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

entrée de la chapelle
intérieur

Crédits : Photos aimablement transmises par Hyacinthe Des Jars de Keranrouë


Chapelle de l'Hopital Ponchelet (XXe), à l'est de la paroisse saint Michel. Il s'agit d'un édifice moderne du XXème siècle de plan rectangulaire et de style néo-gothique.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôpital Ponchelet
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

la chapelle


Chapelle de la clinique de Lanroze, à Lambézellec (XXe)
Cet édifice de plan carré éclairé par une façade entièrement en vitraux a été reconstruit après la guerre et n'a pas de clocher. En Août 1996, la Clinique Pasteur-Saint-Esprit a fait l’acquisition de la Clinique Lanroze située au 21 rue du Restic à Brest. Ses activités ont été déménagées en 2008 sur le site de la clinique Pasteur au n°32, rue Auguste Kervern.


Chapelles d'établissements scolaires

Chapelle de l'Ecole Saint-Joseph du Pilier-Rouge (XXe), désaffectée

L'ancienne chapelle comprenait deux chapelles en équerre pouvant être transformées en une seule grâce à une cloison mobile. L'édifice moderne a été restauré en 1952 et béni le 19 octobre 1952. L'école Saint-Joseph a depuis déménagé un peu plus au fond, les bâtiments ont été arasés et remplacés par des immeubles, hormis une maison bourgeoise qui reste à vendre et la chapelle transformée en appartements et surmontée à peu près à la croisée de son transept par deux étages de l'immeuble de style contemporain.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Joseph
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Chapelle du lycée de la Croix-Rouge (XXe), qui se trouve au RDC à gauche de l'entrée, au sud du lycée.

Type d'Edifice: Chapelle d'établissement scolaire
Nom de l'Edifice : du lycée de la Croix-Rouge
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le lycée
la chapelle


Chapelle du lycée de Ker-Stears (groupe scolaire de l'Estran), paroisse de Saint-Marc (XXe)

Ce lycée a été aménagé après la guerre dans et autour d'un châtea perché sur le promontoire dominant la Rade du Forestou Izella et construit par John Burnett-Stears, créateur de l'usine à gaz voisine. Son épouse, la Comtesse de Rodellec du Portzic, est enterrée à Saint-Martin. Cette demeure est liée à l'histoire de « l'affaire du diamant bleu », scandale mondain qui inspira à Maurice Leblanc, un épisode des aventures d'Arsène Lupin.

Le château accueillit les Américains en 1917, lors du premier conflit mondial mais fut aussi occupé par les officiers allemands en 1940. En 1946, le château fut vendu à la Congrégation des sœurs de la retraite d'Angers, qui y ouvrirent une Institution de jeunes filles, les Cours Fénelon, intégré en 2008 avec plusieurs autres établissements dans le groupe scolaire de l'Estran. La chapelle rectangulaire, sans clocher, est construite en 1952 sur les plans de M. MICHEL et sert tant à l'établissement qu'à la communauté des religieuses de la Retraite d'Angers.
Plus d'informations : http://www.sendspace.com/file/30xvjk

Oratoire du collège-lycée Charles Foucauld (XXe), aménagé dans l'établissement né de la fusion en 1952 et l'installation rue de Quimper de deux collèges, Saint-Louis (anciennement rue Lannouron) et Notre-Dame du Bon Conseil (anciennement rue Conseil). http://www.estran-brest.fr/etablissement/cdf/historique.php?section=etablis…


Couvents

Couvent des Petites Soeurs des Pauvres (XIXe-XXe), désaffecté, actuellement siège de l'IFAC. Il se trouve sur l'ancienne paroisse de Lambézellec, au nord de Brest. La chapelle est surmontée d'un clocher-mur.

Communauté de l'Adoration Perpétuelle, n°31 rue de Glasgow à Brest. La communauté anime depuis 1962 une maison de retraite appellée Foyer de l'Adoration inaugurée en janvier 1962. Auparavant, la communauté était au n°22 de la rue de l'Amiral Courbet. La maison de retraite est pourvue d'une chapelle de plan rectangulaire qui sert tant aux résidents qu'aux soeurs.


Dernière édition par Admin le Mar 3 Jan - 18:34 (2012); édité 12 fois
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MessagePosté le: Sam 24 Déc - 01:05 (2011)    Sujet du message: BREST (29200) Répondre en citant

Patrimoine religieux disparu

Anciennes églises

Ancienne église Notre-Dame et de la Sainte-Trinité au château (XIIIe-XVIe), détruite en 1919. C'est la première église de Brest, fondée en 1065 par les comtes de Léon et qui fut longtemps la seule église de la ville avant que celle des Sept Saints ne prenne le relais au XVIe siècle (1549).

Le château a pour origine un vaste castellum gallo-romain qu'on date du dernier tiers du IIIème siècle. Les substructions romaines existent encore à la base des courtines. Cet oppidum nommé « Bresta » devint la propriété des vicomtes de Léon. En 1240, le château passe aux mains du duc de Bretagne Jean 1er. Livré aux Anglais par Jean de Montfort, le château est assiégé à plusieurs reprises, notamment par Du Guesclin en 1373. Ce château est acheté en 1397 par le duc Jean IV.

Le donjon date du XIII-XIV-XVIIème siècle : il a été retouché en 1838 pour les besoins de la garnison. La tour du donjon, partie la plus élevée du château, est édifiée en 1597 par René de Rieux, seigneur de Sourdéac, marquis d'Ouessant et gouverneur de Brest, à la place d'une tour plus ancienne et qui tombait en ruines. C'est dans le donjon que se trouvent les appartements des anciens gouverneurs. Les tours d'entrée datent du XV-XVIème siècle : la grosse tour date des années 1470, une autre tour date des années 1420, la tour-résidence de Jean V date du début du XVème siècle, la tour de Brest date du premier tiers du XVIème siècle, la tour César date de la première moitié du XVème siècle, la tour Française date du premier tiers du XVIème siècle, la tour du Moulin date de la première moitié du XVème siècle, la tour Madeleine date des années 1470 et est recouverte d'une épaisse chemise de pierre au XVIe. Le bastion Sourdéac, édifié par l'ingénieur italien Pietro Fredance, date de 1560-1597 : ce bastion, qui est flanqué à chaque angle d'une échauguette, est en partie reconstruit en 1703 par Vauban. Les toits en poivrière du donjon et des tours sont rasés par ordre de Vauban qui fait établir des plates-formes pour y placer l'artillerie. La porte dite "portal de Brest" (ouvrage à pont-levis entre deux grosses tours) avec sa barbacane date de 1462-1466. La courtine du XVIème siècle est percée d'une porte à pont-levis qui a remplacé la poterne condamnée du boulevard du XVème siècle.

Derrière la caserne de Plougastel (vieux bâtiment datant du règne de Henri IV), se trouvait autrefois la chapelle du Château, dédiée en 1637 à la Vierge et réédifiée vers 1741, par l'ingénieur Frézier, chargé des fortifications. Cette chapelle sert d'église paroissiale jusqu'à la reconstruction de l'église des Sept-Saints en 1549. La chapelle est démolie en 1819. Cette chapelle fut interdite par autorité apostolique, en 1625, parce que Mgr de Rieux, évêque de Léon, fils du Gouverneur, y avait reçu, le 20 Avril 1624, les voeux des religieuses Carmélites, rebelles au Saint-Siège, qui, après s'être établies à Morlaix, diocèse de Tréguier, étaient venues se mettre sous la protection de l'Evêque de Léon. Mais sous la menace d'interdiction, les religieuses Carmélites quittèrent le Château de Brest et se retirèrent en Flandre. C'est cette chapelle qui servit aux prêtres fidèles, lors de leur détention au Château, pendant la Révolution, notamment du mois de Décembre 1791 au mois d'Août 1792, époque où soixante-douze d'entre eux furent déportés en Espagne.

La caserne Monsieur date de 1825. La caserne César date de 1766. Les magasins de l'Artillerie et le bâtiment dit de la Salle d'armes sont édifiés en 1777. Les Allemands occupent le château et refont ses niveaux intérieurs (zone militaire), une porte blindée est visible depuis l'espace muséographique dans une tour; deux ou trois blockhaus sont en outre ajoutés au bas des remparts du côté de l'Océan. En 1953, la préfecture maritime est inaugurée dans l'enceinte, logée dans un nouvel édifice conçu par Guth et Jean Niema. Un passage souterrain passe en-dessous du château et a été inauguré après la guerre, son accès est réservé à ceux qui travaillent dans le port militaire.

Ancienne église des Sept-Saints (XIIIe-XVIe).

La légende nous conte que la femme d'un forgeron de Landévennec mit au monde sept garçons et que le mari, furieux de cette maternité multiple, les mit tous les sept dans un pétrin et les abandonna à la merci des flots. Après avoir été longtemps ballottés par les vagues, les sept orphelins abordèrent sous le Château de Brest, où ils furent recueillis par les habitants, qui les transportèrent dans une maison voisine ; mais ils y moururent peu de jours après et leurs corps furent inhumés par les anges. La maison fut démolie et l'on bâtit, à sa place, une église en leur honneur, sous le vocable des Sept Saints. Selon M. Le Vot, ce patronage ne vient pas des Sept Saints de Bretagne, mais des septs enfants martyrs de Félicité, qui était honorée dans cette église. Elle était accostée d'un prieuré-cure de l'abbaye de Saint-Matthieu (Loc-Mazé Pen ar Bed).

Le prieuré est mentionné dans un acte du Saint-Siège de 1235 : "prioribus Sancti Ronani et Brest", puis de 1405 "de Bresta". Erigée en paroisse sous Henri II, elle est ensuite, le 29 octobre 1702, réunie à Saint-Louis et devient alors une simple chapelle. Le prieuré est uni à la cure en 1766. Le service religieux y est célébré jusqu'en 1790. En 1682, du consentement de Lucas LESTOBEC, maire de Brest, est fondée dans l'église des Sept-Saints la confrérie des Bouchers ; ils devaient y assister à une messe matinale, le dimanche à 5 heures en été, à 6 heures en hiver.
Cet édifice est vers 1790, le lieu de réunion de la Société populaire, club des Jacobins brestois. Après la Révolution, l'église des Sept-Saints est transformée en boutique et en cabaret, puis détruite en 1841 par un incendie. L'emplacement de la chapelle des Sept-Saints a été comblé en 1887 et se trouve aujourd'hui enfoui au dessous du boulevard Thiers, vis-à-vis de l'entrée de la rue Amiral-Linois


Anciennes chapelles

Intra-muros (dans l'enceinte de Brest ou dans le centre-ville)

Ancienne chapelle Saint-Yves, bâtie en 1200 dans l'ancienne rue du même nom. Le couvent des Carmes s'y installe au XVIIIe, la chapelle est abattue.

Ancienne chapelle du cours Fénélon (XIXe), n°4 rue Voltaire. Détruite en 1944.

Cette chapelle est construite avec le cours Fénélon par les Soeurs de la Retraite d'Angers. Après le siège de Brest et les combats qui s'ensuivirent, de l'immeuble entier ne restent que les murs de la chapelle. L'immeuble et la chapelle sont démolis dans le cadre de la Reconstruction de Brest tandis que les soeurs achètent Ker-Stears et émigrent dans le quartier de Saint-Marc.

Ancienne chapelle Saint-Joseph. Détruite en 1944.

Dès 1693, les Pères Jésuites fondent la Congrégation des artisans. Ces derniers édifient dès 1718, au haut de la rue Duquesne, une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Miséricorde. La première pierre est posée par Mgr de La Bourdonnaye le 8 mai 1718. L'édifice est bénit le 29 juillet 1719. Cette chapelle est vendue comme bien national sous la Révolution. Elle sert sous la Révolution de magasin pour lits militaires, et en 1866 le conseil de fabrique de Saint-Louis s'en rend acquéreur. Le 7 mars 1867, le conseil municipal de Brest, vote une somme de 5 600 francs pour la restauration du monument, puis le 9 juillet 1871 on décide de sa reconstruction. La chapelle est reconstruite vers 1871-1872 sur les plans de l'architecte et jésuite R. P. Tournesac. Le devis des travaux qui s'élève à 76 000 francs, sont exécutés par MM. Buré et S. Crosnier, entrepreneurs à Brest. La chapelle est consacrée le 20 octobre 1873 par M. Cloarec, curé de Saint-Louis. Elle disparaît avec l'intramuros de Brest suite aux bombardements et au siège de 1944.

Ancienne chapelle de la Marine édifiée en 1743 sur les plans de Choquet de Lindu et détruite au début du XXème siècle. Cette chapelle est celle des Pères Jésuites après que les Brestois aient racheté leur église Saint-Louis en 1750. Après le départ des Jésuites, la chapelle du séminaire est attribuée aux troupes de la marine. La chapelle est transformée en tribunal révolutionnaire durant la Révolution, puis de 1800 à 1814 en un magasin à vivres au service de l'hôpital. En 1814, la chapelle est restaurée complètement et on y place dans le choeur un groupe en marbre blanc dû au sculpteur flamand Schiemakers (retable venant de la citadelle d'Anvers). La nef est voûtée en pierres de taille. Les arcades formaient à l'origine dix chapelles particulières. Le monument est par la suite cédé à la Ville pour permettre la percée d'une rue dans le quartier Kéravel et est arasé.

Ancienne chapelle Saint-Sébastien, construite au XVIIe et figurant sur le plan de 1670. Elle est détruite en 1703.

Ancienne chapelle Notre-Dame de Délivrance, construite dans l'ancien cimetière avec les matériaux de la chapelle saint Sébastien en 1703.

Ancienne chapelle Saint-Charles Borromée, située sur le quai en l'ancienne paroisse de Sept Saints. Elle n'était connue, nous dit M. Le VOT, que par la mention qui en est faite dans les registres de cette paroisse, sous la date du 10 Septembre 1674, relatant le mariage qui se fit dans la chapelle Saint-Borromée, entre Henry de Maillé, marquis de Carman et Marie-Anne du Puy Murinois. Le mariage fut célébré par devant Monseigneur de Léon, en présence du duc de Chaulnes


Recouvrance

Chapelle Sainte-Catherine et Notre-Dame de Recouvrance, fondée au XIIIe avec un hospice. Elle est rénovée par Jean de Montfort qui y fonde une chapellenie dédiée à Notre-Dame de Recouvrance, où les femmes des marins venaient prier pour leur salut et les marins déposer des ex-votos quand le Seigneur les a protégé du péril. En 1607, le quartier situé face à Brest sur la rive droite de la Penfeld prit le nom de Recouvrance. La chapelle originelle n'existe plus, remplacée par l'église Saint-Sauveur au XVIIIe, bâtie un peu plus loin. Sur son emplacement a été construit en 1911 le magasin aux vivres de l'avant-port.

Ancienne chapelle de la congrégation des Artisans (XVIIIe) Détruite en 1944. Cette chapelle est érigée au chevet de l'église Saint-Sauveur, place Vauban, en 1723. Confisquée sous la Révolution comme bien national, elle est rendue au culte au début du XIXème siècle. Elle subit des réparations en 1840-1842, 1889 (à l'initiative de M. Bellec), et sert d'annexe à l'église paroissiale. Arasée en 1944, il n'en reste sur la place Vauban que le bas des murs de souténement.

Ancienne chapelle saint-Elme, de la confrérie des calfats. La chapelle Saint-Elme fut construite pour la confrérie des calfats, fondée en 1680, et accolée à l'église Saint-Sauveur ; lors de la reconstruction de l'église au XVIIIe et son érection en paroisse, le service de la confrérie dut être transféré dans un petit oratoire, transformé ensuite en magasin, non loin de la culée du pont tournant.

Ancienne chapelle de l'Ecole Saint-Sauveur, située juste derrière l'église du même nom dont elle était l'école paroissiale (XIXe). L'école en conserve le clocher, mais la salle qui était juste en-dessous et qui était une chapelle a été reconvertie en classes.

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Ancienne chapelle du collège Anne-Marie Javouhey, dit Brest rive-droite, situé rue du Rempart. Détruite en 1944.
C'est un long bâtiment reconstruit dans les années 1950 sur le site du collège fondé au début du XIXe par Anne-Marie Javouhey, établissement qui fut rasé par les combats dus au siège de Brest.


Quilbignon

Ancienne chapelle Notre-Dame de Lourdes (XIXe), édifice rectangulaire sans clocher construit en style néogothique en 1885 sur l'ancien cimetière, face au porche de Saint-Pierre. Désaffectée depuis plusieurs décennies et tombant en ruines http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_docum… elle a été détruite enntre janvier et mai 2011 pour agrandir le parvis de l'église de Quilbignon. http://www.brest.fr/cadre-de-vie-deplacements/actualite/detail-actualite/h/…

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

emplacement de la chapelle Notre-Dame de Lourdes

CPA (1) :
l'église et la chapelle Notre-Dame de Lourdes vers 1900.


Ancienne chapelle de l'Ecole Notre-Dame de Kerbonne. Il s'agissait d'une simple salle aménagée de l'établissement.

Ancienne chapelle Sainte-Brigitte, près du bourg, fut reconstruite en 1823 par le recteur MILIN puis démolie en 1924.

Ancienne chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, construite en 1854; les fondations de messe de la chapelle sainte-Brigitte y sont transférées. Elle a depuis disparu. Son pardon avait lieu le 8 octobre.

Ancienne Chapelle-Jésus, sur les rives de la Penfeld, ancien oratoire connu grâce à la célèbre chanson de Henri Ansquer Complainte de Jean Quéméneur qui parle du « pardon d'la Chapelle-Jésus ».

Ancienne chapelle de Kerangoff.


Lambézellec

Ancienne chapelle de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (XVIème siècle), appartenant à la paroisse de Notre-Dame de Kerinou, restaurée en 1829 et située à Kérinou, ancien fief des seigneurs de Kerennou ou Kérinou (en Lambézellec). A cette terre était attaché le privilège de percevoir le droit de passage sur la Penfeld entre Brest et Recouvrance. Cette chapelle aurait déjà existé en 1519 et contenait jadis un ancien tableau daté de 1693. Il s'agit d'un édifice comprenant une nef rectangulaire terminée par un chevet en hémicycle en très léger retrait et entouré d'une sacristie à chevet droit. Le clocher surmonté d'une flèche pyramidale.

Elle était un des plus vieux monuments brestois au sortir de la dernière guerre. A la Révolution, elle avait été transformée en corps de garde, logeant un groupe d'une vingtaine de soldats et leur encadrement avant d'être vendue comme bien national à un monsieur François le Monnier, qui la remet à neuf . Les héritiers lèguent le manoir et les dépendances (dont la chapelle) à la congrégation des Filles du Saint-Esprit qui créeront l'école de Bonne Nouvelle. La chapelle est aussitôt dénommée Notre Dame de Bonne Nouvelle. Les soeurs reçoivent un avis d'expulsion en 1904 mais résistent, et avec la complicité du maire de Lambézellec, commune indépendante de Brest alors, ne sont pas expulsées. L'école sert d'hôpital complémentaire de 1914 à 1919. Les allemands occupent les bâtiments en 1940, s'en servent de prison et de lieu de tortures. L'école subit également les bombardements du siège de Brest et sera très endommagée. Elle est à nouveau occupée en septembre et octobre 1944 mais par une division américaine, cette fois, affectée au déminage de la ville. L'enseignement reprend pourtant en 1945.

C'est en 1973, que les légataires vendent à une société immobilière la chapelle et son enclos. Malgré les efforts conjugués de plusieurs associations et d'un groupe d'habitants, ce témoin historique est rasé par les bulldozers pendant la période estivale.
Source : http://www.wiki-brest.net/index.php/Lambézellec#La_chapelle_Notre_Dame_de_K…

Ancienne chapelle Notre-Dame de Pitié (XVIe), démolie au XXe siècle.

Ancienne chapelle du Calvaire, construite au XIXe. Cet édifice religieux de plan rectangulaire surmonté d'une flèche est détruit dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Ancienne chapelle Saint-Guénolé (XIIIe), dont ne subsistent que les ruines aménagées en 1970. Il s'agit d'un édifice à plan en équerre. Dans la chapelle même sourd un mince filet d'eau qui débouche dans une fontaine extérieure qui alimente un lavoir situé à proximité de la chapelle. Cet édifice offrait jadis à l'ouest une porte basse en accolade, au nord une fenêtre gothique, et dans le pignon sud, ajouré d'une ouverture rectangulaire, une petite rosace en quatre-feuilles. Le pignon occidental, encore debout en 1970, a été abattu et les ruines aménagées dans le cadre de la réhabilitation des berges.

Ancienne chapelle du Sacré-Coeur, construite après la guerre parmi les cités provisoires du Polygone, près de Bellevue. Lorsque ce dernier quartier a été achevé dans les années 1970 et les baraques détruites, la chapelle a elle aussi disparu et son presbytère, un Algeco, a déménagé à Kerourien près la chapelle de secours, rue du Valy-Hir.

Ancienne chapelle privée du manoir de Kerguérec, à Quizac.

Quizac est pour la première fois cité en 1274 (Quijac). Le fief de Kerguérec en Quizac passe aux familles Foucault, Kerguiziau, du Châtel (1555), du Louët (1605) et entre dans le patrimoine de la famille de Montmorency au XVIIIe. La Révolution le confisque et le vend à la famille Riou-Kerhallet, de Brest, qui vendent dans la première moitié du XIXe aux Le Jeune, négociants enrichis qui font restaurer le château par l'architecte Sylvain CROSNIER. En 1924, le manoir est acquis par Emmanuel Colin pour la somme de 47 000 francs. Celui-ci sera le dernier propriétaire avant le démantèlement du manoir au profit de la ZUP. Avant ce démantèlement, plusieurs personnes vivent du produit de l'exploitation du Manoir, parmi celles-ci Yves Le Roux et son épouse, réfugiés chez Emmanuel Colin leur parent après avoir été expropriés par les allemands lorsqu'ils vivaient au Portzic.

La propriété est constituée d'une ferme et de ses bâtiments, d'un manoir reconstruit au XIXe à 2 étages avec un grenier, couverte en ardoises, faisant 20 m de long: le rez de chaussée est équipé d'une cuisine sur sol carrelé, d'une vaste salle à manger disposant d'un plancher en chêne écussonné, l'ensemble est lambrissé Au premier étage deux chambres avec cheminées de marbre, une cuisine et une autre salle à manger Le 2eme étage était composé de 3 chambres avec chacune une cheminée, une cuisine. Au dessus de ce dernier étage, un vaste grenier aménagé au centre d'un fruitier et composé de 2 autres chambres pour les domestiques. La maison de gardien, de 6x9 m, était construite sur deux caves et avait un étage accessible par un escalier extérieur; elle portait sur son pignon une niche avec une grande statue de la Vierge à l'Enfant ou de saint Joseph, peut-être pour éloigner le mauvais sort.
La chapelle, de 5 m par 9 est en moellons de granit, couverte d'un toit à deux pans en ardoises. L'intérieur est dallé de granit et carrelage. Un maitre-autel en bois orné est séparé du reste de la surface intérieure par une grille en fer forgé faisant office de table de communion. Le mobilier et le bâti dataient du XIXe.
L'ensemble, ferme, chapelle et château, est rasé dans la fin des années 1940 pour l'établissement de la ZUP de Bellevue-Quizac.

Source et photos : http://www.wiki-brest.net/index.php/M_comme_Manoirs:_le_manoir_de_KERGUEREC

Saint-Marc (est)

Ancienne chapelle du manoir de Kerjean (XVIIIe-XIXe), disparue.

Autres anciennes chapelles

Ancienne chapelle de l'Institution Sainte-Anne (paroisse Saint-Louis), Détruite en 1944, édifiée sur les plans de M. Marzin (Cabinet Freyssinet). Elle comprenait une nef rectangulaire avec bas-côté sud de quatre travées et un choeur plus étroit. L'école, fondée en 1887 par M. Roull, curé de Saint-Louis, est confiée en 1919 aux filles du Saint-Esprit. Située sous le haut du coteau au-dessus de positions allemandes taillées au bas de ce coteau (une galerie qui remonte vers le collège et un abri anti-aérien probablement d'avant la guerre), il est sérieusement bombardé et reconstruit sans sa chapelle en 1950, le lycée Saint-Louis quittant le bas de la rue Lannouron pour s'installer rue de Quimper.

Ancien oratoire du Foyer Saint-Dominique (paroisse Saint-Michel). Il s'agissait d'une simple salle rectangulaire aménagée dans l'établissement construit en 1956 sur les plans de M. Weisbein.

Ancien oratoire de l'Institut de l'Immaculée-Conception (paroisse Saint-Michel).

Ancien oratoire de la clinique du Saint-Esprit, dont les activités sont regroupées avec la clinique Pasteur au n°32 de la rue Kervern à Brest en 1993.


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MessagePosté le: Lun 26 Déc - 23:13 (2011)    Sujet du message: BREST (29200) Répondre en citant

Anciens couvents

Ancien Séminaire des Jésuites (XVIIe)

En 1685, les Jésuites obtiennent l'autorisation de fonder un séminaire chargé d'instruire et de loger les prêtres qui devaient servir d'aumôniers sur les vaisseaux de l'Etat. Le Roi fit construire, à ses frais, le séminaire (transformé ensuite en l'école des mécaniciens) ; mais, d'après la convention, les Jésuites devaient, avec leurs deniers, édifier leur église tout auprès, sur un terrain appelé le Jardin du Roi et qui leur était gracieusement concédé.

Les Jésuites, ne se hâtèrent pas de remplir cette obligation quand ils surent que les Brestois s'impoaient au même moment de lourds impôts pour construire une église neuve dans la ville, afin de remplacer la vétuste église des Sept Saints. La première pierre de cette église était d'ailleurs posée tout près du Séminaire.
A force d'intrigues près de l'évêque et du pouvoir royal, la construction de l'église est à peine commencée que les Jésuites obtiennent la propriété de l'édifice, par la sentence épiscopale du 25 juin 1688. Ils se gardent bien de prévenir la municipalité, qui continue de pressurer les habitants pour l'achèvement d'une église qu'ils réclament.Les travaux progressent, le bâtiment s'élève. Mais un jour, visitant les travaux, elle s'aperçoit qu'un escalier fait communiquer l'église avec le séminaire. Immédiatement, elle s'émeut : elle envoie deux notaires demander des explications au Supérieur qui, dans un bon sourire, leur répond : « Allez, mes amis, l'église est aussi bien à nous que le justaucorps, le chapeau et la perruque que vous portez sont à vous ».

Les Brestois, qui avaient payé 400.000 livres leur église Saint-Louis, n'y furent jamais que tolérés. Les documents d'archives nous rapportent « qu'ils, sont même très souvent troublés par les P. Jésuites dans les offices les plus solennels », et, en 1740, il leur faudra payer encore 50.000 francs pour rentrer en possession d'un édifice qu'ils ont construit de leurs deniers. C'est alors que les Jésuites construisent la chapelle de la Marine, pour eux-mêmes.

En 1762, les jésuites sont suspendus par le Roi et priés de vider leurs séminaires; à Brest, la Marine y installe une caserne, laissant la chapelle en exercice. La Révolution installe dans la chapelle son "Tribunal" révolutionnaire, sombre pantalonnade d'une injustice hideuse.


Ancien couvent des Capucins, à Recouvrance.

Les Capucins habitaient depuis 1672 une maison particulière à Recouvrance, mais ce ne fut qu'en 1692, qu'ils furent définitivement autorisés à s'y établir. Vauban posa la première pierre du Couvent le 30 Août 1695, et le 21 Février 1712, Duguay-Trouin, Commandant de la Marine, Mme. Dumains, Comtesse d'Orogne et l'abbé Madec, recteur de Quilbignon, posaient la première pierre de l'église sous le vocable de St-Antoine de Padoue.
Lors de l'épidémie de typhus qui ravagea Brest et en extermina une part importante de la population, en 1757/8, le couvent, centre de la prédication religieuse de la cité, en concurrence avec les Jésuites, se convertit en Hôpital, ce qui était d'autant plus sain qu'il se trouvait sur un coteau aéré, hors des miasmes du vallon de la Penfeld et de la ville.

Les religieux qui composaient la communauté, obligés d'évacuer leur maison, supprimée en 1790, optèrent la plupart pour la maison de Roscoff seule désignée, avec celle d'Audierne, pour recevoir les quarante-huit religieux capucins existant dans le département. Aucun de ces religieux ne figure sur la liste des prêtres qui prêtèrent serment au District de Brest au commencement de l'année 1791. Dès le 7 Avril 1791, la maison était vidée, les scellés apposés et confiés à un gardien. Le 9 Août de la même année, le Département faisait abandon à la Marine de la communauté des Capucins de Brest.

La Marine transforme les lieux en caserne, puis en ateliers pour la construction de croiseurs en fer. Les bâtiments de l’ancien couvent sont détruits et les ingénieurs Fauveau et Menu du Mesnil établirent les plans. Entre 1845 à 1864, un atelier pour la fonderie, un autre pour la grosse chaudronnerie et un dernier (dit des machines) pour l’ajustage et le montage des pièces mécaniques sont construits par la Marine. A l’est du plateau, une rampe est aménagée pour faciliter l’accès aux quais de l’arsenal. Près des quais de Bordenave un viaduc imposant est édifié, afin de supporter une grue capable de soulever 40 tonnes. C’est sous cette grue que les bâtiments en construction viennent recevoir leurs chaudières. Malgré quelques dégâts réparables, les ateliers du plateau des capucins survivent à la dernière guerre.
A la fin du XXe, la Marine les abandonne et les vend à la ville de Brest; toutes les constructions, hormis les hangars, sont rasées dans les années 2008-2011. La ville de Brest prévoit d'y construire un nouveau quartier qui sera peut-être relié par un tépéphérique à la rue de Siam http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24333 étant donné la difficulté d'accès par ce côté, les Capucins étant redevenus un ilot civil parmi des friches (ancien bagne) et des installations militaires.
Source et informations complémentaires : http://www.wiki-brest.net/capucins


Ancien couvent des Carmes (XVIIIe), qui s'installe en 1718 sur l'ancienne chapelle Sauint-Yves, qui est abattue et remplacée par une église conventuelle neuve.

Les Carmes déchaussés vinrent établir un couvent à Brest et diriger l'hôpital Saint-Yves, suite au désir exprimé par le gouverneur de Brest de l'époque, Castelnau (convention du 1er mai 1652, approuvée par l'évêque de Léon, le 19 novembre suivant. Après la dispersion des Carmes en 1790, le couvent sert de prison aux prêtres réfractaires. L'église, transformée en magasin durant la Révolution, est rendue au culte sous le Concordat. D'abord annexé à Saint-Louis, le sanctuaire construit sur les plans de ROBELIN est érigé en paroisse le 4 février 1857. L'édifice est détruit en 1944 pendant le siège de Brest et elle n'a pas été reconstruite, contrairement à ce que rapporte le site infobretagne.com La paroisse des Carmes a été supprimée le 24 février 1969 et son territoire rattaché à la paroisse Saint-Louis.Source : http://www.eglise-breiziroise.cef.fr/ep_br_centre/br_centre.php
Plus d'informations sur l'ancien couvent des Carmes et son église : http://www.infobretagne.com/brest-carmes.htm


Ancienne communauté des Dames de l'Union Chrétienne du Sacré-Coeur de Jésus (XVIIe), établie en 1694 au loin de Brest. L'institution avait pour but d'offrir un asile aux femmes et aux veuves de qualité, sans fortune, de convertir les filles et les femmes protestantes et de leur donner les moyens de se préparer à leur abjuration et enfin, d'apprendre à lire, écrire et travailler aux petites filles pauvres. En 1736, une chapelle conventuelle est bâtie, et est convertie sous l'Empire en Bourse du Commerce.

Cette communauté qui tient à la fois des Dames de la Retraite, des Nouvelles Catholiques, et des communautés enseignantes telles que les Ursulines, devint très prospère. Au moment de la Révolution, quand elle fut dissoute, elle se trouve propriétaire de tout ce vaste îlot compris entré les rues de la Rampe et d'Aiguillon, la rue Voltaire et le Champ-de-Bataille. Au moment de la Révolution, la communauté était très florissante et comptait vingt-huit religieuses. Le 7 Janvier 1792, on voulut exiger d'elles le serment de fidélité à la Constitution, qu'elles refusèrent toutes, excepté la Sœur maîtresse des novices. A la fin de cette même année, le 18 Septembre 1792, les administrateurs du District de Brest leur signifièrent le décret d'expulsion rendu la veille par le Département. Par la suite, la chapelle fut détruite.

Ancienne communauté du Refuge (XVIIe), établie dans le quartier de Recouvrance en 1667, autorisée en 1692 pour les dames de Saint-Thomas de Villeneuve, chargées de la direction des filles repenties qui travaillaient à la confection et au lavage des toiles à voile et du linge des hôpitaux de la Marine. Leur établissement est consumé par les flammes en 1782, hormis une maison détachée où elles se réfugièrent. Ayant refusé le serment en 1792, elles furent incarcérées au château de Brest, alors renommé fort la Loi.


Ancien couvent des Filles du Saint-Esprit, auprès de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle de Kerinou (XIXe-XXe), voir à cette chapelle ci-dessus.





Autres cultes

Temple protestant (XXe), bâti en 1955 au n°36 rue Voltaire en remplacement du temple construit en 1863 et détruit pendant les combats du Siège de Brest en 1944.

Type d'Edifice: Temple protestant
Nom de l'Edifice : ERF de Brest
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Eglise évangélique chrétienne La Pierre d'Angle, près de l'église Saint-Luc

Cette communauté a été crée en 2003 et s'est récemment installée dans un local qui ressemble beaucoup à un garage. http://www.lapierredangle.com/pages/l-eglise/qui-sommes-nous.html

Type d'Edifice: Eglise évangélique protestante
Nom de l'Edifice : La pierre d'Angle
Siécle de l'édifice: XXIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

vue sur la rue


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