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Montargis (45200)

 
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MessagePosté le: Jeu 19 Mai - 22:59 (2011)    Sujet du message: Montargis (45200) Répondre en citant

Eglises

Eglise Sainte-Marie-Madeleine

Le premier édifice religieux de la basse ville est une chapelle construite à cet emplacement en 1183. La base du clocher , les piliers et chapiteaux de la nef nous restent de cet édifice de la fin du XIIe. Dans le premier quart du XIIIe, il est agrandi d'une nef principale pour les religieuses et le choeur est élargi. En 1377 l'église devient paroisse, un bas-côté nord et un transept sont ajoutés. Après 1465, le report se fait doucement de l'église du château à celle de la ville et quatre autels latéraux sont installés dans les basses-nefs qui sont élargies.
En 1525, un incendie ravage la ville de Montargis. L'architecte Jacques ANDROUËT DU CERCEAU reconstruit le choeur après 1552 et lui donne une hauteur de 23 m. Le choeur est achevé en 1618 et les travaux se déplacent à la façade, reconstruite par l'architecte BINGO. Vers 1735, certaines chapelles latérales sont reconstruites.
VIOLLET LE DUC et Anatole DE BEAUDOT restaurent l'église à partir de 1862, ajoutent des chapelles sur le côté droit et exhaussent sensiblement le clocher, en lui donnant la flèche qu'il a aujourd'hui. La sacristie et le portail du transept nord sont les derniers ajouts à l'édifice, opérés en 1898.
La plupart des vitraux de l'église est réalisée par le verrier tourangeau LOBIN dans la deuxième moitié du XIXe, de 1859 à 1873. L'église abrite aujourd'hui un des ensembles les plus complets d'oeuvres des maîtres-verriers français du XIXe, à égalité sans doute avec la chapelle du château de DREUX.

Plan du projet de restauration de l'église (1862) par A. de Beaudot :


Emplacements et thèmes des verrières :


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Marie-Madeleine
Siécle de l'édifice: XIIIe-XVIe-XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : type kreisker
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (73) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (10) :

l'église depuis le château
clocher

façade
côté nord

choeur et chevet
côté sud

Intérieur (47) :

bas-côté gauche
grande nef
bas-côté droit

chapelle de Jeanne d'Arc

porte maçonnée
autre porte (19e)

vitraux nef (G)

transept nord
collatéral G du choeur

vitraux à G du choeur

chapelle absidiale

choeur et ses vitraux

vue vers l'entrée
voûte du choeur (19e)


chapelles à D du choeur


vitraux à D du choeur

transept D (sud)
vitraux à D de la nef

Orgue et clocher (16) :

l'orgue
culot

1e niveau du clocher
toit des chapelles
escalier

2e niveau
échelle du beffroi

chambre des cloches
la flèche



Eglise Notre-Dame des Cités (XXe), construite dans les années 1960 pour desservir l'ouest de la commune, séparé de l'église par le coteau du château.
La chapelle des catéchismes fut le premier lieu de culte à cet emplacement, construit en 1957 par l'architecte Jean ROUQUET. Le même architecte construisit en 1969 cette église presque complètement aveugle, seulement percée de longues fentes sur sa face sud. Sous le lourd toit de béton, des poutres identiques en béton elles-aussi, sous lesquelles une dalle vitrée diffuse un peu de lumière dans l'église. La chapelle de semaine est située sur un côté.
Cette église était prévue pour être polyvalente, et servir aussi de salle de spectacles.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND des Cités
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Chapelles

Chapelle Sainte-Anne (XVIIe-XIXe), dans l'ancienne orangerie du couvent des Bénédictines

La chapelle fut installée dans l'ancienne orangerie lorsque M. Honoré HENRIET-ROUARD racheta en 1866 une partie de l'ancien couvent des Bénédictines pour y installer un hospice. L'abbé Corson fut l'aumônier et le bienfaiteur de cette chapelle, comme le rapelle une plaque qui récapitule à l'entrée de la chapelles les messes de fondation à dire.
En 1939-1949 le Révérend Père BLOT restaura la chapelle. Aujourd'hui elle abrite la Société historique du Gâtinais et sert de lieu de réunion associatif.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : lanternon
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Chapelle de l'ancien Hopital (XXe), dédiée à Saint-Louis. Elle jouxte le bâtiment neuf de l'Hopital, qui fut à l'origine celui de l'orphelinat BICHET-RONDEAU inauguré en 1931.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : saint Louis
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiment neuf de l'Hopital (XXe)
chapelle

Chapelle du lycée Saint-Louis (fin XIXe), au château

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du lycée saint-Louis
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet
côté cour

Chapelle des morts du lycée Saint-Louis, sur le site du château

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des morts du lycée saint-Louis
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

chateau, auj. lycée
l'édifice
l'intérieur

Chapelle Sainte-Thérèse (XXe), à la limite de la commune d'Amilly, construite en 1953 par l'architecte BOITEL d'Orléans pour desservir le sud-est de la commune de Montargis et les nouveaux quartiers à l'est du Loing jusqu'à la gare.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Thérèse des Closiers
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté ouest et chevet
côté est



Couvent

Couvent de la Visitation (désaffecté), anciennement maison d'arrêt et maintenant tribunal

En 1628, Jeanne de Chantal fonde le couvent de la Visitation Sainte-Marie.
En 1790, le couvent devint prison, et le resta sous la Terreur. En 1807, le bâtiment fut affecté aux administrations de l'intérieur et de la Justice et accueillit en même temps la sous-préfecture (qui partit à l'est de la ville à la fin du XIXe), le tribunal et la maison d'arrêt, qui occupent toujours les lieux.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : de la Visitation
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le couvent depuis le chateau

cour d'honneur
plaque de consécration

côté canal
vestige de la chapelle


Couvent des Ursulines (désaffecté) sur le site de l'Hopital

En 1623, Catherine de ROGRES, petite-fille de Barthélémy PREVOST, ancien lieutenant-général, âgée de 23 ans, désira fonder à Montargis un couvent de l'ordre des Ursulines, pour l'établissement duquel elle reçut de sa mère Annes PREVOST, veuve de Charles de ROGRES seigneur de Langlée, leur bel hôtel du quartier de la Pêcherie. Au rez-de-chaussée les religieuses installèrent la cuisine, le réfectoire et la chapelle. Au premier, leur dortoir. Elles se consacraient à l'éducation des filles et cherchèrent à s'agrandir, mais la place leur manquait. En plus, en 1636, le plancher du dortoir s'effondra dans le réfectoire et les religieuses (et leurs pensionnaires) en réchappèrent par miracle.
Elles vendirent donc leur maison à Pierre OZON prévôt de police et acquirent un terrain de 7 arpents (3 ha 1/2) à l'emplacement de l'actuel hôpital où elles érigèrent un couvent entre 1643 et 1645 dont subsiste le cloître, inclus par la suite dans les bâtiments de l'Hôpital installé là en 1791. L'ancien Hôtel-Dieu se trouvait, lui, au sud de la vieille ville et fut détruit dans l'incendie de 1525, reconstruit et subsista jusque la Révolution.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Ursulines
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : lanternon
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le vieux cloître
grange 17e


Couvent des Barnabites (désaffecté)

Les clercs réguliers de la Congrégation de Saint-Paul, ou Barnabites, furent appellés par la municipalité montargoise pour prendre la direction du collège de la ville fondé en 1564 par Renée de France. Les premiers moines arrivèrent le 24 juin 1620 et furent installés dans l'ancien Hôtel de Ville, reconstruit après l'incendie de 1525. Ils y ajoutèrent une chapelle achevée en 1676 et où Louis XIV entendit la messe vingt ans plus tard. En 1708 ils ajoutèrent une aile perpendiculaire pour abriter le pensionnat et le collège qui compta plus de 200 élèves. Les moines furent chassés à la Révolution.

Au XXe siècle, il devint un collège public de garçons où plusieurs centaines de Chinois suivirent les cours. Ils étaient alors logés dans les dortoirs du collège.
Depuis 1988, celui-ci abrite l'Hôtel-de-Ville. Il subsiste dans la cour le mur sud de la chapelle du couvent des Barnabites, construite par BINGO au XVIIe. La cheminée XVIe de la salle des échevins nous est parvenue intacte, ainsi qu'une petite pièce lambrissée dans l'aile de 1708.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Barnabites
Siécle de l'édifice: XVIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Vue depuis le château

côté ville (est)

côté cour (ouest)
arc de la chapelle





Autres cultes

Temple protestant (XXe), sur le coteau du château, construit en 1970 par les architectes LESAGE et MONHEIM. Ce vaisseau renversé est formé de cinq éléments triangulaires en dents de scie. A l'intérieur, la grande charpente de bois touche presque au sol : sur le mur du chevet se détache seule une croix nue; en face, le grand mur est tout formé de vitrages colorés dont la mosaïque surplombe la vallée où s'étend la ville, exactement comme au XVIe siècle lorsque les protestants, accueillis et protégés par Renée de France au château, dominaient pendant leur assemblée la ville catholique.

Type d'Edifice: Temple protestant
Nom de l'Edifice : ERF Montargis
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade côté ville
toit


Dernière édition par Admin le Dim 11 Sep - 03:18 (2011); édité 17 fois
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MessagePosté le: Jeu 19 Mai - 22:59 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 19 Mai - 23:02 (2011)    Sujet du message: Montargis (45200) Répondre en citant

Patrimoine religieux disparu

Anciennes églises

Ancienne église Sainte-Marie, au château

Mons argus ou Mons Aredius, Montargis, est cité dans une bulle du pape Eugène III datée de 1152 qui confirme à l'abbaye Saint-Jean de Sens la possession de l'église Notre-Dame du château (ecclesiam Beate Maria de Monte Argio). L'orthographe Montargis apparaît dans une charte en français datée de 1272. Il est possible que Montargis était déjà peuplé auparavant, cependant Dom Morin affirme sans preuves que Clovis y ait édifié une tour. Quoi qu'il en soit, lorsque Pierre de France, sixième fils de Louis VI le Gros, épousa Elisabeth de Courtenay, Montargis entra pour la première fois dans le domaine royal. Mais, par cette union, Pierre s'était engagé à prendre le nom et les armes des Courtenay. En 1170 il affranchit les habitants de Montargis en suivant la coutume de Lorris-en-Gâtinais. Pierre II de Courtenay, seigneur de Montargis, fils du précédent, fit construire l'église en 1180 sur le haut du coteau, dans la cour du château, au-dessus de la ville. Mais à la suite d'un diffèrend en 1199 avec Hervé de Donzy, il fut fait prisonnier et dut se plier à l'arbitrage du roi Philippe Auguste qui fit passer dans le domaine royal le comté de Gien et la ville de Montargis, qui devint à partir du commencement du XIIIe un séjour fréquent des rois de France.

L'église du château fut le siège de la paroisse du XIIe au XVe siècle. Ensuite, la ville se développa en bas, auprès du Loing, entre le château et l'église saint-Madeleine, simple chapelle au XIIe. Les établissements monastiques s'installèrent eux aussi sous le coteau, qui fut relativement délaissé.

L'immense forteresse imprenable ceinte de vingt tours qui fit la célébrité de Montargis fut construite à partir de 1376 par le roi Charles V à qui on doit aussi l'immense salle de 62 m de long et 18 de large. Il installa dans le château la seconde horloge qu'il y ait eu en France (1380), la première ayant été faite en 1370 pour son palais de Paris. Il permit aussi aux montargois de construire, dans la ville basse, une seconde enceinte englobant la ville qui s'était développée.
En 1427, Montargis est assiégé par les anglais qui ravagent la campagne et les alentours (Puiseaux). Le 5 septembre 1427, la ville est dégagée par les troupes du connétable de RICHEMONT, seigneur de la ville, des capitaines XAINTRAILLES, LA HIRE et du courage des montargois assiégés qui n'hésitèrent pas à inonder les prairies marécageuses autour de la ville pour parachever le désarroi et la confusion des assiégeants.
Le 19 septembre 1429 Jeanne d'Arc traverse Montargis.

Grande salle :


Le 15 juillet 1525, Montargis fut complètement ruiné par un grand incendie qui dévasta la ville basse, à l'exception d'une porte gothique au n°19, rue du Loing. Toute la ville se reconstruisit pendant que Renée de France en prit possession. Mais les relations ne furent jamais cordiales entre Renée et la ville, le château accueillant des protestants et la ville se remettant de divers pillages perpétrés par leurs coreligionnaires. L'architecte Jacques ANDROUËT DU CERCEAU contribua à faire le lien entre le château, où il aménagea les jardins, et la ville dont il reconstruisait l'église. A la mort de Renée de France, l'église n'était plus qu'une chapelle désaffectée, où elle fut d'ailleurs inhumée.

Plan du château au XVIe :


Plans du château :


Le château fut par la suite pris par les Ligueurs, repris, puis assiégé par les protestants, et dégagé. En 1626, Montargis passe dans l'apanage d'Orléans. Le château est pris par les frondeurs du prince de Condé, mais celui-ci est battu à Bléneau et doit abandonner Montargis. Le 3 avril 1656, le clocher de la vieille église s'effondra, emmenant avec lui quatre voûtes de la vieille nef romane. Entre temps, le canal de Briare atteint Montargis et consacre l'ascendant de la ville basse sur le château délaissé. Louis XIV fit démolir les vestiges de l'édifice en 1697; la chapelle souterraine dédiée à saint-Guinefort subsiste, ainsi que les murs de fondation.

A la Révolution, la Terreur s'abat sur Montargis, à cause du représentant du peuple en mission LAPLANCHE et de son affidé le curé renégat PIGNON. Le château déclaré bien national est vendu au Comte de LATOUCHE, qui fait transformer la grande salle en une filature de coton. Une délibération municipale du 22 février 1794 ordonne la destruction des tours et créneaux du château, qui est transformé en carrière de pierres à partir de 1809 (associés PICHOT et SADOUL), dans l'indiffèrence générale. En 1828, les plus beaux bâtiments sont abattus. Seule la disparition de la Tour de l'Horloge suscite un début de réflexe de conservation. Le démolisseur demande 1000 F pour la laisser debout. Le jour où l'argent enfin rassemblé fut apporté, la tour gisait par terre depuis la veille (24/10/1837).

Victor HUGO le décrit en 1844 "J'étais curieux de voir le château, célébre dans toute l'Europe [...] J'ai franchi une haute porte donjon du XIIe siècle, j'ai traversé plusieurs cours, et je suis arrivé ainsi jusqu'à une claire-voie de bois, fermant une allée d'arbres bas et touffus [...] Au bout de l'allée j'ai trouvé une [...] grande maison triste et blanchâtre, composée d'un seul étage avec un pavillon à toit pointu et une terrasse d'où on voit la ville et la plaine. Du reste solitaire, lézardée, délabrée, close, barricadée et déserte. [...] Je cherchais des yeux, à travers les branchages, les hautes tours, les machicoulis sculptés, les créneaux formidables du château de Montargis. Rien ne m'apparaissait. Enfin, à force de fureter dans les broussailles, j'ai découvert je ne sais quels tronçons informes, des pans de murs rongés de mousse [...] une brèche sous les buissons, le caveau circulaire, noir d'une tour. J'ai fait quelque pas encore, et je me suis trouvé sur une esplanade toute couverte de cigüe et de bouillon blanc. Le fossé dégradé borde cette esplanade, dont le contour ondule et dessine vaguement au regard le plan géométrique d'un grand édifice; des renflements arrondis indiquent la place des tours. J'avais sous les yeux le château de Montargis."

Seuls nous restent aujourd'hui la porte-donjon du XIIe, les fondations des remparts et des tours (en partie en cours de restitution par les Monuments Historique), la moitié de la Batterie (contreforts du côté de la ville des jardins aménagés au XVIe, que des pluies diluviennes ont à demi écroulés en 1978) et quelques autres ruines. Les bâtiments du château aujourd'hui visibles ont été édifiés au début du XXe avec l'installation sur place du lycée saint-Louis.

Photos (12) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

galeries sous le château
la Batterie

donjon-porte
remparts en chantier

vestiges du logis

vestiges de l'église



Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Saint-Louis du château (XIVe)

Ancienne chapelle de la Conception, sise dans l'actuelle rue de la Conception

Ancienne chapelle Notre-Dame de Recouvrance, au n°86 de la rue Dorée actuelle. Elle appartenait aux moines cisterciens de la Fontaine-Jean, fut abîmée par l'incendie de 1525 et renversée par les guerres de Religion. La porte aux Moines qui rappellait leur souvenir fut abattue en 1806. Les moines avaient un quart du Four-Dieu, situé hors la ville et fondé par l'Hôtel-Dieu au XIIIe qui en percevait les trois autres quarts du revenu. Il était implanté dans les murs de la première enceinte, loin de l'Hôtel-Dieu, pour être utilisable en cas de siège.

Ancienne chapelle Sainte-Croix, jadis sise sur l'actuelle place Jules Ferry. Elle était de dimensions modestes : 4 m 60 x 4m et fut reconstruite au milieu de la place après l'incendie de 1525. En 1664, Timothée DUBIN, maire de Montargis, la fit déplacer à ses frais et reconstruire au n°5 de cette place. Sur un acte notarié du 12 mars 1767, un de ses lointains successeurs, le maire Jean-Baptiste PAYNEAU, vend la place et la chapelle au seigneur de CASSEAU, Jean MARCHAND. Mais la chapelle est déjà ruinée et tombe dans l'oubli.

Ancienne chapelle Saint-Sébastien, probablement construite au XVe ou au XVIe siècle (St Sébastien étant invoqué contre les pestes et fièvres contagieuses) et sise sur l'emplacement de l'actuelle rue saint-Sébastien.

Ancienne chapelle Saint-Roch, à l'angle de la rue du Pont saint-Roch, à l'entrée de la cour d'un restaurant. Après la Révolution, le culte n'y fut pas rétabli. Elle a probablement été construite au XVIe ou au XVIIe, lorsque ce saint était invoqué contre la peste et les fièvres contagieuses.

Ancienne chapelle saint-Lazare, dernier vestige d'une léproserie fondée en 1155 à la Chaussée, à l'angle des routes de Chateaurenard et de Courtenay. Les Récollets s'y installent provisoirement en 1599 et y bâtissent une chapelle consacrée en 1606. Ils vendent en 1630 ce terrain assez insalubre aux Bénédictines de Montmartre. La dernière chapelle Saint-Lazare fut bâtie en 1696. Elle survécut à la Révolution mais fut détruite en 1910 pour le percement de la rue Marcellin Berhelot.

Anciens couvents

Ancien couvent des Bénédictines, dont il ne reste que l'ancienne orangerie, transformée en chapelle au XIXe. Le couvent est implanté en 1630 dans les bâtiments construits par les Récollets (voir au-dessus Ancienne chapelle Saint-Lazare). Les bénédictines en font un important centre mystique.
Chassées en septembre 1792, les 26 religieuses et les 10 soeurs converses s'exilent en Angleterre où elles fondent un établissement scolaire avec pensionnat qui existe toujours, à PRINCETHORPE. Mais les bâtiments du couvent, reconstruits en 1753-56, subsistèrent et furent affectés par la suite à la fondation HENRIET-ROARD, dépendance de l'Hôpital qui accueillait les vieillards. La chapelle fut aménagée dans l'ancienne orangerie au XIXe. Le bâtiment conventuel rescapé fut détruit en 1973 pour faire place à une maison de retraite moderne.

Le rang de petites maisons au n°14 de la rue de Courtenay fut construit sur une assise du cloître, le portail du n°17 rue des déportés subsiste, du n°13 au n°17 de la même rue subsistent les communs (cuisine, dortoir des pensionnaires et réfectoire). Les 20 fermes dépendant du couvent furent dispersées en 1791 (AD Loiret, 2e carton de Boivin, pièce n°21).

Ancien couvent des Dominicaines, sur l'emplacement de l'actuelle gare.

L'abbaye des dominicaines est fondée en 1243 par Amicie de Monfort. L'église du couvent, Notre-Dane de l'Annonciation, est consacrée le 11 juillet 1318 par Guillaume, archevêque de Sens.
L'abbaye est pillée le 15 août 1569 par le chevalier du BOULAY, capitaine de Condé, qui brûle l'église conventuelle mais aussi celle du village de Chalette, sur le territoire duquel se trouve alors l'abbaye.
Les religieuses reconstruisent l'abbaye grâce à l'afflux de dons et reconstituent autour d'elle un patrimoine foncier certain, qui comprend notamment l'ancien château de Langlée devenu ferme de rapport.
En 1790, le couvent est supprimé, ses biens vendus. La ferme de Langlée est vendu le 4 août 1791 au citoyen BOUCHENY pour 20 100 livres. Le couvent est loti. En 1863 son emplacement est distrait du territoire communal de Chalette et annexé à celui de Montargis, pour y construire l'actuelle gare et ses dépendances (triage, etc.).

dernier bâtiment subsistant

Ancien couvent des Récollets, place des Récollets, dont les vestiges furent remplacés par des immeubles de rapport au XIXe. En 1686, ce couvent bâti de neuf après 1630 fut détruit par un violent incendie mais remis en état et occupé jusque 1790. Les pères Récollets assistaient les malades, les condamnés à mort; remplaçaient les curés de campagnes défaillants et les chapelains lorsqu'ils n'étaient plus nommés ou cumulaient les bénéfices. Ils étaient aussi missionnaires, trois d'entre eux partirent notamment en 1615 avec CHAMPLAIN pour le Canada.


Dernière édition par Admin le Jeu 21 Juil - 15:44 (2011); édité 7 fois
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MessagePosté le: Jeu 19 Mai - 23:06 (2011)    Sujet du message: Montargis (45200) Répondre en citant

Autres cultes

Temple protestant (XXe)


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