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Saint-Martin-sur-Ocre (45500)

 
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MessagePosté le: Dim 15 Mai - 20:15 (2011)    Sujet du message: Saint-Martin-sur-Ocre (45500) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Martin (XIIIe-XVIIIe-XIXe-XXe)

Une tradition ancienne rapporte que, durant les invasions normandes, le corps de Saint-Martin fut entreposé en ce lieu, dans une chapelle élevée au bord de la Loire. Rien n'atteste avec sûreté ce récit, mais quoi qu'il en soit, Saint-Martin sur Ocre est l'une des 3667 paroisses de France dédiées au saint de Tours. L'Ocre est un petit ruisseau qui délimite la commune à l'est.

La première mention écrite de Saint-Martin sur Ocre est faite dans une charte de 1122 qui restitue aux moines de Fleury l'église, située auprès de Saint-Brisson ("ecclesiam sancti Martini que juxta sanctum Bricium sita est".

Au XIIIe, le premier oratoire roman élevé au XIe est remplacé par une église plus vaste.Pendant les guerres de Religion, elle fut dévastée et ruinée. Christophe LOUIS, nommé curé en 1566, trouva son église en piteux état. Or, le clocher était alors bien solide au-dessus du choeur, et était donc à la charge du percepteur de la dîme; le curé étant réduit à la portion congrue, et souhaitant que cette partie-là au moins de l'ouvrage fut exemptée de charges, fit déplacer le clocher sur la nef, pour qu'il soit à la charge des habitants. Vers 1667, son petit neuveu Noël LOUIS, curé, demanda aux habitants de réparer ce petit clocher en charpente qui menaçait ruine, causant ainsi des dégradations à la nef. Les habitants refusèrent, n'ayant pas demandé le déplacement du clocher.

Vers 1720, la foudre détruisit le choeur du XIIIe. Le 26 août 1736, messire Blaise ESTERLIN, archidiacre de Sologne, a reconnu et imposé les réparations nécessaires à l'église et au presbytère. Le devis s'élève à 2145 livres. Ces réparations sont finies en 1738, lorsque l'évêque de BOURGES, dont dépendit Saint-Martin-sur-Ocre jusque la fin de l'Ancien Régime, vint visiter l'église. Il trouva une église "en assez bon estat de réparation, mais assez malpropre en dedans", dont "la nef n'est ni voutée, ni lambrissée, en sorte qu'elle est exposée au froid, aux vents, à la pluye et à la neige". Il n'y a aucune décoration ni rétable sur les autels de la Sainte Vierge et de saint Vrain dans la nef, ni au maître-autel. L'évêque recommande de redorer le tabernacle, de faire mettre des ornements et des rétables, d'installer un petit dais de menuiserie sur les fonts "pour garantir des ordures qui tombent du clocher" toujours aussi mal en point, et que, dans l'espace de deux ans à compter de la visite, "la nef sera incessamment lambrissée même le clocher en-dedans de l'église".
Le 19 avril 1739, Vrain LEGER et Jean DAVID, procureurs fabriciens (laïcs qui veillaient à l'administration temporelle de l'église) convoquent les paroissiens au sujet des réparations mandées par l'évêque. Les habitants répondent qu'ils vivent chichement, à cause de la cherté du blé, et ne peuvent donc assurer tous les travaux demandés; seules les urgences seront satisfaites.

Vers 1770, dame Catherine BERTHELOT, marquise de Saint-Brisson, donne le tableau du maître-autel (l'Adoration des Mages), fait par Jean BOUCHER pour le couvent des Capucins à GIEN, dans le quartier du Berry. Les boiseries du choeur sont aussi données par la marquise, inhumée conformément à ses volontés dans le cimetière de Saint-Martin-sur-Ocre (┼1785).

En 1883, l'abbé Couté envoie une lettre à M. Fléchet, maire, afin de demander des réparations à l'église : "Dans l'église, sur une étendue d'environ deux mètres, l'épaisse corniche où commence la voûte au-dessus de la nef est saturée d'eau, ne sèche plus. Vous pouvez juger de ce qu'il doit en être pour la charpente. Dans le sanctuaire pourtant si bien exposé, les peintures de l'année dernière sont piquées de taches irréparables et cela par suite de l'eau qui tombe de la gouttière sur le contrefort extérieur. Dans la sacristie, la voûte est aux trois quarts détruite, parce qu'elle n'était pas suffisament abritée."
Vers 1886, le tableau du maître-autel sert de décor derrière l'autel, mais aussi empêche les courants d'air. Il a grand besoin de réparations que ni la commune, ni le conseil de fabrique, ne peuvent assurer. Profitant d'une exposition rétrospective à BOURGES, le conseil de fabrique, avec accord du conseil municipal, envoie le tableau en dépôt-vente. Estimé jusque 3.000 francs-or par les amateurs, le tableau est acheté 1.000 francs-or par la ville de BOURGES, qui l'expose dans sa Cathédrale. Avec cette somme, la toiture est réparée, des voûtes de bois posées sur la nef, d'autres réparations faites encore. Mais elle ne permit pas de terminer la sculpture des chapiteaux de la nef, ni de réaliser les boiseries des parties inférieures des murs. A cette époque, le clocher est un petit ouvrage de charpente couvert d'un toit à quatre eaux, en partie élevé sur mur de façade, en partie sur des poutres.

L'abbé RAMONDOT arrive à Saint-Martin-sur-Ocre en 1891. Il rêve de transformer cette église modeste de campagne, la fabrique est pauvre, la commune petite et sans ressources.Il veut garder les vieux murs du XIe mais lancer des voûtes et établir un clocher plus dégagé. Il trace des plans, consulte un architecte pour les devis. La somme est considérable pour la commune, qui fera ce qu'elle pourra. Le département vote une somme, les paroissiens souscrivent, la fabrique apporte ses économies. A l'affut des moyens nouveaux, l'abbé étudie comment imiter la pierre avec des blocs de ciment, fabrique lui-même les linteaux des portes et des fenêtres selon ces procédés.
En 1902, l'église, dépouillée de sa toiture, n'a plus que la voûte du ciel. Un baraquement est construit sur l'ancien cimetière pour permettre la continuité de la vie religieuse. Les cloches reposent sur un échafaudage, la toiture est mise au même niveau, le beffroi agrandi. Au printemps 1903, Mgr ALLAINES, évêque d'Orléans, vient bénir les premiers travaux. L'abbé RAMONDOT coule lui-même les arcades en ciment et les pose. Il travaille dur, sert une soupe chaude aux ouvriers, l'église se transforme, les travaux se terminent. Un an après, les mariages y sont célébrés, le chemin de croix acquis auprès du petit séminaire de la Chapelle-saint-Mesmin. Malgré son fort tempérament, il tombe malade, est transporté à Orléans où il est opéré. Le 30 septembre 1904, il meurt, usé, à l'âge de 39 ans. Il est inhumé dans le cimetière de Saint-Martin, en grande pompe.

En 1912, deux beaux lustres de cristal viennent éclairer la nef. Ils proviennent de l'ancienne chapelle sainte-Clair de GIEN. Ils furent apportés à l'église lors de la destruction de l'ancien Hôtel-Dieu. L'un d'eux tombe et se brise en 1992.
En 1929 et 1987, la foudre tombe sur le clocher et il faut refaire sa toiture.

Dans le clocher se trouvent deux cloches, Josephine-Marie-Thérèse et Marie. La première est sortie des ateliers de M. CHAMBON, fondeur à Montargis et fut bénite le 27/2/1870 par M. TRANCHAN, curé de Gien. La deuxième était issue de la cloche d'avant la Révolution et avait été fêlée une première fois sous l'Empire, peut-être pour zvoir trop carillonné les victoires de Napoléon. Elle fut refondue et bénite en 1821. En 1944, lors de la Libération, elle fut à nouveau fêlée après une demi-journée de carillons. Lorsque un des jeunes carillonneurs de l'époque, M. AGOGUE, devint maire, il s'attela à la refonte de la cloche. Un comité de refonte de la cloche fut créé et une souscription lancée, dont le premier lot était une replique exacte en bronze, pesant 4 kgs, de la nouvelle cloche. Le 22 janvier 1976, elle fut descendue du clocher et transportée à Orléans, par les soins de la société Bollée. De retour le 1er avril 1976, la cloche est renommée "Alice", du nom de Alice RIMBAULT, doyenne de la commune. La cloche pèse 650 kgs et a pour parrains et marraines les dix enfants qui font alors leur profession de foi. Elle est baptisée le dimanche 4 avril et remontée.

Non loin de l'église se trouvait jadis la Pierre des Pendus, dite Pierre des Morts, dont la forme et les dimensions approchaient de celles d'un cercueil. Avant la Révolution, elle servait de support aux bières des morts trop éloignés du bourg et qu'on n'allait donc pas chercher à leurs domiciles. Au XIXe, cette pierre resta auprès du mur de l'ancien cimetière, joignant l'église, et devint la Pierre des Pendus. Pourquoi une telle appellation? A l'époque, la plupart des suicides se faisaient par pendaison. Les corps des suicidés n'étaient pas transportés dans l'église et n'avaient pas le droit aux prières publiques. Cependant, on les enterrait tout de même dans le cimetière, mais sans les y faire entrer par la porte, afin que la désapprobation publique et religieuse fusse bien marquée. Les croquemorts s'appuyaient donc sur cette pierre, placée là, pour faire entrer les cercueils des morts pendus, par cette voie détournée, et ce jusqu'en 1895, lorsque l'ancien cimetière fut désaffecté. La pierre, transportée de l'autre côté de la rue, servit de banc avant de disparaître à l'orée du XXe siècle.

Source : "Saint-Martin-sur-Ocre, notre village", Association "A la Recherche de notre passé" 1992.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Martin
Siécle de l'édifice: XIe-XIIIe-XIXe-XXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (1) :

côté sud

Crédits : Photo de l'utilisateur Wikipédia CROQUANT, partage libre sous licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 Unported


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