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Chateaubriant (44410)

 
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MessagePosté le: Sam 29 Déc - 11:56 (2007)    Sujet du message: Chateaubriant (44410) Répondre en citant

Chateaubriant possède un quartier important par sa population et son patrimoine nommé Béré.

Béré se serait d'abord appelé Bériac. Saint Pater est, semble-t-il, un des premiers évangélisateurs du pays. Le territoire de Béré appartient au début du XIème siècle à l'évêché de Nantes. Béré fut longtemps la paroisse primitive (c'est-à-dire la capitale religieuse du pays de la Mée "archidiaconé de la Mée"). L'origine de la Cité, remonte au XIème siècle, époque à laquelle Briant (ou Brient) Ier jette les bases d'un château féodal. En effet, Brient Ier, fils d'un chef breton nommé Teuhaire et proche du comte de Rennes, édifie un château sur un promontoire situé face de Béré. Un prieuré y est fondé avant l'an 1000 (pour certains historiens) ou vers 1040 (pour d'autres historiens) sous le vocable de Saint-Sauveur-de-Béré. Le bourg se développe sur l'axe reliant le château à Béré. Le prieuré de Béré est d'abord confié aux moines de Saint-Sauveur-de-Redon (au XIème siècle), puis aux moines de Marmoutier (au XIIème siècle). Au XVIIIème siècle seulement, Chateaubriant devient plus important que Béré, qui entre alors dans la banlieue.

Eglises

Eglise Saint-Jean-Baptiste (XI-XII-XVII-XIXème siècle). L'église Saint-Jean de Béré est sortie de terre au XI-XIIème sous l'impulsion de Geoffroy Ier (surnommé aussi, semble-t-il Goscho), fils de Brient. Cette église appartient à l'origine à un prieuré fondé par Brient Ier (fondateur de Châteaubriant). Elle s'enorgueillit d'être une des plus anciennes paroisses de Loire-Atlantique. Ce serait la plus ancienne église romane de Loire-Atlantique encore conservée aujourd'hui. L'édifice du XIIème est réaménagé au XVIIème par le doyen Blays qui y installe les retables chers à la Contre-Réforme. A noter que le doyen Blays gouverne la paroisse de Saint-Jean-de-Béré depuis 1658 jusqu'en 1706. Le chœur date du XIIème siècle : il est entouré de deux absidioles. La nef date du XI-XIIème siècle. Le clocher est détruit par un ouragan en 1705 puis restauré. L'auvent ou le chapiteau date du XVème siècle. Le retable du maître-autel, œuvre du sculpteur Gaspard Robelot, date de 1660-1665. Le retable, œuvre du sculpteur René Moreau, date du XVIIème siècle. Celui de la Vierge est achevé en 1658. L'autel de la nef date de 1693 et porte l'inscription "donné par les comfreres de la comfrairie de S.T. Biaise - 1693". La statue de la Vierge à l'Enfant date du XIVème siècle. La statue de Saint-Julien date du XIVème siècle. La statue de Saint-Augustin, qui vient du prieuré Saint-Sauveur, tout comme la statue de Sainte-Elisabeth (XVIIe), date du XVIIème siècle. A noter que Sainte Elisabeth de Hongrie (1207-1231) est la fille d'André II, roi de Hongrie. L'église Saint-Jean-de-Béré fut fermée pendant la Révolution et mise en vente, l'église Saint-Nicolas ayant été déclarée chef-lieu de la paroisse de Châteaubriant. Elle est rouverte en 1838. Les retables mutilés pendant la tourmente révolutionnaire, sont restaurés, et l'on construit l'autel Saint-Louis et celui de Notre-Dame de Pitié. Les statues isolées de ce dernier et deux petits bas-reliefs représentant la Flagellation et le Couronnement d'épines, datés de 1842, sont du sculpteur nantais Grootaers. Construit au XVe siècle devant la porte méridionale de la nef, un auvent, le " chapitreau " suivant son appellation locale, abritait les réunions du conseil de fabrique.
La croisée du transept était autrefois surmontée d'une flèche en charpente, abattue par un ouragan en 1705. Sommairement réparé, le clocher ne fut remplacé que vers 1889, sur les plans de l'architecte nantais François Bougoüin. Le clocher est maintenant en calcaire taillé surmonté d'une flèche polygonale. Au cours de cette campagne furent également construites les sacristies qui prolongent les absidioles ainsi que la galerie qui les relie en contournant le sanctuaire. La sacristie méridionale a remplacé une construction du doyen Blais en 1678 (voir ci-dessous). L' architecte a également construit la fausse coupole de la croisée, surélevé les pignons du transept, élevé la sacristie nord et rebâti la sacristie sud, ainsi que la galerie demi-circulaire qui relie celles-ci en contournant l' abside. Le décor peint date de cette campagne de remaniements.

Voici une description de l'église de Béré en 1663, tirée de : http://www.infobretagne.com/chateaubriant.htm

Sur les deux anciens piliers de bois qui soutiennent le tabernacle sont gravés deux escussons qui portent de Chasteubriant. A la première vitre, dans la nef, du côté de l'épitre, nous avons vus trois escussons, dont le supérieur porte : d'argent au chef de gueules chargé d'une face de Christ d'argent. Celui du milieu, qui est demi-brisé, porte : de sable aux macles d'argent, et le troisième, au-dessous porte : d'argent à trois bandes de gueules dentelées, avec la couronne de comte. Ledit escusson posé depuis peu dans ladite vitre par le seigneur du Bois-Briand, ainsi qu'il nous a été dit. Au-dessous de ladite vitre, est un banc clos, sur l'accoudoir duquel il y a deux écussons gravés, l'un pareil audit écusson supérieur, qui porte en chef la face du Christ, et l'autre audit écusson d'argent à trois bandes de gueules dentelées. A l'autel proche dudit banc, est un parement imprimé en toile où sont figurées les deux derniers escussons. Au haut de l'église, proche la balustrade du maistre-autel, du côté de l'évangile, est un petit banc clos, sur l'accoudoir duquel sont les armes de Montmorency. Un peu au-dessous, est un grand banc clos, sur lequel il n'y a aucunes armes ; ledit banc servant aux officiers de son Altesse Sérénissime. Dans la chapelle de la Vierge, est un autre banc, sur l'accoudoir duquel est un escusson chargé de trois papillons (qui est Barrin), et au côté dudit banc, est un autre escusson écartelé dont les deux premiers portent de France et les deux autres de Bretagne. Ledit banc et ladite chapelle prétendus par la dame Dreux à cause de sa terre de la Galissonnière. [terre importante dans la paroisse de Béré]

On construisit alors la sacristie de l'église de Béré car "au costé de l'épistre du maistre-autel par le dehors de l'église, il y a un commencement de bastiment fait depuis quelques années, au costé duquel, vers midi, est un pilier de pierre au haut duquel est enchâssé un écusson en pierre grise, semblable à celui qui est référé cy-devant, portant d'argent à trois bandes dentelées de gueules et couronne de comte (qui est de la Motte) ; au-dessous est chiffré 1657 et sur le haut dudit pilier est une pierre verte non attachée, mais seulement soustenue par quelques autres, sur laquelle les armes de Son Altesse Sérénissime sont gravées avec le même chiffre au pied, et a été décerné acte de ce que ledit nouveau bastiment n'est couvert et de ce qu'il y a une porte faite depuis peu, entrant dudit bastiment dans la balustre dudit maistre-autel".
Cette église possède un remarquable retable du XVIIème siècle. Il fut construit entre 1660 et 1665 par Gaspard Robelot, architecte angevin dont on peut admirer également le travail dans l'église de Châtelain, en Mayenne. L'œuvre de cet artiste s'inscrit dans le contexte plus large de la production des architectes retabliers lavallois qui furent très actifs notamment au XVIIe siècle dans tout le grand ouest. Le retable embellit et magnifie le chœur de l'église, à la fois par sa composition monumentale, son abondant décor sculpté, ainsi que ses vifs contrastes de couleurs qui opposent à la blancheur du tuffeau le noir et le rose du marbre des colonnes et des incrustations. Sa construction a notablement modifié le parti initial du chœur, abondamment éclairé par les oculi de l'abside. Ils ont été murés alors et remplacés par deux fenêtres latérales dont l'éclairage en biais accentue les reliefs des ressauts multiples du monument. Il fut restauré en 1839. C'est probablement à ce moment que prirent place les sculptures en bois badigeonné ainsi que le tableau du Bon Pasteur qui y figurent actuellement.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jean-Baptiste de Béré
Siécle de l'édifice: XIe-XIIe-XVIIe-XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (19) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade
coté sud
chevet
coté nord

clocher
porche

Intérieur (12) :

vue vers le choeur
les autels

transept gauche (nord)

le carré du transept
le choeur et ses vitraux

transept droit
vue vers l'entrée




Eglise Saint-Nicolas (1875-1894), œuvre des architectes Eugène de Boismain et François Bourgouin (pour le clocher, de 1892 à 1894). Cette église se compose d'une grande nef et de deux collatéraux de six travées, d'un transept, et d'un choeur de trois travées sans déambulatoire. L'église, de style néo-gothique, est construite sur l'emplacement de l'ancienne chapelle seigneuriale qui, depuis le XIIème faisait office d'église paroissiale. La bénédiction de la première pierre a lieu le 25 avril 1875, par Mgr Fournier, évêque de Nantes. Le choeur, les sacristies, le transept et cinq travées étaient seulement construits à l'époque de la consécration, qui fut faite le 1er février 1881 par Mgr Le Coq, successeur de Mgr Fournier. Les fondations du clocher et de la travée qui restait à construire furent commencées au mois de juin 1892. La tour et la flèche date d'août 1894 et comporte cinq cloches. La hauteur du clocher de l'église Saint-Nicolas est de 65 mètres. L'église mesure 65 mètres de longueur, la longueur du transept est de 26m50, et la largeur des nefs de 17m5. L'église est située au cœur de la cité, là où, jusqu'en 1763 se tenait, de mai à octobre, le marché aux bestiaux. L'église Saint-Nicolas de Chateaubriant est une réplique de l'église Saint-Nicolas de Nantes; le premier édifice néo-gothique de France commençait en effet à inspirer les architectes un peu partout dans l'Ouest.

La chapelle Saint-Nicolas, reconstruite par le frère de Philibert Delorme au XVIème siècle, est placée initialement sous le vocable de Notre-Dame. La chapelle primitive est édifiée par Geffroy IV et un texte en atteste l'existence en 1263. Trois siècles s'étaient toutefois à peine écoulés depuis cette construction que la chapelle ou l'église Notre-Dame menaçait ruine. La chapelle Saint-Nicolas est alors en partie démolie en 1518, et reconstruite plus spacieuse grâce à la démolition d'une maison voisine et le soutien financier de Jean de Laval, baron de Châteaubriant. En 1518, on ne fait qu'entamer la nef, laissant subsister le chœur de l'ancienne chapelle. En février 1530 est posée la première pierre et ce n'est que vers 1530 que les murs de la nef sont achevés mais le mauvais état des finances du Baron Jean de Laval, puis la mort de Françoise de Foix en 1537 et la mort du baron lui-même en 1543 font que l'édifice n'avait pas de charpente. Ce n'est qu'à partir de 1551 que le baron Anne de Montmorency fait entreprendre les derniers travaux. La dédicace de la nouvelle église a lieu le 5 novembre 1561 en présence du coadjuteur de l'évêque de Nantes et l'on changea, nous ignorons pourquoi, le nom de Notre-Dame en celui de Saint-Nicolas. "Le même jour le Saint-Sacrement est apporté de la chapelle du château à la nouvelle église et le même jour aussi est transporté à la même église le corps de Jean de Laval renfermé dans une châsse de plomb". Ce dernier seigneur avait désiré voir Saint-Nicolas érigée en collégiale, mais ce voeu ne fut point exécuté : toutefois cette simple chapelle, vaste comme une église, partagea jusqu'à la Révolution les honneurs du culte avec l'église paroissiale de Saint-Jean de Béré. Au XV-XVIème siècle, les baptêmes se font tous à Saint-Jean-Baptiste de Béré, mais les messes, les vêpres, et nombre de cérémonies se font à la chapelle Saint-Nicolas, pour des raisons de commodité car elle est plus proche du bourg de Châteaubriant. Cette chapelle était entièrement construite en schiste de Chateaubriant (pierre de Nozay) et avait une valeur architecturale certaine mais n'était pas adaptée au culte pour une paroisse si grande que celle de Chateaubriant.

A la fin du XIXème siècle, Saint-Nicolas était devenue la principale église paroissiale de Châteaubriant, ayant Saint-Jean de Béré pour succursale. L'huile sur toile intitulée "légende de Saint- Isidore", œuvre de José Leonardo, date du XVIIème siècle (il s'agit d'un don de M. Chefneux-Cressus en 1926). La statue de la Vierge à l'Enfant date du XVIIème siècle. Les vitraux sont remplis par des figures de saints personnages. Dans le transept, se voient les tombeaux des curés qui ont édifié l'église : - du côté de l'Evangile, celui de l'abbé Mahé, curé de 1858 à 1890, qui fit construire le choeur, le transept et une partie de la nef, - du côté de l'Epitre, celui de l'abbé Langevin, curé de 1890 à 1896 qui fit élever le clocher. Le tableau représentant "l'Agonie du Christ au Jardin des Oliviers" (oeuvre de Dubouloz, 1840), fut donné à la paroisse par le duc d'Aumale.

L'église contient une belle statue de Notre-Dame du Bon-Secours en terre cuite. Installée contre un pilier du chœur de Saint-Nicolas, cette statue est, selon toutes probabilités, la Vierge de Bon Secours commandée vers 1663 au sculpteur angevin Antoine-Léger Plouvier. Non seulement elle a conservé cette appellation, mais surtout elle présente une grande parenté stylistique avec les statues de l'église de Brie (Ille-et-Vilaine) exécutées par cet artiste l'année précédente. Repeinte au siècle dernier, elle est en terre cuite, matériau privilégié des artistes manceaux et angevins des XVIIe et XVIIIe siècles. C'est la seule œuvre de ce type conservée dans la commune. Toutefois, dans son journal, le doyen Blais signale la présence au XVIIe siècle, dans la chapelle du prieuré Saint-Michel, d'un tombeau orné de statues également en terre cuite, aujourd'hui disparu.

Description de l'église Saint-Nicolas de Chateaubriant du 11 septembre 1663:

Estant à la porte qui fait l'entrée ordinaire d'icelle, nous avons trouvé deux escussons gravés sur le bois de ladite porte ; l'un desquels porte d'or à la croix de gueules accompagnée de seize alérions d'azur, armes de Montmorency ; en l'autre party de Montmorency et d'une table d'attente. En estant entrés en ladite chapelle nous n'avons remarqué aucunes armes dans les trois vitres principales qui couronnent le maistre-autel, auquel rebasty de neuf nous avons vu deux escussons gravés sur les pierres dudit autel, le premier du costé de l'Evangile portant les armes de Monseigneur, et l'autre, du côté de l'épistre, de gueules à fleurs de lys d'or sans nombre, armes de Chasteaubriant. Au-dessus desdites armes il y a deux portes, chacune portant un escusson ; dans celle qui est du côté de l'évangile sont figurées les armes de Monseigneur et dans l'autre ledit escusson my-partie de Montmorency et de ladite attente à fond d'or non remplie. Au haut de la vitre qui est dans la chapelle de la Vierge, et du côté de l'évangile est peint un grand écusson qui porte plein de Chasteaubriant, et à celle qui est du côté de l'épître est un autre escusson pareil en grandeur qui porte de Montmorency. [...] Nous avons en oustre remarqué à la vouste principale de ladite chapelle quatre grands escussons différents ; le premier qui est du côté de l'orient porte de France, le second de Chasteaubriant, le troisième de Montmorency, le quatrième est party de Montmorency et de ladite attente à fond d'or, comme cy-devant. Entre le balustre du maistre-autel et celui de la Vierge est un banc clos fait de neuf, sur l'accoudoir duquel sont gravées les armes de mondit seigneur (le prince de Condé). Dans la chapelle de la Vierge est un autre banc ancien sur l'accoudoir duquel sont les armes de Chasteaubriant. Sous la voûte qui sépare la nef du chanceau est une pierre tombale sur laquelle est un écusson relevé qui porte les armes cy-devant référées dans le grand tableau du maistre-autel, autour de laquelle pierre nous avons lu ces termes : Cy-gist le corps de noble homme Julien Bouschet, vivant Seigneur de la Haute-Moraye, Pr (procureur) d'office de Châteaubriant qui décéda le vingt et un novembre mil six cents cinquante neuf. Et dans la nef, au-dessous du crucifix, est un grand banc où se mettent ordinairement les officiers de mondit seigneur et est tout ce que nous avons vu en ladite chapelle que nous ayons cru digne de rapport.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Nicolas
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-porche de type kreisker
Clocher en péril : non

Photos (16) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade à l'est
coté sud
chevet à l'ouest
coté nord

Intérieur (12) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

transept gauche (sud)
chapelle latérale gauche

le choeur
transept droit (nord)
chapelle latérale droite

vue vers l'entrée


Chapelles

Chapelle Saint-Cosme-et-Saint-Damien (XIII-XIVème siècle), au château. La chapelle primitive est reconstruite au XVème siècle, on y ajoute alors un logis pour le chapelain dans sa partie ouest. "Cette chappelle est grande, avec deux autels : le maître autel et celuy de la Vierge. Elle est tien bastie, avec grands vitraux autrefois de peintures, jubé au bas, un vieil fust d'orgues, quelques restes de tuyaux, un beau clocher, l'appartement et jardin du chappelain au bout. Elle est située joignant et en droitte ligne au vieil Chasteau, aparemment aussi ancienne, et dans la première court. Elle servit aux habitants pendant qu'après avoir démoli l'ancienne chappelle de Saint-Nicolas, qui leur appartenait, on faisait bastir la nouvelle. Le Saint-Sacrement y ayant esté porté solennellement, il y reposa jusqu'à la perfection de l'ouvrage. Il fut par après rapporté à Saint-Nicolas, ainsi que le corps de Jean de Laval, lequel y avoit esté mis en repost après sa mort dans une châsse de plomb. La translation en fut faite avec grande solennité; quatre des plus grands seigneurs portaient les quatre coings du drap mortuaire; il y fut déposé dans le chœur, en un caveau, au lieu ou on voit une petite pierre de taille verte en carré, sur lequel il y avait une fausse châsse de bois ostée depuis quelques années." (doyen Blays, 1658-1706). Il s'agit d'une construction rectangulaire de 25 mètres de longueur environ, éclairée par trois hautes fenêtres ogivales ouvertes, semble-t-il, sous Geoffroy III, au commencement du XIIIème siècle.

Le développement monumental de la chapelle, dédiée aux saints Cosme et Damien, reflète l'importance des barons de Châteaubriant. Elle occupe la partie droite d'un grand corps de bâtiment adossé à la courtine nord de la cour. Elle est éclairée par de hautes baies en calcaire à deux lancettes trilobées surmontées d'un quatre-feuilles. On y accède par une porte surmontée d'une archivolte en arc brisé. La partie gauche du bâtiment est occupée par le logis du chapelain. Les baies au décor flamboyant qui en éclairent les pièces sont le résultat d'une restauration récente.
Des recherches archéologiques ont montré que la chapelle actuelle a été reconstruite sans doute dans la deuxième moitié du XIVe siècle, à l'emplacement d'une chapelle plus petite qui remonterait au XIIIe et dont on aperçoit les vestiges d'une grande arcade en roussard dans le parement de la façade, à droite de la porte.
Les récentes fouilles archéologiques ont mis en évidence des éléments se rapportant aux deux campagnes de construction : dans le mur sud, apparaissent notamment deux niches crédences. L'ancien portail comporte des vestiges de peintures murales, malheureusement difficilement interprétables. Enfin, de la campagne du XIVe siècle, subsistent de très beaux restes d'un pavement en carreaux de terre cuite.

Source: http://www.culture.cg44.fr/Architecture/chateaubriant/histoire/moychafor.ht…

Photos du château et de la chapelle : http://photosdu44.canalblog.com/albums/chateau_de_chateaubriant/index.html

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Cosme et Saint-Damien
Siécle de l'édifice: XIIIe-XIVe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Chapelle de l'Hopital (1819), située rue Denieul-et-Gastineau. Cette chapelle est édifiée en même temps que se déroulent les travaux de réfection de l'ancien hôpital de Châteaubriant en 1819. L'histoire de l'hôpital débute en 1250 avec la fondation par Geoffroy IV, baron de Châteaubriant, d'un premier établissement hospitalier compris dans le couvent de la Trinité. En 1680, un hôpital est sensé accueillir des déshérités, puis en 1795 des blessés de guerre.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hopital de Chateaubriant
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Chapelle des Ursulines (XI-XVIIè). C'est le seul vestige du prieuré Saint-Sauveur de Béré (ci-dessous). Voici une description de l'église du prieuré en 1663: " Où estant nous avons remarqué en la première et principale vitre de ladite église lesdites armes dudit seigneur du Bois-Briant, scavoir ledit écusson qui porte d'argent au chef de gueules chargé de ladite face du Christ. Et proche ledit balustre, sous la principale voûte du choeur est un banc clos prétendu par ledit seigneur du Bois-Briant, sur l'accoudoir duquel sont deux escussons, dont l'un est semblable au dernier par nous référé et l'autre depuis peu mis et attaché avec cloux sur ledit accoudoir, porte trois bandes dentelées avec une couronne de comte. Dans la vitre de la chapelle de la Vierge, qui fait l'aile droite de ladite église, est un escusson qui porte d'argent au fretté de gueules. Et au-dessous de ladite vitre, est un petit banc en accoudoir, sur lequel il n'y a aucunes armes. Dans la vitre de la nef, du mesme costé, est un escusson party de Montmorency et de Savoie". Geoffroy Ier, dit Goscho, mort en 1114, Brient II, mort en 1116, Amaury de Châteaubriant mort en 1343 avaient reçus la sépulture dans cette chapelle, parmi d'autres gens nobles.

Cette chapelle est aujourd'hui transformée en garage, et sert d'entrepôt.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des Ursulines
Siécle de l'édifice: XIe-XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : à surveiller

Photos (8) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade
coté sud
coté nord et chevet

Intérieur (4) :

vue vers l'ouest
voûte
baie
mur sud

Chapelles privées

Chapelle du manoir de Bois-Briant (XVIIIè). Le logis et ses dépendances agricoles, étable remise grange, fournil, ont été construits à l'ouest d'une motte élevée dans un méandre de la Chère qui en alimentait les douves ; d'autres douves délimitaient un vaste quadrilatère autour de l'édifice ; on y accédait par un corps de passage flanqué d'un pavillon au sud, détruits, l'un au 19e siècle et l'autre au début du 20e ; peu avant 1876, on a asséché les douves et arasé la motte dont les vestiges sont toutefois encore visibles ; le logis à été construit suivant un plan en équerre au cours de trois campagnes à la fin du 15e et au début du 16e siècle : d'abord la partie ouest du corps principal, flanquée d'une tour d'escalier hors-oeuvre ; puis l'aile en retour d'équerre au sud, construite à partir d'un bâtiment préexistant dont on a surélevé le rez-de-chaussée ; ce corps intègre en partie la tour ; enfin la partie orientale du corps principal dont la charpente a été remaniée au 18e siècle ; une chapelle a été construite contre le mur nord de ce corps au 18e siècle ; les dépendances agricoles antérieures à 1832 consistent en une étable remise grange, élevée au sud du logis, et un fournil situé près du corps de passage ; l'édifice a été transformé en ferme au 19e siècle ; l'aile en retour d'équerre a été convertie en étable : percement de jours sur sa face ouest ; dans le 1er quart du 20e siècle, ont été bâtis un logement à la place du pavillon flanquant le corps de passage, une étable et une porcherie ; de cette époque aussi daté sans doute la destruction du corps prolongeant le logis à l'est ; situé sur la Chère au nord de l'édifice, le moulin à été détruit entre 1832 et 1876.

Source: Base Mérimée du Patrimoine

Chapelles d'établissements scolaires

chapelle Saint-Joseph, située au lycée Saint-Joseph. Il a été construit en 1913, l'édifice primitif étant composé de l'aile ouest et d'un corps en retour d'équerre au nord où se trouve la chapelle, agrandi en 1962, 1966 et 1989. Le choeur de la chapelle est couvert par un toit à deux pans. Cette chapelle a aussi un transept, sur le même plan que la façade. Elle n'a pas de clocher et porte une croix au faîte de sa façade.

Photo (1): (intérieur)



Dernière édition par Admin le Jeu 3 Fév - 15:15 (2011); édité 4 fois
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MessagePosté le: Sam 29 Déc - 11:56 (2007)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 30 Déc - 20:06 (2009)    Sujet du message: Chateaubriant (44410) Répondre en citant

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle des barons (XVIè). Elle se trouvait dans l'enceinte du château, qui comprenait 3 chapelles: la chapelle Saint-Cosme et Saint-Damien (ci-dessus), cette chapelle et la chapelle Saint-Antoine (ci-dessous). "Outre cette belle grande chapelle, écrit le doyen Blays, il y a encore une autre chapelle au bout de la galerie des Petits-Jardins, dont les seigneurs se servaient en cas d'infirmités". Il ne reste pas un vestige de cette chapelle seigneuriale.

Ancienne chapelle Saint-Antoine (XVIe?). Elle se trouvait dans les Grands Jardins, en dehors du château, et était sans doute affectée aux nombreux serviteurs des barons de Châteaubriant. Dans la deuxième moitié du XVIIè, le doyen Blays écrivit: "il y a encore une troisième chapelle dépendant du château dans les Grands-Jardins, en dehors du château : c'est la chapelle Saint-Antoine, mais elle tombe en ruines". Il n'en reste plus aucune trace aujourd'hui.

Ancienne chapelle au Duc, aujourd'hui disparue. Le duc de Bretagne François II affectionna singulièrement Châteaubriant, qui appartenait de son temps à Françoise de Dinan, comtesse de Laval, parente du prince et gouvernante d'Anne de Bretagne. Ce duc construisit, en 1460, près du château, une chapelle en l'honneur de saint Sébastien. Le doyen Blays écrivit : "Cette chappelle fut bastie par François, dernier duc de Bretagne, en l'honneur de Saint-Sébastien, en 1483. Le bastiment en est grand et magnifique, et sent bien la magnificence de son fondateur. Il est de pierres de taille vertes, a cinq grands vitraux, a un escalier de pierres pour monter au petit clocher de même matière, une sacristie à costé où il y a une petite cheminée, un grand logement au près pour le chappelain, dans une belle grande pièce de terre dépendant de la d. chappelenie. Ce bon duc, outre cette pièce de terre qu'il acheta pour y bastir cette chappelle, lui donna encore pour revenu vingt et quatre écus à prendre sur les halles de Rennes, à la condition que le chappelain dirait cinq messes par semaine dans la d. chappelle à savoir : le dimanche, une du jour; le mardi, des trépassés; le mercredi, de Saint-Sébastien; le vendredi, de la Croix; et le samedi, de la benoiste Vierge Marie." Cette chapelle fut démolie en 1818 par des "vandales" qui réemployérent ses matériaux sculptés dans d'autres bâtiments.

Ancienne chapelle de la Malorais, aujourd'hui disparue. Elle aurait été bâtie par les seigneurs de Châteaubriant, en l'honneur de saint Mathurin, sur les confins de Béré et de Saint-Aubin des Chateaux. Elle serait disparue avec le château de la Malhorais, au XVè ou au XVIè siècles.

Ancienne chapelle de Saint-Vincent, aujourd'hui disparue. Elle avait été construite dans le cimetière de ce nom, à Béré. Elle existait encore, semble-t-il, en 1663, car la chapelle de la Bagaye, bâtie peu après, n'était encore que projetée à cette époque.

Ancienne chapelle Notre-Dame de Jovence. Elle était bâtie au Moyen-Age au pied des murs du château. Rasée à la Révolution, elle fit l'objet d'un arrêté municipal le 18 août 1805 : "D'après une lettre de M. le Sous-Préfet, en date du 6 de ce mois, le conseil municipal considérant que, de temps immémorial, il existait une chapeIle publique dans l'endroit où le sieur D***a une écurie pour la construction de laquelle il a démoli ladite chapelle et profité des pierres et autres matériaux d'icelle ; que cette chapelle était séparée par une haie vive ; que l'acquisition, que le sieur D*** a faite de ce jardin dans laquelle il a fait comprendre la chapelle, est récente et ne date que de l'an V; que le [illisible] acquêt et la prise de possession faite par le sieur M., précédent possesseur dudit jardin, sont exclusifs de tout droit sur ladite chapelle, est d'avis que M. le Maire force le sieur D. à abandonner la propriété de l'emplacement de ladite chapelle et de la voie publique qui y conduisait, et à rétablir ladite chapelle en l'état où elle était avant qu'il l'eût démolie, et le paiement de 200 fr. pour dommages et intérêts résultant de l'usurpation". La chapelle ne fut pourtant pas reconstruite, à la diffèrence de la fontaine qui était anciennement vénérée en ce lieu.

Source: http://www.villard.de/cb/44/Cbriant4.htm (partenariat)

Ancienne chapelle de la Bagaye(XVIIè). Disparue aujourd'hui.

Ancienne chapelle du pensionnat de Nazareth, située juste derrière l'actuelle église Saint-Nicolas. Les soeurs Ursulines construisent ici un pensionnat en 1862, formé d'un grand bâtiment reculé par rapoort à la rue, avec d'un côté une chapelle formant retour et de l'autre un bâtiment de classes suivi, sur la rue d'un autre bâtiment abritant la communauté. Cette chapelle est néo-romane, avec un chevet hémi-circulaire et un clocher-mur en façade. L'ensemble est démoli dans les années 30 pour l'agrandissement du lycée Saint-Joseph contigu.

Cartes postales anciennes (cliquez pour agrandir) :

le pensionnat de Nazareth
intérieur de la chapelle

la chapelle en cours de démolition

Ancienne chapelle du camp de prisonniers de Choisel (XXe, de 1940 à 1944) : ce camp était situé sur la route de Fercé, en haut d'une colline. Il dura toute la guerre, et eut une baraque-chapelle. Source : http://www.chateaubriant.org/spip.php?article512


Anciens couvents et prieurés

Ancien couvent des Trinitaires (XIIIè-XVIIIè). En 1262, à l'emplacement du manoir de la Trinité, Geoffroy IV, seigneur de Châteaubriant, fonde un couvent de Trinitaires. Geoffroy IV, avait suivi le roi saint Louis en Terre-Sainte et s'y était brillamment conduit, mais, fait prisonnier à la bataille de la Mansourah, il avait dû en partie sa liberté aux bons offices des religieux trinitaires établis pour la rédemption des captifs : aussi plein de reconnaissance, après son retour inespéré dans ses domaines, le seigneur de Châteaubriant voulut-il fonder une maison de l'ordre des Trinitaires non loin de son château. En 1262, Geoffroy de Châteaubriant dote les moines du prieuré d'une somme de 200 livres à prélever sur les revenus des forges qu'il possède dans les forêts de Juigné et de Teillay. Le couvent de la Trinité offrait aussi des logements pour recevoir et soigner les pauvres. Mais, au fil des années, se produit un « relâchement des Trinitaires » à tel point qu'en 1753, le procureur fiscal de la Baronnie de Châteaubriant est obligé de faire procès à Sainthoran (ministre du culte) pour le forcer à respecter ses obligations : celui-ci en effet, avait fait raser l'hôpital attenant à son couvent, pour « s'affranchir de tous les devoirs de la charité » envers les pauvres. Dans la chapelle, aujourd'hui détruite, sont inhumés les corps de Sybille, l'épouse de Geoffroy IV, de Françoise de Foix (décédée en 1537) et de Jean de Laval.

C'est pendant la Révolution que sont profanés les tombeaux des personnes enterrées dans la chapelle du Couvent de la Trinité : Sibylle, Geoffroy IV, Jeanne de Beaumanoir épouse du Baron Charles de Dinan, François de Laval et sa femme Françoise de Rieux, Françoise de Foix et Anne sa fille : le plomb des cercueils a été utilisé pour faire des balles de fusils. Au XVIIIème siècle, les Trinitaires sont toujours à Châteaubriant. On les retrouve en 1781 prêtant leur chapelle pour un Te Deum solennel pour la naissance d'un fils du Roi Louis XVI ou pour … dresser des procès-verbaux « contre le maire, pendant une cérémonie religieuse ». En 1789 la maison de la Trinité ne comprend plus que 4 religieux. Les derniers religieux Trinitaires quittent leur couvent en 1791. La chapelle du couvent sert alors de magasin et d'écurie aux troupes républicaines. Le bâtiment principal, où siége le tribunal révolutionnaire, est vendu avec tout l'enclos comme « bien national » à Sébastien Hanet, juge du Tribunal Révolutionnaire. Il y installe une prison. En 1801, le sieur Hanet revend le couvent à Paul Ernoul de la Chenelière, avocat et lieutenant de la baronnie de Châteaubriant. Son fils Achille en hérite en 1817. En 1823 on trouve un nouveau propriétaire, la famille Gaudin de Candé, qui revend l'édifice à Auguste Jacques de Boispéan, sous-préfet de Châteaubriant, en 1823 pour la somme de 60 000 F. Le couvent est alors rasé et remplacé par un manoir. La chapelle est aussi détruite.

Le manoir et ses dépendances sont achetés en 1922 par M. Durand qui y installe une entreprise de bonneterie-filature. En 1962, lorsque la manufacture Durand-Richer ferme, la propriété est achetée par la ville de Châteaubriant. La partie atelier abrite des entreprises diverses et les autres bâtiments sont affectés à diverses associations.

Voici une description de l'église conventuelle de la Trinité en 1663: (tirée de http://www.infobretagne.com/chateaubriant.htm)

"En suite de quoy nous nos sommes transportés en l'église conventuelle de la Trinité, située proche l'un des fauxbourgs de ladite ville de Chasteaubriant appelé Couéré ; où estant nous n'avons observé aucun ban de son Altesse Sérénissime (le prince de Condé). Dans l'enclos du balustre du maistre-autel sont deux monuments enfoncés dans le mur à la hauteur de quatre pieds et demy de terre ; l'un du costé de l'évangile et l'autre du costé de l'épistre. Dans le premier est la figure d'une femme au près de laquelle est une pierre verte qui porte inscription, épitaphe et lettre d'or et d'argent dont est PEV DE TELLES : l'un des costés porte : PROV DE MONS. ; l'autre costé : POINT DE PLVS; et le corps dudit épitaphe refert en ces termes : Soubs ce tombreuv gist Françoise de Fois - De qui tout bien tout checun soullait dire, - Et le disant oncq une seule voix - Ne savancza d'y vouloir contredire. - De grant beaute, de grace qui attire - De Bon savoir, d'intelligence prompte - De biens, d'honneurs et mieux que ne racompte - Dieu esternel richement l'estoffa. - O viateur, pour t'abreger le compte - Cy gist un rien la ou tout triompha. Et au-dessous est escrit : DECEDEE LE 16 OCTOBRE 1537, avec les armes au-dessous My-Chasteaubriant et de Foix. Le second monument soustient la figure d'un homme au côté duquel est un bouclier chargé des armes de Chasteaubriant et nous a dit un des religieux de la Trinité présent, qu'au dessous desdits monuments il y avait deux caves et charniers où reposent les corps qui sont représentés par lesdites figures. Ce chevalier, inhumé près du maître-autel, nous semble être le fondateur du couvent de la Trinité, le vaillant et pieux Geoffroy IV."

Dossier des MH avec CPA de la construction de la bonnetterie : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=RETROUVER&F…

Ancien prieuré Saint-Sauveur de Béré (XI-XVIIIè)

Ce prieuré est fondé en l'an 1000 ou en 1040, selon les historiens. Le prieuré de Béré est d'abord confié aux moines de Saint-Sauveur-de-Redon au XIème siècle, puis aux moines de Marmoutiers au XIIème siècle.
La célébre bataille de Béré, le 3 mars 1223, a eu lieu près de ce prieuré, entre Pierre Mauclerc, duc de Bretagne, et ses vassaux révoltés, soutenus par Amaury de Craon, sénéchal d'Anjou.
Le procès qui suivit cette fondation, engagé entre les moines de Marmoutier et ceux de Redon, possesseurs, semble-t-il, d'une église nommée Saint-Pierre de Béré, est un triste mais curieux épisode de ces temps anciens. Les moines de Marmoutier restèrent définitivement possesseurs du prieuré de Béré. Quant à l'église Saint-Pierre, elle disparut complètement, ainsi que les moines de Redon. Les bénédictins de Marmoutier abandonnèrent ensuite eux-mêmes leur prieuré, et, grâce au bon vouloir du prieur Gratien Renoul, les bâtiments claustraux de Béré furent cédés sans aucun revenu aux religieuses Ursulines en 1643 ou 1655 qui y établirent un hospice et des écoles, grâce à l'aide du doyen Blays. Les bâtiments conventuels furent progressivement détruits au XXe siècle. Seules, subsistent une dépendance agricole et une partie de la chapelle des Ursulines (XVIIè) qui sert actuellement de garage.

ancien prieuré de Saint-Michel des Monts, aujourd'hui disparu et fondé en 1204 par Geoffroy II, baron de Châteaubriant. Ce prieuré est donné par la suite à l'abbaye de Saint-Jacques-de-Montfort, nouvellement fondée par les chanoines réguliers de Saint-Augustin. Ci-dessous une description de l'église de ce prieuré en 1663, tirée d'ici: http://www.infobretagne.com/chateaubriant.htm (bas de la page):
"Et ledit jour nous nous sommes transportés en l'église de Saint-Michel, située dans l'un des faubourgs dudit Châteaubriant, qui porte son nom, et estant dans ladite église, nous avons vu au haut de la vitre principale les armes de Chasteaubriant, sans y remarquer aucune autre chose que nous estimions devoir emploier au présent ; après quoy, et la nuit étant proche, nous nous sommes retirés audit Chasteaubrian" Les tombeaux de Geoffroy II et sa femme Guessebrune, Geoffroy III et Béatrix de Montrebeau, son épouse étaient placés dans cette église. Ils existaient encore partiellement en 1731.
L'ancien couvent est devenu par la suite un hôtel au XIXème, puis une maison particulière. Le corps principal a conservé quelques éléments de sa charpente du XIIIe siècle. La chapelle dont on a conservé la niche crédence, a été réaménagée en resserre au XIXe siècle.

Ancienne église Saint-Pierre de Béré, fondée, semble-t-il au XIè par les moines de Redon. Elle disparut avec les moines au XII Iè, lorsqu'ils perdirent leur procès contre les moines de Marmoutiers.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:22 (2017)    Sujet du message: Chateaubriant (44410)

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