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La Riche (37520)

 
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MessagePosté le: Sam 23 Avr - 23:36 (2011)    Sujet du message: La Riche (37520) Répondre en citant

Eglise

Eglise Sainte-Anne (XIXe)

La ville tient son nom de l'église Notre-Dame-la-Riche de Tours (anciennement appelé Église Notre-Dame-la-Pauvre de Tours, fondée au XIe), ancien faubourg séparé de son noyau par la construction de l'enceinte de fortification moderne au milieu du XVIIe siècle ; la ville tire donc son nom d'un édifice religieux qui ne se trouve pas sur son territoire (le cas est identique à l'est de Tours avec Saint-Pierre-des-Corps et au nord avec Saint-Symphorien). En effet, jusqu'à la construction de l'actuelle église, la ville de La Riche, nommée Varenne-de-la-Riche en 1787, reste rattachée à l'église tourangelle dont elle porte le nom.

Au XIXe siècle on y cultive surtout le chanvre et les céréales, puis, profitant des qualités du sol, les cultures deviennent principalement maraîchères. La Riche ne fut pas épargnée par les guerres : occupée trois mois par les Prussiens en 1870 et surtout bombardée à neuf reprises entre juin et août 1944.

L'église Sainte-Anne est construite en 1856 dans le style néo-gothique : la nef simple est suivie d'un transept saillant et d'un choeur à pans flanqué de deux sacristies. Elle est précédée par un clocher-porche modeste, surmonté d'une flèche en pierre. L'intérieur est décoré de scènes peintes de la vie de Saint-François de Paule. Un retable date du XVIIe et porte une inscription au-dessus du bas-relief de gauche : Sumptibus D. Tussa Fare exbruerunt suiper manus N. Aut. Charpentier, 1668.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté nord
chevet
sud


Chapelles

Chapelle des Minimes (XIXe), sur le site de l'ancien couvent (XVe)

Saint-François de Paule, appelé en Touraine par le roi Louis XI un an avant sa mort (août 1483) fonde le couvent des Minimes en 1489, avec l'aide de Charles VIII, fils de Louis XI (pour le remercier de ses services). L'église (fin XVème) et les bâtiments ont aujourd'hui disparu. Il ne reste qu'un corps de logis (XVIIIème) qui rendait à l'époque des services divers (écurie, buanderie, etc.) actuellement en assez mauvais état. Le couvent est le lieu de sépulture du fondateur de l'ordre des Minimes, Saint-François-de-Paule, appelé en France par Louis XI qui espérait que les prières du moine le sauveraient de la mort. Charles VIII paya les travaux de construction du couvent. L'établissement se composait d'une église avec son cloître, d'un réfectoire surmonté de quatorze cellules pour les moines, d'un oratoire communiquant avec l'église, d'un bâtiment pour le chapitre et sa sacristie, de cuisines et celliers, de deux prisons pour les moines, d'une chapelle et du dormitoire de Saint-François, isolé des autres moines. L'église fut agrandie au XVIe siècle. Le couvent connut son apogée au XVIIe siècle. L'église et les bâtiments furent agrandis et reçurent une nouvelle décoration. C'est probablement à cette époque que fut construit le bâtiment des servitudes, le seul subsistant.
A la Révolution, le couvent fut vendu comme bien national. L'église fut détruite et les matériaux vendus. Le bâtiment des religieux, en ruine, fut démoli avant la fin du XIXe siècle. En 1877, une chapelle néo-gothique a été édifiée d'après les plans de Charles et Gustave Guérin, à l'emplacement de la fosse où le corps du saint fut déposé avant d'être brûlé par les Huguenots en 1662. La chapelle ne fut jamais terminée et seuls le choeur et le chevet furent construits. Cette chapelle est aujourd'hui lieu de pélérinage.
En 1993, l'ensemble du site, y compris la chapelle du XIXe, a été classé Monument Historique.

Chapelle de la gentilhommière des Pavillons (XVIIe), décorée de peintures murales

Prieuré

Prieuré Saint-Cosme (XIe)

La fondation date de 1092. Du prieuré où vécut Ronsart de 1565 à 1585 subsistent de nombreux bâtiments, les uns ruinés comme l'église, d'autres complets, comme le logis du prieur habité par Ronsart, le réfectoire et une aile des bâtiments attenants. De l'église du 12e siècle subsistent deux travées du déambulatoire et deux chapelles absidiales; le retable date du 3e quart du XVIIe. Le bâtiment du priorat est placé au sud de l'église et comporte, au premier étage, une galerie en encorbellement construite en pan de bois. Au nord se trouvent des bâtiments du XVIe siècle et une construction du début du XIIe. En 1944, un bombardement visant le pont sur la Loire de la ligne Paris-Tours, détruit le sous-prieuré et la porte d'entrée. Ronsart vécut dans ce prieuré, vint y mourir et y fut enterré. Le prieuré a été donné au département par l'Association de la Sauvegarde de l'Art français le 3 septembre 1951.

On peut visiter le logis de Ronsard où l'on voit encore sa salle de travail, le réfectoire des moines (XIIème siècle), les ruines de l'église priorale. Le tombeau du poète se trouve au cœur d'un superbe jardin à la française fait de roses et d'iris.

Vestiges du prieuré à la fin du XIXe (CPAs) :


Photos du prieuré (Monuments Historiques) : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FI…


Dernière édition par Admin le Dim 24 Avr - 00:47 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 23 Avr - 23:36 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 23 Avr - 23:56 (2011)    Sujet du message: La Riche (37520) Répondre en citant

Ancienne chapelle

Ancienne chapelle Saint-Jean du château de Plessis-les-Tours (XIe-XVe-XVIe-XIXe)

plan du château

La seigneurie de Montils-lès-Tours, qui prendra plus tard le nom de Plessis, devient à partir de 1444 une résidence royale, où le roi Charles VII séjourne à plusieurs reprises. Puis, la demeure est achetée en 1463 par Louis XI, fils et héritier de Charles VII, pour la somme de 5500 écus, afin d'y bâtir un nouveau château à la place de l'antique forteresse fondée au XIe et sans cesse modifiée depuis. En trois ans, il y fit construire un logis selon un style nouveau qui devait se propager ensuite dans le Val de Loire, alliant briques rouges et pierre blanche.
Léon Godefroy, en 1638, décrit ainsi le château : "De ce mesme côté est le chasteau du Plessis, autrefois demeure très agréable du roy Louis XI. Il est basti pour la plupart de brique, excepté un seul costé qui est tout de pierre de taille avec force vitrages. Il est tout parsemé de fleurs de lis et de quelques hermines avec des porcs-épics et des caractères couronnés. A présent ce lieu est négligé, et la simplicité du bâtiment, qui d'ailleurs est petit pour la cour d'un roy, fait croire que ça n'a jamais été grand'chose et que ceux de nos roys qui cy devant s'y sont agréez y ont été attirés non par sa superbe structure, mais plutôt par la beauté du pays où il est situé. Les jardins et parcs qui sont autour de cette maison sont bien entretenus."

L'aménagement des nouveaux bâtiments et des cachots voulus par Louis XI se déroulera jusqu'en 1470. On connait le surnom voulant que Louis XI soit "le roi des marchands", le château de Plessis-lès-Tours le confirme, car dès l'achèvement des travaux, le roi fait installer dans son château le premier atelier de soierie de Tours, tenu alors par 17 ouvriers qu'il fit venir d'Italie. Le château devient la résidence favorite du roi, qui y mourut en 1483.
Le cachot du cardinal La Balue se serait trouvé à l'extrémité de l'aile sud. Jean La Balue, évêque d'Évreux, fut l'aumônier de Louis XI et devint cardinal en 1467. Il devait trahir son roi et devenir l'informateur de Charles Le Téméraire. Quand sa trahision fut découverte, Louis XI le jeta dans un cachot en 1469. Il ne fut libéré qu'après onze ans de détention, en 1480, sur l'intervention du pape.

Une chapelle royale occupait l'angle nord-est du château. Elle était dédiée à saint Jean. Le service de cette chapelle fut d'abord confié à quatre chapelains, puis à un chapitre composé de 12 chanoines prébendés, huit vicaires et quatre enfants de choeur, tous soumis directement à la juridiction du pape. Après approbation de Rome, ce chapitre fut solennellement institué par Guy VIGIER, abbé de Marmoutier, en 1486.

Le château de Plessis-lès-Tours et le roi Louis XI sont donc intimement liés. Pour autant, le château accueillit bon nombre d'hôtes prestigieux. Ainsi, dès 1482, le confesseur de Louis XI, saint François de Paule y séjourna. Charles VIII, fils de Louis XI, ainsi que son successeur, Louis XII, y demeurèrent, notamment en 1505, lorsque Louis XII y fit une longue convalescence. Puis le château fut la résidence royale où eurent lieu les Etats Généraux de 1506. À cette occasion, on octroya le titre de « Père du Peuple » à Louis XII, et décida du mariage de la fille de ce dernier, Claude de France, avec François d'Angoulême, futur François Ier. À noter que pour la deuxième fois de son histoire, les états généraux se réunirent à Tours, après ceux de 1484, convoqués par Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, alors régente du royaume devant la minorité de son frère, Charles VIII. Par la suite, François Ier, Claude de France, Catherine de Médicis, Charles IX, Henri III y firent plusieurs séjours.

Le château de Plessis-lès-Tours a été également le théâtre de la rencontre entre Henri III de France et le futur Henri IV, en 1589, après leur querelle. Cette rencontre les réconcilia, leur permettant ainsi d'affronter ensemble la ligue catholique. La rencontre fut rendue possible par l'assassinat du duc de Guise par Henri III, chef de la Ligue, le tenant sous son joug. Par la suite, Henri IV y fit quelques séjours (ainsi que son fils, Louis XIII), et contribua également au développement de l'industrie de la soie, en y faisant planter des mûriers de Provence dans le parc.

Les successeurs de Louis XI étendirent et agrandirent le château. Cependant, la Cour délaissant peu à peu la Touraine, le château commença alors son déclin. Au XVIIe siècle, sa réfection est entreprise, mais à partir de 1781, la demeure devient le dépôt de mendicité de la ville de Tours, en 1790, elle est vendue comme bien national, et en 1796, elle est aux trois-quarts détruite. Durant le XIXe siècle, le château abrita une fabrique de plombs de chasse, un dépôt d'entreprise, et fut même utilisé en tant que bâtiment de ferme. Ces différentes activités participèrent largement à son délabrement. Au XXe siècle, le château connut cependant une période de renouveau grâce au docteur Chaumier, qui entreprend alors la restauration du bâtiment. Le château abrite aujourd'hui une compagnie théâtrale.

Du château du Plessis-lès-Tours il ne reste qu'un corps de logis rectangulaire, flanqué à l'ouest d'une tour d'escalier. Ce corps de bâtiment qui subsiste aujourd'hui, restauré aux XIXe siècle et XXe siècle, correspond à la partie sud de l'ancien logis royal de briques et de pierres. Les vestiges de l'ancien château sont peu visibles, et l'intérieur fut largement remanié.

Vues du château au XVIIe :


Une peinture de François-Alexandre PERNOT (1850) représente le château tel qu'il était en 1480 (huile sur toile, 1.02m x1.35 m); on peut la voir au musée des Beaux-Arts de TOURS : http://webmuseo.com/ws/musees-regioncentre/app/collection?expo=223&inde…

Cartes postales anciennes des vestiges au XIXe :


Lithographie de l'entrée du château au XVe :
Vue d'un cachot :



Ancien couvent


Ancien couvent des Carmes (XIIIe), situé au n°39 de la rue du Plessis. Les derniers bâtiments rescapés de la Révolution furent détruits en 1932.


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