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Saint-Ay (45130)

 
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MessagePosté le: Ven 7 Jan - 18:23 (2011)    Sujet du message: Saint-Ay (45130) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Ay

Saint Agylus ou Saint Ay était un notable orléanais. Il avait un esclave qui commit une faute grave; voulant échapper à la colère de son maître, il se réfugie auprès du tombeau de saint Mesmin (à la Chapelle-saint-Mesmin), bénéficiant ainsi du droit d'asile. Les gens qui le poursuivent n'osent pas entrer dans la grotte; Ay voit cela, fou de colère, menace de faire un exemple. Il avance, l'épée à la main, mais parvenu auprès de la grotte, son cheval s'arrête et Ay lui-même se sent lui-même frappé de paralysie. Alors, comprenant sa faute, il supplie saint Mesmin de lui rendre la santé et fait le voeu de construire une église au-dessus de la grotte. Ay tient sa promesse. Il décide alors de se convertir, mène une vie exemplaire de bonté et de piété, se démet de sa charge de vicomte et fait un pèlerinage à Jérusalem.
Quelques temps après son retour, atteint d'une fièvre pernicieuse, il meurt le 30 août 593. Il est enterré dans la chapelle qu'il avait fait bâtir, à trois lieues à l'ouest d'Orléans, sur les bords de la Loire, choeur actuel de l'Église de Saint-Ay.

Au VIe, Saint-Ay n'est qu'un petit village de quelques huttes de pêcheurs, mais se développe vite grâce aux carrières et à la batellerie. Pillé par les Normands en 855, brûlé partiellement par les Anglais au cours de la Guerre de Cent ans, dévasté par les troupes de Condé en 1562, Saint-Ay subit maintes fois de sa situation stratégique. La vigne fait la fortune du village jusqu'au XIXe.

Avant le XVe, la grande partie de la paroisse dépend de l'évêché d'Orléans; à ce moment, elle est partagée entre plusieurs seigneuries : La Chaise, La Pourcilière, Aigresolles, aujourd'hui lieux-dits de la ville, et celle du Château de Saint-Ay, la plus importante, située à droite de la façade de l'église, où François Rabelais séjourna fréquemment et y écrivit, entre 1543 et 1545, le Tiers-livre de Pantagruel.

En 1230, sous l'impulsion des Nonnes Blanches de l'Abbaye de Voisins, la chapelle fut agrandie autour des piliers du sanctuaire mérovingien primitif, lesquels subsistent encore de nos jours. A la même époque un caveau fut également ouvert pour y placer le sarcophage de Saint Agylus. La Chapelle fut alors rebaptisée Eglise de Saint Ay ("Ay" correspondant à la contraction du nom "Agylus").

En 1367, elle est en partie brûlée par le Prince de Galles et remise en état par les Religieuses de Voisins. En 1562, pendant les Guerres de Religion, l'église fut de nouveau dévastée et reconstruite à la suite de la violation du tombeau par les Protestants; la châsse abritant les reliques de saint Ay est remplacée après leur passage. Durant cette deuxième moitié du XVIe siècle, la nef centrale est prolongée et deux bas-cotés ajoutés. En 1618, le clocher est construit, ce qui permit en 1620 d'y suspendre les cloches lesquelles se trouvaient jusqu'alors dans la grande nef.

En 1852, l'église est restaurée, les voûtes en bois sont rétablies et les fonts baptismaux remplacés. En outre, une dalle est placée sur le sarcophage, redécouvert à la suite des fouilles de Monsieur de Pibrac (entre l'ancien choeur mérovingien de la Chapelle Notre Dame et le maître-autel ajouté en 1230). Cette dalle en marbre blanc comporte ces inscriptions commemoratives en latin :
FERETRUM STI AGYLI Reliquaire de St Agylus
DEPOSITUM ANNO DXCIII Inhumé en l'an 593
VIOLATUM ANNO MDLXII Profané en l'an 1562
EXALTATUM ANNO MDCCCLX Consacré en l'an 1860

En 1867, une tribune est édifiée sous le clocher pour y placer les orgues et la même année Napoléon III fait don de tableaux pour le choeur. Les vitraux retracent la vie de saint-Ay. Sur la façade, on peut admirer une très belle croix de Malte.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Ay
Siécle de l'édifice: VIe-XIIIe-XIVe-XVIe-XVIIe-XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (25) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade
coté nord
chevet

Intérieur (22) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

chapelle du fond du bas-coté droit

vitraux du bas-coté gauche

plaque funéraire
autel gauche

vitraux du bas-coté droit

l'autel droit et son vitrail

le choeur
tombeau de St Ay
grand vitrail

vue vers l'entrée
l'orgue


Ancienne abbaye

Ancienne abbaye de Voisins

En 1207 une communauté d'hommes nommée "Les Bons Hommes de Notre Dame du Bois de Bucy" s'établit à l'Ermitage à Bucy Saint Liphard, dans l'actuel Bois de Montpipeau. Ce couvent est supprimé en 1212, et l'évêque d'Orléans Manassès établit à leur place une communauté de religieuses de l'ordre de Cîteaux
En 1214, ces religieuses aussi nommées Bernardines ou Nonnes Blanches, s'installent à Voisins, cinq kilomètres plus au sud, pour bénéficier de l'eau qui manquait à l'Ermitage de Bucy. A cette époque, Voisins se trouvait aussi dans les Bois de Montpipeau et appartenait au seigneur Hugues II le Bouteiller.
Les nonnes de Voisins ont gardé pendant plusieurs siècles des relations avec leur ancien Ermitage, et un chemin direct joignait les deux sites à travers bois : c'est à Saint-Ay le "chemin de la forêt", maintenant coupé par l'autoroute. Dès 1216 les nonnes reçurent en don toute la terre se trouvant "en dehors des murs et des fossés de Voisins", ce qui indique qu'il existait alors à Voisins une fortification avec murs et fossés. Cette donation fut confirmée la même année par l'évêque Manassès de Garlande.

Le couvent de Voisins acquit rapidement une grande prospérité par l'afflux des donations seigneuriales et l'accord de privilèges royaux. Geoffroy Payen, sire de Montpipeau, fonda ensuite une chapellenie à l'Abbaye de Voisins pour la sépulture de son épouse Héloïse, afin de faire dire des messes en l'église de Voisins et il entendit y avoir lui aussi sa sépulture. Les rois comblèrent l'abbaye de leurs bienfaits. Lorsqu'ils venaient chasser dans les environs de Voisins ils s'établissaient provisoirement à Chaingy, Bucy ou Montpipeau. Ceci n'était pas sans profit pour le monastère : celui-ci avait droit au dixième de ce qui se dépensait en pain et en vin à la table du prince pendant toute la durée de son séjour.

Le couvent était administré par une abbesse qui devait avoir 40 ans d'âge et 8 années de profession. Elle avait sous ses ordres la prieure, la sous-prieure, la maîtresse des novices, puis l'économe et une cellerière (soeur tenant le cellier, ou réserve de nourriture), et devait faire appliquer strictement la règle sous peine d'être suspendue de ses fonctions. Elle gardait cette charge jusqu'à sa mort. Les religieuses Cisterciennes faisaient voeu de pauvreté. Elles étaient tenues de garder le silence, faisaient maigre toute l'année et jeûnaient souvent. On les ensevelissait à visage découvert.
Jusqu'en 1563 les soeurs du couvent élisaient l'une d'entre elles comme abbesse. Mais à partir de 1563, l'abbesse fut nommée par le roi, souvent en provenance d'autres monastères, et ne résidait pas toujours en permanence à Voisins. Il y eut 34 abbesses, parmi lesquelles Jeanne Payen de Montpipeau (9ème abbesse, vers 1333).
L'abbaye comprenait autour du cloître : au sud le logis de l'abbesse (transformé depuis pour devenir le château actuel), à l'est le bâtiment conventuel (cellules, réfectoire, etc), au nord une grande église. Cette église était prolongée à l'ouest par une chapelle dédiée à Saint-Eloy, partagée par la grille de la clôture conventuelle.

L'abbaye eut beaucoup à souffrir des anglais qui l'incendièrent en 1358, après quoi la grande église ne fut jamais restaurée. Il s'ensuivit des temps très difficiles, jusqu'au siège d'Orléans de 1428, où les religieuses ont plusieurs fois dû se réfugier dans une maison "Le Petit-Voisins" qu'elles possédaient dès 1234 entre la Rue des Pastoureaux et la Venelle Saint-Pierre-Empont à Orléans; cette demeure, reconstruite en 1417, existe toujours. On y entrait par le n°10, rue des Pastoureaux.
La Réforme, la Fronde puis le Jansénisme ont ensuite apporté chacun leur lot de perturbation à la vie monastique, si bien qu'à partir de 1749 il n'y eut plus d'abbesse. En 1774 il ne restait plus que trois religieuses et en 1777 une seule. Louis XVI ordonna dès 1774 à l'évêque de fermer du couvent, mais cet ordre ne fut pas exécuté immédiatement, à cause de nombreuses difficultés juridiques. L'évêque prononça finalement le 26 septembre 1778 la suppression de l'abbaye de Voisins, et donna tous ses biens à celle de Notre-Dame-du-Lieu, à Romorantin[b].

Le curé de Saint-Ay, Denys Colas, reçut chaque année la somme de deux cent livres à charge d'acquitter les messes des fondations pieuses créées à Voisins. Parmi elles s'en trouvaient deux réclamées par Jean d'Orléans "pour remède de son âme". Les corps ensevelis dans le cloître furent exhumés (Geoffroy Payen et son épouse Héloïse en particulier) et déposés au cimetière paroissial, alors situé sur l'actuelle place de la Mairie.

Le domaine de Voisins est mis sous séquestre et un commissaire est chargé de le gérer et entretenir. Par sentence arbitrale rendue au baillage d'Orléans le 18 décembre 1781, le sieur François Mascharet Grammont, directeur des Carrosses et Messageries de France à Orléans, se rend acquéreur de Voisins avec un bail sans durée déterminée, mais en 1787 ce bail est renouvelé pour 27 ans à courir de la Toussaint 1788. C'est alors qu'interviennent les décrets royaux du 11 mars 1790 et 18 avril 1791, disposant que la nation rentre dans la plénitude de ses droits sur les biens de l'Eglise qui perd ainsi ses privilèges. La vente est fixée au 18 avril 1792.
Le sieur Mascharet Grammont fait opposition à la vente, arguant qu'il a fait de nombreuses plantations et accru par son travail la valeur des terres. Son opposition n'étant pas admise, il se rend acquéreur à l'amiable. A sa mort, Voisins est vendu par adjudication au tribunal civil d'Orléans.
L'ensemble abbatial, déjà partiellement en ruine, fut démantelé au début du XIXème siècle. Désormais l'ancienne résidence de l'Abbesse, seul bâtiment resté debout, est devenue le "Château de Voisins". Ce bâtiment a été restauré par les propriétaire successifs et amélioré pour en faire la demeure actuelle au milieu d'un beau parc traversé par plusieurs bras de la Mauve, jusqu'au décès de Monsieur Thodoroff en 1985, qui avait succédé au Marquis de Massimi.
Depuis 2004, le château est le siège de "L'Association de L’Herboretum" régie par la loi du 1er juillet 1901, qui a pour objectif la mise en valeur, la promotion et le développement du monde végétal, et par extension de la nature, dans une perspective scientifique, éducative et culturelle.

Dans le bourg, trois lucarnes du XVIIe siècle ont été réutilisées comme linteaux pour une maison, rue de Chaingy. En outre, deux piliers de l'église avec leurs chapiteaux sculptés encadrent le portail de l'ancien château de Saint-Ay, à droite de la façade de l'église. Il se pourrait qu'un autre chapiteau de l'église, très semblable aux deux précédents, ait été ré-employé à Orléans. Il est fiché en haut d'un mur, dans la venelle du Coq, auprès de l'église Saint-Laurent.

Piliers de l'église de Voisins : ([b]ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir
)



Source : Mairie de Saint-Ay


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MessagePosté le: Ven 7 Jan - 18:23 (2011)    Sujet du message: Publicité

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