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Val-saint-Germain (Le) (91530)

 
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MessagePosté le: Sam 25 Déc - 15:55 (2010)    Sujet du message: Val-saint-Germain (Le) (91530) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Germain de Paris

Au cours du XIIe siècle, les moines de l'abbaye des Vaux-de-Cernay défrichent les forêts du Val et assèchent les terres marécageuses du Marais. Au XVIe siècle, le pèlerinage de Sainte-Julienne commence à se développer. L'édifice comporte une nef romane, étroite, aujourd'hui désaffectée, où sont encore visibles de grandes arcades du XIIe siècle. Un mur la sépare du grand choeur daté du XVe siècle, dont le chevet plat s'orne d'une grande baie encadrée de petites fenêtres qui éclairent les chapelles latérales. L'église, dotée au XVIIIe siècle d'un beau mobilier en bois peint et sculpté, a échappé à la destruction pendant la Révolution, mais a été amputée de sa nef, qui est devenue la mairie. L'église actuelle n'est donc plus composée que du choeur, le clocher, qui était jadis entre la nef et le choeur, est à la limite occidentale de la partie vouée au culte.

À l'entrée, une stèle funéraire de marbre noir rappelle le souvenir de Mme de La Briche, décédée à 89 ans en 1844. Une autre plaque funéraire en marbre noir, armoiriée, rappelle le souvenir de Adélaide Christine Clotilde Molé, marquise de la Ferté Meun, décédée au château du Marais le 26 novembre 1872 dans sa 62e année. Une troisième plaque a été posée après guerre pour le souvenir de Monseigneur Marcel FLEURY, natif du bourg en 1884, évêque de Nancy et de Toul en 1934, rappelé à Dieu en 1949.

Le culte de sainte Julienne de Nicomédie, réputée guérir de la peste, du choléra et de maux divers, a donné naissance à un pèlerinage extrêmement populaire aux XVIIIe et XIXe siècles. Pendant la semaine de la Pentecôte, 500 à 600 pèlerins, venus de 400 paroisses des diocèses voisins se rendaient au Val-Saint-Germain. Ils offraient, en témoignage de gratitude, en leur nom personnel ou au nom de leur ville, paroisse ou confrérie, des souches de cierges. Ces sortes de chandeliers, aux formes les plus diverses, sont en marbre, en bois, en métal, travaillés comme des chefs-d'oeuvre de maitrise ou grossièrement taillés. Les plus anciens ont été brûlés à la Révolution, il n'y a pas de porte-cierge antérieur à 1796. Il reste plus d'une centaine de ces souches, 123 exactement, alignées et empilées le long du mur nord et du mur érigé au XIXe pour séparer la nef et le choeur. Elles sont toutes classées MH à titre d'objet.
Arrow PHOTOS des souches de cierge de l'église : http://lfdc91.canalblog.com/albums/souches_de_cierge__val_saint_germain_/in…

Dans le Dictionnaire géographique, historique, descriptif, archéologique des Pélérinages, par Louis de SIVRY et Jean-Baptiste CHAMPAGNAC, édité par l'abbé MIGNE en 1831, on trouve une notice sur ce pélérinage, envoyée par l'abbé LENFANT, curé de la commune à l'époque. Il écrit : << L'église du Val-Saint-Germain (Sainte-Julienne), canton de Dourdan, possède une grande partie du chef de Sainte Julienne de Nicomédie, en Afrique. Il y a fort longtemps que cette sainte relique est déposée dans l'église du Val-Saint-Germain. Selon toutes les apparences, et d'après Surius et Baillet, elle fut apportée de Constantinople et enlevée dans le pillage des églises en 1204. D'après une pieuse tradition, un gentilhomme breton, qui faisait partie de la croisade et qui avait obtenu le précieux chef de notre sainte avec l'intention de l'emporter dans son pays, passa, chemin faisant, par le Val-saint-Germain. Retenu en ce lieu par une grave maladie, il fit voeu, s'il recouvrait la santé, d'éléver au Val une église en l'honneur de Sainte-Julienne, et d'y déposer les reliques qu'il avait avec lui.
L'église du Val-saint-Germain, dont la construction remonte à cette époque, confirme assez bien cette version. Mais ce qui est certain, c'est que la paroisse du Val-saint-Germain fut mise en possession de cette relique peu de temps après l'événement dont nous venons de parler. Ce fait est constaté par un acte signé de Gosselin, qui était l'évêque de Chartres à la fin du XIIe. Cette pièce authentiquen ainsi que plusieurs autres, fut retirée de la châsse par un autre évêque de Chartres, en visite [pastorale] au Val-saint-Germain en 1697, ainsi qu'il est écrit dans le procès verbal fait à cette occasion, et qui est encore dans les titres conservés.
En 1793, M. Henry, curé de cette paroisse, voulant soustraire la relique aux mains sacrilèges des impies, fit l'ouverture de la châsse qui était en vermeil, en présence de plusieurs habitants notables. [...] Resté en possession de son pieux trésor pendant les mauvais jours de la Révolution, M. HENRY l'exposa à nouveau à la vénération des fidèles, aussitôt après la réouverture des églises. Dans sa dernière visite pastorale du Val-saint-Germain, Mgr Blanquart de Bailleul, évêque de Versailles, a soigneusement examiné les titres et les a reconnu véritables, et les a renouvelé par un procès-verbal qui fut enfermé dans la châsse, qui fut ensuite scellée avec son sceau.
A diverses époques, les souverains pontifes ont attaché des indulgences au pélérinage qui se fait en l'église du Val. Par un bref en date du 5 juillet 1737, Clément XII accorda l'indulgence plénière à tous les fidèles de l'un ou l'autre sexe qui viendront visiter l'église du Val le jour de la fête de Sainte Julienne le 16 février ou même tout autre jour de l'année, pourvu que ces fidèles, confessés et véritablement pénitents, reçoivent la sainte Communion et prient pour l'exaltation de la Sainte Eglise catholique, l'entière destruction de l'hérésie, etc. Par un autre bref du 12 février 1805, le souverain pontife Pie VII renouvelle la même indulgence aux mêmes conditions, et accorde son indulgence plénière in articulo mortis, aux fidèles qui font ou feront partie de la Confrérie de Sainte-Julienne, porvu que les dits membres, vraiment pénitents et repentants, se soient confessé et aient reçu la sainte Communion, ou que, dans l'impossibilité de remplir ces deux conditions obligatoires, au moins contrits, ils invoquent avec dévotion les saints noms de Jésus et de Marie, e bouche ou du moins de coeur.
Le pélérinage de Sainte-Julienne, qui n'est plus ce qu'il était autrefois, est cependant encore aujourd'hui un des pélérinages les plus fréquentés du diocèse. Plus de quarante paroisses des diocèses de Versailles, Paris, Orléans, Meaux etc. viennent chaque année honorer Sainte Julienne. On compte plus de trois cent paroisses représentées dans l'église du Val par des ex-votos et quatre mille cinq cent quarante confrères sont inscrits sur le livre de la Confrérie de sainte Julienne. Le lundi et le mardi de la Pentecôte, le jour de la Fête-Dieu et le 16 févriers sont les jours de l'année où se rassemble [la plus grande affluence]. On vient y accomplir les voeux des ancêtres, ou demander à Dieu par intercession de la sainte, la guérison des infirmes, la préservation ou l'éloignement des maladies contagieuses, et l'heureuse délivrance des femmes enceintes
.>>

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Germain de Paris
Siécle de l'édifice: XIIe-XVIe-XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral, entre la nef et le choeur
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

façade ouest
la nef désaffectée
coté sud
chevet
coté nord

Intérieur (9) :

vue de l'église
collatéral sud

plaques funéraires
les souches de cierge
vitrail

le choeur
le maître-autel

vue vers l'entrée


Chapelle privée

Chapelle du château du Marais

Le premier seigneur connu du territoire, dont il porte le nom, est Jean de Saint-Germain en 1282. La famille de Saint-Germain est alliée aux Saint-Yon, seigneurs du Marais, mentionnés dès 1260. À la fin du XVe siècle, les deux seigneuries sont aux mains de la même famille. Jean de Vignay et son fils Antoine héritent d'une terre en pitoyable état : la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons a ravagé la région de Dourdan, les maisons sont en ruine, les champs à l'abandon et les fermiers ont disparu. Antoine de Vignay remet de l'ordre dans son domaine et construit le deuxième château du Marais. En 1516, Jean Hurault, conseiller au Parlement de Paris et maitre des requêtes, achète le Marais qu'il agrandit considérablement et dont il plante le parc. La seigneurie prend alors le pas sur toutes les autres seigneuries du Val. Au XVIIe siècle est construit le troisième château du Marais, dont ne subsistent que les communs aujourd'hui transformés en musée. Les Hurault conservent le Marais jusqu'en 1706.

En 1767, le trésorier général de l'artillerie Jean Lemaitre en devient propriétaire. Il fait édifier par Barré, de 1772 à 1780, un somptueux château sur l'emplacement du précédent, dans lequel il engloutit sa fortune, et qui passe en 1784 à sa nièce Mme de La Briche. La Terreur épargne le domaine. Après la Révolution, la vie du village reprend son cours, animée par les pèlerinages et par la société qu'attire Mme de La Briche. En janvier 1899, le Marais est acheté par Boni de Castellane. Celui-ci utilise la fortune de son épouse, Anna Gould, pour redonner vie et éclat au Marais. Mais leur divorce met fin aux rêves grandioses de Boni de Castellane. En se remariant, Anna Gould apporte le Marais à la famille de l'un de ses hôtes illustres : Talleyrand. Lieu de résidence privilégié des artistes et de la bonne société, Le Val-Saint-Germain ne cesse cependant de voir sa population décliner, faute de se situer près des grands axes de communication et d'être desservi par le train. Après la Seconde Guerre mondiale, Violette de Talleyrand-Périgord s'attache à la restauration et à l'animation du Marais.
Photos extérieures et intérieures (MH, 1900-1920, N/B) : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FI…

Vue aérienne du château (CPA) :


Type d'Edifice: Chapelle privée
Nom de l'Edifice : du château du Marais
Siécle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

le château du Marais


Fontaine sacrée

Fontaine Sainte-Julienne (XVIe)

Une fois l'office terminé et les dévotions accomplies, telle la dépose d'une souche de cierge, les pèlerins se rendaient à la fontaine Sainte-Julienne, alors surmontée d'un buste de la sainte. Aujourd'hui, ce buste en bois polychrome est placé dans une niche sous l'abri. Sainte Julienne était invoquée pour favoriser la délivrance des femmes en couches et pour conserver la santé des enfants. Les femmes observaient attentivement le visage de la sainte dont les joues faisaient figure de présage : plus elles étaient rouges, meilleure était l'année à venir.
Photo : http://fr.topic-topos.com/image-bd/fontaine-sainte-julienne-le-val-saint-ge…


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MessagePosté le: Sam 25 Déc - 15:55 (2010)    Sujet du message: Publicité

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