Le site des clochers de la France Index du Forum Le site des clochers de la France
Recensement des lieux de culte chrétiens dans chaque commune de France
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Beaugency (45190)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers du Centre-Val-de-Loire -> Clochers du Loiret
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Sam 25 Déc - 05:34 (2010)    Sujet du message: Beaugency (45190) Répondre en citant

Eglises

Eglise Notre-Dame, anciennement abbatiale

Il n'y a pas de trace archéologique antérieure au début du XIe siècle à Beaugency. La légende de Simon de Beaugency est datée de 580, mais elle est relatée pour la première fois au XVe et est de ce fait peu crédible. On sait cependant que les deniers du roi Raoul étaient frappés à Beaugency entre 923 et 936.
Une première église fut sans doute élevée vers 1030 au temps de Lancelin Ier, seigneur de Beaugency. Les biens de l'abbaye Notre-Dame, dédiée aux saints martyrs : Firmin, Gentien, Fuscien, Victor et Notre-Dame, furent accaparés par les seigneurs de Beaugency puis restitués par l'un d'eux, Raoul 1er, entre 1104 et 1108 aux chanoines de l'abbaye. Cette restitution fut confirmée en 1126 par Jean, évêque d'Orléans - elle n'est alors plus dédiée qu'à Notre-Dame et aux trois autres saints à l'exclusion de saint Firmin - et en 1139, par une bulle d'Innocent II.
L'église actuelle a été édifiée durant les années 1140. Deux campagnes sont identifiables : le choeur, le transept, les murs des bas-côtés et une partie de la façade ouest puis le vaisseau central de la nef. On aperçoit en effet au point de rencontre du vaisseau central de la nef et du transept, des pierres d'attentes en haut de ce dernier sur lesquelles viennent maladroitement s'insérer les murs porteurs du vaisseau central. La tour Sainte-Anne, au nord de la façade ouest, a été presque entièrement réparée vers 1336.
A la suite de l'incendie de 1567 ou 1568 par les protestants, l'église en ruine resta en déshérence jusqu'aux alentours de 1645. Une nouvelle charpente fut mise en place et couverte d'ardoises en 1646. En 1849, le baron de Guilhermy releva la présence de bordures de vitraux datées de 1646 actuellement disparues. Entre 1663 et 1665, fut posée une voûte lambrissée sur l'ensemble de l'édifice par Aignan Guyard, et Noël Hastet, charpentiers. En 1683 et 1684 on posa les voûtes des bas-côtés de la nef, on détruisit l'escalier et la voûte de la tour Sainte-Anne au sud-ouest et on posa la couverture en plomb sur son dôme.

L'abbatiale avant la Révolution (croquis de Nicolas PELLIEUX) :


A partir de 1858, jusqu'à la fin du siècle, l'église, sous l'impulsion des abbés Berland et Piau, curés de la paroisse, reçut un abondant décor maintenant disparu. En 1874, une nouvelle sacristie fut édifiée au sud-est, et entre cette date et 1876 la chapelle Sainte-Anne à gauche de la nef, en façade, par l'architecte orléanais René DUSSERRE qui restaura ensuite l'hôtel de ville.

En 1906 ont lieu, non sans mal, les Inventaires, dont voici le compte-rendu (archives diocésaines d'Orléans, série M) :



L'église est classée Monument Historique sur la première liste, en 1840. Des fouilles ont lieu en 1981, aucun vestige de l'église primitive n'est alors trouvé.
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA45000139/inde…

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame
Siécle de l'édifice: XIe-XIIe-XIVe-XVIIe-XIXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (20) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade ouest
chevet
coté nord

Intérieur (17) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

transept nord
déambulatoire
chapelles rayonnantes

l'Assomption de Notre-Dame (Michel Corneille, 1661)
chapiteau (XIIe)
base d'une colonne (XIIe)

transept sud
carré du transept

le choeur

vue vers l'entrée
l'orgue


Eglise Saint-Etienne, anciennement église du Saint-Sépulcre

Primitivement cette église fut placée sous le vocable du Saint-Sépulcre et ce n'est qu'au XVIe siècle qu'apparut celui de Saint-Etienne qui lui est resté. Edifiée sur un cimetière appartenant aux chanoines de l'église collégiale Notre-Dame de Beaugency, elle fut commencée par des fidèles , sans doute entre 1030 et 1050 puis achevée et voûtée par Lancelin II, seigneur de Beaugency, entre 1070 et début 1078, époque de sa dédicace par Régnier, évêque d'Orléans. Le 2 février 1080, Lancelin la donna à l'abbaye bénédictine de la Trinité de Vendôme qui fit construire un prieuré autour. Un acte de 1081, précise qu'elle était située hors les murs du bourg "prope murum castri", c'est-à-dire de la première enceinte de la ville dont il reste la Tour de Horloge et un vestige de mur à l'est de celle-ci. Cette église avait pour fonction de défendre spirituellement l'enceinte de la ville ainsi que son entrée conformément à une tradition établie depuis l'époque mérovingienne, qui prescrivait que les villes soient précédées d'églises, et s'affirmaient chrétiennes vis-à-vis de la campagne (pagus, d'où dérive païen).

C'est au 12e siècle que le clocher primitif fut probablement édifié à la croisée du transept. Un document de 1628, signalé par Adam, précise que l'édifice était en très mauvais état et qu'il y avait un cloître. Durant la période classique, le comble fut surhaussé et la charpente refaite.

Le 12 décembre 1791 elle fut vendue comme bien national, servit de grenier à blé dans le comble et de cellier à l'intérieur, puis de débarras et dépôt de toutes sortes jusqu'en 1992. L'architecte Lisch nous apprend en effet qu'en 1879 c'était un magasin à bois. Considérée comme l'église voûtée la plus ancienne de France, elle fit partie en 1840 de la liste des édifices nationaux classés Monuments historiques. Malgré cela, la municipalité envisagea en 1847 de la détruire pour agrandir la place du Martroi. A cette occasion, Prosper Mérimée la fit racheter par l'Etat et la municipalité projeta alors d'acheter la propriété de Mlle Michau, attenante à la nef et au transept de l'église au sud, afin de la dégager et d'agrandir la place du Martroi. Lorin de Chaffin, maire de la commune, demanda ensuite l'autorisation de la louer pour en faire un magasin et avec les revenus de la réparer. Par un courrier du 2 novembre 1852, Prosper Mérimée se montre tout à fait hostile à cette façon de voir. Il envisageait plutôt une destination publique : une école par exemple, afin de ne pas en altérer le caractère. Sans doute dépité, Lorin de Chaffin, dans son ouvrage sur l'histoire de Beaugency paru vers 1856, ne pu s'empêcher d'écrire qu'elle ressemblait "plus que jamais à une vieille grange rapiécée". Le temps passant, elle fut néanmoins louée à la ville sous l'appellation de "Magasins de Saint Etienne". Des cartes postales du début du 20e siècle montre qu'elle constituait un support publicitaire particulièrement apprécié dont le préfet s'inquiéta en 1909. Ensuite elle fut rachetée pour le franc symbolique par la commune en 1992, restaurée en 1999 et aménagée en vue de recevoir des expositions temporaires et servir de salle de conférence. Des vitraux du maître verrier Jean-Dominique Fleury ont été mis en place à cette occasion.
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine (plans, dessins, CPAs, photos ext/int N/B) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA45000164/inde…

A noter que l'Hostellerie de l'Ecu de Bretagne, qui occupe la partie ouest de la place du Martroi, a été construite à la fin du XVIe ou au début du XVIIe sur un fief nommé "Colombier du Saint-Sépulcre". Cette hostellerie, qui est mentionnée pour la première fois en 1617, devait le cens au prieuré de Saint-Etienne. En 1779, l'abbaye de la Trinité de Vendôme en percevait encore le loyer, qui se montait à 350 livres.
Source : Jacques ASKLUND, Histoire des rues de Beaugency

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Etienne
Siécle de l'édifice: XIe-XIIe-XVIIe
Forme du clocher : bâtière
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté sud


Tour Saint-Firmin (XVIe)

La tour Saint-Firmin est le dernier vestige d’une église romane du XIe siècle, remaniée à la Renaissance et démolie à la Révolution et au XIXe. L’édifice s’étendait sur l’actuelle place Saint-Firmin. Sous le porche du clocher, bâti en 1533 par Jean II d’Orléans de Longueville, passait une rue allant de la Loire au marché. Le portail d’entrée, en anse de panier offre un encadrement de style gothique flamboyant. Celui-ci renferme un carillon qui joue trois fois par jour l'air du Carillon de Vendôme. Cette chanson dont on ne connait plus qu'une strophe remonte à la période la plus noire de la Guerre de Cent Ans où le royaume de France était réduit à la portion congrue : Mes amis, Que reste-t-il à ce Dauphin si gentil ? Orléans, Beaugency, Notre-Dame de Cléry, Vendôme, Vendôme !

L'église et le prieuré Saint-Firmin doivent leur fondation à une histoire curieuse appellée Légende de la maille d'Or : vers l'an 850, Simon Ier de Beaugency était atteint d'une maladie grave, qu'il allait mourir lorsqu'un matin, il sentit une odeur douce et agréable qui s'était répandue dans la ville et, qu'à l'instant, il fut guéri. Quelques jours plus tard, il apprit que le jour même de sa guérison « miraculeuse » le clergé d'Amiens avait trouvé les restes de saint Firmin et que, à cette occasion, une odeur douce et agréable s'était répandue sur Amiens. Simon fut convaincu que sa guérison était liée à la découverte des restes de Saint Firmin. Simon Ier fit don de sa seigneurie au clergé d'Amiens qui le laissa en gérance à ses descendants à la condition que le sire de Beaugency vienne rendre hommage à Amiens chaque année et verse une « Maille d'or » (pièce d'or) destinée à financer des étudiants d'Amiens. Si le sire de Beaugency ne versait pas la « Maille d'Or », les étudiants d'Amiens étaient en droit de venir à Beaugency pour la réclamer en se faisant d'ailleurs loger et nourrir aux frais de la ville jusqu'à ce qu'elle soit versée. Au XVIe siècle, Calvin, alors étudiant en théologie à Amiens, est venu à Beaugency avec d'autres étudiants réclamer le versement de celle-ci.

Dossier de l'Inventaire Général du Patrimoine : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA45000173/inde…

Type d'Edifice: Clocher
Nom de l'Edifice : Saint-Firmin
Siécle de l'édifice: XVIe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le clocher
le porche
armoiries


Eglise Saint-Claude, au Vernon

La chapelle Saint-Claude de Vernon qui dépendait de la paroisse Saint-Nicolas de Beaugency, aurait été construite en 1527, à la suite d'une permission accordée par Jean d'Orléans-Longueville, petit-fils de Dunois et seigneur de Beaugency, aux habitants du bourg. Elle eut à subir la fureur des protestants comme l'ensemble des églises de Beaugency en 1567 ou 1568. Une quête fut entreprise sous l'impulsion des gagiers Jehan Cousté et Jehan Drevé pour sa reconstruction le 25 janvier 1604.
De grosses réparations de charpente et de maçonnerie concernant le pignon sont signalées dans un acte notarié du 31 mai 1734. Des modifications anciennes sont encore lisibles sur le bâtiment : les trois baies cintrées de l'abside furent bouchées en partie ou entièrement, sans doute durant la première moitié du 18e siècle, à la suite de la mise en place d'un autel-retable. La baie axiale a été repercée d'une nouvelle baie cintrée plus petite sans doute lors de ces transformations.
En 1847, la chapelle devint paroisse et cela jusqu'en 1974, date depuis laquelle le hameau de Vernon dépend de la paroisse Notre-Dame de Beaugency. L'église fut ensuite agrandie entre 1868 et 1870, d'après un projet de l'architecte orléanais Pagot et bénite le 9 août 1870. La cérémonie fut présidée par l'abbé Clesse, curé de Saint-Paterne d'Orléans et de tous les prêtres du canton. La nouvelle abside est orientée au nord tandis que l'ancien vaisseau unique est devenu le transept du nouvel édifice.
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine (Plans, cartes, photos ext/int N/B) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA45000126/inde…

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Claude
Siécle de l'édifice: XVIe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade du XIXe
transept droit, ancien chevet du XVIe

transept gauche (ouest) et ex-porte d'entrée de l'église du XVIe


Dernière édition par Admin le Ven 25 Fév - 03:24 (2011); édité 18 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 25 Déc - 05:34 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Sam 25 Déc - 05:36 (2010)    Sujet du message: Beaugency (45190) Répondre en citant

Chapelles

Chapelle Saint-Thibault, à l'ancien Hôtel-Dieu, près de la Tour Saint-Firmin

L'hôtel-Dieu fut fondé par les habitants de Beaugency. Thibault V, comte de Blois, lui fit une importante donation en 1176. Du 12e siècle, ne subsiste qu'un bâtiment faisant fonction de salle des malades terminée par la chapelle Saint-Thibault. Il présente de cette période, un vestige de baie sur son pignon ouest et une série de modillons sur le mur sud.
Le 22 janvier 1515 les maîtres maçons, Pierre Gadier et Olivier Chollet, obtiennent un marché pour construire un escalier en vis sur le bâtiment principal dont la façade est contemporaine. Peut-être est-ce à Jean d'Orléans-Longueville que l'on doit le bâtiment principal qui conserve ses armoiries. Une carte postale du début du 20e siècle, montre au pied de cet escalier deux médaillons sculptés provenant des lucarnes disparues. L'un d'eux est conservé au musée de Beaugency. Le portail d'entrée conserva, jusqu'au 19e siècle, les armoiries de Jean Pivin, maître et administrateur des lieux. Il fut donc réalisé après 1519, date où ce dernier n'était que procureur de Guillaume de Lamenay, alors maître et administrateur de l'hôtel-Dieu, et avant 1533-1536, période où il décéda avec les fonctions principales.
Un nouveau corps de bâtiment fut édifié en 1777, à droite en entrant dans la cour, à la place de celui qui s'écroula en 1773. A gauche, parallèlement, seule la façade principale fut réalisée. En 1780, on construisit à l'extrémité ouest des lieux, un nouveau corps de bâtiment. Celui qui lui est perpendiculaire, et longe la rue Porte Tavers, conserve intérieurement deux chapiteaux de piédroits de cheminée de la fin du 15e ou du début du XVIe siècle. Vers l'est de ce dernier, on voit un arc cintré intérieur, peut-être roman. En 1812, le corps de bâtiment du XVIe siècle fut modifié à droite de l'escalier en vis. L'abside de la chapelle fut ajoutée entre 1847, date de l'atlas Froyer où elle n'apparaît pas et 1883 où elle est présente sur des dessins de Lour. Ses vitraux furent réalisés vers 1930. Le décor intérieur en plâtre de la chapelle remonte au 19e siècle. En 1928, l'hospice fut acheté par l'Union professionnelle de l'enseignement libre du diocèse d'Orléans et est maintenant l'Institution Notre-Dame, dont l'annexe est l'ancien pensionnat Saint-Jean de Meung.

Plan masse en 1889 par Eugène LOUR :


Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine (plans, dessins, photos N/B) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA45000124/inde…

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Thibault
Siécle de l'édifice: XIIe-XVIe-XVIIe-XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : lanternon
Position du clocher : sur le faîte du toit
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiment de l'Hôtel-Dieu

bâtiment XIIe et chapelle
chevet et abside


Chapelle Saint-Georges (XIVe), au château Dunois

La dynastie des seigneurs de Beaugency apparaît au début du XIe siècle dans l'orbite de celle des comtes de Blois dont ils sont alors les vassaux. Leur forteresse constituera un important point de résistance contre les tentatives d'empiètement des rois de France dont le domaine jouxte la terre de Beaugency, jusqu'à ce que Philippe le Bel se rende acquéreur du lieu en 1292. Sous l'autorité des sires de Beaugency, la cité connut un essor remarquable, lisible dans l'accroissement de la localité dans un triple système d'enceintes. La dernière enceinte d'enveloppement fut édifiée entre 1118 et 1130 et intégra un espace de plus de vingt hectares dont la ville ne sortit pas avant le XXe siècle. La construction d'un pont sur la Loire, attesté dès le début du XIIe siècle, constitua un atout considérable qui permit le développement d'une économie d'échange fructueuse.

Beaugency, par sa position de forteresse sur la Loire, fut une ville souvent contestée. Elle fut notamment un enjeu dans les combats de la Guerre de Cent Ans. Jeanne d'Arc libéra la ville de l'occupation des Anglais durant sa campagne de Loire juste avant sa victoire à Patay le 18 juin 1429.

Compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, Jean, Bâtard d’Orléans (1403-1460) devient comte de Dunois et, par son mariage avec Marie d’Harcourt, seigneur de Beaugency. Il fait construire sur l’emplacement de l’ancienne forteresse médiévale, ce château, où il vécut 17 ans. Ses descendants aménagèrent la bâtisse dans le style Renaissance. La demeure est vendue comme bien national à la Révolution avant que le département du Loiret n’en fasse l’acquisition au XIXe siècle. Il est actuellement fermé pour travaux.
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA45000136/inde…

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Georges
Siécle de l'édifice: XIVe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

château et façade de la chapelle
coté sud et chevet
chevet de la chapelle

Chapelle Saint-Michel (XVe), situé au-dessus du vallon qui traverse la ville, au nord de la voie ferrée. Cette chapelle du XVe se vit grandement transformée en 1863 pour devenir un abattoir municipal, puis un centre technique; le tout est aujourd'hui désaffecté et en friche.

Photos : http://lfdc45.canalblog.com/albums/chapelle_saint_michel_de_beaugency/index…


Chapelle Saint-Dominique (XXe), au nord de la ville. Elle est actuellement désaffectée.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Dominique
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté sud
chevet
coté nord


Dernière édition par Admin le Sam 14 Déc - 11:06 (2013); édité 8 fois
Revenir en haut
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Sam 25 Déc - 05:37 (2010)    Sujet du message: Beaugency (45190) Répondre en citant

Couvents et abbayes

Abbaye Notre-Dame de Beaugency, transformée en hôtel.

L'église fut construite fin 11e début 12e siècle pour des chanoines réguliers augustiniens. Elle fut un lieu de pèlerinage important pendant tout le Moyen-Age. Au sud-ouest se dresse la tour du Diable, édifiée au milieu du 15e siècle par les chanoines. En 1567-1568, l'église et les bâtiments conventuels furent incendiés et pillés. En 1642, les Génovéfains, dont la maison-mère était à Paris, face à l'église Saint-Etienne du Mont, se réinstallèrent dans l'abbaye et entreprirent de restaurer l'église et de reconstruire les bâtiments abbatiaux, en conservant une partie des structures en place. Le corps de bâtiment longeant la Loire fut édifié le premier, entre 1685 et 1687. En 1691 lui fut adjoint un corps perpendiculaire qui le reliait au choeur de l'église. Dans l'aile Est, à l'extrémité nord touchant le choeur de l'église, se trouve un grand escalier couvert d'une voûte lambrissée et peinte en trompe l'oeil. La rampe en fer forgé, ôtée à la Révolution, a été remplacée.
A la Révolution, tous les biens des Génovéfains furent dispersés (c'est ainsi que la maison-mère devint le lycée Henri IV), l'abbaye de Beaugency n'y échappa point. Elle est actuellement occupée en partie par un lycée professionnel.
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine (plans, dessins, photos N/B) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA45000140/inde…

Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : Notre-Dame
Siécle de l'édifice: XIe-XIIe-XVIIe-XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

petite cour
Tour du Diable et bâtiment coté Loire
bâtiment oriental


Couvent des Ursulines, en partie école privée

En août 1629, Pierre FOUGEU, grand vicaire, official de l'évêque d'Orléans et directeur du couvent des Ursulines de la même ville, envoie Mère RICHON, avec sept soeurs et la novice Anne Tardif à Beaugency, afin d'y fonder un couvent avec pour mission d'instruire les petites filles de Beaugency et des environs dans la foi catholique et lutter contre le protestantisme. Sous l'impulsion d'Anne Tardif, devenue supérieure de la communauté, la première pierre du nouveau couvent fut posée le 24 avril 1647 par un pauvre de l'Hotel-Dieu de cette ville représentant Notre Seigneur. Les travaux de cet ensemble s'arrêtèrent en 1660, date gravée à l'extrémité de l'amorce de l'aile nord dont seules deux travées d'élévation furent édifiées. Les ailes orientale et méridionale furent entièrement achevées. L'aile ouest fut, comme au nord, dressée partiellement du côté sud sur trois travées. Un marché du 22 mars 1650 concerne la livraison au port de Beaugnecy par Jehan Janin, maître maçon (décédé peu après) demeurant à Ménars, à Martial Martin, marchand de pierres demeurant à Marnay, des marches nécessaires à la construction des 3 escaliers, toujours en place, dont un devis du 15 juillet 1650, concerne la réalisation par Jacques Habier et Jean Losmonier, maîtres maçons tailleurs de pierre à Blois et à Ménars.
Le bâtiment du pensionnat, élevé en dehors de la clôture, fut achevé en 1699 par la Mère supérieure Ruelle. En 1700, les soeurs obtinrent des Trésoriers de France, l'autorisation de commencer, au sud de l'aile orientale, la construction de leur nouvelle église sous l'invocation de Sainte-Marie des Anges. Les travaux s'arrêtèrent en 1703 et la laissèrent inachevée. En 1771 on dressa le grand portail ouvrant sur la rue.

Le couvent fut ensuite vendu comme bien national en 1793 et racheté petit à petit par les soeurs qui revinrent à Beaugency en 1803. Ces rachats s'étalèrent jusqu'en 1847. A cette dernière date, elles redevinrent propriétaires de deux granges édifiées rue Porte Tavers sur l'emplacement de l'aile nord inachevée du cloître. Elles en bouchèrent les portes côté rue et en ouvrirent d'autres sur la cour. L'une de ces granges est conservée et l'autre fut transformée en parloirs. En 1853, on édifia la maison de l'aumônier, sise 11, rue Porte Tavers. Durant la seconde moitié du XIXe siècle les soeurs construisirent un grand bâtiment à usage de classes, en dehors de la clôture, dans le prolongement occidental de l'aile sud du couvent. La date 1877 est visible sur une plaque métallique disposée sur la mitre de l'une des cheminées. L'enseignement des enfants se poursuit. La chapelle a été divisé en deux parties au XXe siècle : l'ancien choeur des religieuses, au fond de la chapelle, sert maintenant de salle de réunion.
Merci à la communauté pour son accueil, sa disponibilité et son autorisation de diffuser les photos intérieures et extérieures du couvent.

Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine (Cartes, plans, lithographies, photos ext/int N/B) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA45000142/inde…

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Ursulines
Siécle de l'édifice: XVIIe-XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame des Anges
Siécle de l'édifice: XVIIe-XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : lanternon
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur : (5)

bâtiments au nord (rue Tavers)
cour d'honneur
aile ouest inachevée

chapelle
porche

Intérieur (9) :

galerie du cloître
un des escaliers
Notre-Dame de la Consolation (1647)

soubassement d'un escalier
plaque (1944)
une des caves

vue vers l'autel
vue vers le fond de la chapelle


Dernière édition par Admin le Dim 26 Déc - 00:19 (2010); édité 6 fois
Revenir en haut
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Sam 25 Déc - 05:38 (2010)    Sujet du message: Beaugency (45190) Répondre en citant

Patrimoine religieux disparu

Ancienne église Saint-Nicolas

La chapelle Saint-Nicolas est attestée dès 1139 comme une possession de l'abbaye Notre-Dame de Beaugency par une bulle du pape Innocent II. Elle a certainement été construite à la suite de l'édification de la seconde enceinte de la ville entre 1118 et 1130.
Elle fut transformée en église paroissiale en 1471 après l'agrément de Sixte IV, suite à la demande de Dunois, en 1467, qui considérait que la ville de Beaugency s'étant accrue et augmentée en nombre d'habitants, la paroisse Saint-Firmin ne pouvait recevoir tout le monde. A cette occasion, elle fut agrandie et terminée en 1479, puis consacrée le 6 décembre de la même année, jour de la saint Nicolas, par Jean Pilory, évêque de Bethléem et général de l'ordre de Notre-Dame de l'Etoile, par permission de François, évêque d'Orléans.
En 1530, Jean d'Orléans-Longueville, seigneur de Beaugency, fit construire la tour sud de la façade ouest de l'église. En 1550 on commença un nouveau portail dressé jusqu'à la frise du rez-de-chaussée. Le reste de l'élèvation occidentale ne fut jamais achevé en raison des guerres de religion. En 1567 ou 1568, l'édifice est incendié par les protestants à l'instar des autres églises de la ville. Entre 1606 et 1611, elle est réédifiée, charpentée et couverte. La flèche de la croisée fut refaite après 1738 par l'abbé Gédoyn, abbé de l'église Notre-Dame, après sa destruction par la foudre le 18 juillet 1737.

Finalement, suite à la Révolution, elle fut détruite vers 1800. Néanmoins, le mur sud de la nef et le bras sud du transept ainsi que le piédroit gauche d'une porte, qui pourrait être celui de la porte d'entrée du cimetière entourant primitivement l'église, sont actuellement conservés. Le mur, encore en place, marque actuellement la limite entre les propriétés des 52 et 54, rue des Querres. Un plan de Levesque de 1750 situe précisément l'implantation de l'église dans le bourg et nous indique qu'elle avait un plan en croix et une nef à double bas-côté. Une plaque portant une inscription en partie lisible, qui devait se trouver primitivement dans l'église ou le cimetière, est incrustée dans une souche de cheminée de la propriété sise 19, rue de Chambord.

Le rez-de-chaussée de la façade ouest nous est connu par une description de J-N Pellieux : "...en 1550, on commença à élever à la place du pignon un portail à peu près sur le dessin de celui de Saint-Firmin, afin d'orner la façade de l'église...on abandonna cet ouvrage construit jusqu'à la frise et élevé seulement de 16 pieds ; ce portail, qui subsiste encore aujourd'hui [entre l'an VII et IX] dans cet état d'imperfection, est au moment d'être démoli, ce qui reste fait regretter qu'il n'ait pas été achevé. Il est de l'ordre corinthien, orné de plusieurs H couronnés et de croissans qui étoient les devises de Henri II et de Diane de Poitiers, sa maîtresse. L'église qu'on démolit en ce moment étoit assez régulière : elle avoit 125 pieds de longueur, 60 de largeur et le lambris, 36 pieds d'élévation; l'intérieur étoit orné d'un superbe autel de l'ordre conrinthien dont le travail paroissoit bien postérieur à celui du reste de l'église [il est étonnant que le nom de l'artiste célèbre qui a présidé à sa construction ainsi que l'époque à laquelle il a été fait ne soient pas parvenus jusqu'à nous]. Les statues placées dans les niches ne répondent pas au reste de l'ouvrage, elles n'avoient été placées probablement qu'après coup." Un dessin de 1738 nous fait connaître la flèche de croisée projetée et son soubassement de la fin du Moyen Age. Le mur de nef conservé présente des fenêtres hautes en arc segmentaire mouluré d'un double cavet. La porte d'accès au cimetière, dont il reste le piédroit gauche, était selon toute apparence accolée au sud de la façade occidentale.

Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine (plans, dessins, photos des vestiges) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA45000192/inde…

Ancienne chapelle Saint-Antoine, sur le pont de Beaugency. Elle se trouvait sur l'une des premières arches côté ville et fut probablement détruite par une crue vers 1677 ou avant.

Ancienne chapelle Saint-Jacques, sur le pont de Beaugency. Elle se trouvait sur la quatrième arche du pont, juste avant une tour qui défendait l'accès à la ville, côté Loire. Cette chapelle résiste à toutes les crues et existe encore en 1710, année où le pont est reconstruit et débarassé des bâtiments édifiés dessus.

Ancien oratoire de l'Hôtel de Jean de Berry. Cette maison est construite au XVe sur la place dont l'église Saint-Etienne occupe le côté nord. L'oratoire occupe une pièce. Le tout est démoli en 1843.

Ancienne commanderie de Templiers (XIIe), dont il reste la maison du même nom, comme unique vestige. C'est aussi le plus ancien édifice civil de la ville.

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Ancien couvent de Capucins, au NO de la ville, installé sur le site de l'ancienne léproserie Saint-Ladre, fondée en 1139. Les capucins y sont installés en 1615 à la demande de la population, tandis que les biens de l'ancienne léproserie sont réunis à l'Hôtel-Dieu en 1669. La chapelle passe sous le vocable de Saint-Leu-Saint-Gilles. Le couvent disparaît en 1793 et au XIXe, le nouveau propriétaire renomme le lieu en "Longchamps". Le couvent et son église furent détruits à la Révolution. Un tableau, l'Assomption de Notre-Dame, de Michel CORNEILLE (1661), fut ramené et est exposé en l'église Notre-Dame.

Ancienne chapelle Saint-Michel (XVe), démolie en 1863 pour laisser place à un abattoir construit avec ses débris, qui fonctionna jusqu'en 1986; le bâtiment devint ensuite un entrepôt. On remarque que cet édifice ressemble à s'y méprendre à une église, avec une grande nef flanquée de bas-côtés.

Dossier de l'Inventaire Régional du patrimoine (cartes, plans, dessins) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA45000153/inde…


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:26 (2017)    Sujet du message: Beaugency (45190)

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers du Centre-Val-de-Loire -> Clochers du Loiret Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Orancia phpBB Theme by Kaelys
Powered by phpBB © 2001, 2003 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com