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Chécy (45430)

 
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MessagePosté le: Ven 24 Déc - 20:54 (2010)    Sujet du message: Chécy (45430) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Pierre Saint-Germain (XIIe-XIIIe-XIVe-XVe-XVIe-XIXe, MH)

La première mention de Chécy (Capsiacus) se trouve dans un diplôme d'Hugues CAPET confirmant en 990 les possessions du chapitre cathédral Sainte-Croix d'Orléans. Antérieurement, dans les archives du prieuré de Bonne-Nouvelle apparaît en 980 un Bordulfus de Caciaco. En 1180, Philippe AUGUSTE confirme un acte de son père Louis VII le Jeune qui affranchit les serfs d'Orléans et de toutes les localités situées à cinq lieues à la ronde, dont Chécy. En 1193, le même roi assigne un douaire à la princesse danoise Ingeburge qu'il répudie au lendemain de ses noces (piur des raisons qui restent à ce jour inconnues). Dans ce douaire se trouve tout ce qui dépend de la prévôté d'Orléans et de Chécy. En 1212, après un concile, de nombreuses démarches et une confrontation avec les papes, Philippe II Auguste renonce à faire casser son mariage et consent à rendre sa place de reine à Ingeburge.

L'édifice se constitue d'une nef de quatre travées à collatéraux, d'un transept à deux chapelles rectangulaires orientées et d'un chevet plat. Un important clocher-porche se situe à l'avant de la façade occidentale. La chronologie de sa construction n'est pas établie. Il semble qu'on puisse dater la tour du 12e siècle et le choeur et le transept de la fin du 13e siècle. La quatrième travée de la nef date du 14e siècle et les trois premières du 15e siècle; la tour-clocher n'a jamais été remplacée par la façade gothique projetée. Au 16e siècle, le percement d'arcades fit communiquer les chapelles des croisillons avec le choeur, sans doute pour permettre à plus de personnes de suivre la messe, car c'est alors que la paroisse Saint-Germain est absorbée. Les voûtes ont été refaites en briques vers 1860.

L'église abrite la plaque funéraire de Parette PALTIER, Femme de Jehan Dufour vigneron et tonnelier morte en 1557 ainsi qu'un bas-relief représentant des scènes de vie du Christ et de Saint-Gilles (XVIe). Il y a aussi un sarcophage mérovingien, à gauche en entrant. Un relevé pour la période 1721-1774 ne mentionne pas moins de 64 sépultures sous le dallage de l'église, dont la plus grande part a été déplacée dans le cimetière nouveau. Notables de village ou fidèles reconnus, ils achetaient leur place pour reposer dans le sol consacré du temple.

Au XVIIIe, on sait d'après les comptes de la fabrique que l'horloge a été raccomodée en 1725/26 (19 livres), deux fenêtres ont été percées au banc neuf de l'oeuvre en 1741 (18 livres), les ardoises et tuiles du toit ont été remplacées vers 1723/24 et l'ensemble de l'autel a été repeint vers 1729.

Des problèmes d'affaissement du clocher ont été découverts dans les années 2000, peu après le drainage des eaux pluviales aux alentours de l'église, semble-t-il. Privé des eaux folles qui parcourent tout le bourg, sous terre, le sol sur lequel est fondé le clocher a bougé, ce qui s'est traduit par des lézardes multiples, des infiltrations, des fissures. En février/mars 2003, le clocher est cerclé trois fois, à l'intérieur et à l'extérieur, afin d'être stabilisé et des capteurs sont installés, afin de déceler le moindre mouvement. En 2004-2005, quarante-six micropieux ont été enfoncés jusque 14 m dans le sol, afin de mieux asseoir le clocher, des tirants métalliques ont été installés dans les parties hautes; les travaux sont assurés par l'entreprise Lefèbre, sous la maitrise d'oeuvre de Régis MARTIN, architecte en chef des Monuments Historiques. Normalement, les cerclages devaient être retirés vers 2005, mais des fissures ont continué à apparaître, des pierres de bouger (notamment les clefs de voûte des baies supérieures du clocher). L'orgue, don de M. Moulé en 1891, relevé en 1962, a donc été déplacé de la tribune au transept sud, l'avenir du clocher reste incertain. Une souscription est en cours pour restaurer l'orgue.

Ce clocher est une tour romane, de quatre niveaux, un rez-de-chaussée, deux étages et un beffroi couvert par un toit à quatre pans (pavillon). Le clocher forme un avant-corps carré, de 10 m de côté; les murs sont en petit et moyen appareil, et en gros appareil taillé sur le mur sud, probablement suite à une reprise en sous-oeuvre. En 1887, un escalier à vis est construit dans l'épaisseur du mur ouest de la nef pour l'accès au premier étage. On ignore le mode d'accès au clocher avant ces travaux. Le premier niveau (RDC) est voûté, avec une clef annulaire (trou de cloche). Le deuxième niveau est peu éclairé, seulement par une baie étroite à l'ouest, et est séparé du troisième niveau par un plancher en bois. Le troisième niveau est éclairé par deux baies étroites et en plein cintre sur les côtés ouest et sud et une au nord. Un plancher de bois le sépare du beffroi, éclairé par quatre baies sur chaque face. La tour n'a quasiment aucun décor.
Source : Bulletin de la SAHO, n° 133, 3e trim. 2002

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre et Saint-Germain
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XIVe-XVe-XVIe-XIXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : à surveiller

Photos (29) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (8) :

clocher
coté nord
chevet
coté sud

porche coté ouest
porche au coté nord
lézarde, coté nord du clocher

Intérieur (21) :

rez-de-chaussée du clocher
accès à l'église

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

la tribune et les capteurs
lézardes

transept nord
autel gauche

le choeur
verrières du chevet
voute du choeur

vue vers l'entrée
voûtes de la nef

autel droit
le transept sud et ses verrières


Chapelle

Chapelle du château de la Bretauche (XIXe-XXe)

La première mention de la Bretauche remonte en 1402 "une maison couv[er]te dessaune avec la masure, veig[ne] et VIII arpens de t[er]res ainsi [...] appelée la Bretauche." En 1619, le domaine est vendu 83 000 livres à Jean Matthieu Legrand de Melleray, docteur régent de l'Université d'Orléans. Dans le descriptif détaillé de la propriété, on ne trouve pas de chapelle ou d'oratoire. En 1748, Daniel-François Legrand de Melleray devient seigneur de Chécy et de Vennecy par acquisition auprès du duc d'Orléans. Sa famille réussit à se maintenir pendant la Révolution et à conserver le domaine, jusqu'en 1826. La famille Le RAY de CHAUMONT les remplace mi-XIXe. En 1880, Charles Le RAY de CHAUMONT fait élever un orphelinat et une école libre, avec une chapelle. Le tout est confié à des soeurs. C'est là que s'installent les Visitandines de 1947 à 1980.

Aujourd'hui, l'ancien couvent, qui comprenait le château du XVIIIe, les communs de la fin du XIXe et les bâtiments de la communauté proprement dits, a été divisé en trois lots : le château est une copropriété, les communs une propriété privée et la communauté une résidence hôtelière. La chapelle a été conservée en tant que salle.
Le château de la Bretauche se trouve auprès de la départementale qui relie Vennecy à Boigny-sur-Bionne (rue du Pot d'Etain).


Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ancienne Visitation de la Bretauche
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : à surveiller

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

chateau de la Bretauche
façade de la chapelle
bâtiments de la communauté
chevet


Dernière édition par Admin le Jeu 24 Fév - 18:22 (2011); édité 8 fois
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MessagePosté le: Ven 24 Déc - 20:54 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 24 Déc - 22:00 (2010)    Sujet du message: Chécy (45430) Répondre en citant

Patrimoine religieux disparu

Ancienne église Saint-Germain, mentionnée en 1411, détruite en 1562. Sa paroisse est absorbée par l'église Saint-Pierre, qui reprend son vocable. Le maître-autel de cette église est réinstallé dans le transept nord de Saint-Pierre de Chécy, et au XVIIe, existait une cure de Saint-Germain, dont le titulaire était conduit sur les ruines de l'église avant d'être intronisé en l'église Saint-Pierre.

Ancien Hôtel-Dieu

L'Hôtel-Dieu de Chécy fut présent pendant des siècles au sud de l'actuelle église saint-Pierre. Les dons destinés à soutenir cet établissement caritatif furent nombreux : une trentaine d'arpents ainsi que quelques maisons au bourg. Qu'elles aient été l'oeuvre de notables locaux ou l'expression d'une certaine forme de reconnaissance de la part d'un peuple plus modeste, ces donations, par leur volume, soutiennent la comparaison avec ce que possédait la fabrique de l'église. La première mention écrite de l'Hôtel-Dieu a lieu en 1385, mais son existence est sûrement bien antérieure.

La gestion assumée par des "maistres et administrateurs" ecclésiastiques aux XIV et XVèmes siècles passe dans les mains des laïcs aux siècles suivants. Mais des malversations dues à de puissants personnages caciens ruinent l'établissement. L'abbé de Portmorant, contre les habitants de Chécy et contre les usurpateurs parvint courageusement à restaurer l'hôtel-Dieu.

Peu après, en 1672, le regroupement centralisateur décidé par Louis XIV amena la création de l'Hôpital Général d'Orléans et les "pauvres malades" reçurent leurs soins dans la grande ville ducale. Les biens de l'hôtel-Dieu de Chécy devinrent la propriété de l'Hôpital d'Orléans. Chécy reçut le droit d'envoyer trois indigents à l'Hopital Général d'Orléans. ce droit, qui avait cessé d'être observé pendant la Révolution, fut réclamé pendant la première moitié du XIXe siècle par la commune. Un arrêté ministériel de 1844 finit par lui donner raison.

Source : http://histoiredechecy.pagesperso-orange.fr/lhotel_dieu.htm

Ancienne léproserie (XIIe)

C'est au XIIème siècle, moment probable d'une recrudescence de la maladie, que la léproserie de Chécy apparaît dans les textes. En 1112, le roi Louis VI le Gros avait fait don aux lépreux d'Orléans des droits qu'il détenait sur une partie de l'église de Chécy. Philippe Auguste en 1221 complétait cette donation en réservant une partie des dîmes perçues sur la paroisse en faveur de l'établissement central d'Orléans, l'hospice Saint-Ladre ou Saint-Lazare. Les lépreux admis à Chécy y étaient reçus, en apportant avec eux leurs biens, qui demeuraient la propriété du maître après leur décès. Ils disposaient d'une petite loge individuelle au vu d'un texte de 1498, et pouvaient quêter dans les villages.
A partir du XIVe, la lèpre regresse et les léproseries sont abandonnées. Les Chartreux récupèrent les biens de l'Hopital Saint-Ladre d'Orléans le 22 novembre 1624, et s'installent dans cette maison, qu'ils décrivent comme étant "assez mal administrée" et "en fort mauvais état". Le domaine de Cléry était lui aussi en assez mauvais état. Il fut repris et renommé Notre-Dame des Ormes, soit à cause de la chapelle existante, soit en raison de la Vierge enchâssée dans une niche creusée dans le mur sud. Des acquisitions foncières permettent d'agrandir le domaine, de 1648 à 1698. A partir de 1707, les terres les plus lointaines sont toutes affermées.
En 1790, les bâtiments sont estimés 2450 livres pour la grande maison, et deux autres petites maisons à 425 et 462 livres. Les bâtiments de la Chartreuse ne sont pas antérieurs au XVIIe, ce qui laisse penser que les anciens bâtiments, trop vétustes ont été détruits puis rebâtis. La découverte, lors de fouilles préventives en 2001, d'éléments d'architecture religieuse antérieurs au XVIIe et probablement enfouis dans le sol lors de la reconstruction des bâtiments, corrobore cette hypothèse.
Plan en 1835 :

Parmi les bâtiments, implantés le long de la grande route d'Orléans à Jargeau, la construction ouest semble la plus ancienne, avec son étage auquel l'on accède par un escalier hors-oeuvre. Le logement du maître date du XVIIe, une cheminée à l'étage date du XVIIIe. A l'ouest se trouve la chapelle, chevet au nord, mutilée par la pose d'un plancher de grenier. Les fenêtres hautes témoignent de la redécouverte au XVIIe de l'arc en plein cintre. A l'est de la maison de maître, on trouve la maison du vignerons; un puits est accolé au mur nord. Plus à l'est encore, le long de la route, se trouvaient les bâtiments utilitaires, écuries, toit à vaches, toit à porc, fournil; ces derniers ont été détruits il y a peu de temps.

Photos (4) :

la maison de maître et la chapelle
élévation le long de la grande route

chapelle
emplacement des bâtiments utilitaires (détruits)


Anciennes chapelles privées

Ancienne chapelle privée de la Bretauche, qui appartient en 1709 à M. Legrand, ancien avocat du Roi au baillage.

Ancienne chapelle domestique de Port-Morand (XVIe-XVIIIe). Le domaine appartient à la famille de Bellevoies dans la deuxième moitié du XIVe. En 1523, Jean BRACHET et son épouse obtiennent de l'évêque l'autorisation de faire dire la messe dans la chapelle qu'ils viennent de faire bâtir "en l'honneur de la précieuse Croix de nostre Seigneur". Ils construisent aussi un logis Renaissance. En 1735, Etienne Lamirault sollicite le renouvellement de cette autorisation, arguant de la continuité du culte, sauf pendant les troubles dûs aux guerres de Religion. En 1785, cette chapelle est décrite ainsi : la chapelle dédiée en l'honneur de Sainte-Marie-Madeleine, carrelée et lambrissée.
En 1794, le domaine est vendu. Sur le rapport rédigé lors de la venue des gens chargés d'estimer le domaine, il est écrit : "avons trouvé tous les carreaux de la croisée de la ci-devant chapelle cassés". Sur le cadastre de 1834, la chapelle n'existe plus, sur son emplacement ainsi que celui de l'auditoire seigneurial sont adossées deux chambres.

Ancienne chapelle privée du Crocq, appartenant en 1709 à M. de la Loulésière, seigneur de Férolles. Le Croc est avant 1540 un "lieu de vignes" sur 1/2 arpents, puis sur 6 arpents après cette date. En 1571 est construite une demeure Renaissance, flanquée d'une chapelle : " Item contre et joignant l'un des pignons du dict logys une chappelle dont la charpenterye d'icelle est faicte en ance de panyer en feste couverte d'ardoise avec une petite lanterne [...] ayant de longueur deux thoises quatre pieds [...] et de largeur une thoise troys pieds". En 1757, le Croc est vendu 5000 l. à Jean-Baptiste FOUCHER, prêtre chanoine de l'église d'Auxerre, curé de Notre-Dame du Chemin en Orléans. La vente comprend aussi les ornements de la chapelle et son mobilier, à savoir un calice, une patène en argent, un missel et une chasuble. Cette chapelle est transformée en laiterie en 1842.

Ancienne chapelle du Petit Ambert, jadis propriété des Célestins. La maison de vignes située à la Cigogne est donnée aux Célestins vers 1300 par Pierre de SORRE. Elle est complètée en 1334/1335 par des terres, en 1368 par des rentes foncières à la Popinière et en 1496 par d'autres rentes foncières au Grand Cochereau. Au total, la propriété compte 15 arpents. En 1708, la chapelle est signalée comme "profanée". En 1790, cette chapelle existe toujours, le long de l'actuelle rue de la Cigogne; elle est désaffectée depuis le début du siècle et en mauvais état. La maison et ses terres sont vendues comme bien national en 1791 pour 2780 livres. Les n° 43/45 rue de la Cigogne sont établis à l'emplacement de cette possession ecclésiastique.

Ancienne chapelle privée de La Cour, près de Bionne, signalée en 1748. Le domaine est une métairie de la famille (Le) texier aux XVe et XVIe siècles. En 1709, il est acquis par Marie Louise Laurent de Belleville et comprend alors : "une maison bastye en pavillon couverte d'ardoises, cuisine et petit corps de logis [...] maison pour le fermier, escurye, fournil, grange, bergerie, thoit à vaches, pressouer, coullombier et autres ediffices, cour, fontaine, vivier, clos lesdits bastimens de murs en carré."
Des démolitions ont lieu en 1832, puis à la fin du XIXe jusqu'en 1904. Il ne reste plus que l'aile sud des communs avec la fuie carrée.

Ancienne chapelle privée de Reuilly. En 1377, Reuilly est une motte entourée de fossés emplis d'eau. Le 2 novembre 1667, le domaine est saisi pour cause de dettes impayées. Il est décrit ainsi : "Ce lieu seigneurial comprend un grand corps de bâtiment couvert de tuiles, l'escalier en pierre est dans une tour ronde en maçonnerie qui est sur le devant du logis. le logis est dans une cour fermée par un portail, dans cette cour une chapelle couverte de tuiles avec un petit clocheton couvert d'ardoises".
Cette chapelle est remplacée par une autre, couverte d'un toit à quatre pentes et consacrée en 1790. Elle est désaffectée en 1835 et son autel donné à l'église de Mardié. Transformée en fournil et en buanderie, elle est démolie peu avant l'an 2000.





Ancien temple protestant, au lieu-dit La Prêche (XVIIe), détruit en 1689.

Le 21 juillet 1599, Jean TASSIN achète pour 33 écus un tiers d'un tercier de terre. Le 16 octobre, il passe marché pour 333 écus 1/3 avec un certain Nicolas CARTIER pour la construction d'un temple à récéptionner le jour de Noël 1599. Ce bâtiment devait avoir "huit toises de long et six toises de large", était éclairé de huit fenêtres ouvertes dans les murs, et quatre lucarnes garnies de fenêtres dans les combles. Il devait être couvert de tuiles et était essentiellement construit en bois. A l'issue des travaux, 250 écus sont versés à l'entrepreneur. Le temple est fini et les premiers prêches sont faits à Noêl 1599.

En 1605, une vache appartenant à un fermier catholique, Colas PANNIER, fait irruption dans le temple en plein prêche et y sème la panique. Les protestants assemblés capturent la vache, la tuent et s'en partagent les morceaux. Son propriétaire, apprenant le sort qui a été fait à sa vache, porte plainte devant le bailli d'Orléans qui condamne solidairement tous les protestants de la ville. Les catholiques s'emparent de l'histoire et ainsi naît l'expression "être de la vache à Colas", pour qualifier les protestants. Des chansons anti-huguenotes sont composées sur cette histoire. Elles produisent des rixes à Paris, tant et si bien que le Parlement de Paris, dont le ressort touchait alors un tiers du Royaume, dont l'Orléanais, menace de pendaison "quiconque s'aviseroit de chanter dans les rues la vache à Colas".

Ce temple vétuste en 1678 fut reconstruit sur "sept thoises quatre pied [en long] et 5 thoises 4 pied de largeur". Le 31 décembre 1684, le temple protestant fut fermé. Les fidèles se convertirent, essentiellement par l'envoi de soldats dans les maisons des hérétiques les plus aisés et les plus obstinés. Le temple est démoli en octobre 1685, ses matériaux sont vendus au profit de l'Hôtel-Dieu d'Orléans et de l'Hôpîtal Général.


NB : Le château de L'Isle était propriété de Groslot dans la deuxième moitié du XVIe : il l'ouvrit à ses coreligionnaires pour servir de temple, à la place de tous ceux qui ont été détruits entre 1562 et 1567. En 1569 y a lieu un massacre entre protestants et catholiques nommé Journée des Chaperons.
En 1829 le château de l'Isle, situé sur la rive gauche de la Loire, est rattaché avec 320 ha de terres à la commune de Saint-Denis-en-Val. Après moult plaids, Bou et Combleux doivent aussi cèder leurs terres sur la rive gauche de la Loire.

Source partielle : Chécy, 10 siècles d'une histoire redécouverte, Michel MARINIER (2005), disponible à la Médiathèque d'Orléans.


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