Le site des clochers de la France Index du Forum Le site des clochers de la France
Recensement des lieux de culte chrétiens dans chaque commune de France
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Le-gué-de-Longroi (28700)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers du Centre-Val-de-Loire -> Clochers de l'Eure-et-Loir
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Mer 22 Déc - 20:05 (2010)    Sujet du message: Le-gué-de-Longroi (28700) Répondre en citant

Arrow C'est une commune sans clocher

Ancienne église paroissiale de Saint-Chéron du Chemin, démolie en 1772

Saint Chéron vint en dans le diocèse de Chartres vers 100 ou 104; cette dernière année, il fut tué en un lieu appelé depuis Saint-Chéron du Chemin. Sur le lieu présumé de sa mort, un oratoire, puis une chapelle furent construits. Les papes Eugène III en 1150 et Alexandre III en 1178 en confirment la possession à l'abbaye Saint-Chéron, à CHARTRES, de l'ordre des Augustins; cette abbaye possède déjà le lieu depuis avant 1103, date à laquelle Yves de Chartres accorde un diffèrent entre le prévôt et les chanoines de Saint-Chéron au sujet des droits seigneuriaux de Saint-Chéron du Chemin; il impose aussi aux moines de rassembler les récoltes dans la grange de Saint-Chéron décapité. Dans le Pouillé du Diocèse de Chartres, en 1250, Saint-Chéron a 150 paroissiens et une cure de 40 livres de revenu. Cinq siècles plus tard, en 1738, cette paroisse a 650 communiants et 800 livres de revenu.
En 1164, Robert, évêque de Chartres, fit disparaître la mauvaise coutume, ou prétention du seigneur de Gallardon, Hervé, de faire payer à chaque vilain de Saint-Chéron la redevance annuelle d'une poule. Il est convenu que le prieuré-ferme de Saint-Chéron du Chemin payerait chaque année au dit seigneur la redevance de trois sous, le jour de la Purification.

En 1215, suivant un règlement concernant les redevances des prieurés-cures à l'abbaye de Saint-Chéron de CHARTRES, celui de Saint-Chéron du Chemin était taxé à deux pelisses et douze sous 1/2 chartrains pour acheter la toile destinée à l'habillement des moines. En 1248, ces redevances augmentent. Le prieuré-cure de Saint-Chéron du Chemin eut les charges annuelles suivantes :
- 40 sous pour les pelisses, 12 sous 1/2 pour l'achat des toiles et 5 sous pour la nourriture payables dans les huit jours de la dédicace de l'église de Chartres;
- 12 sous 1/2 pour l'achat des toiles à la Pentecôte
Pour la nourriture, le prieuré avait tous les fruits et revenus de cinq mines de terres labourables que l'abbaye avait acheté à Saint-Chéron du Chemin et les huit livres 1/2 donnés par les parents de Guillaume, l'un de leurs chanoines.

En 1231, un dénommé GUERIN, chevalier, afferme à l'église Saint-Chéron du Chemin deux arpents de terre sis entre Saint-Chéron et occonville, pour être plantés de vignes, moyennant un cens annuel de six sous chartrains payable le jour de la Saint-Rémi. Ce cens devait être doublé si sa fille ainée se mariait ou son héritier était armé chevalier. En outre, le fruit de ces arpents ne pouvait être pressé qu'au pressoir banal dudit Guérin, à charge d'une redevance d'un pot sur sept. En outre, l'abbaye de Saint-Chéron avait des terres au Gué de Longroi, en vertu d'une donation faite par Pasquier CHAILLOU, bourgeois de Chartres, en 1421.

Au cours du XVe, le prieur de Saint-Chéron du Chemin eut des démêlés au sujet de dîmes et de terres limitrophes avec les moines de Saint-Vincent du Bois et de Grand-Beaulieu, près de Chartres. En 1603, Mgr de Lamoignon donne à l'église de Saint-Chéron un calice d'argent gravé d'or, son etui, le tout apporté de Paris. "A Pasques de ladite année furent mises les vitres-images [vitraux] pour lesdites Hervé Guille, notaire royal à Saint-Chéron et marguilier de la paroisse a payé neuf livres tournois; ledit Hervé a faict mettre aux dites vitres deux pareils écussons. Ledict Hervé a fait continuer la muraille commencée entre l'église et le clocher, avec lestolle dudit lieu refaite à neuf." En 1606, les dîmes et champarts de la paroisse Saint-Chéron sont estimées 220 livres et affermées.
En 1724, Dame Marie Jeanne VOIZIN, épouse de Chrétien François de Lamoignon, président au Parlement de Paris, donne à l'église de Saint-Chéron du Chemin un ornement complet d'ouvrages des Gobelins, une croix dorée et huit grands chandeliers dorés pour le grand autel, le devant d'autel de marbre, la sacristie qu'elle a faite construire derrière le grand autel.


Ancienne chapelle Notre-Dame des Vertus (XIVe)

Au Moyen-Age, Le Gué-de-Longroi était un "bon gros bourg bien peuplé, habité des plus belles maisons ès dits lieux", dépendant de la paroisse d'Ymeray; la paroisse de Saint-Chéron du Chemin n'énglobait pas le bourg du Gué de Longroi. En 1790, ce bourg est rattaché à la commune de Saint-Chéron du Chemin, faisant partie du canton de Gallardon. Le Gué de Longroi devient commune par ordonnance du 31 mars 1838 et Saint-Chéron du Chemin devient l'un de ses hameaux.

Le Gué du Longroi a selon la tradition une origine royale rattachée à Philippe le Long, roi de 1316 à 1322. Mais le bourg portait ce nom depuis le début du XIIe siècle, quand il était nommé Vadum de Loonrai, c'est à dire le gué du long réage, ou sillon. Le chaître Notre-Dame de Chartres y avait des propriétés et le tiers des dîmes en grains et en vins au début du XIIIe.

En 1326, Pierre le Riche, prêtre-chanoine et sous-doyen de l'église cathédrale de Chartres, fonda la chapelle du Gué de Longroi, vouée à Notre-Dame des Vertus. Il mourut le 31 mai 1326 et légua entre autres vingt livres de rente pour cette chapelle. En 1489, Le Gué de Longroi est fortfifiée, mais souffre beaucoup sous les règnes de Charles V et de Charles VII, à cause des vicissitudes de la guerre de Cent Ans.
En 1545, le seigneur du Gué de Longroi obtient de François Ier l'autorisation de faire un marché hebdomadaire et deux foires annuelles, l'une à la Saint-Michel, le 29 septembre, l'autre à la Saint-Nicolas le 6 décembre, ainsi que de lever 1200 livres sur ses habitants et propriétaires, même non résidants pour reconstruire les fortifications. Henri II confirme cette dernière disposition par lettre patente en 1547, face à l'opposition des propriétaires non-résidants de payer pour les murailles du Gué-de-Longroi. En 1571, ces travaux ne sont toujours pas finis, cette fois à cause des troubles liés aux guerres de Religion; Charles IX confirme l'autorisation de 1545, et permet la levée de 500 livres sur les habitants et propriétaires pour finir l'enceinte. Celle-ci n'est toujours pas achevée en 1577, lorsque Henri III confirme les dispositions précédentes. Enfin, à la fin du XVIe, les fortifications sont achevées, un chateau fort se trouvait à l'ouest du bourg.

Au XVIIIe a lieu un procès entre le chapelain de Notre-Dame des Vertus, au Gué de Longroi, paroisse d'Ymeray, et Etienne Barrelier, pour rentes dues à ladite chapelle. Cette chapelle était un bénéfice à la collation du Chapitre cathédral de Chartres et valait 300 livres de revenu. Elle a été vendue comme bien national en 1792 et démolie. Le bourg est rattaché à la paroisse de Levainville.

En 1866, la population se divise comme suit : 32 habitants à Saint-Chéron du Chemin (7 maisons), 43 à Occonville (12 maisons), 5 à Longreau (1 maison), 118 aux Angles (38 maisons) et 249 au bourg du Gué-de-Longroi (68 maisons).

Plan du village à la fin du XVIe :


Ancienne chapelle d'Angles (XVe)

Au XIIIe siècle, le moulin des Angles devait au chapitre de Charles six septiers de blés par an. En 1412 est mentionné l'établissement d'une chapelle d'Angle, partie d'un prieuré. Le jardin ou courtil derrière la chapelle fut donné en 1553 à la fabrique de Saint-Chéron du Chemin. En 1657, les gagers de l'église et fabrique de Saint-Chéron afferment un arpent de terre sis en la prairie d'Angle; au sujet de cette parcelle, les titres se suivent, celui de 1771 la désigne Pré de Saint-Chéron.

La chapelle fut démolie en 1793 tandis que le prieuré devint une jolie maison de campagne, qui existait encore en 1860.

Autres biens religieux

A Occonville, hameau partagé entre le Gué de Longroi et Oinville-sous-Auneau, des terres appartiennent à l'abbaye Saint-Père de Chartres (v.1100), au chapitre Notre-Dame de Chartres (v.1155), à l'abbaye Saint-Jean en Vallée (1199, donation de Renault le Jeune à son départ en croisade). Le chapitre de Chartres avait en 1300 plusieurs terrains appellés Terre du Diable, à savoir 50 setiers en plusieurs parcelles. Occonville était en outre chargée envers le chapitre Notre-Dame de Chartres de 52 sous 6 deniers de cens annuel, dont 12 pour les susnommées terres.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 22 Déc - 20:05 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers du Centre-Val-de-Loire -> Clochers de l'Eure-et-Loir Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Orancia phpBB Theme by Kaelys
Powered by phpBB © 2001, 2003 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com