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Marigny-les-Usages (45760)

 
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MessagePosté le: Mar 14 Déc - 00:05 (2010)    Sujet du message: Marigny-les-Usages (45760) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Saturnin (XIIe-XVIe)

Marigny, identifiée à l’époque de la conquête de la gaule par les Romains sous le nom latin ARA MARTIS, signifie « le temple du Dieu Mars ». De nombreux vestiges gallo romains furent retrouvés sur le territoire de la commune : des monnaies datant de Septime Sevère, des chemins empierrés, des ruines et emplacements d’habitations (découverts récemment au lieu dit le Pont de Segry).

L’église Saint Saturnin est fondée au XIIe siècle, elle fut incendiée à plusieurs reprises, notamment en 1407 pendant la Guerre de 100 ans, et en 1567 par les protestants; les archives et registres de la paroisse furent alors détruits. Plusieurs rénovations de structure ont été effectuées, la dernière et la plus importante datant de 1900. L’intérieur de l’église possède une particularité : un puits de lumière naturel vient éclairer les statues de Jésus et de Marie, symbolisant ainsi la lumière divine. Selon les fondations retrouvées lors de diverses restaurations, il s’avère qu’elle devait comporter 3 nefs. Jusqu’en 1789, les conseils de la paroisse de Marigny se tenaient au banc d’œuvre de l’église et les assemblées générales des habitants (sortes de Conseils Municipaux) sous le porche (le caquetoir). Les affaires de la commune y étaient discutées à l’issue de la messe.

Marigny, clairière dans la forêt d'Orléans, devint possession royale à l’époque des rois Francs. Son territoire fit l’objet de maintes donations par Clovis : aux moines de Saint Aignan d'Orléans (la ferme de Saint Aignan existe encore) ou à de nobles familles. La donation aux moines de Saint-Aignan est confirmée en 1286 par Philippe le Bel par lettre patente.

Sous le règne de Louis VII en 1180, Marigny bénéficia des lettres patentes de ce prince, par lesquelles il "affranchissait absolument, et donnait la liberté à tous les serfs, tant hommes que femmes, résidant à Orléans et dans les cinq lieues à l'entour". Mais, si libres qu'ils fussent, les habitants de Marigny souffrirent durement de la guerre de Cent Ans et des ravages commis par les soldats mercenaires français et anglais.

A la fin du quatorzième siècle le chevalier GOUDARD de LIBERGE, seigneur, fait don aux habitants de Marigny d’une pièce de bois nommée « Les Usages » afin qu’ils puissent « prendre et couper mais sans rien vendre ». Ils acquièrent ainsi un bois communal, géré par la communauté des habitants, et le droit d'y prenre le bois de chauffe et de charpente, ainsi que, sans doute, d'y faire paître leurs cheptel. Les titres de cette donation, détruits lors de l’incendie de l’église et des archives de la paroisse à l’époque de la guerre de 100 ans, furent souvent remis en cause par l’administration domaniale qui souhaitait s’approprier les usages. Enfin, en 1844, la cour royale déclare l’état propriétaire du fonds des usages, la commune étant simple usagère. De 350 arpents à l’origine, la superficie actuelle des « usages » est d’un peu plus de 92 hectares (220 arpents) et forme la Forêt Communale de Marigny-les-Usages, curiosité au sein du massif certes amoindri, mais continu, de la forêt d'Orléans.

Le 7 avril 1676, Lase LEBRUN lègue à l'église et à la fabrique de Marigny un quartier de vigne touchant à l'église, à charge pour elle de lui dire trois messes par an à perpétuité. Le 14 avril 1701, deux cloches sont bénites, la grosse nommée Claude Suzanne Saturnine et a eu pour parrain Claude BOULARD, bourgeois d'Orléans et seigneur de Lugère et pour marraine Suzanne CHOTARD, dame de la Richaudière et de la Bijonnerie, femme de Léonard Auril, procureur au Châtelet d'Orléans. La petite est nommée Etiennette Marie Madeleine Eloise par Etienne DONNEAU, bourgeois d'Orléans et seigneur de la Motte et par Madame Magdeleine Barré, femme de LEROUX, marchand d'Orléans, seigneur de Villevert. Une autre cloche est bénite le 6 juin 1724; elle est nommée Louise Paule par Maistre Paul COUTANT, avocat au Parlement, inspecteur général de la garenne du Louvre, seigneur des Grandes Brosses de Marigny et par Mademoiselle Louise Peigné de Mailly. Le 18 juillet 1742, une petite cloche est bénite, nommée Marie Louise par Messire Louis François Guillaume Dugué de Bagnol, conseiller du Roi, maître des requêtes, seigneur de la Cour de Villeréande, seigneur censitaire des Grandes Brosses de Marigny et par dame Marie-Louise de Behringen, veuve de Messire le Marquis de Vieux Pont, lieutenant général des armées du Roi, dame de Loury et de la Roncière. Enfin, le 17 juin 1761, une petite cloche est bénite à nouveau, et nommée Françoise Thérèse Catherine par le sieur Pierre François Morand, du Petit Bois, négociant à Orléans, et Dame Thérèse Catherine Vaslin, épouse du Sieur Manger.

Le 13 octobre 1724, la première pierre du grand autel de l'église est posée par Messire Jacques LAMBER, écuyer, seigneur de Charbonnière, de la maison des Grands Usages. Le 6 septembre 1768, messire Jean FOUCHER, écuyer conseiller du Roi, président trésorier de France au bureau des Finances de la généralité d'Alençon, seigneur des Grandes et Petites Brosses de Marigny, est inhumé dans le choeur de l'église. Le 1er octobre 1777, Thérèse GEUFFRONNEAU, épouse du haut et puissant seigneur Simon Louis Joseph DURAU, baron Dulau, chevalier du Bourgchemin, de la Touche et autres lieux, major de cavalerie, capitaine du régiment royal, major de la Ville du Mans, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, est inhumée dans l'église.

A la Révolution, outre les 300 arpents de bois appartenant au chapitre de Saint-Aignan d'Orléans, il y avait sur le territoire paroissial 100 arpents de terres labourables appartenant au couvent de la Madeleine d'Orléans, 8 arpents de terres et vignes et une maison appartenant aux Dames de la Visitation d'Orléans, 1 arpent 1/2 de terres et près dépendant de l'abbaye royale de Saint-Loup-lès-Orléans et 100 arpents de bois dépendant de la Sainte Chapelle de Paris. Le chabier de doléances de 1789 liste ces biens et indique que le revenu de la cure n'est que de 700 livres au plus, ce qui est très insuffisant pour le curé. La réunion de tous ces biens à la cure est proposée, afin de porter le revenu à 1200 livres.

Le 8 mars 1790, les membres de la municipalité de Marigny, élue le 25 janvier de cette année, se réunissent avec ceux de la municipalité de Chanteau afin de délimiter sur place leurs deux paroisses entre les hameaux de Saint-Aignan et Goumiers. Le 5 septembre 1790, en réponse à la proposition du procureur de district de Neuville-aux-Bois de supprimer la paroisse de Marigny ou la réunir à d'autres, l'assemblée des habitants répondit "Nous supplions ces Messieurs de nous laisser comme nous sommes, étant trop éloignés des autres paroisses pour être supprimés". Le 30 nivose An I (19/1/1793), l'assemblée générale adjuge l'affermage du presbytère au citoyen Louis ROY, régisseur, pour 134 livres 19 sols annuels. Il est vendu comme bien national le 19/12/1796 à un Sieur Brugère (de Trainou). Ce dernier le vendit à M. Gidoin en 1803 qui le cèda pour 3250 francs à la commune en 1821.

En 1850, une sacristie fut construite; on trouva alors les fondations d'un coté de l'église d'avant la guerre de Cent Ans. La dernière restauration d'importance a eu lieu en 1900, par les soins de l'Abbé Moreau, titulaire de la paroisse, et de M. Charles des Francs, propriétaire de la Sablonnière.

Source : Mairie de Marigny-les-Usages

L'église vient d'être largement restaurée : http://www.marignylesusages.fr/index.php?option=com_content&view=articl…

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Saturnin
Siécle de l'édifice: XIIe-XVIe-XVIIIe-XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté nord
chevet
coté sud


Ancienne chapelle privée

Ancienne chapelle privée des Grandes Brosses, près de Villevert

Le château des Grandes Brosses se trouvait en lisière de la forêt, près de Villevert. Il y avait là un petit bourg qui a disparu au cours du XIXe et dont les dernières maisons, dans la plaine, ont été détruites au XXe siècle. Les dernières ruines du château ont été enlevées peu après l'an 2000.
Le 8 octobre 1697, la relique de Sainte-Benoîte, conservée dans la chapelle des Brosses, a été solennellement transportée en l'église de Marigny. Au milieu du XVIIIe, elle est mentionnée dans les visites paroissiales et on sait qu' "on y dit la messe".


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MessagePosté le: Mar 14 Déc - 00:05 (2010)    Sujet du message: Publicité

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