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Saint-Pryvé-Saint-Mesmin (45750)

 
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MessagePosté le: Ven 29 Oct - 20:19 (2010)    Sujet du message: Saint-Pryvé-Saint-Mesmin (45750) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Pryvé (XIXe)

L'église est rebâtie en 1865 et remplace une église plus ancienne vouée au même saint et située 1 km au NE (voir ci-dessous). Elle possède les caractéristiques de son siècle : clocher-porche à flèche, nef flanquée de bas-cotés, chevet à pans, style néo-gothique... A l'intérieur, les croisées d'ogives de la nef sont peintes, tout comme les voûtes du choeur et des chapelles absidiales. Les vitraux datent de 1900-1901.
On accède au clocher par un escalier en bois aménagé directement sur un côté du porche; la tribune est précédée d'une pièce carrée, non pourvue de vitraux, sous le clocher. On n'accède plus au clocher, où ont été posées récemment des antennes de télécommunications, mais on remarque aisément que le plancher de la chambre des cloches est très dégradé.

L'église conserve une cloche de 1743, classée Monument Historique. On peut y lire une inscription avec date : <<L'an 1743 j'ai été nommée par M. Augustin et Manuel de Grouche de Chépy abbé commandataire à l'abbaye de St Mesmin Prieur de St Pierre de Vezémo seigneur de Seilliac et en partie du canal de Briare et par Marie Anne de Lopineau veufve de Mr Charles Ruau écuyer de St Tranchant dame et baronne de Villedieu la Ribochère Tréchète la vallée de la dnisier Morce de ce lieu. F. THIEBAULT sindic F. BLANCHARD et I. DEFFIER, marguilliers, D. DARMAIS.>>

Suite à la visite pastorale effectuée vers 1708, l'évêque ordonne "Le curé tiendra les ornemens et vases sacrés dans un état de décence convenable, fera exactement le catéchisme, conservera toujours quelques hosties consacrées et se retirera pour trois mois dans notre séminaire. Nous lui interdisons dès à présent toutes fonctions curiales et sacerdotales, jusqu'à ce que qu'il ait passé ce temps dans notre Séminaire." D'autres curés (à Ingré, La Ferté-saint-Aubin ou encore à Saint-Péravy-la-Colombe) font l'objet de telles mesures, parfois plusieurs fois de suite, à cause d'un relâchement général de la foi, dans la deuxième moitié du XVIIe et au XVIIIe siècles, qui est combattu efficacement par l'application tardive, mais générale, des mesures prises lors du Concile de Trente (mi-XVIe), la révision des statuts des diocèses (en 1711/1712 pour Orléans) et la multiplication des visites pastorales, lorsque l'évêque vient en personne contrôler l'état des églises et chapelles, publiques ou domestiques (privées) des paroisses de son diocèse.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pryvat
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (15) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade au sud
coté est
chevet au nord
coté nord

Intérieur (7) :

bas-coté gauche
vue vers le choeur
bas-coté droit

abside gauche
le choeur
abside droite

vue vers l'entrée

Tribune (4) :

accès à la tribune
pièce sous le clocher
la tribune




Abbaye

Abbaye de Micy, aujourd'hui Carmel

D'après la Vie de saint Maximin écrite au IXe siècle, saint Euspice, archiprêtre de Verdun, alla au devant de Clovis qui était venu dans la ville pour la châtier de s'être révoltée. Ayant obtenu le pardon, le roi se l'attacha ainsi que son neveu saint Mesmin, ou saint Maximin. En 508, saint Euspice cherchant un lieu de retraite, il trouva près d'Orléans, au confluent de la Loire et du Loiret, une villa royale inoccupée appelée Micy. Il reçut le domaine de Micy de Clovis afin d'y établir un monastère. Le roi y ajouta d'autres domaines et un terrain à l'intérieur des remparts d'Orléans, appelé Alleu de Saint-Mesmin, pour servir de refuge en cas de troubles. Saint Euspice mourut le 10 juin 510 et fut enterré à Orléans à côté de saint Aignan dans l'église Saint-Pierre-aux-Bœufs, devenue la basilique Saint-Aignan. Saint Mesmin prit alors la direction du monastère.

Le monastère a été construit par les moines à l'intérieur d'une enceinte, comprenant des cellules de moines ermites et deux grands édifices, l'église dédiée à saint Étienne et un bâtiment destiné aux exercices de la vie commune. Saint Mesmin l'Ancien meurt le 15 décembre 520. Du début de l'existence du monastère, parmi les trente moines que le monastère a inscrit dans son ménologue, Jean Mabillon a noté que l'église a reconnu parmi les moines y ayant vécu vingt six saints : saint Mesmin l'Ancien, saint Mesmin le Jeune, saint Euspice, saint Avit, saint Théodemir, saint Doulchard, saint Lyé, saint Fraimbault, saint Urbice, saint Sénard, saint Amatre, saint Calais, saint Pavas, saint Viatre, les deux saints Léonard, saint Rigomer, saint Liphard, saint Dié, saint Eusice, saint Almire, saint Ulphace, saint Romer, saint Ernée, saint Front, saint Gault et saint Brice. Dans ces premiers temps, la règle suivit par ces cénobites était celle des ermites d'Orient qu'observaient les disciples de saint Antoine et de saint Basile. Ces règles avaient été apportées en Occident par Jean Cassien et saint Martin.

Vers la fin de l'année 593, après la mort du cinquième abbé, saint Mesmin le Jeune, on ne connaît aucun abbé pendant près de deux cents ans. L'abbaye ne dut pas disparaître puisqu'on a conservé des documents sur des donations qui lui sont faites par Dagobert Ier, Thierry III. Les corps de saint Mesmin l'Ancien, saint Théodemir et saint-Mesmin-le-Jeune furent transportés dans un oratoire à l'intérieur d'Orléans vers 675.

En 788, Charlemagne nomme Théodulfe évêque d'Orléans, abbé de Fleury-Saint-Benoît, abbé de Micy, abbé de Saint-Aignan d'Orléans et de Saint-Liphard de Meung-sur-Loire. Théodulfe n'a pas été abbé régulier de Micy mais abbé bénéficiaire. Constatant l'état de l'abbaye, il a entrepris de la relever en introduisant la règle bénédictine. Pour introduire la règle il demanda à Benoît d'Aniane des moines pour l'enseigner. Douze moines sous la conduite d'un supérieur, peut-être Dructesinde, furent envoyés à l'abbaye de Micy vers 836

François III de La Rochefoucauld, évêque de Clermont, reçoit l'abbaye de Micy en 1598. Il entreprend de terminer la restauration des bâtiments en 1606. Les moines bénédictins de l'abbaye étaient critiqués pour leur conduite. Aussi l'abbé décida de les expulser de leur abbaye et de placer à leur place des moines de la congrégation des Cisterciens réformés, appelés Feuillants. Cette congrégation avait été créée en 1583 au monastère des Feuillants de Toulouse. Il obtint l'accord du pape Paul V après avoir été à Rome en 1607 quand il a été nommé cardinal. Le pape envoya un bref en ce sens à l'évêque d'Orléans, Gabriel de L'Aubespine, le 12 octobre 1607. Après une période de contestation par les moines bénédictins de l'abbaye sommés de la quitter, les Feuillants furent solennellement installés le 10 décembre 1608.

En 1790, les Bénédictins furent expulsés, l'abbaye vendue comme bien national et ses matériaux vendus. Une bible du deuxième tiers du XIIIe, un cartulaire de 1246, deux missels du XIIe et un bréviaire du XVIIe, à l'usage de l'abbaye, ont été conservés par les Monuments Historiques.

En 1939, le Carmel d'Orléans fondé en 1617, est transféré et s'installe rue Claude Joliot sur l'ancien site de l'abbaye de Micy. A Saint-Pryvé-Saint-Mesmin subsiste la croix de Micy, croix de 4 mètres de haut qui fut construite en 1858 avec les dernières pierres des restes de l'abbaye. Le socle de la croix porte l'inscription suivante : « Je m'élève sur les ruines du monastère de Micy fondé sous Clovis Ier, chrétien, roi des francs, l'an du seigneur 1858, Pie IX étant pontife suprême, Napoléon III empereur. Félix Dupanloup, évêque d'Orléans, dédiait ce monument à la mémoire vénérée des Saints Euspice et Mesmin, fondateurs de l'abbaye de Micy ».

Le Carmel, aujourd'hui, est constitué d'un grand cloître adossé, à l'est, au château élevé sur les ruines de l'abbaye à la fin du XIXe. La chapelle se trouve dans l'aile sud; son clocher, coiffé d'un dôme à impériale, est situé à son chevet. Au nord se trouvent d'autres bâtiments, et un petit oratoire qui tourne le dos à la rue Joliot.

Vue de l'abbaye en 1707, dessin de Louis BOUDAN :


Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : Carmel de Micy-Orléans
Siécle de l'édifice: XXe sur ruines antérieures
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Eglise conventuelle
Nom de l'Edifice : du Carmel de Micy
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : dôme à impériale
Position du clocher : au chevet de la chapelle
Clocher en péril : non

Vues aériennes de Bing Maps :
depuis le sud
depuis l'est
depuis l'ouest




Anciennes églises

Ancienne église Saint-Nicolas, détruite au début du XIXe. Elle se trouvait au milieu du bourg de Saint-Nicolas, érigé non loin de l'abbaye de Micy : celle-ci est proche de la Loire, face à la Chapelle Saint-Mesmin, tandis que le bourg de Saint-Nicolas borde le Loiret et ses moulins (comme celui de Saint-Santin). Le 1er mai 1805, cette paroisse fut annexée à celle de Saint-Pryvé. Par ordonnance royale du 08 octobre 1824, Saint-Nicolas-Saint-Mesmin, est rattaché à Saint-Pryvé. La mairie du bourg est supprimée en 1825.

Ancienne église Saint-Pryvé (VIIe)

Saint-Pryvé, comme Saint-Nicolas, Saint-Hilaire et la Chapelle-Saint-Mesmin, appartenait aux moines de l'abbaye de Micy. La localité doit son nom à Saint Pryvé, évêque de Mende, qui y séjourna au temps de Dagobert. L'église fut bâtie pour commémorer le passage du prélat et la terre fut cédée à l'abbaye de Saint-Mesmin avec les deux églises de Saint-Nicolas et de Saint-Hilaire. Cette église était située dans le vieux bourg, près du Four à Briques (aujourd'hui, c'est l'extrémité sud du Pont de l'Europe), et fut abattue peu après la construction de la nouvelle église de la ville, en 1865.


Ancienne chapelle

Ancienne chapelle Saint-Santin, mentionnée en 1708 dans la visite pastorale. Elle était alors ruinée et profanée.


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MessagePosté le: Ven 29 Oct - 20:19 (2010)    Sujet du message: Publicité

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