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Langon (35660)

 
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MessagePosté le: Dim 24 Oct - 01:09 (2010)    Sujet du message: Langon (35660) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul (XIe-XVIe-XVIIe-XIXe-XXe siècles), sous la grande route de Beslé.

Au IIIème siècle, une colonie gallo-romaine vivait à Langon. Des monuments qu'elle avait édifiés tous ont disparu, sauf un monument funéraire païen qui se composait de deux parties distinctes, une petite pièce carrée revêtue d'un toit et une abside avec une voûte en cul-de-four. L'édifice est transformé en chapelle avec l'arrivée du christianisme au VIème siècle.

Son existence comme paroisse est constatée dès 850 et elle dépend au XVIIIème siècle de l'évêché de Vannes. Louis le Débonnaire donne Langon en 834 à l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon. Langon apparaît en 852 sous la mention de « in plebe que vocatur Landegon ». Langon est, à l’origine, un établissement monastique qui ne devient paroisse que vers le milieu du IXème siècle. En effet, « ecclesia sancti veneris » (saint Vénier) est mentionnée dès le début du IXème siècle dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon.

Langon, qui est un démembrement de la paroisse de Brain (ou Plaz), est cité dès 797. En effet, le Pouillé de Rennes précise que le bourg de Langon existait dès 797 et appartenait à un mach'tiern (seigneur) breton nommé Anau. Un comte franc, appelé Frodalt, envoya à cette époque deux délégués, Gautro et Hermandro, faire une enquête à Langon sur les titres de propriété d'Anau et de ses colons. A leurs questions le mactiern répondit qu'il occupait le plou par droit héréditaire, comme l'avaient occupé ses ancêtres de temps immémorial, « ab avis et pro avis ». Les scabins ou juges du comte décidèrent alors qu'Anau jurerait en invoquant les saints, et en même temps que douze témoins idoines, que le bourg de Langon, avec sa terre et ses colons, lui appartenait en toute propriété : « Landegon vicus cum suis colonis et sua terra ». Anau prêta le serment exigé, ainsi que ses douze témoins, nommés Wetencar, Travert, Riun, Risbert, Sulon, Alnou, Catlowen, Hinweten, Niniau, Catweten, Judwallon et Daniel. Tout cela se passa au bourg même de Langon, en présence des prêtres Judoleno, Winbicham et Sulconnau.

Le bourg de Langon étant propriété de l'abbaye Saint-Sauveur, celle-ci percevait les grosses dîmes et ne donnait que portion congrue au curé (120 livres au début du XVIIe); L'abbé de Saint-Sauveur était naturellement curé primitif de Langon, et un vicaire perpétuel desservait la paroisse. Celle-ci était divisée en sept frairies, savoir : Saint-Pierre ou le Bourg, la Couailleraye, Bernuy, Ballac, le Bot, Lachenal et Cahan. Le vicaire perpétuel, ou recteur de Langon, devait chaque année se rendre à Redon le jour de l'Ascension, en compagnie d'un grand nombre de ses paroissiens, à la procession solennelle que faisaient les moines de Saint-Sauveur dans la ville. En outre l'abbé de Redon nommait le maître d'école, qui jouissait pour assurer ses fonctions des revenues d'une chapellenie dite de la Grammaire.

L'église paroissiale de Langon, dédiée à saint Pierre, est fort intéressante ; ses nefs sont ogivales, mais toute sa partie supérieure est romane. L'abside principale est ornée extérieurement d'arcatures saillantes reposant sur des pieds-droits formant contreforts ; Cette église possédait jadis cinq autels ; ceux de Saint-Laurent et de Sainte-Marguerite ont été supprimés en 1829. Le chevet construit vers 1120-1130 serait antérieur à la nef que l'on peut dater vers 1180-1190 (datés par travaux historiques) . Au XVe, les charpentes sont remaniées et le bas-coté nord construit. Au XIXe, divers remaniements sont effectués; enfin, en 1920-23, le clocher est reconstruit.
L'abside forme un hémicycle entouré d'arcatures extérieures et est accostée du côté nord d'une absidiole à contre-forts plats appelée jadis la Chapelle de Roche ; une autre absidiole romane du côté sud a été remplacée en 1840 par une sacristie. Les fonts baptismaux datent des XIV-XVème siècles. Le retable de l'Annonciation date du XVII-XVIIIème siècle. Le maître-autel possède un tableau du Rosaire du XVIIème siècle. Les collatéraux gothiques datent du XIIIème siècle. La chapelle édifiée à la fin du XVIème siècle au haut du collatéral sud renfermait jadis l'enfeu et les armoiries des seigneurs du Bot, auxquels cette chapelle a été concédée en 1587.
Cette église est encore surnommée "l'église aux treize clochers" (présence de douze clochetons entourant la flèche). En 2001, une restauration hasardeuse a surchargé le clocher, posé à la croisée du transept, et commencer à fissurer l'édifice. Celui-ci est fortement étayé sur son coté méridional, et fermé au public depuis 2007. Des travaux de sauvetage sont en cours.

A cette même époque, diverses peintures religieuses furent découvertes dans l'église : dans le choeur, on trouva « une ancienne décoration consistant en barres rouges tirées sur un blanc sale, et en la représentation de quelques mystères de notre sainte religion » . Un saint personnage, évêque ou abbé, était représenté sur un des piliers carrés qui supportent les arcs ogivaux séparant les nefs. M. Marteville signale aussi sur ces vieilles murailles « des dessins au trait rouge représentant des sujets empruntés aux Ecritures, ou des personnages isolés, entre autres un roi tenant d'une main un globe et ayant des chaussures attachées avec des cothurnes ». Enfin, M. Langlois dit avoir observé dans un endroit découvert, « au pourtour d'une arcade, des rinceaux vert pâle dans des compartiments formés par des lignes rouges » (Dictionnaire de Bretagne, I, 440). Nous signalons ces peintures, parce que les fresques de ce genre sont rares en Bretagne et parce qu'on les a toutes, à Langon, recouvertes de badigeon.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre-Saint-Paul
Siécle de l'édifice: XIe-XVIe-XVIIe-XIXe-XXe
Forme du clocher : type kreisker (modifié)
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : en danger

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté nord
clocher
chevet

coté sud étayé
angle sud-ouest du clocher

façade occidentale de l'église


Chapelles

Chapelle Sainte-Agathe (IIe - IIIe - XIe – XVIIe - XXème siècle), où les nourrices malades se rendaient jadis en pèlerinage, car Sainte-Agathe subit le martyre par l'ablation de ses seins. Il s'agit à l'origine d'un ancien édifice thermal romain lié à une riche villa. Abandonné à la fin du IVème siècle, il est transformé en église "ecclesia sancti veneris" (saint Vénier), traduction locale de la dédicace primitive à Vénus. On prétend que la chapelle a servi de temple protestant en 1594. C'est dans cette chapelle que le prêtre Agon, fils du mactiern Anau, fit don à l'Abbaye de Redon de terres en Langon en 838. La datation du gros-oeuvre encore imprécise peut se situer entre le 2e siècle et le 5e siècle, hormis la partie centrale, d'époque romane (11e siècle ?) . Classé Monument Historique sur la première liste en 1840, cet édifice a été restauré en 1904 par Pariset. Des fouilles y ont été menées en 1918 par J. Douillard.

Cette chapelle abrite quant à elle la seule peinture de voûte conservée à sa place dans tout le monde romain occidental (la fresque fut cachée au XIIème siècle par une figuration du Père Eternel, qu'une troisième peinture recouvrit à son tour en 1602). Cette peinture découverte en 1839 représente " Vénus naissant de l'eau entourée de poissons et d'un Amour chevauchant un dauphin " et Alfred Ramé (procureur général à Rennes, en 1866), en donne une description détaillée "Sur un fond glauque destiné à représenter la mer, s'agite dans l'élément liquide une foule de poissons de formes diverses. Les uns ont la tête obtuse et arrondie du rouget, les autres la forme allongée de l'anguille, un troisième a la protubérance nasale de l'espadon. Quelques-uns se font la guerre, les plus gros dévorant les plus petits. Ca et là se meuvent des corps globuleux analogues à nos oursins Le coloris de cette faune marine n'offre pas autant de variété que la forme. Le dos est uniformément dessiné en brun-rouge, le ventre est bleu et la ligne médiane du corps blanche. Au centre se dessine le contour d'un corps de femme entièrement nu et presque de grandeur naturelle. La portion inférieure du torse et le bras droit ont disparu. Le bras gauche relève les tresses d'une blonde chevelure. Tels sur la belle mosaïque de Constantine aujourd'hui déposée au Louvre s'avancent Neptune et Amphitrite. Ce que le peintre a voulu représenter ici c'est la Vénus anadyomène, dont la statuette en terre cuite se retrouve dans toutes les fouilles gallo-romaines, mais dont la représentation peinte n'existe nulle part en France. Elle est suffisamment caractérisée par l'amour qui vogue à ses côtés à cheval sur un gros dauphin. Si la tête de l'amour n'est plus visible aujourd'hui, ses ailes et son corps subsistent en partie. Pour discerner tous ces détails et peut-être d'autres encore, il est nécessaire de prolonger un peu l'examen car au premier coup d'oeil on ne voit presque rien. Cette peinture est appliquée sur un enduit fort épais composé d'une couche de chaux mélangée à du sable recouvert d'une mince lamelle de chaux contenant seulement quelques parcelles de briques". Des travaux de restauration de cette peinture s'achèvent fin 2010.

La chapelle a été relevée aux XIe et XIIe siècles, la porte sud pourrait dater de cette époque; elle est alors dédiée à Saint-Agathe. De l'extérieur, ce monument se compose d'une absidiole voûtée, s'ouvrant par une arcade en briques, retombant sur des pieds-droits à assises formées alternativement de pierres et de briques ; cette petite abside, isolée dans l'origine, fait face à un rectangle de même largeur qu'elle, long de 5 mètres, et s'ouvrant de son côté. Cette disposition explique l'absence de toute fenêtre antique dans cet édifice, ajouré naturellement par l'interstice de 3 mètres qui sépare la nef rectangulaire de l'abside. Le rectangle n'offre de remarquable que sa construction en petit appareil romain, dont les assises sont séparées, à intervalles irréguliers, par des cordons de briques au nombre de cinq. Lorsque le christianisme s'établit dans nos pays au VIème siècle, l'édifice devint une chapelle (comme la cella Saint-Jacques au Martray à Nantes, édifice disparu aujourd'hui) : pour cela, on réunit par des murailles l'abside et le rectangle se correspondant, on y ouvrit une porte et des fenêtres, et la voûte reçut une décoration appropriée à la destination nouvelle de l'abside. Un lanternon à jour fut ajouté bien plus tard au sommet du mur pignon du XIIe. Il est surmonté d'une grande croix losangée.

Dossier de l'Inventaire Régional des Monuments Historiques (vues intérieures et extérieures, CPAs, plans) : http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_docum…

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Agathe
Siécle de l'édifice: Ier-IIIe - XIe-XVIIe-XXe
Forme du clocher : lanternon
Position du clocher : sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la chapelle et l'église
coté nord
cotés ouest et sud
coté sud et chevet


Chapelle Saint-Joseph (XIXème siècle). La chapelle primitive (du nom de chapelle du Chêne-Mort, semble-t-il), qui date du XVIIème siècle, est reconstruite au XIXème siècle. Il est fait mention en 1697 de cette chapelle. Elle n'offre d'autre intérêt que sa position au milieu de monuments dits druidiques, et son nom qui rappelle l'arbre vénéré des Celtes. Chaque année, l'Association des amis de la chapelle pérennise la tradition du pardon Saint-Joseph, qui donne lieu à une fête populaire. Il semblerait que sa construction soit dûe à une légende, ainsi résumée : " à l'extérieur du bourg de Langon, sur une lande inculte et inhabitée, se trouvait un vieux chêne mort dans lequel les villageois avaient placé une statue en bois de Saint-Joseph. Un jour le seigneur de la Gougeonnais s'en empara pour la placer dans sa demeure. Mais une nuit, par temps clair, les habitants de Balac, fort mécontents retournèrent la chercher pour la replacer dans le chêne. Devant une telle détermination, le seigneur fit construire un oratoire dédié au dit saint", sur cet emplacement, remplacé au XVIIe par une chapelle.
Photos de la chapelle : http://guipry-ma-ville.over-blog.com/article-la-legende-de-la-chapelle-st-j…

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Joseph
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : sur le toit, au-dessus de la façade
Clocher en péril : non


Chapelle privée

Chapelle privée du château des Corbinières (fin XIXe-XXe), au nord de la commune. La chapelle se trouve derrière le château, sur un coteau surplombant la Vilaine. En contrebas passe la D127 qui mène à Guipry.

Au milieu du 19e siècle, un premier château, ou relais de chasse, fut construit sur la hauteur du massif de Corbinières dominant la vallée de la Vilaine. Son élévation à trois travées symétriques et avant-corps central témoigne d´un parti classique inspiré du style Louis XIII. En 1885, la propriété est vendue par adjudication et passe de Madame Ridouël, née Gandon des Alliers, à la famille du Halgouët. De cette même année, date le projet d´extension par Arthur Regnault qui propose l´ajout de deux travées de part et d´autre du bâtiment existant, ou plus simplement d´un seul côté. Cette dernière solution sera retenue, l´extrémité est de la construction présentant un corps saillant couvert en pavillon, tandis qu´un porche surmonté d´une terrasse vient rompre le rythme de la façade nord. Arthur Regnault conserve le parti du premier bâtiment mais y introduit l´asymétrie et le jeu des volumes. Il conçoit également la décoration intérieure de son extension, notamment l´ensemble du grand salon de style néo-Renaissance, où la cheminée porte les armes et la devise des du Halgouët. Cinq années plus tard, ces derniers s´adressent de nouveau à un architecte rennais de renom pour construire les communs. Frédéric Jobbé-Duval réunit, dans un bâtiment irrégulier orienté au sud, un important ensemble de dépendances (remise, sellerie, écuries, logement, atelier de menuiserie, grenier et château d´eau). Si les façades tournées du côté du château affichent tous les caractères du pittoresque, diversité des couvrements, richesse de mise en oeuvre et polychromie des matériaux, utilisation du pan de bois, celles de la cour témoignent d´une sobriété toute rationaliste, proche du parti d´une ferme modèle.
Il est probable que Jobbé-Duval soit également l´auteur de la petite chapelle élevée au nord-est du château, laquelle fut terminée autour de 1900. Celle-ci est construite dans un style imitant les particularismes de l'architecture bretonne : haut pignon surmonté d'un clocher-mur, sobriété des élévations, toit à deux pans, bénitier extérieur (à droite en entrant), écusson sur le coté gauche de la façade, tous traits témoignant de multiples inspirations. La grande baie de la façade surprend par son modernisme : elle est trop large pour la façade de la chapelle et est séparée en trois parts, les bandeaux sur les cotés étant croisillonnés et garnis de grisailles, la partie centrale en verres simples étant structurée par une croix, au coeur de laquelle prennent place les armoiries familiales. Par ailleurs, la chapelle n'affecte pas la forme simple et rectangulaire de la plupart des chapelles bretonnes : elle est échancrée sur l'un des côtés, puis forme un transept peu saillant; le chevet est droit.

Dossier des Monuments Historiques (cartes postales, plan cadastral (la chapelle est sur la parcelle 125), photos : http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:HjxPo9saNEIJ:patrimoin…

Type d'Edifice: Chapelle privée
Nom de l'Edifice : du château des Corbinières
Siécle de l'édifice: début XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non




Patrimoine religieux disparu

Ancien couvent

Ancien couvent des soeurs de la Providence (XIXe), qui était aussi l'école.

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Saint-Michel, aujourd'hui détruite, se trouvait au milieu des monuments mégalithiques qui couvrent la lande de Langon. Une croix s'élève maintenant dans ses ruines, et le 16 mai, fête de Saint-Michel d'été, une foire séculaire se tient encore à l'entour à la fin du XIXème siècle. Il est très-probable que cette chapelle fut élevée par les moines en mémoire du triomphe du christianisme sur le paganisme. Il s'y fonda une chapellenie régulière sous le vocable de l'archange saint Michel, desservie à l'origine dans cette chapelle, et plus tard dans l'église abbatiale de Redon. Le titulaire, pourvu par l'abbé de Saint-Sauveur, était toujours un moine profès de ce monastère ; il avait droit au douzième de toutes les dîmes de la paroisse de Langon, et ce douzième était affermé 240 livres par an, en 1660 ; il avait aussi l'usufruit de quelques dîmes et prairies situées aux environs de Redon, parce que son bénéfice était uni à celui d'une autre chapelle de Saint-Michel sise dans la ville de Redon.

Ancienne chapelle Saint-Marc, aujourd'hui disparue. Elle se trouvait jadis à proximité d'une métairie du même nom. Voici comme l'abbé de Redon, César de Choiseul, la décrit dans son Aveu au roi en 1677 : « Le lieu et mestairie de Saint-Marc, situé, dans la paroisse de Langon, consistant en la chapelle, maison, grange, logements à bestiaux, jardins, rues, etc., avec un petit bois de chateigniers au proche de ladite chapelle, etc., le tout en un tenant, contenant 20 journaux de terre, joignant vers midi à la rivière de Vilaine et vers minuit aux communs de Montenac » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). En 1570, les moines de Redon vendirent cette métairie à Jean Le Febvre, seigneur de Saint-Ganton, mais ils la rachetèrent en 1633.


Anciennes chapelles privées

Ancienne chapelle Saint-Christophe de Roche (ou Saint-Etienne), aujourd'hui disparue. Cette chapelle, construite près du manoir de Roche, n'existe plus maintenant. Un aveu de 1535 la désigne comme étant « une petite chapelle fondée en l'honneur de Dieu et de Monsieur saint Christophle et de Madame sainte Barbe ». Les seigneurs de Roche présentaient à cette chapellenie, à laquelle était uni un autre petit bénéfice, celui de la Maisonnaye, fondé antérieurement au XVIIème siècle par le prêtre Jean de Roche et un de ses parents, seigneur de Roche. D'après M. l'abbé Luco, le chapelain de Roche devait, aux derniers siècles, dire deux messes : l'une à l'autel Saint-Christophe, dans l'église de Langon, l'autre dans la chapelle du manoir de Roche, dédiée alors à Saint-Etienne. En outre, le seigneur de la Roche avait une chapelle privative en l'église de Langon (l'absidiole la plus au nord), chapelle où il pouvait être inhumé, lui et ses descendants, mais qui ne lui appartenait pas en propre, les moines de Saint-Sauveur restant propriétaires inaliénables de l'église.
En 1650, Françoise de Bégasson, veuve de Jean Collobel, seigneur du Bot, prétendit avoir droit à deux chapelles seigneuriales et prohibitives dans l'église de Langon : l'une, celle de Saint-Jean, située au haut de la petite nef méridionale, à cause de sa terre du Bot, et l'autre, celle que forme l'absidiole septentrionale, à cause de sa terre de Roche. De là naquit un grand procès, pendant lequel un état de l'église de Langon fut fait le 27 août 1653 ; les commissaires y découvrirent deux pierres tombales armoriées, placées dans le chanceau de l'église, d'autres tombes dans les chapelles prétendues et plusieurs blasons dans les vitres et sur les murailles. Mais ces écussons étaient bien récents, car ils portaient tous semblablement les armes de la dame du Bot accolées à celles de son défunt mari, c'est-à-dire : d'argent à la bande de sable chargée de trois molettes d'or, qui est Collobel, et d'argent à la bégasse de gueules, qui est de Bégasson. Aussi Françoise de Bégasson fut-elle, en 1684, déboutée de sa prétention aux droits honorifiques dans l'église de Langon, et condamnée « à démolir les écussons et les trois bancs à queue qu'elle avait placés au haut de l'église, notamment sous une voûte du côté de l'évangile, à l'entrée de la chapelle de Roche » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 H, 2). Les seigneurs du Bot conservèrent toutefois un simple banc dans l'église, suivant la permission qui leur en avait été donnée en 1587, et leur enfeu dans le choeur.

Le manoir de Roche lui-même datait des XIVe et XVe siècle, mais a complètement brûlé en 1939. En 1878, on voyait encore les ruines de la fuie et l'emplacement de la chapelle du manoir.

Ancienne chapelle privée du Bréhail, route de Brain-sur-Vilaine. Il possédait jadis une chapelle privée. La chapelle de Bréhail a complètement disparu ; la tradition locale en conserve seule souvenir et un vieux bénitier de cette chapelle a longtemps été conservé dans le village du Bréhail. Cette ancienne maison, devenue simple ferme, n'a jamais eu grande importance ; en 1580 ce n'était qu'une maison de village. François Derennes, sieur de Bréhail, épousa Anne Guillemoys et mourut en 1688. Sa fille, Jeanne Derennes, se maria en 1716 avec Julien Raoul, sieur du Plessix.

Ancienne chapelle privée du Bôt (XVIe) : La chapelle du Bot, construite en 1519, avoisinait le manoir de ce nom, le bôt ou [/]bod[/i] signifiant le buisson en breton . Le couvent des Soeurs de la Providence, à Langon, possédait à la fin du XIXème siècle une cloche qu'on dit provenir de cette chapelle et porter la date de 1441. C'est dans ce sanctuaire qu'en 1775 Hyacinthe de Talhouët, seigneur dudit lieu, épousa Françoise Collobel, fille du seigneur du Bot (Pouillé de Rennes). Il avait un auditoire au bourg et un droit de haute justice (supprimé en 1684 sur l'intervention de l'abbaye de Redon; après cette date, le droit de moyenne justice était exercé en Renac).
Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les petits fiefs de Langon tombent sous la dépendance du Bôt et en deviennent des métairies; ainsi Vincent Collobel, seigneur du Bot, le Prédic, Tromeur, le Lizio, la Durantaye, les Portes, etc., demeurant au Bot, rendit aveu le 17 janvier 1733 pour « les maison et manoir du Bot, chapelle, fuye, cour, jardin, estang, bois fustaye, droit de chasse prohibitive à tout autre qu'à l'abbé et aux religieux de Redon, métairies du Bas-Bot et de la Nouette ; .... à cause du fief de la Couarde, droit de haute, basse et moyenne justice, avec auditoire, au bourg, situé près la maison appelée la Chambre du Bot ».
La chapelle du Bôt ne survécut pas à la tourmente révolutionnaire, le logis actuel date du XIXe; 1 km plus au nord, se trouve le hameau du Vieux Bot, serait-ce le vieux château?


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MessagePosté le: Dim 24 Oct - 01:09 (2010)    Sujet du message: Publicité

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