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BLOIS (41000)

 
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MessagePosté le: Dim 17 Oct - 21:08 (2010)    Sujet du message: BLOIS (41000) Répondre en citant

Cathédrale

Cathédrale Saint-Louis, (depuis 1697), anciennement église Saint-Solenne (XIIe-XVIe-XVIIe-XIXe)

A l'origine se trouvait en ce lieu une chapelle dédiée à saint Pierre dont la crypte pré-romane fut découverte par le Dr LESUEUR en 1927/28 lors de fouilles. Elle fut reconstruite et un collège de chanoines y fut fondé par Ledgarde de Vermandois, veuve du comte Benoît le Tricheur vers 978/80. Ce collège de chanoines est remplacé vers 1132 par des chanoines réguliers dépendants de l'abbaye de Bourgmoyen. Par la suite, les reliques de saint Solenne furent exposées dans cette chapelle et lui donnent leur nom. Un prieuré y est installé au XIe.
L'église et le clocher sont reconstruits au XIIe, entre 1150 et 1180. Les parties basses du clocher sont commencées en 1132.

Plan de l'église Sainte-Solenne avant le XVIe :


Le début du XVIe voit la reconstruction de l'église : de 1515 à 1524, le chantier est financé par François Ier et Clade de France et vise le choeur, l'abside et le portail. La charpente en façade est reprise en 1537. La façade et les étages moyens de l'église sont reconstruits à partir du 7 mai 1544 comme en témoigne une inscription conservée au premier étage du clocher. Le sol est exhaussé de près de deux mètres et la base du clocher est à demi-enterrée, comme on peut le voir depuis l'oratoire qui est aménagé dans la partie supérieure de ce premier niveau. Au printemps 1562, la ville est prise par les Réformés de Condé, les catholiques se repliet sur les hauteur et dans l'église saint Solenne, qui est largement ruinée par les combats. Pour la reconstruire, Charles IX donne la charpente et la couverture du château de Chambord en 1570; les parties hautes sont achevées entre 1603 et 1609. Mais moins d'un siècle plus tard, le 6 juin 1678, une tempête emmène cette toiture et le haut des murs. COLBERT mène la reconstruction sur les frais de Louis XIV de 1697 à 1702 (arch. POICTEVIN), des arcs-boutants sont reconstruits à la toute fin du XVIIe. En reconnaissance, l'église prend le vocable de saint Louis.

Elevation de Sainte-Solenne en 1680 (arch. POICTEVIN) :


L'église devient cathédrale à la fin du XVIIe, l'évêché nouveau de Blois est distrait de celui de CHARTRES mais reste de dimensions assez réduites par rapport au Loir-et-Cher d'aujourd'hui : Romorantin et ses alentours font partie de l'archi-doyenné de Sologne de l'évêché d'Orléans, qui conserve aussi les paroisses de la rive nord de la Loire jusqu'à Avaray, à l'est de Mer. Nonobstant l'étroitesse du territoire de cet évêché, qui ne compte que 192 paroisses, les revenu de l'évêché grimpent en flèche tout au long du XVIIIe et passent de 30 000 livres (dont 10 000 assurées par l'abbaye saint-Lomer) à plus de 80 000.

Le dernier évêque est Mgr de Lauzières de Thémines, aristocrate et très réactionnaire, d'après ses contemporains. Il s'exile à la Révolution et est remplacé par l'évêque constitutionnel Grégoire, qui entre à Blois le 26 mars 1791 et s'efforce de limiter la casse et les atteintes à l'Eglise et au patrimoine religieux tout au long de la Révolution. L'actuelle bibliothèque municipale porte son nom. Mgr de Thémines, à qui l'on propose de retrouver son siège en 1802, lorsque le culte est officiellement rétabli, le refuse et prend la tête en France de la Petite Eglise, qui refuse les aménagements du Concordat. Cette petite Eglise survit dans les environs de Blois (notamment à la Chapelle saint-Martin) jusqu'au 3e quart du XIXe et jusque l'immédiat après-guerre dans d'autres régions, notamment en Bretagne.

Le diocèse est supprimé au cours de la Révolution et n'est officiellement rétabli que le 10 août 1822, ses limites étant alors confondues avec celles du département du Loir-et-Cher. Mgr SAUSIN devient le premier évêque post-révolutionnaire. En 1867, Jules de la Morandière, architecte blésois,rajoute à la Cathédrale un déambulatoire et des chapelles absidiales.

Plan de la Cathédrale aujourd'hui :


En 1927/28 le Dr LESUEUR mène des fouilles sous le choeur et met au jour une église pré-romane dans laquelle fut aménagée une crypte au XIe. Elle est constituée d'une nef flanquée de bas-côtés, dont elle est séparée par des piles carrées, la première pile nord se raccordant à la base du clocher par deux travées du XIIe retombant sur des colonnes dont les bases ont été retrouvées. La travée centrale est cantonnée par des pilies cruciformes destinés à porter une lanterne (qui fut sans doute le premier clocher) mais pas à former transept. Le choeur est profond et prolongé par une abside semi-circulaire et flanqué de collatéraux terminés par des absidioles; le choeur même est séparé de ces collatéraux par un mur plein percé seulement d'une ouverture à chaque bout.
Sous l'actuel choeur se trouvent la travée centrale du choeur du XIe et les bas-côtés correspondant, à 2m 50 en-dessous. A droite dans cet espace, neuf colonnettes (dont 6 ont été retrouvées) supportaient peut-être un ambon (tribune surélevée pour la lecture et la prédication). Tout cela est couvert de voûtes d'arêtes sans connexion avec l'édifice précédent.

Un article du bulletin de la Société des Sciences et Lettres du Loir-et-Cher, t.65 (2010), écrit par Martine TESSIER de MALLERAIS, s'intéresse au mobilier des chapelles latérales de la Cathédrale de Blois. En effet, le 8 décembre 1793 la quasi-totalité du mobilier liturgique des chapelles de la Cathédrale fut vendu aux enchères. Un état des lieux fut effectué en 1823. Entre deux, l'abbé GALLOIS fit faire un "Etat estimatif (...) de tous les effets appartenant à l'église Saint-Louis de Blois", qui avait perdu son titre de Cathédrale, rappellons-le, avec la suppression du diocèse jusqu'en 1822 (lire plus haut).
La cathédrale conserve donc quelques oeuvres de l'Ancien Régime, notamment deux bas-reliefs sculptés par LERAMBERT en 1660 et représentant La Mémoire et La Méditation. Il y a aussi le buffet d'orgues, offert en 1704 par Louis XIV, un tableau du XVIIIe représentant saint Jean Népomucène, provenant d'une chapelle fondée par Stanislas LECZYNSKI en l'église de Blois et un bas-relief du XVIIIe provenant d'un monument que M. LECZYNSKI dédiait à la mémoire de sa mère.

Au XIXe ont lieu à la fois des aménagements nouveaux et des restaurations. La première chapelle côté sud, dite Chapelle des Fonts, était dédiée à saint Pierre depuis 1664. Son retable de la fin du XVIIIe est simplement restauré en 1803. Deux grands pilastres nus sculptés à la base d'un simple motif de coquille et couronnés de consoles supportent un entablement et un fronton triangulaire, le tout étant épaulé de chaque côté par deux grandes consoles en S bordées de feuilles d'acanthes. Le tableau représente le Baptême du Christ et a été peint par Noël Hallé en 1771. Il fut acheté après la Révolution et avait été réalisé à l'origine pour l'église de Saint-Benoît le Bétourné, rue Saint-Jacques à Paris. Cette église, qui devait son nom à son orientation d'est en ouest peu habituelle à l'époque fut détruite à la Révolution et était située entre les actuels bâtiments du lycée Louis le Grand et du Collège de France.

La 6e chapelle nord fut dédiée à saint Pierre en 1803 et conserva son retable, l'autel étant réalisé par TICLET cette même année et remplacé postérieurement. La 8e et dernière chapelle nord fut dédiée à saint Joseph; celle qui lui faisait pendant (8e sud), au Bienheureux Charles de Blois. Leurs retables à décor de trophées d'objets cultuels (chandeliers, cierges, croix de procession, Tables de la Loi) sur draperies à franges datent du XIXe mais sont réalisés dans le style de la fin du XVIIIe. La chapelle de la confrérie de la Bonne Mort est aménagée en 1811 et son retable refait en 1829. Le tableau, peint par HAUER en 1811 est un ex-voto. La 5e chapelle du côté sud est dédiée à l'Ange Gardien en lieu et place de sainte Jeanne de Chantal en 1828. L'autel et le retable datent du XIXe. Ce culte est éphémère à Blois qui n'a pas connu de confrérie de l'Ange Gardien du XVIIe au XIXe.

D'autres aménagements sont faits dans la deuxième moitié du XIXe, qui voit une nouvelle campagne de réfection du mobilier en même temps qu'un accroissement général des ressources des paroisses, même à Blois où, du fait du peu de croissance de la ville, aucune nouvelle église n'est construite à l'inverse d'autres villes où le réseau paroissial s'est fortement étendu (ex : Nantes). La chapelle sainte-Anne (4e nord) est réaménagée en 1822 puis 1843 par le chanoine Antoine PACHERAN qui fait exécuter les peintures de l'autel et les boiseries. La chapelle saint-Gilles (3e nord) est dédiée dès 1655 à ce saint. L'autel fait en 1806 par TICLET est remplacé par un autel commandé le 2 mars 1842. Le retable s'inspire du XVIIIe. La 7e chapelle nord est cnsacrée au Sacré-Coeur en 1868, son autel date du XIXe ainsi que le retable. Le retable de la chapelle Saint-Joseph (8e nord) est remplacé en 1880/85 et un vitrail aux armes de Mgr LABORDE est installé (il est transféré en 2000 du fait de l'installation de nouvelles verrières). La 4e chapelle sud est dédiée à saint Expédit en 1824 en lieu et place de saint-Michel. Ce saint Expédit est rayé du martyrologe par le pape Pie XI en 1905, mais son culte persiste dans certaines églises françaises (ex : La Trinité à CAEN). La famille RIVIER - BELOT avait son caveau dans cette chapelle de 1629 à 1776.

Vue de la nef depuis la tribune des orgues :


Les orgues sont offertes à la nouvelle Cathédrale par Louis XIV en 1702. Elles sont l'oeuvre de CLICQUOT. Le facteur d'orgues MERKLIN relève les orgues en 1860 et GUTSCHENRITTER les restaure en 1955. Elles sont restituées dans l'harmonie voulue par MERKLIN en 2000 et sont inaugurées en même temps que les 33 vitraux de Jan DIBBETS et Jean MORET. Ces vitraux peu figuratifs laissent largement entrer la lumière du Val de Loire tout proche (la Cathédrale étant en haut du coteau, elle est très bien exposée) et consacrent l'importance de la Parole divine dans l'enseignement du Salut. Depuis l'entrée par le collatéral sud on suit le déroulement de la liturgie de la sainte Messe : signe de croix, Kyrie, Gloria, parole de Dieu, Credo, offertoire évoqué par l'offrande des Mages, Sanctus qui introduit l'action eucharistique, au sud, l'évocation du pain, Corps du Christ, et au nord en symétrie le vin, Sang du Christ. Puis Agnus Dei qui précède la Communion, annonce de la Résurrection, rappel de notre mort avec demande du repos éternel, les deux appels "Viens Esprit saint" et "Marana tha" (Seigneur viens! ou le Seigneur vient, expression translittérée de l'araméen, présente une fois dans le livre de l'Apocalypse et une fois dans la 1e Epître de saint Paul aux Corinthiens). Les fenêtres hautes rythment par des symboles le même enseignement. (Source : livret de présentation des vitraux de la Cathédrale de Blois). Les vitraux du choeur (Vie de Saint-Louis, atelier LOBIN, 1866/67) et du déambulatoire datent de la deuxième moitié du XIXe.

Dans le clocher se trouvent sept cloches, toutes du XIXe. Trois, dans la lanterne au sommet, sonnent les heures. Quatre, en-dessous, sonnent l'angélus, le glas et autres sonneries. Deux d'entre elles datent de 1826.

Dossier de l'Inventaire Régional des Monuments Historiques (divers plans et vues en élévation) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA00141115/inde…

Type d'Edifice: Cathédrale
Nom de l'Edifice : Saint-Louis
Siécle de l'édifice: Xe-XIIe-XVIe-XVIIe-XIXe
Forme du clocher : lanterne à coupole
Position du clocher : clocher-latéral
Clocher en péril : non

Photos (43) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade et côté nord
beffroi (XVIIe)
base du clocher (XIIe)

côté sud
chevet
vue depuis la Loire

Intérieur (36) :

bas-côté gauche
grande nef
bas-côté droit

base du clocher XIIe
base du clocher et grandes orgues
oratoire sous le clocher

choeur
vitraux des fenêtres hautes

vitraux du déambulatoire gauche
abside

vitraux du déambulatoire droit
plaque à la mémoire de l'abbé GALLOIS

caveau des évêques de Blois (2e chapelle sud)
partie du monument érigé par S. Leczynski à sa mère

crypte


chapelles et vitraux du bas-côté droit, vers le choeur


chapelles et vitraux du bas-côté gauche, vers l'entrée

vue vers l'entrée
buffet d'orgues


Dernière édition par Admin le Mar 12 Juil - 13:27 (2011); édité 7 fois
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MessagePosté le: Dim 17 Oct - 21:10 (2010)    Sujet du message: BLOIS (41000) Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Nicolas (St Lomer)

L'abbaye est fondée en 924 et dépend de l'ordre de saint Benoît. En 990, Foulque Nerra ravage les faubourgs de Blois et incendie l'église Saint-Lomer, qui est relevée.

Les fondations de l'église sont commencées le 24 avril 1138 par le Comte de Blois Thibaud IV. Les reliques de Saint-Lomer sont transférées dans la nouvelle église le 25 mai 1186, ce qui indique la fin des travaux. Les quatre travées de la nef, les tours de façade et le cloître sont construits entre 1230 et 1250.

En 1356, l'abbaye, située en limite des murs de la ville, est mise en état de défense à cause de l'approche des anglais. Les portails ouest sont murés, les tours fortifiées. En 1360, l'abbaye est enclose dans l'enceinte urbaine, qui est prolongée à travers le faubourg du Foix. L'église Saint-Pierre du Foix, vétuste, est détruite suite à ces travaux et sa paroisse fusionnée le 14 décembre 1362 avec celle de Saint-Nicolas : <<demolitione S. Pietro de Fisco quae [...] totaliter funditus destructa fit et disrupta [...] dictam ecclesiam S. Petri de Fisco, ecclesiae S. Nicolai Blesensis adjumximus et univimus et in quantum possumus authoritate nostra ordinaria, tenore praesentium, adjungimus et unimus>>.

A la fin du XIVe, la chapelle absidiale est reconstruite. Isabelle de France, 1ère femme de Gaston d'Orléans, y est inhumée en 1409. Derrière celle-ci, Guy POT, gouverneur bailli de Tours, Blois et Orléans, ajoute une petite chapelle Notre-Dame de la Piété, construite entre 1494 et 1504. Celle-ci est maintenant désaffectée et sert de remise; sa réhabilitation est prévue. Au XVe, l'église abbatiale avait plusieurs cloches, l'acte des obsèques du frère Guy POT mentionne le 23 août 1494 "ex nostris omnibus campanis" ([on sonnera] de toutes nos cloches". Les écrits de l'époque mentionnent deux belles cloches dans la tour proche de la fontaine du Foix et d'autres dans le dôme sous le transept, remplacé par une flèche en 1680. Au XVIe, il y avait aussi un orgue; l'on sait que par un acte de 1539, un bail fait par Jacques HURAULT, abbé, le fermier donnera 10 livres à l'organiste titulaire.

En 1568, les Réformés incendient les charpentes, qui s'effondrent, emmenant avec elles les voûtes et le haut des murs. L'église est restaurée au XVIIe puis au XIXe (arch. BAUDOT). Cinq nouvelles cloches sont fondues en 1688. Les combles du choeur et du transept ainsi que les flèches des tours datent de ces dernières restaurations. A la Révolution, l'église Saint-Nicolas du Foix est détruite et le siège de la paroisse transféré en l'ancienne abbatiale Saint-Laumer. Les cloches du XVIIe sont descendues du clocher. Trois cloches de 1844 sonnent encore aujourd'hui.

Vue de l'église vers 1840 :


Déblaiement des ruines en 1940 :


Un fragment de vitrail du bas-côté sud date du XIIIe siècle et représente les Mages devant le roi Hérode. Les vitraux ont été refaits au XIXe par Jules LAURAND et presque tous soufflés en 1940 puis remplacés en 1959 par des créations de MM. INGRAND, DEGUSSEAU, Pierre GAUDIN, LE CHEVALLIER. Anciennement, il y avait un jubé et une poutrede gloire, ainsi que des tapisseries : trois d'entre elles représentaient la Vie du Christ, la Vierge et Saint-Laumer et ont quitté l'abbaye au XVIIIe. Les huit autres, achetées en 1662 et représentant "la Dévote histoire de Tobie", ont disparu, peut-être à la Révolution.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Nicolas-saint-Lomer
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XIVe-XVIe-XVIIe-XIXe
Forme des (3) clochers : flèche
Position du clocher : de part et d'autre de la façade et à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (29) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (8) :

façade
côté sud
chevet
côté nord

portail gauche
portail central
porche droit

Intérieur (21) :

bas-côté gauche
grande nef
bas-côté doit

Dormition (17e)
épitaphes (17e)
culot sculpté

transept nord
choeur
transept sud

dôme sur le carré du transept
vue vers l'entrée

chapelle du transept nord
absidiole gauche

chapelle absidiale
tombeau de M. de LEZAY-MARNESIA

absidiole droite
déambulatoire côté sud
chapelle du transept côté sud

Chapelle de Guy Pot (4) :

côté nord
côté sud
intérieur


Eglise Saint-Vincent, anciennement saint-Louis

La fondation d'un premier collège à Blois remonte en 1581, mais il faut attendre 1622 pour que les jésuites s'installent sur un terrain au quartier de Bretonnerie. Cette première implantation est provisoire, car c'est seulement en 1624 que les jésuites acquièrent les terrains nécessaires à la construction de l'église Saint-Louis, commencée cette même année sur les plans du père Martellange. Cette première campagne est interrompue et les travaux reprennent en 1634 sous la direction de Charles Turmel qui reprend plusieurs points du projet initial, en particulier pour l'élévation de la façade et celle de la nef, de même que pour le plan des chapelles latérales. Ces transformations entraînent une classification de la façade et une composition plus monumentale du volume intérieur. Un dernier changement de parti intervient pour le couvrement en 1655, date à laquelle on couvre la nef d'un lambris, matériau utilisé aussi pour le dôme déplacé d'une travée.

La décoration intérieure, en particulier celle du choeur et de la tribune d'orgue, est exécutée à partir de 1674 et financée par Anne-Marie de Montpensier qui fit élever dans le choeur un grand retable avec deux cénotaphes, l'un pour abriter le coeur de Gaston d'Orléans, son père, l'autre pour elle-même.

A la Révolution, le collège est supprimé tandis que l'église abrite un dépot de fourrage. Elle n'est rendue au culte qu'en 1827 et devient paroissiale sous le vocable de Saint-Vincent-de-Paul. En 1847, Jules de la Morandière entreprend sa restauration, en modifiant quelques détails de façade et en reprenant le couvrement de la nef et de la coupole, il fait reconstruire la charpente de la lanterne.
A cette date, l'église est pourvue de vitraux de l'atelier de LAVERGNE, dont il ne subsiste qu'une verrière, et les parois intérieures de la totalité de l'édifice sont recouvertes de peintures qui altèrent la sobriété monumentale de l'ordre toscan. Dans les années 1880, le grand tableau du retable du choeur, disparu à la Révolution, est remplacé par une niche ovale à jour zénithal, pourvue d'une statue de l'Immaculée Conception.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Vincent
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : autre
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (17) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

façade au sud
côté ouest
côté est
clocher

chevet et bâtiment du collège des Jésuites

Intérieur (12) :

vue de la nef
peintures de la voûte

choeur et maître-autel
voûte du choeur

plaque de dédicace
tribune du choeur

chapelle de la confrérie de la Bonne Mort (1e droite)

vue vers l'entrée
orgues


Eglise Saint-Saturnin, à Vienne (rive sud)

Les origines de l'église Saint-Saturnin de Vienne sont antérieures à l'an Mil : il subsiste sur le mur de la nef des vestiges d'un édifice du Xe siècle. Comme toutes les églises paroissiales de Blois, elle dut être rebâtie au XIIIe siècle, mais il ne reste rien de cet édifice car il a été entièrement reconstruit dans la première moitié du XVe siècle, avec une nef recouverte d'un lambris ; le choeur voûté d'ogives et le clocher central datent aussi de cette reconstruction.

A l'initiative d'Anne de Bretagne, l'église fut l'objet d'un projet somptueux, mais seuls les trois portails de la façade occidentale, ainsi qu'une partie du bas-côté sud furent exécutés, le chantier étant sans doute interrompu à la mort de la reine en 1514. Le portail central, qui ne reçut jamais les statues qui devaient l'orner, rappelle la Cathédrale de Nantes par ses dais finement ouvragés. Un article de l'Agence Bretagne Presse rend hommage aux réalisations d'Anne de Bretagne à Blois http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24088

Sur le bas-côté sud fut édifiée un peu plus tard une tourelle d'escalier, recouverte d'un réseau flamboyant. En 1528, la confrérie des Mariniers éleva du même côté une chapelle, de style première Renaissance, dédiée à Saint-Pierre. La charpente ayant été incendiée par les protestants en 1568, le lambris de la nef fut remplacé par une voûte d'ogives entre 1570 et 1578.

En 1515/1516 est construit un nouveau cimetière, dit aître Saint-Saturnin; il est constitué d'une cour entourée de galeries soutenues par des piliers en bois, sauf du côté sud où des piliers en pierre aux chapiteaux finement sculptés soutiennent la galerie. Désaffecté pendant la Révolution, il devient propriété de l'hôpital général de Vienne qui y installe une buanderie. En 1934, il est restauré et aménagé pour abriter le musée lapidaire de la ville. En 1980, le puits qui se trouvait au milieu de l'espace central est placé dans l'ancienne cour du couvent des jacobins, transformée alors en jardin.

Vue d'une des galeries de l'aître :


Durant le 1er quart du XVIIe siècle, on voulut reprendre le grand projet d'Anne de Bretagne, avec une surélévation de la nef dans un style gothique tardif, avec de grandes arcades et des fenêtres hautes séparées par des oculi ovales. Ce projet, du à l'initiative de Marie de Médicis, devait être abandonné au niveau des deux premières travées de la nef, après l'exil de la reine mère. Les portails de la façade ont été nanmoins sculptés, avec à gauche le profil du Christ et à droite celui de la Vierge, ou d'Anne de Bretagne selon d'autres versions. En 1940, les parties hautes de la façade ont été gravement endommagées par les bombardements et la restauration entreprise en 1960 est restée inachevée.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Saturnin
Siécle de l'édifice: XIIIe-XVe-XVIe-XVIIe
Forme des (2) clochers : bâtière (sur le choeur) et lanternon sur dôme carré
Position du clocher : sur le choeur et latéral
Clocher en péril : non

Photos (24) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade
côté sud
chevet
côté nord

portail central
portail droit (détails)

Intérieur (15) :

bas-côté gauche
grande nef
bas-côté droit

l'Assomption de la Vierge (17e)
vitrail (1926)

chapelle Notre-Dame des Aydes

le choeur
vue vers l'entrée
chapelle droite

chapelle St-Pierre des Mariniers

Aître St-Saturnin (2) :




Basilique mineure Notre-Dame de la Trinité (XXe)

Peu avant 1900, le père du couvent capucin de Blois, Jean-Baptiste de CHÉMERY (1861-1918) redécouvre une pratique qui consiste à adresser ses salutations à la Vierge par la récitation de trois Ave Maria afin d’honorer les rapports de la Vierge avec les trois personnes divines : le Père, le Christ et le Saint-Esprit.
Soucieux d’assurer le développement de cette pratique, le père J-B de CHÉMERY en obtient la bénédiction en 1902 par l’évêque de Blois. Il crée en 1917 une association qui devient l’année suivante l’archiconfrérie des Trois Ave Maria, approuvée par le pape Benoît XV. Le succès de cette forme de dévotion, répandue dans le monde entier via la revue, les tracts et les images pieuses publiés par l'archiconfrérie, décide les Capucins en 1929 à faire édifier une basilique à la gloire de la Vierge. L’église, centre de la confrérie universelle, serait implantée à l’écart de la ville, sur les hauteurs des quartiers est.

Le père Clovis de PROVINS, nouveau directeur de l’Œuvre des Trois Ave Maria, choisit en 1930 un architecte parisien renommé, Charles-Henri BESNARD (1881-1946) qui vient de construire à Paris l’église saint-Christophe de Javel, de 1926 à 1930 selon une technique originale de béton moulé, brevetée par ses soins, et qui met en œuvre l’assemblage d’éléments en béton moulés préfabriqués.
Le projet de BESNARD, en béton moulé et briques rouges, comporte une grande façade surmontée d’un fronton triangulaire percé de claustras dans lesquels s’inscrivent trois tympans couronnés d’un porche monumental. Une tour clocher porte l’inscription Ave Maria courant en spirale sur toute sa hauteur. Le projet est d’inspiration néo-gothique. Le décor prévoit de supprimer les vitraux dans les fenêtres hautes pour les remplacer par une dentelle de ciment enchâssant des verres jaunes qui diffuseront une lumière dorée. Enfin, il compte donner toute son importance aux peintures murales.

Projet de l'architecte Besnard :


La technique du béton moulé n’est économiquement viable qu’à condition de réutiliser les moules en amortissant le coût de leur fabrication. Besnard attend donc beaucoup de la construction de la basilique de Blois qui devait montrer le bien-fondé de sa méthode. Les travaux commencent durant l’été 1932 mais l’espoir d’une construction rapide s’éloigne très vite. Après deux ans de travaux, seules les fondations sont en place et 10 poteaux moulés, moyennant un coût prohibitif. En 1931, Besnard estime les travaux à 6 millions de francs, puis à 8 l’année suivante, entièrement financés par une souscription publique. Il multiplie les fautes lourdes, engageant les travaux sans mise en concurrence, sans marché signé avec les entreprises et sans accord sur les prix avec les Capucins. En 1935 une procèdure contentieuse est engagée au terme de laquelle l’architecte et l’entrepreneur sont condamnés pour fautes et négligences graves.

Après deux ans de contentieux et d’interruptions, le chantier reprend en 1936 sous la maîtrise d’œuvre de Paul ROUVIÈRE qui avait construit précédemment l’église saint-Bruno d’Issy les Moulineaux dans le cadre des Chantiers du Cardinal (Verdier), inaugurés en 1931.
Rouvière adapte le plan de Besnard et conçoit un édifice de plan basilical, avec abside semi-circulaire, bas-côtés et chapelles latérales, suivant un parti assez traditionnel. Sur le modèle de l’église du Raincy construite par Auguste PERRET en 1922, il conçoit un édifice aux lignes verticales et horizontales affirmées, dominé par un clocher longiligne de 60 m de haut. L’église est réalisée comme une succession de 7 portiques couverts de voûtes légèrement cintrées, est éclairée au moyen de longues verrières au niveau des fenêtres hautes. Le béton est laissé apparent et est très soigné dans son apparence : le gravier de Loire est sélectionné pour conférer après bouchardage un grain diversifié, plus gros en bas, plus fin en haut.

Projet de l'architecte Rouvière (1938) :


La guerre interrompt le chantier. Rouvière, mobilisé, trouve la mort au front en 1939, le père Clovis disparaît en 1945. En 1946, l’achèvement du chantier est confié à Yves-Marie FROIDEVAUX, membre des Catholiques des Beaux-arts et architecte en chef des Monuments Historiques. La basilique est consacrée en 1949 et reçoit le 24 juin 1956 le titre de Basilique Mineure, alors que l’on achève seulement les mosaïques du chœur.

Louis BARILLET réalise les vitraux de la nef, à savoir 14 baies de 40 m² chacune, illustrant les étapes de la vie de la Sainte Vierge, de sa Prédestination à son Assomption, selon un programme imaginé par le père Clovis de Provins. A gauche, en entrant au fond de la basilique, on trouve successivement la Prédestination de Marie / l'Investiture de la Reine des Anges / l'Annonce de Marie dès la chute originelle / Marie sur l'arbre de Jessé / l'Annonce de la Mère du Messie par les Prophètes / l'Annonciation / la Visitation; et à droite, la Nativité de Jésus / la Présentation au Temple / Marie au pied de la Croix / l'Ascension de Jésus-Christ / la Pentecôte / la Dormition / l'Assomption.
Dans les chapelles latérales, il met en place des petits vitraux consacrés au mystère de la Trinité et à la Vie des Saints, organisés autour d’une couleur franche dominante. Dans chaque chapelle trois petits vitraux illustrent la pratique des 3 Ave Maria dans l'histoire de l'Eglise.
La nef très lumineuse se termine par une abside en cul-de-four beaucoup plus sombre, ornée d’une mosaïque conçue dans l’atelier de Louis Barillet représentant le Couronnement de la Vierge et de tapisseries de Jean et Karine Barillet. Les scènes évangéliques ont été sculptées à même le ciment frais, ainsi que le Chemin de Croix, par M. LAMBERT-RÜCKI. La mosaïque qui orne le dais de l’autel dans la crypte a été réalisée par Marthe FLANDRIN.

La façade est ornée d’un immense bas-relief en béton réalisé par les frères Jan et Joël MARTEL (1896-1966) représentant Marie au pied de la croix conduisant l'humanité toute entière vers la Trinité. Ils sont complétés par trois bas-reliefs consacrés à la vie de la sainte Vierge (Immaculée Conception, Annonciation et Assomption) par Anne-Marie ROUX-COLAS et par les vantaux laqués signés de LAMBERT-RÜCKI. Les frères MARTEL ont aussi sculpté sur les quatre piliers du porche les quatre grands prophètes annonciateurs de la venue du Messie.

Un carillon de 48 cloches est installé dans le clocher du haut duquel s'ouvre une vue spectaculaire sur Blois et ses alentours. Les cloches ont été fondues par la maison PACCARD d'Annecy. Le gros bourdon pèse plus de 5 tonnes à lui seul.

Type d'Edifice: Basilique mineure
Nom de l'Edifice : de la Trinité
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade au sud
côté ouest
chevet et côté est

Oratoire-crypte (2) :



Intérieur (21 + 33) :

vue de la grande nef


vitraux des chapelles de gauche

le choeur
sa voûte

peintures autour du choeur


vitraux des chapelles du côté droit

PHOTOS des VITRAUX de la NEF et de L'INTERIEUR du CLOCHER : http://lfdc45.canalblog.com/albums/blois___basilique_mineure_de_la_trinite_…


Eglise Saint-Pierre de Cabochon, consacrée en 1961, sa première pierre ayant été posée le 29 mai 1960. Sur le côté droit, la première pierre de la chapelle provisoire a été posée le 2/12/1956. L'église est un espace rectangulaire couvert par un très haut toit triangulaire à deux pans. Les tringles supérieurs des murs de façadeet du chevet sont percés de petits jours carrés disposés en rangées horizontales. Le clocher carré est sur le côté gauche, au droit de la façade. Au grand trangle de l'espace intérieur répond le petit triangle de la fresque du choeur, peinte par James Nigon (┼1999) du 18/11 au 2/12/1994.
Dans la chapelle latérale, on peut voir une toile représentant la Vierge de l'Apocalypse, peinte par Jacques EL KHADDAR il y a quelques années ainsi qu'un très beau vitrail marial de S. NOUAILHAT fait en 1991.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : bâtière
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (11) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade au nord
côté ouest
chevet au sud et côté est

Intérieur (8) :

vue vers l'autel
fresque de l'autel
vue vers lentrée
chapelle provisoire

vitrail (1991)


Eglise Saint-Joseph (ZUP Nord), construite par l'architecte PAGET. Les vitraux sont en dalles de verre, celui représentant la Création est réalisé par l'abbé SMIT; celui de la chapelle des fonts est fait sur carton d'Anne HUET.


Dernière édition par Admin le Sam 31 Déc - 22:25 (2011); édité 22 fois
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MessagePosté le: Dim 17 Oct - 21:16 (2010)    Sujet du message: BLOIS (41000) Répondre en citant

Chapelles

Chapelle Saint-Calais du château, fondée par les moines d'Anisola fuyant le Perche dévasté par les Normands, vers 865 ou 866. Cette chapelle dépend de l'abbaye de Bourgmoyen après 1122. La maison du prieur est construite en 1190 près de la Tour du Foix. La chapelle a abrité durant les invasions normandes les reliques du saint ermite Calais (Carileph) dont elle a pris le nom. Depuis la Révolution, la châsse de saint Calais est dans le bourg du même nom, situé non loin de Mamers en Sarthe et capitale mondiale du chausson aux pommes.
Louis XII et Anne de Bretagne font reconstruire la chapelle ainsi que la galerie sud qu'elle longe, sa dédicace a lieu en 1508. A noter que le château abrite aussi ce qu'on pense être un oratoire dans l'aile François Ier.
Les deux tiers ouest sont détruits sur ordre de Gaston d'Orléans pour son projet de château. Le mur nord reste seul debout, mais il est abattu en 1834. Ce que nous voyons donc aujourd'hui n'est que le choeur de l'ancienne chapelle castrale de Blois. Elle est restaurée par l'architecte Félix DUBAN en 1868 qui fait orner l'intérieur de peintures et reconstitue le carrelage fleurdelysé et herminé d'après des enluminures du début du XVIe. Un article d'Agence Bretagne Presse rend hommage aux constructions blésoises dûes à l'activité d'Anne de Bretagne ou suscitées par le quasi-statut de capitale des royaumes unis de Bretagne et de France qu'était Blois entre 1499 et 1513 : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24088
Endommagée en 1944, elle est restaurée après la Libération, ses vitraux sont remplacés par des créations de Max INGRAND et elle est rendue au culte le 10 juin 1957.

Plan chronologique du château :
Plan au XVIIe
et aujourd'hui


Vue du château (1672, Israël Silvestre) :


Vue de la chapelle


Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Calais
Siécle de l'édifice: XVIe-XIXe-XXe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade
côté sud

Intérieur (7) :

intérieur
carrelage




Oratoire d'Anne de Bretagne, dans le pavillon construit par la reine Bretonne. Après son deuxième mariage, avec Louis XII, en 1499, elle s'installa à Blois où elle s'investit dans diverses oeuvres pieuses, notamment la réfection de Saint-Saturnin de Vienne. Le pavillon, octogonal, est flanqué de quatre ailes en terrasses,dont un oratoire polygonal de style gothique. L'appellation de "bains de la reine" qu'on lui donne parfois, ne repose sur aucune réalité historique.
La Révolution y installa un arsenal et une salpêtrière. Le pavillon revint à la ville de Blois en 1810 mais le Génie ne consentit à évacuer les lieux qu'en 1831. Le pavllon fut restauré à l'aube du XXe siècle.
Dessins par A. Trouëssart (1890) :

Plan au sol (L. Lavie) :


Chapelle de l'Hôtel d'Alluye (XIXe), rue saint-Honoré, au premier étage sur cour de celui-ci, au bout de l'aile est. L'hôtel est construit par la famille ALLUYE en 1508. La chapelle est un rajout néo-gothique de la restauration effectuée par la société des Assurances Mutuelles du Loir-et-Cher à partir de 1865 : la dernière des travées de la galerie du premier étage a en effet été fermée par trois lancettes gothiques garnies de grisailles. Sur la façade où voisinent les emblèmes de Bretagne et de France, voir : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24088

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôtel d'Alluye
Siécle de l'édifice: XVIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
frise à l'entrée

chapelle



Oratoire de l'Hotel Sardini (XVe), construit sous le règne de Louis XII. Le petit oratoire est décoré de peintures, représentant la Crucifixion, entre Saint-Jean-Baptiste et Saint Michel (mur du fond), Sainte Marguerite et Saint Roch sur les côtés et saint Jérome dessus la porte.

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : de l'Hôtel Sardini
Siécle de l'édifice: XVe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Chapelle Notre-Dame des Grouëts (XIXe), construite dans la deuxième moitié du XIXe comme chapelle de secours pour le hameau des Grouëts, éloigné de 4 km de Blois.
La clé est à demander à la maison située au chevet de la chapelle. Une messe de rite tridentin a lieu tous les dimanches à 10 h 30.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (12) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade au sud
côté est
chevet
clocher

Intérieur (8) :

vue de la nef

chapelle gauche

le choeur et sa voûte
chapelle droite
vue vers l'entrée


Ermitage des Grouëts ou Chapelle Notre-Dame de Villeneuve (XIIIe)

Construit au XIIIe, cet ermitage constitué d'un prieuré, probablement d'une petite ferme et d'une chapelle, a été fondé par Thibault comte de Blois vers 1190. Il dépendait de l'abbaye de chanoines réguliers augustiniens de Gâtines, diocèse de Tours. En 1668, il dépend de la paroisse St Nicolas de Blois.
La Révolution supprime le prieuré qui est vendu comme bien national. Les bâtiments sont détruits (et remplacés par d'autres au XIXe), sauf la chapelle, qui est désormais coupée en deux. Le pignon ouest, abattu, a été relevé en moins épais.
La partie occidentale est devenue un pressoir, puis a été désaffectée lorsque les vignes qui s'étendaient jusqu'en bordure de la forêt de Blois ont été décimées par le phylloxéra. Le choeur hémi-circulaire, éclairé par de fines baies-meurtrières, a été racheté par un chercheur de trésors qui a creusé le sol du prieuré... en vain probablement, puisque le prieuré a été pillé par deux fois par les Anglais, puis encore par les Protestants, mais les murs de la nef ont commencé à se fissurer.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND de Villeneuve
Siécle de l'édifice: XIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

l'ermitage (Fme) et la chapelle

façade
côté nord
briques romaines ?

chevet
côté sud

Intérieur (7) :

partie ouest - pressoir

partie est
charpente


Chapelle de l'ancien couvent des Franciscaines Servantes de Marie (Bd Riffault)

Le couvent était situé avant le début des années 2000 dans la boucle du boulevard Riffault, à flanc de coteau, sur l'ancien clos dit du Remenier, ou était situé avant la Révolution le prieuré St Jean-en-Grève remplacé par le Séminaire.
Les Franciscaines Servantes de Marie, fondées le 10 actobre 1852 à Blois, en France, furent approuvées par Monseigneur Pallu du Parc, Evêque de Blois, le 25 mars 1856. L'ordre fut fondé par Mlle Marie Virginie VASLIN (Mère Marie Sainte-Claire), qui fut domestique de nombreuses années, voulut fonder l'ordre pour recueillir et placer les domestiques sans travail, leur apprendre à sanctifier leurs travaux, leur faire estimer et aimer leur état, leur offrir plus tard un asile lorsque, par suite de l'âge et des infirmités, elles ne peuvent plus travailler.
En 1864, la toute jeune congrégation intégra la famille franciscaine et adopta la règle du Tiers Ordre Régulier de St François d'Assise.

La chapelle n'est quasiment visible que depuis le clocher de la basilique de la Trinité.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ancien couvent des Franciscaines Servantes de Marie
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

vue de la chapelle

Chapelle de l'Evêché, rue Couverte. Cette chapelle se trouve, vue depuis la rue Porte Clos Haut, tout à gauche du 1e étage de l'évêché, une grande maison bourgeoise du XIXe dans laquelle se sont installés les services de l'évêché après qu'ils aient été spoliés de l'ex-évêché, devenu mairie, en 1905. Les communs dans la cour et la partie arrière de la maison sont du XVIIIe siècle. La chapelle a été ajoutée à la maison, en partie établie dans l'oeuvre, et une travée dessus la rue Couverte, avec une fenêtre d'église en arrivant par la ruelle au nord, et une fenêtre d'immeuble visible depuis la place.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du nouvel évêché
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue depuis la rue Couverte
depuis la place Saint-Louis


Chapelle de l'ancien Petit Séminaire, rue Franciade (XIXe), construit au XIXe sur une partie du clos des Minimes, dont il ne restait rien. Il y a un cloître, une chapelle en fond de cour, de grands bâtiments du XIXe. Le petit Séminaire était une école diocésaine qui dispensait un enseignement secondaire et préparait les futurs séminaristes, un enseignement religieux et moral étant dispensé tout au long du cursus. Certains écoliers voyaient leur scolarité prise en charge par le diocèse, à condition qu'ils entrassent au séminaire ou dans les ordres.
Après la loi de 1905, ces bâtiments furent saisis et abritèrent une école de jeunes filles, puis l'école des Beaux-Arts et le conservatoire, ainsi que le Musée de l'Objet voulu et installé par Jack Lang lorsqu'il fut maire de Blois.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ancien Petit Séminaire
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiments rue Franciade
la cour
la chapelle

intérieur de la chapelle


Chapelles de l'ancien grand Séminaire (XIXe)

Après la désaffection du premier séminaire depuis la Révolution, situé au Bourg-Saint-Jean, il faut attendre la fin des années 1820 pour que l'évêque de Blois fonde un grand séminaire. Le projet daté de 1828 est l'oeuvre de l'architecte blésois PINAULT. Après 1945, les bâtiments et la chapelle, considérablement remaniés, abritent la caisse des dépôts et consignations et un dépôt annexe des archives départementales. La grande chapelle est située au nord du Séminaire et est constituée d'une nef suivie d'un chevet hémi-circulaire. Il y a une deuxième chapelle, transformée en bureaux, au 1er étage de l'aile ouest, côté sud.
Merci à la CDC pour l'autorisation de prise de vues.

Type d'Edifice: Grande chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ancien Grand Séminaire
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

côté nord du séminaire
chapelle

Type d'Edifice: petite chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ancien Grand Séminaire
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

côté sud du Séminaire
petite chapelle


Chapelle du Pré-Séminaire (XXe), rue du Pressoir Blanc

Vers 1930, Henri LAFARGUE construit un Petit Séminaire neuf en remplacement de celui situé rue Franciade, confisqué par l'Etat après la loi de 1905. Sur une vaste travée carrée, le choeur de la chapelle s'ouvre en demi-cercle et est précédé d'un vaste atrium. Une crypte se trouve sous le choeur. L'ensemble du Petit Séminaire, désaffecté depuis longtemps, est au coeur d'un projet immobilier. De passage sur le chantier début novembre 2011, une grande affiche sur la rue du Pressoir Blanc précisait qu'une résidence pour personnes âgées dépendantes y sera établie. Les bâtiments sont restaurés, le cloître malheureusement maçonné, mais la chapelle restaurée et conservée. Elle est constituée d'une crypte vaste et voûtée d'un seul tenant, sans piliers porteurs, et d'un haut niveau un peu surélevé sur la rue. Au fond de la crypte, derrière une Pièta, deux branches d'un escalier établi dans l'épaisseur du mur d'abside, permettent de rejoindre la chapelle elle-même.

Type d'Edifice: chapelle
Nom de l'Edifice : du Pré-Séminaire
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : pavillon
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le pré-séminaire
la chapelle

la crypte
intérieur de la chapelle


Chapelles d'établissements scolaires

Oratoire du Lycée Notre-Dame des Aydes (XIXe), rue Franciade

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : du lycée ND des Aydes
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues du lycée

Chapelle du lycée Sainte-Marie de Blois (ancien couvent des Ursulines)

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du lycée Ste-Marie de Blois
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiments
chapelle


Chapelle du lycée La Providence, qui fut jadis un orphelinat fondé sur l'ancien clos des Véroniques. Aujourd'hui, c'est un groupe scolaire entier, la chapelle se trouvant du côté du lycée.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND de la Providence
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : pavillon
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiments
chapelle


Chapelles d'établissements hospitaliers ou assimilés

Chapelle de l'ancienne clinique des Lices (XXe), rue du Dr LUZUY

Avec la chapelle de la rue Couverte, c'est l'une des chapelles les mieux cachées de Blois. La clinique des Lices est construite par le Docteur Maurice Luzuy, avec une capacité de 30 lits. A l’origine, la clinique assurait aussi bien la chirurgie que la médecine ou l’obstétrique. Le Docteur Roland Luzuy, fils de Maurice Luzuy, rejoint son père en tant que chirurgien et co-gérant en 1972. La clinique est agrandie en 1974/75 et passe à 60 lits. En 1992, la maison située face à la nouvelle clinique est acquise et les services administratifs y déménagent. En décembre 1989, la clinique obtient la plus importante distinction des organismes de tutelle, avec un classement en catégorie A, classement confirmé en 1997. L'année suivante, la clinique des Lices fusionne avec la clinique Saint-Côme et saint Damien, établie rue Monin, et finit par s'installer à la Chaussée saint-Victor où se regroupent, près de l'Hôpital, les cliniques de Blois. (cf : http://www.clinique-blois.com/pcb/index.php/divers/pour-les-nostalgiques )

L'ancienne clinique a été restaurée et transformée en logements. La chapelle est une modeste abside à trois pans suspendue en-débord du premier étage, sur la cour visible de la rue du DR LUZUY. Elle a été conservée en l'état et fait partie des parties communes de l'immeuble; elle est constituée d'une pièce à peu près carrée, dont les murs sont tapissées, et de ladite abside à pans, établie dessus la cour. Les trois baies sont garnies de verrières, dont l'une rend hommage à FILIPO BENITI, fondateur de l'ordre des Servites.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ancienne clinique des Lices
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la chapelle

intérieur de la chapelle



Chapelle de la maison de retraite des Pères Bienheureux Charles de Blois, rue d'Artois (1964) La chapelle, de plan carré, est construite à un bout de la maison de retraite. Deux galeries superposées donnent directement sur le choeur.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Bienheureux Charles de Blois
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la chapelle
vues intérieures


Chapelle de l'Hopital (XXe), sur la route d'Orléans

Chapelle de l'Asile départemental (XIXe), route de Paris.
L'asile n'est plus et a été remplacé par... le Trésor Public. La chapelle sert d'archives pour une administration. Elle se trouve dans le fond de la cour d'honneur et fait saillie du côté des Archives départementales du Loir-et-Cher.
Jadis, l'asile s'étendait depuis là jusqu'à la place de l'ancien Hospice Lunier (avant la Révolution prieuré Saint-Lazare), tout ce terrain-là ayant été acheté par le Conseil Général du Loir-et-Cher en 1861. Un peu plus au nord, on trouvait à la place du lotissement actuel la ferme expérimentale du département.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ancien asile départemental
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade de la chapelle
côté et chevet
cour intérieure


Dernière édition par Admin le Sam 31 Déc - 23:12 (2011); édité 30 fois
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MessagePosté le: Dim 17 Oct - 21:20 (2010)    Sujet du message: BLOIS (41000) Répondre en citant

Couvents, abbayes et communautés religieuses

Abbaye Saint-Laumer (désaffectée) Arrow Eglise Saint-Laumer

L'abbaye est fondée en 924 par des religieux de l'abbaye de CORBION et dépend de l'ordre de saint Benoît. Avant d'arriver à Blois, les religieux fondateurs cheminent à travers la France et fondent les prieurés d'ONCY (890) et de MOISSAT (912) en Auvergne. Le corps de saint Lomer est abrité des invasions normandes à Blois de 873 à 924 et repose dans la chapelle saint-Calais du château. Le prieuré de MONTHOU-S/BIEVRE est offert en l'an 902 à l'abbaye de Corbion, réfugiée à Blois. Ce n'est que plus de vingt ans après cette donation que les religieux se décident à créer une nouvelle fondation monastique, sur les lieux où ils se sont abrités et sous la protection des Comtes de Blois et de Chartres.

En 990, Foulque Nerra ravage les faubourgs de Blois et incendie l'église Saint-Lomer, qui est relevée.
L'église est reconstruite du choeur à la première travée de la nef entre 1136 et 1186, cette campagne de travaux s'achève en 1218. Les quatre travées de la nef, les tours de façade et le cloître sont construits entre 1230 et 1250.

L'abbaye est mise à sac en 1568. La vie commune est abandonnée par les religieux et le relâchement s'accroît encore entre 1606 et 1619, année où l'abbatiat est donné à François de Sourdis, archevêque de Bordeaux. Il rétablit, avec l'aide du grand-prieur Pelletier, l'observance de la règle. En 1627, l'abbaye rejoint la congrégation de saint-Maur. L'église est reconstruite de 1623 à 1647. Le couvent est reconstruit de 1663 à 1672 puis de 1703 à 1723. Un nouveau dortoir fut construit par Guillaume de la Tremblaye face à la Loire. Il était surmonté du lanternon déplacé sur le corps sud en 1845. Au rez-de-chaussée, côté sud, une grande salle voûtée, couverte de voûtes d'arêtes à doubleaux plats reçues sur deux rangées de colonnes, est très bien conservée.

A la fin du XVIIe, à la création de l'évêché, l'abbaye est envisagée pour en être le siège. Les moines s'opposent vigoureusement et proposent l'église saint-Solenne comme cathédrale, ce à quoi s'oppose non moins vigoureusement les moines de Bourgmoyen. L'abbaye est sauvée, mais perd son titre et doit assurer 10 000 livres/an de revenu à l'évêque. De plus les moines doivent payer les terrains nécessaires à la construction du palais épiscopal dans le prolongement de la nouvelle cathédrale.

Plan de 1658 (dom Cyprien Richard) :


L'abbaye au début du 18e :


Au XVIIIe, le grand jardin situé à l'est s'agrandit après la destruction en 1660 de la grande Grénéterie de Marmoutier et des derniers vestiges des logis abbatiaux du XVIe. Un grand portail remplace alors l'entrée médiévale sur laquelle était sculpté le Dict des trois morts et des trois vifs. A la fin de l'ancien Régime l'enclos abbatial est coupé de la Loire suite au prolongement du quai aval et de l'ouverture en 1769 d'une rue en bordure du fleuve.

L'Hôtel-Dieu y est installé au XIXe et un corps de bâtiments construit au sud et à l'ouest de l'ex-abbatiale, dans le respect des constructions existantes des XVIIe et XVIIIe siècles.
Aujourd'hui, l'ancien Hôtel-Dieu est occupé par le STAP-41 (Service Territorial de l'Architecture et du Patrimoine) et surtout par la DDE du Loir-et-Cher.

Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : Saint-Laumer
Siécle de l'édifice: XIIe-XVIIe-XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : lanterne
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade côté Loire (19e)
aile ouest (17e)
église et abbaye
ancienne chapelle de l'Hotel-Dieu

Couvent des Jacobins (désaffecté), aujourd'hui musée Municipal

L'église et le couvent sont construits entre 1275 et 1345. Entre 1273 et 1277, pendant les travaux de gros oeuvre du couvent, le comte défendit aux frères de boucher ou d'obstruer quelque rue que ce soit autour de leur fondation.
Les dons privés des familles DOULCET et GAILLARD alimentèrent à la fin du XVe et au début du XVIe la reconstruction du couvent et l'embellissement de son église. Les SALVIATI s'allièrent plus tard aux DOULCET et firent construire une chapelle dédiée à saint Hyacinthe contre le mur nord de l'église conventuelle. Les bâtiments conventuels sont alors agrandis au sud-est.
Une partie de la chapelle subsiste, mais sert de réserve au musée aménagé dans l'ancien couvent. Une galerie du cloître est visible.

Après les guerres de Religion, le couvent, pourtant moins endommagé que ne le furent d'autres (par ex. les Cordeliers), fut très largement remanié. Les arcades du cloîtres furent recouvertes de charpentes planchéiées, alors qu'elles étaient voutées à l'origine, et les arcades furent reconstruite dans le style du XVIIe. Une grande salle fut aussi aménagée dans les combles de l'aile sud. En 1629, l'église fut reconstruite "depuis l'ostel de la Vierge à [...] la grande entrée de ladite église". On prévoyait aussi de reprendre la voûte de l'église, avec les culots des ogives et des clefs de de voûtes ornées de rosettes et de feuilles corinthes, mais le procès verbal de la Révolution indique que l'église n'est que lambrissée, ce qui indique que ce dernier projet ne fut pas réalisé. A cette époque, fut érigé un nouveau retable, attribué à Marin PREHOUST et Michel ANGUIER.

A la Révolution, le couvent fut supprimé, l'église détruite en 1793 et remplacée par un immeuble, le mobilier vendu. Une rue est percée sur une partie du cloître, l'enclos et les bâtiments sont vendus, notamment au citoyen GUILLON et à deux autres acquéreurs.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Jacobins
Siécle de l'édifice: XIIIe-XIVe-XVIe-XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiments conventuels
partie de cloître

Couvent de la Visitation (désaffecté), aujourd'hui Conseil Général du Loir-et-Cher

La Visitation de Blois est fondée par la Comtesse de Limours, soeur du Cardinal de Sourdis, prieur de saint-Lomer. La construction du couvent commence en 1625 et quatre religieuses, reçues le 2 novembre de cette année par le Sieur Riollé, chanoine de Saint-Sauveur, s'installent. La chapelle est construite entre 1641 et 1647, et est consacrée le 13 décembre 1648. Le côté nord et l'est du cloître sont construits en 1638, le côté sud en 1655, les annexes en 1677-1679. En 1673 le couvent a acquis ou s'est vu donner quarante immeubles ou maisons dans la ville de Blois. L'enclos s'étendait entre les actuelles rues de la République, des Saintes-Maries et de l'Artois.

A la Révolution, le couvent est supprimé et abrite diverses administrations. Les Visitandines essaient de reprendre leur couvent à la faveur de la Restauration, entre 1816 et 1822, mais elles échouent. En novembre 1822, elles quittent définitivement Blois pour LE MANS. La préfecture est construite en 1825 sur les bâtiments de la Visitation, au sud sur la Grande Pièce. Le Palais de Justice est bâti en 1848 puis la Halle aux Grains à l'est du clos, par l'architecte Jules de la Morandière, vers 1845-1850. La chapelle est conservée telle quelle et abrite les archives départementales de 1892 à 1965. Le cloître et une salle dite "salle capitulaire" sont conservés à peu près en l'état. La porte mettant en communication la salle capitulaire et la chapelle date du XVIIe et porte l'inscription "Ce lieu est saint et n'est autre que la maison de Dieu et la porte du Ciel. Genèse".

La chapelle est construite entre 1641 et 1647. Une chapelle latérale saillante dédiée à Saint-François de Sales est ajoutée en 1688, formant pendant au choeur des religieuses. La chapelle présente une nef unique terminée par un chevet plat. Ses quatre travées sont voûtées d'ogives sur culots sculptés. A droite du choeur, le choeur des religieuses forme une chapelle latérale dont le solivage est supporté par des colonettes en bois. A gauche, la chapelle Saint-François de Sales , semi-circulaire, ajoutée par Gaspard de FIEUBET, seigneur de Beauregard, fait la symétrie. Le maître-autel fait par Gaspard IMBERT est aujourd'hui en l'église de MOLINEUF. La grille du choeur, chef d'oeuvre de FAIDHERBE (1644), a disparu.
L'édifice a accueilli les archives départementales du Loir-et-Cher de 1892 à 1965 et a depuis été restauré et est la salle des délibérations du Conseil Général du Loir-et-Cher.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : de la Visitation
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Eglise conventuelle
Nom de l'Edifice : de la Visitation
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le couvent
la chapelle

cloître
une porte de la chapelle



Oeuvre et couvent du Refuge (désaffecté), rue de la Paix
L'oeuvre du Refuge fut fondée en 1836 sur une partie de l'ancien enclos conventuel des Véroniques. L'oeuvre est habilitée à recevoir des mineures délinquantes le 5 mars 1930. L'établissement fermé reçoit des filles de 13 à 18 ans (de 7 à 21 ans en 1964) et les forme, comme une école ménagère, aux travaux de la maison et au jardinage. Le couvent est abandonné en 1995 et loti, la chapelle est transformée en appartements; le choeur des religieuses, détruit, a été remplacé par une grande baie vitrée.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : Oeuvre du Refuge
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND de Charité
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade de la chapelle
côté ouest
bâtiment conventuel


Couvent des Petites Soeurs des Pauvres (désaffecté), 85 rue du Foix, aujourd'hui maison de retraite La Croix de Blois, et avant, maison de retraite "Ma maison". Ce couvent, pourvu en son milieu d'une chapelle en saillie, est construit à la fin du XIXe.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la maison de retraite La Croix de Blois
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : autre
Clocher en péril : non

Photos (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

l'ancien couvent vue des Lices

façade rue du Foix
clocher
pignon est
chapelle


Couvent des Capucins (XXe), auprès de la Basilique de la Trinité, construit avant et après la guerre de 1939-1945. Sa chapelle, couverte d'un toit en cuivre oxydé, a un petit clocher-mur et est située au bout du grand couvent, au nord de la basilique. Une aile revient sous forme de galerie-cloître jusqu'à la basilique elle-même.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Capucins
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du couvent des Capucins
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur à bâtière
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le couvent depuis le clocher de la Basilique


Couvent des Oblates Mariales, rue d'Artois

Couvent des Franciscaines Servantes de Marie (XXIe), rue Monin. Le couvent a été construit en 2004 et dispose d'un oratoire.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Franciscaines Servantes de Marie
Siécle de l'édifice: XXIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Oratoire du couvent
Nom de l'Edifice : des Franciscaines Servantes de Marie
Siécle de l'édifice: XXIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le couvent
l'oratoire


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MessagePosté le: Dim 17 Oct - 21:22 (2010)    Sujet du message: BLOIS (41000) Répondre en citant

Autres cultes

Temple protestant, à l'angle de la rue des Minimes et de la rampe Chambourdin. Ce temple n'est autre que l'église Notre-Dame de Chambourdin, très remaniée (lire ci-dessous). Dans la deuxième moitié du XXe, une salle paroissiale est ajoutée dans la cour, au sud du temple. Le presbytère se trouve dans l'ancien transept de l'église.

Type d'Edifice: Temple protestant
Nom de l'Edifice : ERF Blois
Siécle de l'édifice: XIXe (ancienne église XVe-XVIIe)
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

façade ouest
côté nord
côté sud

côté sud

Intérieur (2) :

vue d'ouest en est
vue vers l'ouest

Eglise Evangélique de Blois (ZUP Nord)





Ancien temple protestant de Blois (XVIIe)

La religion réformée apparaît à Blois vers 1526. On reproche cette année à Gérard ROUSSEL, confesseur de Marguerite d'Angoulême, de prêcher dans la ville une sensibilité luthérienne. L'année suivante, c'est un dominicain du nom de Thomas MALINGRE qui est accusé de prêcher la doctrine de Calvin. A partir de 1532 ont lieu plusieurs procès pour hérésie, tant et si bien que des protestants blésois, majoritairement des artisans tailleurs, teinturiers, cloutiers, commencent à émigrer dans la décennie 1550/1560.
En 1556, d'après Théodore de Bèze, Simon BROSSIER organise la communauté blésoise. On se réunit de nuit dans une tuilerie, hors les murs. Le premier prédicateur indépendant est François CHASSEBOEUF dit BEAUPAS mais il est vite remplacé à cause de son caractère autoritaire. Antoine CHANORIER dit DESMERANGES reprend en main la communauté, mais les blésois lui préfèrent un prédicateur tourangeau nommé Charles d'ALBIAC dit du PLESSIS, jusqu'à ce qu'il fasse scandale en tâchant d'avoir en mariage une fille d'un avocat catholique de Blois. CHANORIER revient alors diriger la communauté blésoise.

En 1559, le culte est suspendu 18 mois. Le 25 août 1558, le portier de la Porte Chartraine, réformé prosélyte, est pris à partie par des blésois catholiques. En 1561, au printemps et à l'automne, les protestants brisent des statues et occupent des églises, dont Saint-Solenne. En 1562, Blois est prise par les troupes de Condé jusqu'au 11 juillet, sainte-Solenne et les abbayes sont saccagées. Le 7 février 1568, Blois est assiégée à nouveau et se rend le 12 du même mois contre une rançon de 100 000 livres versée au capitaine BOUCAUD moyennant la sauvegarde de la ville. Il ne tient pas parole, Blois et 6 lieues autour sont pillées, surtout les couvents et les églises. L'ordre d'interrompre les destructions des monuments religieux n'est donné que le 19 mars, peu de jours avant que le Roi ne libère la ville.

En 1600 les protestants acquièrent un "grand jardin ceint de murailles dans le haut bourg de saint Jean". Le temple et son cimetière sont agrandis en 1617. La communauté compte de 800 à 1000 personnes, essentiellement des nobles, des officiers judiciaires de 2nd rang et des professions libérales, ainsi que presque tous les artisans de luxe. En 1685, les temples de Blois, Mer, Marchenoir sont supprimés, les biens des consistoires confisqués, les matériaux des temples protestants démolis vendus au profit de l'Hôpital Général de Blois. Une partie des protestants de Blois s'exile.


Dernière édition par Admin le Mar 10 Avr - 18:45 (2012); édité 5 fois
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MessagePosté le: Jeu 28 Avr - 00:28 (2011)    Sujet du message: BLOIS (41000) Répondre en citant

Anciennes églises

Ancienne collégiale Saint-Sauveur

Vers 1160, plusieurs chapitres de chanoines dispersés à cause du déréglement de leur vie se sont réunis en un seul et ont construit une église grâce à l'hospitalité d'un chevalier peut-être prénommé Geoffroy. Cette église se trouve dans l'avant-cour du château. Elle est recontruite entre la deuxième moitié du XIIe et la première moitié du XIIIe. A la fin du Moyen-Age, l'église est constituée d'une nef suivie d'un choeur, flanquée de collatéraux; le chevet est polygonal et pourvu d'un déambulatoire. A la Renaissance, un clocher surmonté d'une haute flèche est ajouté à l'angle nord-ouest. Les orgues et l'harmonie du carillon étaient renommés a XVe.

Au nord, un grand portail dit Portail des Saints fut refait au XVe par la libéralité de Jean de SAVEUSE (┼1466), chambellan de Gaston d'Orléans. Le même fit construire une chapelle sainte-Barbe où il fit placer son tombeau décoré d'un "schelete de mort". Son épitaphe était ainsi rédige "J'ai été tel que vous estes et tel que vous me voyez deviendrez, pauvres et riches, grands et petits. Ici vous viendrez et pensez à la fin".

Catherine de Médicis, morte le 5 janvier 1589 à Blois fut enterrée dans la collégiale le 4 février de cette année. La collégiale et le château, quelque peu endommagés suite aux exactions des protestants, avaient été remis en état par les libéralités de la défunte.

En 1602, le clocher manque de s'effondrer, les chanoines demandent l'aide de la ville pour les travaux. Le 25 janvier, la ville refuse mais leur propose qu'ils cèdent à la Ville la maison occupée par le Collège (établi à la fin du XIIe) en échange d'une somme d'argent qui ne devra être allouée qu'aux travaux du clocher.

A la Révolution, le collège de chanoines est supprimé, la collégiale reste sans affectation. Un plan est dressé en 1793, l'église compte trois vaisseaux et une abside polygonale pourvue d'un déambulatoire. La tour clocher est à gauche de la façade, ses niveaux supérieurs ont bien été reconstruits au XVIIe. Elle est entourée de maisons canoniales.
En 1794, la ville essaye de récupérer la tour-clocher afin de s'en servir de beffroi municipal, voilà le texte de la supplique adressée par le Conseil " Vu l'affiche des Domaines Nationaux annonçant la vente de la ci-devant église Saint-Sauveur, considérant que la tour de cette ci-devant paroisse est on ne peut plus convenable pour y placer une horloge, aucun édifice de la ville ne pouvant aussi bien convenir pour cet usage puisque ce clocher est le seul dans lequel un timbre même de médiocre sonorité puisse être entendu de tous les quartiers de la Cité et même de la campagne, le Conseil adresse une pétition aux corps administratifs afin d'obtenir pour la Commune l'autorisation d'acquérir cette Tour".
Pour une quelconque raison, il n'est pas donné suite à cette autorisation et le domaine canonial est dispersé. Le citoyen GUILLON s'était porté acquéreur de l'église dès 1793. Il la transforme en carrière de pierres. En 1820 encore, de grands pans de murs de l'église étaient intacts, et la municipalité de la Restauration, courroucée, le priait de faire place nette. En 1827 seulement, les ultimes vestiges de la collégiale sont abattus.

Vue de la collégiale :


La collégiale saint-Sauveur, siège de la paroisse du château, a reçu des siècles durant de nombreux dons et avantages de la part des comtes de Blois puis des propriétaires du château, membres de la famille royale. Thibaud V, comte de Blois a donné à la collégiale et à ses chanoines le droit de rendre justice et de percevoir les revenus du comté pendant la veille, le jour et le lendemain de l'Ascension, par l'intermédiaire de ses propres officiers; ce privilège étai dit "de la comté".

Ancienne église Saint-Honoré

L'église est fondée au XIe, reconstruite vers 1154.
Au XVIe, Florimond ROBERTET fait construire l'Hôtel d'Alluye en face du portail de l'église qu'il fait restaurer et adjoint une chapelle privative où il est inhumé en 1527.

D'après les procès-verbaux de visite en 1792, l'on sait que "l'église, assez vaste, comprenait une nef lambrissée à bas-côtés, une abside voûtée et sept chapelles latérales situées au nord. Au sud, un petit bâtiment abritait au rez-de-chaussée la sacristie et au 1er étage un cénacle renfermant le Trésor". La nef était couverte d'un toit à 2 pans, l'abside d'un toit à 5 pans et il y avait deux flèches de charpente en façade et sur la nef.

Au début du XVIIe, Barthélémy du Pré finance par ses dons la reconstruction partielle de l'église. Les travaux concernent surtout la façade, le porche qui abritera le mausolée du donateur et le choeur décoré d'un grand retable sculpté, réalisé par Gaspard IMBERT.

La paroisse est supprimée à la Révolution, l'église est abattue. Ses contreforts sont toujours visibles sur le côté gauche des Petits degrés saint-Honoré. Des fragments de statuaire ont été retrouvés dont le dais d'une niche du XIIIe siècle.


Ancienne église Saint-Martin

L'église Saint-Martin des Choux est fondée au XIe ou au XIIe siècle et dépend de l'abbaye de Bourgmoyen. Elle devient paroisse de la ville basse pour remplacer l'église saint-Gervais concédée aux Jacobins. Elle est reconstruite en 1258 puis agrandie en 1375. En 1447, un bas-côté est ajouté sous les murs du château et un chapelle creusée dans le roc. En effet, l'église est en partie encastrée dans l'éperon du château et le manque d'espace disponible se fait sentir tout au long de son histoire.
Enclos paroissial de St Martin :


En 1536, suite à la requête des marguiliers de Saint-Martin suivant laquelle "à peine la moitié des paroissiens" peuvent entrer dans l'église, Raoul HURAULT de CHEVERNY obtient l'éréction d'une marelle (fabrique) dans cette paroisse et son affranchissement de la tutelle de l'abbaye de Bourgmoyen. Cent jours d'indulgence sont accordés à tous ceux qui feront des dons pour subvenir aux réparations de l'église, à l'achat d'ornements et de livres. Le mur nord est repris par la famille HURAULT lors de la construction de leur hôtel mitoyen, y compris une tourelle-cabinet donnant sur l'église.

A la fin du XVIIIe, l'église tombe de vétusté, si bien que la municipalité propose dès 1783 sa démolition, qui n'est adjugée que le 21 août 1791. Le sieur CHESNEAU, couvreur place Saint-Louis, est déclaré adjudicateur pour la somme de 5 800 livres. Voici le texte du contrat : "La municipalité ayant acquis l'église Saint-Martin, à la réserve d'une partie voûtée au fond de la sacristie et à charge de ne pouvoir se servir des vues existant sur la cour de M. MARCHAIS, et sa démolition devant être mise en adjudication, il est stipulé que l'adjudicateur laissera du côté de la cour susdite tous les murs qui la joignent et qu'il comblera la chapelle située au-dessous de cette même cour [...] Il devra laisser toutes les vidanges (gravats), attendu qu'elles serviront aux travaux projetés par la ville; il fera déposer dans les caves de l'église les ossements qu'il rencontrera en remuant les terres et fera déclaration des cercueils de plomb dont il sera tenu de remettre le métal à la Municipalité". Quelques vestiges du XVIe sont encore visibles.

Ancienne église Saint-Nicolas

L'église est fondée au XIe dans le faubourg du Foix (fiscum, circonscription fiscale). En 1107, elle dépend de l'abbaye saint-Lomer. A la destruction de l'église saint-Pierre du Foix, en 1362, elle agrandit son territoire paroissial.
L'église, bâtie entre la rue Anne de Bretagne et les degrés saint-Nicolas est composée d'une nef flanquée de bas-côtés et voûtée en pierres. A l'ouest, une tour clocher déjà ruinée au XVIIe la précède. Une abside plus étroite termine la nef et est flanquée de deux chapelles latérales. Il y a une sacristie au sud et un clocher de charpente, remplaçant le précédent. Sur sa vue de Blois en 1675, MAUGIER représente une tour isolée à l'avant et à l'ouest de l'église; cette tour est probablement en-dessous sur le coteau, donc il est probable qu'il s'agisse d'un édifice religieux du XIIIe ou d'un autre édifice ignoré (Annie COSPEREC, Blois, la forme d'une ville).
La paroisse est supprimée en 1791, l'église abbatiale saint-Laumer reprend le vocable de l'église saint-Nicolas et sa paroisse. La petite église est abattue.

Vue de l'église (1888 d'après Maugier 1675) :


Ancienne église Saint-Lubin, centre aux IXe-Xe d'une agglomération castrale, sous les contreforts du château, une motte féodale élevée vers 950 par Thibault le Tricheur, premier comte héréditaire de Blois. C'est la première église de l'agglomération aux VIe-VIIe siècles. A la Révolution, sa paroisse est supprimée et elle est abattue. La rue Saint-Lubin en rappelle le souvenir.

Ancienne église Saint-Gervais de Bourgmoyen, fondée au nord de l'abbaye du même nom au XIe.

Eglise Saint-Pierre du Foix, au NO de l'abbaye Saint-Laumer, fondée au XIe et détruite vers 1360 pour enclore l'abbaye Saint-Laumer dans l'enceinte urbaine et la mettre en défense contre les Anglais. Sa paroisse est réunie en 1362 à celle de saint-Nicolas du Foix. Vers 1260/72, il y a 240 feux dans la paroisse.

Ancienne église Notre-Dame de Chambourdin

L'église tombe en chapelle après les guerres de religion, est relevée au XVIIe puis restaurée en 1847 pour accueillir le temple protestant. D'après BERGEVIN & Dupré, le sieur Bourdin de Blois l'avait faite bâtir dans le champ même où il avait trouvé une statue de la Vierge en bois d'ébène. Elle est mentionnée dans un testament de 1454. A la Révolution, elle est transformée en tonnellerie.


Dernière édition par Admin le Mer 30 Nov - 14:06 (2011); édité 10 fois
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MessagePosté le: Jeu 28 Avr - 00:35 (2011)    Sujet du message: BLOIS (41000) Répondre en citant

Anciennes chapelles

Anciennes chapelles du château, dans la Tour et la Chambre du Comte (XIIe)

Ancienne chapelle Sainte-Constance, dans les jardins du château (XIVe), mentionnée pour la première fois en 1352. Un petit verger la flanquait du côté nord. Il fut remplacé au début du XVIe par le logis de J. Milleteau, l'un des courtisans de Louis XII.

Ancienne chapelle Notre-Dame de la Salle (XIVe), au bout de la Grande Salle du château.

Ancienne chapelle du jardin Haut, construite sous Henri III ou postérieurement et détruite à la Révolution.

Ancienne chapelle Notre-Dame (XIe), sur l'ancien pont. Reconstruite par Jean de SAVEUSE au XVe, elle est dédiée à Saint-Fiacre au XVe La chapelle, bâtie sur la 5e pile du pont côté ville, vers l'aval, disparaît avec l'ancien pont le 6 et le 7 février 1716 emmené par une forte crue. Elle avait une abside à trois pans et un campanile. La statue de la Vierge qu'elle contenait fut transportée à saint-Saturnin de Vienne et détruite pendant la Révolution.

Jean de Saveuse, qui reconstruisit cette chapelle, acheta en janvier 1457 pour 300 écus d'or une maison située rue de la Foulerie et la donna le 25 avril 1459 à la communauté des habitants de Blois pour leur servir de maison commune, à charge de faire dire une messe chaque lundi de l'an en la chapelle située sur le pont. Aux termes de la donation, les quatre échevins devaient assister au service anniversaire (de la mort) de Jehan de Saveuse, y porter chacun un cierge en offrande et recevoir chacun cinq sous de gratification. Après l'effondrement du Vieux Pont en 1716, ce service fut transféré en l'église Saint-Martin et acquitté jusqu'en 1791.

Ancienne chapelle Saint-Jacques, située dans la Grande Rue. Jadis collégiale, elle fut saccagée par les guerres de Religion et tomba en simple chapelle. En 1682, Bernier signale son "état pitoyable". En 1700, son chapitre est réuni à celui de la Cathédrale et elle est détruite. Une maison rue Denis Papin, près de la fontaine, est bâtie à son emplacement. Les grandes arcades de son cloître subsistent dans la cour ainsi que la sacristie du XVIe.

Ancienne chapelle Sainte-Catherine à la Bretonnerie (1500); on y disait avant la Révolution une messe par an le 25 novembre. Elle fut détruite par la suite, mais il reste une rue et une impasse Sainte-Catherine non loin de Champbourdin (le temple protestant).

Ancienne chapelle Sainte-Venice (XVIe) La reine Claude fit don en 1522 de cette chapelle à la fabrique de saint-Honoré afin de permettre aux paroissiens des hameaux les plus éloignés de l'église, à savoir Villejoint, Villebresin, Pigele, La Bretonnerie, les Hautes et les Basses Granges, d'y entendre la messe et d'y baptiser les enfants en cas d'urgence.

Ancienne chapelle des Nouvelles Catholiques (XVIIe), destinée aux protestants nouvellement convertis, soit une soixantaine en tout, dont le pasteur Isaac Papin. La maison est fondée en 1690 et consiste en une sorte de "grande cour" face à l'ancienne collégiale Saint-Jacques; sa chapelle fut construite entre 1699 et 1704. Les protestants convertis étant tenus de vivre un certain temps en communauté afin d'affermir leur foi, presque chaque grande ville du royaume possédait une communauté de nouvelles catholiques avec une chapelle dédiée, et éventuellement une de nouveaux catholiques, les sexes étant séparés.
En 1788, il n'y a plus de protestants à convertir depuis longtemps et la maison est à l'abandon. Elle est vendue à un sieur GUILLON qui détruit tous les bâtiments.

Ancienne chapelle Saint-Georges de Villeneuve, près de l'ermitage des Grouëts. Cette chapelle était dite Saint-Georges de la Forêt et dépendait de l'abbaye saint-Lomer (cf. Noël MARS, Histoire de Saint-Lomer, pp. 177 et 339). Elle disparut à la Révolution.

Ancienne chapelle du collège municipal, installé avant 1940 dans l'abbaye de Bourgmoyen et détruit par les bombardements.


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MessagePosté le: Jeu 28 Avr - 00:41 (2011)    Sujet du message: BLOIS (41000) Répondre en citant

Anciennes abbayes, couvents et prieurés

Ancienne abbaye Sainte-Marie de Bourgmoyen

L'abbaye de Bourgmoyen est la première abbaye de Blois, fondée en 696 par Adrébertane, mère d'Adéodat, évêque de CHARTRES. La première église est bâtie su des thermes et en réutilise les matériaux. Une deuxième église la remplace au Xe et sa crypte, conservée, a été mise au jourd en 1942. Progressivement, l'abbaye se voit donner le droit de vendre le vin en taverne (jalage), des vignes entre SOINGS et CONTRES, des terres en Beauce, Vendômois et Gâtinais ainsi que 90 cures, dont les paroisses Saint-Nicolas, Saint-Pierre du Foix, Saint-Saturnin et sept ou huit chapelles dont la chapelle Saint-Calais du château, dans la ville de Blois.

L'église et le cloître sont reconstruits au XIIe, le transept nord de l'église est réédifié à la mi-XIIe. Après les guerres de Religin, l'ensemble est absolument ruiné et relevé entre 1571 et 1615 en ce qui concerne l'église et dans la deuxième moitié du XVIIe et au XVIIIe par les Génovéfains qui reprennent en main l'abbaye en 1647.

Plan de l'abbaye à la Révolution :


A la Révolution, l'abbaye est supprimée, la rue de Bourgmoyen est ouverte au travers des jardins et de la Cour, ses abords sont achetés par les citoyens GUILLON, COUSTEAU, LEMAITRE et CHARTIER, déjà acheteurs aux Jacobins et à l'Hôtel-Dieu. Le grand bâtiment est sauvé par son affectation à l'Assemblée du département. L'église en revanche, est récupérée par GUILLON bien qu'elle était réservée par l'abbé Grégoire à l'installation de la bibliothèque et du musée départemental. Un dépot de fourrage y fut installé et elle fut finalement détruite, avec l'aide de mines, en 1806, une partie de ses maçonneries et de son abside étant pris dans les constructions nouvelles qui furent édifiées contre elle dans la période révolutionnaire. GUILLON, comme l'architecte LEBRUN à Orléans, rachetait les édifices pour vendre leurs matériaux, qu'il n'arrivait pas toujours à écouler. C'est ainsi que Bourgmoyen et la collégiale Saint-Sauveur devinrent des ruines où il prélevait des charrois de pierres à la demande, jusqu'en 1827 pour la dernière.

Le collège municipal s'installe dans les bâtiments au XIXe. L'ensemble est bombardé en 1940 puis à nouveau en 1944 et rasé après la guerre. En 1942, le Dr LESUEUR fait des fouilles et trouve deux églises conventuelles l'une sur l'autre, l'une du Xe, l'autre du XIIe : la crypte est à demi-enterrée, 1 m sous le niveau du sol, formant un rectangle à chevet plat. Les murs sont en blocage, assez épais (1.80 m sur les côtés, 1.50 m au chevet) et soutenus par des contreforts. Un mur divise la nef du Xe en deux vaisseaux, la voûte est établie en berceau, des petites fenêtres en forme de meurtrièrs ébrasées sont ménagées dans les murs.

Vestige de l'église (1940) :

Ancien bâtiment conventuel (avant 1940) :


L'église du XIIe était formée de quatre travées à collatéraux suivies d'un transept saillant avec deux chapelles postérieures aux travaux du XVIe. Le clocher-porche était à l'ouest, un portail latéral était ménagé dans la 3e travée du bas-côté nord. Un corps de logis de l'abbaye joignait le transept et datait de 1650. La salle capitulaire du XVIe, couverte de 6 travées de voûte d'ogives appuyées sur deux colonnes centrales et sise au rez-de-chaussée de ce logis servait de chapelle au collège municipal. Le second logis est représenté sur des plans de 1763 : il devait être un vaste édifice de 90 m de long face à la Loire, avec des pavillons plus élevés au centre et aux extrémités, mais sa construction fut interrompue par la Révolution, seule la moitié de l'ensemble projeté ayant été édifiée.

Sous une maison voisine est conservée la gréneterie (cellier aux graines), faisant maintenant office de cave. Ce sont deux nefs de quatre travées de la fin du XIIIe ou du début du XIVe.


Ancien prieuré de Saint-Jean-en-Grève, dans le bourg Saint-Jean (est), fondé en 1089 par l'abbaye bénédictine de Pontlevoy. Il possède la foire de "Saint-Jean décolassé", 1/3 du péage du Pont et tous les droits de justice sur le haut et le bas bourg saint-Jean. La foire est rachetée par les comtes de Blois au XIVe siècle. Le prieuré et son église priorale sont réédifiés aux XIIe et XIIIe siècles.
Les guerres de Religion ruinent le prieuré, où il ne reste qu'un moine en 1642. En 1698, le prieuré n'est plus et le Séminaire s'installe à sa place au début du XVIIIe.
En 1737, le Séminaire est un foyer du jansénisme. Il est alors déplacé dans l'ancien prieuré désaffecté de saint-Jean-en-Grève pour l'épurer de l'hérésie condamnée par la bulle papale Unigenitus en 1713.
A la Révolution, le tout est vendu comme bien national et peu à peu détruit. Seul subsiste le cellier du XIIIe.

Au n°16 du bd Riffault, au "Jardin du remenier", ainsi nommé depuis 1747, il y a un souterrain-refuge en partie sous le jardin de l'ancien couvent des Servantes de Marie; il servit de champignonnière au XIXe, mais fut probablement creusé par les moines sous la Guerre de Cent Ans ou pendant les guerres de Religion. Une galerie éboulée allait à 100 m au sud-ouest et reliait le couvent (XIXe) des Servantes de Marie, établi sur l'ancien prieuré, à la cour du n°16, une maison du XVIIe établie sur des caves-carrières. Un silo souterrain de 7 m de profondeur servait à conserver les denrées alimentaires ou les semences (cf. Mémoires de la Soc. des Sc. et L. du L-et-C, Le Souterrain-refuge du Remenier ou du prieuré Saint-Jean-en-Grève à Blois, M.E-C FLORANCE, 1922, pp. 179-195).


Ancien couvent des Cordeliers

Des moines Cordeliers apparaissent dès 1233 dans le quartier, ou climat, d'Angleterre. Marie de Clèves, veuve de Charles d'Orléans en 1465, continua d'habiter le château de Blois et fonda le couvent au moment de quitter la ville. Elle meurt à Chauny en 1487 et son corps est transféré en la chapelle des saints Hyppolyte et Adrien, en l'église des Cordeliers, mais fut après emmené aux Célestins de Paris. Son cénotaphe existait encore en 1682 dans l'église des Cordeliers. La fondation de messe le jour anniversaire de son décès fut acquittée jusqu'à la Révolution. En 1786, il y eut cependant un problème : par suite des travaux de la commission Loménie de Brienne, les Cordeliers de Blois se trouvèrent réunis à ceux de Vendôme et souhaitèrent donc transférer cette fondation à Vendôme. La ville de BLOIS s'opposa à ce projet, arguant de la nécessité de respecter le titre de 1479 réglementant cette dite fondation, qui fut finalement conservée à Blois, mais transférée en l'église des Capucins, autre branche du même ordre située dans la ville.

Le couvent des Cordeliers avait été construit sur les murs et une partie du fossé, faute de place dans la ville. Au XVIIe, les moines obtinrent de longue lutte le droit d'aménager des vergers hors-les-murs, au nord, et de percer ladite muraille pour permettre la communication entre le couvent, de dimensions assez réduites, et les vergers et jardins, situés hors-les-murs.

En 1567, les moines du couvent sont massacrés par les protestants et jetés dans le puits de leur couvent ravagé. Celui-ci est assez rapidement reconstruit entre le dernier quart du XVIe et le premier quart du XVIIe. La reconstruction de l'église conventuelle commence en 1577 grâce aux dons du chancelier Jean de Morvilliers. En 1580, les travaux sont assez avancés au point de commander l'autel, dont voici le marché <<1580. 30 janvier présent Mathurin Coquetière Me maçon dit à Blois, lequel promet [...] à noble homme Jacques Rousseau Sr du Perriou [...] de faire dresser de maçonnerie tout à neuf dedans l'église des Cordeliers de BLOIS, au bas d'icelle, du côté de la muraille de la ville, ung autel qui aura de longueur pour la table d'iceluy 6 pieds; et de largeur 3 pieds. Lequel autel sera fait et bâti [...] de la même façon, conduite, étoffes, largeur et hauteur d'un autre autel, qui a été cidevant fait en l'église Mons. S. Solenne de Blois [...] pour Madame la Générale Viart. [...] Lequel autel Coquetière sera tenu [...] rendre fait et parfait dans deux mois [...] moyennant la somme de 7 écus sol.>> Les galeries du cloître et une partie des bâtiments sont reconstruits vers 1620.

A la Révolution, la position isolée du couvent des Cordeliers, au nord de la ville, ne justifie pas sa démolition. Les bâtiments abritent une compagnie de vétérans, et les jardins, hors-les-murs, cédés aux plus offrants, mais l'église subit un saccage systématique et cupide. Les sépultures sont profanées, les oeuvres d'art volées et dispersées. Ainsi disparaissent les célébres Pleureuses sculptées, qu'on ne devait jamais retrouver officiellement, car elles étaient aux mains d'un notable blésois du nom de BERGEVIN.

Plan du couvent :


Fresque du réféctoire :


L'église est détruite en 1806 pour l'agrandissement des prisons, qui n'ont cessé de se trouver dans la Tour Beauvoir toute proche, puis de s'étendre sur toute la section proche des remparts.Le quartier de la prison est rasé en 1947 et la rue des Rouillis est prolongée, cette nouvelle section devenant en 1949 la rue des Cordeliers. Le préau de la prison occupait une partie de l'emprise de l'ancienne église.

Photos des vestiges du couvent (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

emplacement du couvent
Tour Beauvoir


Ancien couvent des Véroniques, fondé au XIIe, rénové en 1538 par Marguerite de Navarre. En 1635, l'église est une nef de trois travées sans bas-côtés, à chevet plat et voûtée d'ogives. Les voûtes sont en briques.
Clos des Véroniques :


Ancien couvent des Capucins, au château (1e fondation), installé vers 1580 par Henri III dans les galeries et l'oratoire du jardin haut du château (le pavillon Anne de Bretagne). Les Capucins quittent Blois en septembre 1588 après l'assassinat du duc de Guise.

Ancien couvent des Capucins, aux Lices (2e fondation)

Pierre d'EPIGNAC, ancien ligueur et archevêque de Lyon, donne en 1596 aux Capucins une maison près des Lices. L'église est bénie le 8 mars 1611 sous le vocable de sainte Conception. D'après BERNIER (Histoire de Blois), Poussin avait peint les baies du choeur.
Sous la Révolution, le couvent est supprimé, sert de prison puis d'asile des incurables après 1795. Les bâtiments sont détruits en 1806 et le cimetière occupe une partie de l'enclos dont l'église devient chapelle funéraire. Tout est désaffecté en 1857 après avoir été écorné par la voie ferrée Orléans-Tours. Auguste POULAIN installe en 1862 sa chocolaterie dans l'ancien clos des Capucins.
Eglise conventuelle :



Ancien couvent des Jésuites
Arrow Eglise Saint-Vincent de Paul

La fondation d'un premier collège à Blois remonte en 1581, mais il faut attendre 1622 pour que les jésuites s'installent sur un terrain au quartier de Bretonnerie. Cette première implantation est provisoire, car c'est seulement en 1624 que les jésuites acquièrent les terrains nécessaires à la construction de l'église Saint-Louis, commencée cette même année sur les plans du père Martellange.

Plans d'ensemble (1637) :


L'église et le couvent (18e) :


La construction des bâtiments du collège commence en 1634 sur les plans du frère Charles Turmel et n'est achevée qu'à la fin des années 1650. Le collège est désaffecté en 1760, lors de l'expulsion des jésuites de France ; à ce moment, le parvis de l'église et l'entrée du collège sont transformés en Place Royale où se déroulent des manifestations et fêtes. Pendant la Révolution, l'église abrite un magasin à fourrage, tandis que les bâtiments du collège sont attribués au bureau de bienfaisance.
En 1945, la bureau de bienfaisance est supprimé pour être transformé en poste centrale, c'est à ce moment là que disparaissent les bâtiments du collège, à l'exception du corps sud dans lequel l'installation des bureaux entraîne la destruction de la distribution originelle, en particulier, le grand escalier carré à retours. Lors de la destruction des autres corps, deux lucarnes ont été déposées au dépôt lapidaire du cimetière Saint-Saturnin.

Photos des vestiges du couvent (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues du corps de bâtiment subsistant


Ancien couvent des Minimes (XVIIe)

Le couvent est fondé en 1614 au lieu-dit "Le Colombier" au sud du Chemin de saint-Lazare.
L'autel et le retable de l'église sont commandés le 12 avril 1658 "en pierre dure d'Apremont et de Lie" selon n dessin du Sieur CHARPENTIER, pour 1850 livres. Le même artisan, qui sculpta aussi en 1651 le maître-autel de l'abbaye de Pontlevoy, reçut paiement pour l'autel des Minimes le 14 juin 1660.
La Révolution démantèle le couvent, dont il ne reste rien lorsque le Petit Séminaire occupe son emplacement dans la deuxième moitié du XIXe. Les rues Franciade et de la Paix sont tracées sur son ancien clos.
En octobre 1795, 16 ursulines de Blois, 12 choristes et quatre converses, viennent demeurer sur l'ancien couvent des Minimes, le long de l'actuelle rue Franciade (percée en 1833). Elles doivent renvoyer leurs élèves en 1798 mais on leur permet de demeurer et leurs élèves reviennent, l'administration ne réagit point. La communauté déménage rue des Juifs en 1806.

Ancien couvent des Ursulines, fondé en 1624.
Marguerite de Lorraine, épouse de Gaston d'Orléans, pose la première pierre du couvent définitif en 1657. L'architecte est Dom Louis de Saint-Bernard, qui construisit aussi la Visitation de Tours (devenue depuis la Préfecture).
A la Révolution, le couvent est supprimé, les bâtiments vendus et démolis, il ne reste quasiment plus aucun vestige.

Ancien couvent des Carmélites, fondé en 1625 dans le faubourg du Foix. Le clos s'étendait de part et d'autre de la rue du Foix. Il est ruiné en 1721 par la banqueroute de Law.
Sous la Terreur, il sert de prison aux "suspects" avant leur exécution. Un haras est construit en 1811 sur la partie au sud de la rue des Carmélites. Après son déplacement à la caserne Maurice de Saxe passé 1885, les locaux sont donnés à la Gendarmerie. Au nord, sous le coteau, seul le n°17 est un vestige du couvent.

Photos des vestiges du couvent (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

partie de l'ancien couvent
cour
une porte


Ancien couvent des Carmélites (2e fondation), refondé en 1827 rue des Rouillis, dans l'ancien hôtel PHELYPEAUX. En 1940, le bâtiment est détruit, les moniales partent avenue de Chateaudun, puis quittent Blois pour Molineuf après 1976.

Anciens couvents des Ursulines (2e et 3e fondations), refondé en 1806 rue des Juifs après une installation provisoire en 1795 dans l'ancien couvent des Minimes (lire plus haut). Le 9 avril 1806 la communauté est reconnue par décret impérial. En 1812, il y a 12 pensionnaires et 32 demi-pensionnaires.
Le 2 juillet 1812, la communauté part au Bourg Neuf sur l'ancien clos des Véroniques et des bâtiments sont construits tout au long du XIXe. Ils sont aujourd'hui partagés entre le lycée Sainte-Marie et le diocèse (résidence d'étudiants, etc.).
Un caveau pour les soeurs est établi en 1856 et compte 27 inhumations jusqu'en 1877 où il est fermé. Profond de 4 m 20 et accessible par un escalier de 27 marches de 20 cm de haut chacune, il est conservé en l'état dans le parc de l'ancien couvent (propriété diocésaine).
Voir aussi : Mém. Soc. Sc. et L. du L-et-C, t.64 (2009), M-T NOTTER, "Le Renouveau des Ursulines blésoises et leur caveau", pp. 83-99.

Plan du caveau :


Arrow Chapelle de l'Institution Sainte-Marie pour les photos des bâtiments

Caveau des Ursulines :


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MessagePosté le: Jeu 28 Avr - 00:45 (2011)    Sujet du message: BLOIS (41000) Répondre en citant

Anciens établissements hospitaliers

Ancienne maladrerie Saint-Lazare

Fondée entre 1116 et 1126 par Thibault IV, comte de Blois, et par Geoffroy de Lèves, évêque de Chartres, sur un terrain concédé par Pierre Derulez, cette maladrerie est incendiée vers 1232, les constructions sont rebâties entre 1232 et 1261.

Un procès-verbal du 6 décembre 1790 relate la visite de la "maison conventuelle de saint-Lazare, occupée par les chanoines réguliers de la congrégation de France, ordre saint-Augustin, sise paroisse saint-Honoré, réunie à notre municipalité". La bibliothèque compte 650 volumes de littérature religieuse. Dans la sacristies se trouvaient alors "2 chasubles noires, 2 violettes, 1 verte, 3 rouges et 3 blanches, avec assortiment en étoles, manipules, voiles et bourses. Une chape rouge (...), 5 parements d'autel, 9 aubes, 32 purificatoires, 26 amicts, 6 ceintures, 7 pales, 13 lavabos, 12 corporaux, 1 bénitier et 6 chandeliers de cuivre, 2 crucifix, 1 prie-Dieu, 1 lutrin en bois, 1 miroir, 4 burettes et 1 plat d'étain, 2 calices, 1 croix et son bâton [de procession], 1 encensoir et la navette, 1 soleil, 1 saint ciboire et 1 vase pour les Saintes Huiles en argent". Tous ces ornements et mobiliers liturgiques sont retirés peu à peu et vendus aux enchères ou envoyés à la fonte. L'église compte 2 cloches, elles aussi descendues et envoyées à la fonte avant 1793. Les effets personnels des trois religieux présents, le prieur LALLEMAND, HIBERT et DURAND, leur sont remis.

Le 17 décembre 1790, dans un nouveau procès verbal, le prieur décrit son église et le prieuré : "L'église qui [est] une simple nef où se trouvent un confessionnal et quelques bancs. Le choeur est boisé, garni de deux lutrins tournants [...] au milieu duquel est le clocher avec deux petites cloches." Les revenus sont estimés à 5 901 livres 11 sols 4 deniers au 18 février 1790, les charges annuelles se montent à 2 334 livres 17 sols 9 deniers dont 872 l. 16 s. 4 d. à la Procuration générale de la Congrégation et 546 livres 16 sols pour les Décimes du diocèse (impôt payé par le clergé depuis l'Assemblée de Poissy en 1561; il était collecté par les diocèses et payé directement au budget royal).

Tableau anonyme (18e) représentant le prieuré Saint-Lazare :


L'établissement est vendu comme bien national en 1791 et acquis par M. RIFFAULT. Celui-ci le revend le 12 juin 1793 au citoyen Nicolas CHAMBON pour 55 600 livres; ce dernier établit un inventaire du domaine qui compte une bergerie à neuf (existante encore en 1901), un four dans la cuisine de la maison, et une église dont le choeur est séparé de la nef par un mur et divisé en deux par un plancher, tous ajouts de M. Riffault; cette église, qui donnaît sur la route de Blois à Chateaudun, est en partie démolie de 1791 à 1793 et remplacée par un hangar et une écurie; le choeur seul subsiste en 1900.

En 1834, Jean Simon Chambert-Péan, construisit une villa à l'emplacement du bâtiment du XVIIIe siècle en y intégrant des maçonneries, vestiges du prieuré, en particulier une petite salle voûtée d'ogives dite salle capitulaire. Il installa une galerie de tableaux au premier étage, au-dessus de la voûte de l'ancienne église. Ce bâtiment correspond à l'actuel corps gauche de la Villa Lunier, dont la partie sous comble est occupée par une vaste salle qui abritait l'importante collection d'art du propriétaire. Il aménagea aussi un vaste parc, célèbre pour ses essences rares. En 1861, le département, devenu propriétaire du domaine, y installa un asile d'aliénés sous la direction du docteur Lunier, d'où la dénomination de villa Lunier. Lors de cette nouvelle affectation on construisit un corps de bâtiment à droite de la cour, identique au précédent, puis les deux corps furent reliés par un corps central en retrait, raccordé aux corps latéraux par un mur écran, à droite, et une aile de faible largeur à gauche.

Vue de la Villa Lunier :


A la fin du XIXe siècle, on édifia dans le parc des constructions annexes, dont un établissement de bains, et des pavillons individuels, disséminés, pour isoler des malades. C'est à ce moment que le parc fut transformé avec la création de larges avenues, d'allées et de parterres géométriques, ne laissant subsister qu'une partie du parc de Chambert-Péan, face au corps gauche. L'asile fut désaffecté en 1940 et, après 1945, il devint propriété de l'Education Nationale qui y installa le lycée Augustin Thierry.

Photos des vestiges du couvent () : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiment de 1834
pavillon fin 19e
salle "capitulaire"


Ancien hospice Jeanne du Faverois (XVe), rue St Honoré

Ancien Sanitas, à l'est de la ville

En 1580, la ville recrute hors conditions statutaires un chirurgien pour le Sanitas, avec la promesse d'être intégré à la communauté des habitants après l'épidémie de peste; il était rémunéré sur les biens de l'Hôtel-Dieu, de Saint-Lazare, de l'abbaye saint-Laumer et de Bourgmoyen. A l'époque, le Sanitas était le lieu de relégation des malades contagieux et était situé bien en-dehors de la ville et de ses faubourg, dans la direction opposée à celle des vents dominants. Il est fort probable qu'une ancienne léproserie se soit située sur le même lieu.
Le Sanitas est fermé à la Révolution. Aujourd'hui, une rue et trois ou quatre impasses, loties au début du XXe siècle, signalent son emplacement, non loin de la levée des Tillières.

Ancien hôpital de l'Aumône (Hôtel-Dieu avant 1789)

L'Hôtel-Dieu se trouvait en-dessous du château, un peu au nord de l'Abbaye de Bourgmoyen et est attesté comme prieuré de cette abbaye depuis 1121. Au XIIe il est constituée d'une cour carrée de bâtiment avec une chapelle en saillie à l'est. La grande salle des malades est construite au XIIIe. A la fin du XIIIe siècle l'établissement hospitalier s'affranchit de la tutelle de Bourgmoyen et est administré par des religieux et religieuses de l'ordre de Saint-Augustin sous les ordres d'un prieur dépendant de l'évêque de Chartres ; à cette date d'importantes donations du comte de Blois permettent la reconstruction des bâtiments : bâtiment nord et chapelle ; à la fin du XVe siècle on ajoute sur le pignon est du bâtiment l'apothicairie ; le bâtiment des étuves et le puits situés dans la cour sont sans doute contemporains.
Avant la fin du XVe, il y avait un grand bâtiment au nord composé de deux salles au rez-de-chaussée et d'un étage accessible par un escalier droit extérieur. La chapelle était composée d'une nef de deux travées et d'une abside lambrissée. Son portail sculpté s'ouvrait sur la cour.

En 1531 l'hôtel-Dieu est placé sous la tutelle de trois administrateurs civils. Peu après, en 1549 on reconstruit les parties supérieures du bâtiment nord ; au milieu du XVIIe siècle grâce aux dons de Gaston d'Orléans, de nouvelles constructions s'élèvent autour d'une vaste cour : à l'ouest le bâtiment des femmes et des enfants dont le plan pourrait être attribué au frère Charles Turmel (architecte jésuite) à l'angle nord-est l'extension de la chapelle saint-Christophe ; au sud et à l'est les communs. Au milieu du XVIIIe siècle l'hôtel-Dieu acquiert l'ancien hôtel Gaillard et deux bâtiments du couvent des jacobins avec projet de construction d'une boulangerie, d'un four, et d'une buanderie.

Plan de l'Hôtel-Dieu au XVIIIe :


Une salle voûtée :


En 1792 l'hôtel-Dieu est désaffecté et transféré dans les bâtiments abbatiaux de Saint-Lomer. Le bâtiment nord-est transformé en théâtre (1806) le bâtiment ouest affecté à la boucherie en 1807 deviendra école en 1826, la chapelle détruite fait place à une rue, de même que les étuves, la buanderie et la boulangerie ; les communs sont vendus a des particuliers et la cour formera la partie ouest de la place des boucheries ; le bâtiment des hommes (nord) et celui des femmes et des enfants (ouest) seront détruits entre 1940 et 1958.


Ancienne chapelle de l'Hospice général (Fg Vienne)

L'hospice des pauvres du faubourg de Vienne naît au XVIIe à la faveur du mouvement général de l'enfermement des pauvres et des vagabonds. En février 1657, une délibération des échevins de la ville de Blois a pour but de choisir un "lieu propre pour contenir et enfermer les pauvres originaires de cette ville, faubourgs et banlieues". Le Sanitas est d'abord choisi avant que Gaston d'Orléans n'offre trois maisons contigues du faubourg de Vienne, sur la rive gauche de la Loire. Un "hospital de la confrérie du saint Sacrement" est toutefois mentionné dans ce même faubourg au XVe. En 1658, l'hospice des pauvres compte 100 pensionnaires, hommes et femmes séparés.

Vers 1780, Mgr de Thémines, évêque de Blois, souhaitant améliorer l'hébergement des malades pauvres, décide la construction d'un vaste ensemble hospitalier dont il confie la réalisation à Charles MANDAR, professeur de fortification au collège de Pontlevoy. A la Révolution, seule l'aile ouest était achevée. Entre 1807 et 1811, on construisit un autre bâtiment au sud de la cour à l'emplacement de la rue des Barbeaux qui longeait l'église Saint-Saturnin. En 1833, la ville confie à l'architecte PINAULT la réalisation d'un nouvel hôpital avec trois corps de bâtiments disposés autour d'une cour, avec une chapelle située au milieu de celle-ci. Les travaux sont menés rapidement et la chapelle, financée par la souscription de "la Charité pieuse des fidèles" est consacrée en 1837. La démolition, injustifiée, de la chapelle en 1980, a fait disparaître l'unique exemple blésois d'architecture religieuse néo-classique. Quelques années plus tard, Blois manqua de peu de perdre sa Halle aux Grains, et la mobilistion des habitants marqua le début d'une nouvelle époque pour le patrimoine de la ville.

Photo de l'Hospice de Vienne (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)




Ancienne chapelle de l'Hôtel-Dieu

L'Hôtel-Dieu fut installé après la Révolution dans les anciens bâtiments de l'abbaye Saint-Laumer. En 1843, l'architecte PINAULT construisit un ensemble de bâtiments en U, dans le style monumental du logis abbatial des XVIIe/XVIIIe siècles. La chapelle se trouvait au centre des bâtiments, sous le clocheton et disparut lorsque la Direction Départementale de l'Equipement s'installa dans la plus grande partie des bâtiments, dont une petite aile est occupée par le Service Territorial de l'Architecture et du Patrimoine du Loir-et-Cher.
Arrow Abbaye Saint-Laumer (désaffectée) ci-dessus








BIBLIOGRAPHIE et ouvrages conseillés pour en savoir plus sur Blois :

Dr LESUEUR, Les églises du Loir-et-Cher (1969)
NOURISSON Pascal, Blois - dictionnaire des noms de rues (2003)
TROUËSSART Arthur, La commune de Blois de 1517 à la fin du XVIIIe d'après les registres municipaux (1999) Paris, éd. le Livre d'Histoire
DEVELLE E. , Le Mobilier des églises de Blois au XVIIe d'après 100 marchés de travail (1933), Blois impr. R Sille
Mémoires de la Société des Sciences et des Lettres du Loir-et-Cher FLORANCE E-C (1922), "Le souterrain-refuge du Remenier ou du Prieuré de St Jean en Grève", et id. t. 37 ("Le Vieux pont de Blois"), t. 44 (SAUVAGE JP "La destruction des emblèmes féodaux et monarchiques à Blois sous la Révolution"), t. 49 LE BEC Michel "Vestiges du culte de la petite Eglise"), t. 50 (HOLLEVILLE Thierry "Essai de délimitation des paroisses de la ville de Blois au XVIIIe") et t.64 (M-T NOTTER "Le renouveau des Ursulines blésoises et leur caveau").
COSPEREC Annie, Blois la forme d'une ville (1994), éd. Imprimerie Nationale


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