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Orléans (45000)

 
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MessagePosté le: Ven 3 Sep - 00:24 (2010)    Sujet du message: Orléans (45000) Répondre en citant

Cathédrale

Cathédrale Sainte-Croix (XVIIe-XVIIIe-XIXe sur fondations des IVe-IXe-XIe-XIIIe-XIVe)

La première église fut édifiée vers 330 dans l’angle nord-est de la ville fortifiée alors appelée Aurelianum. Elle doit son vocable à saint Euverte, son fondateur. En effet, c’est à cette époque que la Croix du Christ fut découverte à Jérusalem par sainte Hélène, mère de l’empereur romain Constantin Ier. Saint Aignan, évêque successeur de saint Euverte, termine l’édifice et c’est l'architecte Mélius qui en surélève l’abside et le chœur vers 450. Les Normands pillèrent l'église en 865, mais ne purent la brûler. Les rois carolingiens Carloman et Arnulph la reconstruisirent en 883. En 999, un grand incendie détruisit une partie de la ville, y compris Sainte Croix.

Au XIe siècle, l'église cathédrale Sainte Étienne devient trop exigüe pour rester le siège du Diocèse d'Orléans. L'église Sainte Croix est alors élevée au rang de Cathédrale. Les bâtiments du chapitre sont regroupés au sud et à l'est de la Cathédrale actuelle. L'évêque Arnoul II entreprend la reconstruction de l'église afin de doter Orléans d'une Cathédrale digne de son rang. Cet édifice roman achevé au XIIe siècle, fut l'une des cathédrales les plus vastes de France : elle comptait des doubles collatéraux, un chœur surmontant une crypte, un déambulatoire agrémenté d'alvéoles, et une belle façade appuyée par deux tours. Mais, construite sans doute trop rapidement, elle menaça ruine au bout de 200 ans et s'effondra en partie en 1227

En 1278, l'évêque Robert de Courtenay, arrière-petit-fils du roi de France Louis le Gros, décida au lieu de restaurer l'édifice en ruine, d'édifier une autre église dans le style nouveau qui fleurissait alors en France. Mais contraint de suivre le roi Saint Louis en Terre Sainte, il lègue le soin de poursuivre et d'achever les travaux à son ami l'évêque Gilles Pasté, son successeur. Celui-ci pose la première pierre du nouvel édifice gothique le 11 septembre 1288. Comme le veut l'usage, c'est par le chœur que les travaux commenceront, pour finir par la nef. Les anciennes tours romanes de la façade occidentale, ainsi que les travées de la nef non ruinées, seront conservées. A son achèvement, la nouvelle cathédrale comportait un chœur gothique soutenu par de magnifiques arcs-boutants. Ce chœur fut complété par des chapelles absidiales à la fin du XIIIe siècle et par des chapelles latérales au cours du XIVe siècle. La cathédrale passe sans heurts la Guerre de Cent Ans, y compris le siège d'Orléans levé grâce à Jeanne d'Arc le 8 mai 1429. En 1512, une grosse boule dorée surmontée d'une croix est hissée sur le clocher qui vient d'être élevé au-dessus de la croisée du transept. Dans les années qui suivent, le raccord avec le transept roman est terminé ; quatre travées neuves permettent à la nef d'atteindre le portail qui s'encastre entre ses deux vieilles tours.

En 1567, débute la deuxième guerre de religion, et Orléans est à nouveau occupée par les protestants qui s'acharnent bientôt sur les églises. Déplorant ces excès, le Prince de Condé, à la tête des protestants, fait murer les portes de la Cathédrale pour éviter de nouveaux saccages. Cependant, un petit groupe de huguenots fanatiques, déçus de voir Condé prêt à traiter avec les catholiques, s'introduisent dans la cathédrale dans la nuit du 23 au 24 février 1568 et font sauter les quatre piliers de la croisée du transept. Les piliers s'effondrent, entraînant le clocher, la sphère de cuivre le surmontant, les voûtes du chœur, et la nef. Seules restent intactes les deux premières travées de la grande nef, ainsi que la porte de l'Evêque, six piliers du choeur, les onze chapelles du rond-point et quelques pans de murs isolés. Le 2 juillet 1598, le roi Henri IV, en revenant de visiter en catimini la Bretagne où il venait de signer (claquemuré dans le Château des Ducs) l'Édit de Nantes mettant fin aux guerres de religion, passe à Orléans et promet de lancer, aux frais de l'État, la reconstruction de la Cathédrale.

Le 18 avril 1601, le roi et la reine Marie de Médicis posèrent la première pierre du nouvel édifice. Le chœur est terminé en 1623. En 1627, on jette les fondations du transept qui sera achevé en 1636. Le transept nord est achevé en 1643, et le transept sud en 1690. La marque du Roi Soleil apparaît en introduisant une part de classicisme dans l'édifice de style gothique flamboyant. Son portrait et sa devise Nec pluribus impar figurent également sur le portail du transept sud. L'architecte Étienne Martellange y œuvra au XVIIe siècle, succédé au XVIIIe siècle par Jacques Gabriel qui créa les stalles et la clôture du chœur. En 1739, commence l'édification du portail occidental surmonté des deux tours, prolongement de la grande nef. La vieille façade romane, qui a survécu à toutes les destructions est démolie. La façade, jusqu'à la base des tours, est terminée en 1773. Les deux premiers étages des tours sont construits durant les dix années suivantes, alors qu'il faut renforcer le portail qui menace de s'effondrer. La Révolution suspend les travaux, il ne manque à l'édifice gothique que ses deux tours. On ne reprend les travaux qu'en 1817. Le roi Charles X inaugure l'achèvement des travaux en 1829 : un perron monumental prend place devant la Cathédrale, parallèlement à la percée de la nouvelle rue Jeanne d'Arc et à la création du grand parvis de la cathédrale. Le clocher, qui s'inclinait de façon inquiétante, est détruit en 1854, puis reconstruit et inauguré en 1858. Les vitraux du chœur (œuvre de Lobin) sont installés en 1859 à l'initiative de Mgr Dupanloup.

En 1940, pendant l'avancée allemande, le centre ancien d'Orléans est ravagé par les bombes. La cathédrale est également touchée, mais les dégâts restent mineurs. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les travaux de restaurations se succèdent afin de redonner à l'édifice sa splendeur passée. Cependant, les affres de la guerre ne sont pas tous réparés : par exemple, l'accès aux deux tours est interdit au public car non réparé depuis 1940. Cela dit, sur le site de la Cathédrale sont présentées quelques vues des toits de la Cathédrale, et de sa charpente : http://cathedrale-orleans.cef.fr/index.php?2006/12/14/10-terrasse

La cathédrale mesure 140 mètres de long, elle est composée de 5 nefs. La largeur au niveau des nefs est de 40 mètres; elle atteint 53 m à l'intérieur des transepts et soixante-cinq à l'extérieur. La façade est large de 53 mètres. La hauteur sous voûte est de 32 mètres. Les deux tours s'élèvent à 88 mètres de hauteur. La flèche centrale monte à 114 mètres.

Plans de la cathédrale (à niveau et en sous-sol) : http://cathedrale-orleans.cef.fr/index.php?plans-de-la-cathedrale

En 1926, le Cardinal Touchet consacra à Sainte Jeanne d'Arc la chapelle qui, au nord, ouvre à la fois sur le transept et sur le déambulatoire. Il la fit aménager par l'Architecte Guët et y plaça une statue de la vierge, réalisée en 1912 par Vermare à l'imitation de celle qu'il avait déjà sculptée pour les fêtes de la Béatification de 1909 et qui se trouve actuellement dans l'Eglise Saint Louis des Français de Rome. Le 29 septembre 1968, deux cloches nouvelles sont bénites, en remplacement de celles qui ont été brisées lors du bombardement du 22 mai 1944 : l'une, Saint Michel, a pour parrain Mgr HUET, vicaire épiscopal, et pour marraine Mme Paul CAZIN; l'autre, Félix Dupanloup, a pour parrain Mgr Pierre-Marie BRUN, et pour marraine Mme Jean-Paul MORIN.

Dans les sous-sols, outre les parties archéologiques, on peut voir le calorifère, qui remplace à la fin du XIXe les huit poêles destinés au chauffage de la cathédrale. Il est creusé sous le croisillon du transept, et on y accède par un couloir tortueux qui coupe en biais l'église depuis un escalier à vis placé à l'extrémité est du transept nord. Deux chaudières placées en vis-à-vis alimentaient chacune deux conduits d'air chaud qui débouchaient près de chacun des quatre piliers du transept.
Au sol, deux rails indiquent encore le chemin du wagonnet permettant de transporter le charbon jusqu'au four. A cette époque, il était possible de faire monter la température jusqu'à 10°C. Ce système de chauffage a été abandonné au début des années 50, tant pour des raisons d'encrassement que de sécurité. Le wagonnet, produit par les établissements Decauville à la fin des années 1880, est toujours dans le sous-sol, où les installations sont restées en place entre les piliers romans.

Sous l'impulsion du Chanoine CHENESSEAU, éminent archéologue, des fouilles sous le choeur furent entreprises en 1938. On peut voir dans le sous-sol archéologique l'amorce de la nef et le carré du transept contemporain de Hugues Capet (Xe). Il est également possible de voir un fragment de Mosaïque du XIème siècle, la partie Nord de l'abside romane et des arcatures aveugles séparées par une colonnette. En creusant le sol romain trois sépultures d'anciens Evêques des XIIIe et XIVe siècles furent découvertes, avec un mobilier de très grande valeur : crosses d'évêques, patènes, calices, médailons, byzantins. A l'exétrieur de l'église, une dalle de béton cache l'accès à un trou dit "des oubliettes". Il y a aussi un autre sous-sol, récent, sous la sacristie, accessible par un escalier à vis (sud du choeur).

Juste au-dessus se trouvent les boiseries du Choeur, conçues et exécutées de 1680 à 1706 par les artistes du roi Louis XIV. Les décorations sont dessinées par HARDOUIN-MANSART, il remplace la technique traditionnelle à haut dossier par une série de médaillons ovales. Ces médaillons représentent des scènes de la Vie du Christ. En dessous des médaillons, 95 stalles à hauts dossiers occupent, sur une double rangée, les deux côtés du choeur. Quelques-unes seulement sont d'origine. Les autres viennent des différentes églises de la région. Elles étaient destinées au Chanoines, des prêtres liés au service de la Cathédrale, et menant une vie communautaire au sein du chapitre. Les stalles sont équipées de miséricordes, des saillies de bois, fixées sous le dossier du siège. Elles permettent de s'appuyer pendant de longues prières, tout en restant debout.

En 1806, au moment de la vente des biens de l' abbaye d' Orléans, un orgue du 18e siècle est offert par un particulier à la cathédrale Sainte-Croix. Démonté en 1821, il ne sera remonté intégralement qu' en 1829. Cet orgue du 18e siècle, oeuvre des facteurs Jean Brocard et Nicolas Puval, est transformé en 1878-1880 par Aristide Cavaillé-Coll et l' architecte Douillard. C' est le mauvais état de la tribune, trop fragile pour supporter le grand orgue, qui a motivé cette modification. Cavaillé-Coll réutilise néanmoins les tuyaux de façade du 18e siècle. L'orgue de choeur date de 1846 et sort des ateliers Cavaillé-Coll; Un orgue provisoire est construit en 1837 mais Monseigneur Morlot demande en 1840 à ce même facteur d'orgues de le transférer dans la chapelle du petit séminaire. L'église possède des verrières (en verre transparent) du XVIIe, classées sur la liste de 1862; la majeure partie des vitraux datent du XIXe et ont été fabriquées par les maîtres-verriers GALLAND et GIBELIN. Quelques objets sacrés datent du XVIIe et du XVIIIe, la grande partie date de la fin du XIXe.
L'église conserve en outre quelques plaques funéraires, à commencer par celle de Carollus Lepelltier (1787), celle de Robert-Joseph Pothier (18e), ou celle de Claudius Peteau (18e); à noter aussi une plaque commémorative du jubilé de l'extinction du calvinisme (1690) :



La Cathédrale possède un premier orgue dès 1523, fabriqué par Alexandre des Oliviers. L'instrument est relevé en 1556 par DELAGRANGE. Les Huguenots le détruisent dans leur fureur destructrice en 1562 ou 1568. Le deuxième orgue date de 1657 et est construit par Noël GRANTIN, et est relevé en 1757 par Jean-Baptiste ISNARD. A la Révolution, l'architecte Benoît LEBRUN rachète l'orgue de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire (1631, modifié en 1705). L'évêque d'alors réussit à convaincre l'architecte d'en faire don à la Cathédrale, et le maître d'orgues CALLINET le remonte en 1822, puis en 1831 au fond de la nef centrale. L'orgue a alors 45 jeux sur quatre claviers avec un pédalier.
En 1861, suite à un effondrement de voûtes, le grand orgue est hors-service. Aristide Cavaillé-Coll est chargé d'en faire un nouveau en 1880. Cet orgue, classé Monument Historique en 1974, est restauré par Bernard HURVY à la Chapelle sur Erdre (Loire-Atlantique) entre 2004 et 2008. L'intervention, d'un coût de 1.280.000 €, dont 950.000 pour le seul grand orgue, visait le remplacement des organes techniques, la restauration de l'alimentation en air d'origine, avec quatre pompes à pied et le rétablissement du diapason originel, La 435Hz, accidentellement remonté à 440 Hz en 1978.

L'orgue de choeur a été fait par Aristide Cavaillé-Coll en 1846. Il porte l'inscription "Cavaillé-Coll Père & Fils, facteurs d'orgues du Roi 1846. Suite au rétablissement entre 1936 et 1939 des stalles commandées par l'évêque Mgr Cambout de COISLIN à partir de 1702, l'orgue s'était retrouvé en partie occulté et étouffé. La restauration menée en 1995/96 par le facteur d'orgues Bernard HURVY visait entre autres à surélever le buffet d'orgues au-dessus des stalles, afin que le son porte à nouveau correctement. Cet orgue possède deux claviers, un de 54 notes (grand orgue : 9 jeux) et un de 42 notes (récit : 6 jeux).

Photos des Monuments Historiques (N/B) : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FI…

PHOTOS de la CRYPTE, de la TRIBUNE des ORGUES et du TRIFORIUM : http://lfdc45.canalblog.com/archives/2010/10/31/19473269.html

PHOTOS de la SACRISTIE (rez-de-chaussée, caveau et parties hautes) et du CALORIFERE :
http://lfdc45.canalblog.com/albums/cathedrale_d_orleans___sacristie/index.h… et http://lfdc45.canalblog.com/albums/cathedrale_d_orleans___calorifere/index.…

Type d'Edifice: Cathédrale
Nom de l'Edifice : Sainte-Croix
Siécle de l'édifice: XVIIe-XVIIIe-XIXe sur fondations antérieures
Forme des clochers : double clocher à terrasse ; flèche
Position des clochers : de part et d'autre de la façade ; à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (50) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade
coté sud
transept sud et chapelles
chevet

première enceinte d'Orléans
côté nord

Intérieur (43) :

nef latérale gauche
vitraux des chapelles

la grande nef
et ses voûtes

vitraux de la nef droite

haut-relief dans le bas-coté droit
tympan

transept gauche (nord)

porte de la sacristie
moitié gauche (nord) du déambulatoire

sépultures au nord du choeur

la chapelle axiale et son historique

moitié droite du déambulatoire

porte de la sacristie
plaque en mémoire du Cardinal de Coislin

plaques funéraires dans le transept droit

le transept sud et sa chapelle

le choeur


Dernière édition par Admin le Mer 2 Nov - 05:34 (2011); édité 11 fois
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MessagePosté le: Ven 3 Sep - 00:24 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 3 Sep - 01:31 (2010)    Sujet du message: Orléans (45000) Répondre en citant

Eglises

Centre historique

Collégiale Saint-Pierre-le-Puellier (XIIe - XIIIe - XVIe)

Saint-Pierre le Puellier est considérée comme un des plus anciens lieux de culte chrétien orléanais. C'est en tout cas la plus vieille église d'Orléans encore debout. Son inclusion dès son origine, dans les fortifications de la ville, lui a permis de conserver une part importante de l'architecture du XIIème siècle.

Saint-Pierre le Puellier était sans doute à l'origine, la chapelle du monastère de "Saint-Pierre des Filles" (Puella, lat. la jeune fille) dont la première mention date de 840 et aurait été plutôt une chapelle de cimetière. Plus tard, l'abbaye est occupée par des chanoines. Elle est transformée en collégiale puis en église paroissiale. Comme beaucoup d'églises orléanaises elle bénéficiera des largesses du roi Robert Le Pieux, après l'incendie de 989 qui détruisit une partie de la ville.

Au XIVème, c'est à Saint-Pierre le Puellier que se déroule la manifestation étudiante la plus célèbre et la mieux connue de l'époque : la fête patronale de la nation de Picardie. Le 13 janvier, fête de "l'invention" du corps de Saint-Firmin exhumé à Amiens, dont l'odeur aurait jadis guéri de la lèpre Simon de Beaugency, une délégation des habitants de cette bourgade remet à la nation de Picardie (jeunes étudiants originaires de cette région) la "Maille d'or" de Florence : une pièce d'or portant d'un côté l'effigie de Saint Jean-Baptiste et de l'autre l'inscription "Florentia" autour du lys de la cité toscane.

Durant la guerre de cent ans, l'église située à l'intérieur de l'enceinte mais malgré tout près des remparts, est endommagée par des tirs, et nécessitera des réparations. En juillet 1440, Isabelle Romée, mère de Jeanne d'Arc, vient s'installer à Orléans à proximité de Saint-Pierre le Puellier. Dotée par Louis VI le Gros, l'église est victime en 1562 des huguenots qui détruisent une partie de la nef et du sommet de la tour. Elle est restaurée après les guerres de religion, et Théobalde, un chanoine influent de la ville la dote en 1642 d'un canonicat avec prébendes.

A la Révolution, l'église est vendue comme bien national, elle servit de magasin à sel. Les habitants du quartir la rachètent en 1816, et elle redevient chapelle de secours de la paroisse de la Cathédrale Sainte-Croix (qui entre-temps était devenue siège d'une paroisse), puis elle redevient paroisse en 1827, jusqu'en 1942 où elle est rattachée à Saint-Aignan par l'épiscopat. Elle est désaffectée après être touchée par les bombardements qui visent le pont de Vierzon durant la seconde guerre mondiale. Désacralisée en 1958 et restaurée de 1966 à 1976, elle accueille depuis des expositions culturelles. Le style roman se reconnaît à la forme et aux proportions de l'édifice, ainsi qu'aux sculptures animalières des modillons du chevet. Sur la façade, rue de la Tour, se devinent l'escalier du clocher et la présence d'un auvent que supportaient les deux corbeaux au-dessus du portail central. Le chour a été remanié aux XIIIe et XVIe siècles.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre le Puellier
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIe-XVIe-XIXe-XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade
coté nord
coté sud

Intérieur (4) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit
le choeur

Eglise Saint-Pierre du Martroi (XVe)

La première mention d'une église à cet endroit date de 930, elle est en effet donnée par Hugues le Grand à l'évêque de Dol réfugié à Orléans. Sainte-Lée revient en 1151 au chapitre de la cathédrale Sainte-Croix et prend le nom de Saint-Pierre-et-Sainte-Lée. qui dérive en Saint-Pierre-Ensentelée. Lors de la guerre de Cent Ans, elle fut détruite en parties pour dégager les abords du fossé défensif, en 1364 puis en 1428. Des vestiges de ce dernier et du rempart du XIVe siècle, témoignages de l'architecture militaire de cette époque, sont visibles dans le parc de stationnement souterrain de la place du Martroi. La reconstruction débute en 1501 mais l'église est incendiée par les Huguenots en 1567 lors des guerres de religion : les voûtes et les arcs-boutants s'effondrent, les vitraux et les meneaux sont détruits. Il faudra attendre la fin du XVIème siècle pour voir sa restauration, l'église est consacrée par Jean de l'Aubespine, évêque d'Orléans, le 15 novembre 1590. Seul exemple orléanais d'architecture religieuse réalisée en briques rouges, elle tire son nom de la place où trône la statue équestre de Jeanne d'Arc, oeuvre de Foyatier réalisée au XIXe siècle.

A la Révolution, la paroisse est supprimée et l'église ne fut conservée que parce qu'elle servit de magasin à fourrage. Le 25 janvier 1805, elle est rendue au culte comme succursale de la Cathédrale. Partiellement restaurée, elle est peu à peu reconstruite jusqu'à l'édification du nouveau clocher en 1877.

Les collatéraux et la nef sont précédés d'imposantes grilles du XVIIIe, en fer forgé. Elles proviennent sans doute d'un autre édifice et enfermaient au XIXe un choeur moins étendu qu'aujourd'hui. Elles sont couronnées par un motif triangulaire où s'inscrit le Tétragramme, c'est à dire les quatre lettres hébraïques qui composent le Nom de Dieu. Ce Nom, qui se traduit par <<Je suis>>, révélé à Moïse pendant l'Exode (Exode 3, 14-15) signifie dans son extrême concision que Dieu existe, que son existence est sa véritable essence, qu'elle est immuable, sans commencement ni fin, souverainement libre et transcendante, impénétrable à toute pensée humaine. Ainsi, cette simple inscription indique au croyant dès l'entrée dans l'Eglise qu'elle est le lieu de la Présence de Dieu.

Le retable du maître-autel est orné de trois tableaux : à gauche, la guérison de l'Infirme à la belle porte du Temple de Jérusalem, au milieu, la Délivrance miraculeuse de l'apôtre Pierre par un ange et à droite, La Confession de foi de Pierre; Le Christ lui remet les clefs du Royaume des Cieux.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre du Martroi
Siécle de l'édifice: fin XVIe-XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : au milieu du toit, sur la crête
Clocher en péril : non

Photos (19) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

 


chevet
coté sud

Intérieur (12) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

sommet de la grille
épitaphe dans le bas-coté gauche

autel latéral gauche
oratoire
autel latéral droit

le maître-autel et ses tableaux




Eglise Saint-Aignan, anciennement collégiale et basilique.

En juin 451, les troupes d’Attila envahissent Orléans. L'Evêque Aignan arrête les Barbares sous les murs de l'Eglise Saint Pierre aux Boeufs, bâtie sur les ruines d'un temple romain. Grâce aux prières de l'Evêque et au soutien armé des troupes d'Aetius, les Huns quittent la cité sans la dévaster. Saint Pierre aux Boeufs, ainsi nommée car elle était construite au milieu d'une prairie dans laquelle paissaient de nombreux troupeaux, est bientôt rebaptisée pour devenir l'Eglise Saint Aignan.

Saint-Aignan, vénéré de son vivant, meurt le 17 Novembre 453. Il est inhumé à l’Est de la ville, en l’Eglise de Saint-Pierre aux Bœufs. (Il existe une variante à cette version qui veut que les reliques de Saint-Aignan n’aient été transportées à Saint-Pierre que vers l’an 500; son premier lieu d’inhumation ayant été Saint Laurent lès Orgevils, dont il était abbé). Dès son inhumation, un sanctuaire s’élève au-dessus du tombeau du Saint Patron de la cité. Saint Aignan, sous les règnes de Clovis I et de Clotaire I, s'aggrandit et s'enrichit. Au VIIème siècle, l’église est déjà citée comme un monastère. La reine Bathilde (femme de Clovis II) y établit la règle bénédictine de saint Colomban, écclésiaste irlandais. Saint-Aignan se compose alors d'au moins 13 moines car elle accède au rang d'abbaye. Vers le IXème siècle, ceux-ci refuseront la règle de Saint-Benoît et choisiront le statut de chanoine. La vie de la collégiale s'organise alors autour du cloître : de l'instruction des clercs à l'assistance aux pauvres et aux malades, de la culture des champs à l'activité des copistes, le cloître est le refuge de la culture au sein de la cité. Grâce à l'influence de l'Evêque Théodulfe, confident de Charlemagne, la collégiale prospère : elle possède six bateaux navigant sur la Loire qui permettent le ravitaillement en vivres, sans avoir à payer ni péage, ni droit de passage. Théodulfe fait par ailleurs élever une basilique qui est saccagée par les Normands en 865. Ravagée par les inondations, pillée par les Normands, la première collégiale disparaît dans l’incendie de 989 ; ne laissant de cette construction que l’actuelle crypte.

L’église est reconstruite par Robert le Pieux. Les travaux commencent en 1017 et s’achèvent par sa consécration le 14 Juin 1029. Afin de prévenir les inondations, l’édifice se situe désormais plus haut par rapport à la Loire, sur le site de l’ancien cimetière gallo-romain. Il est édifié dans le style roman qui utilise des systèmes variés de voûtes de pierre afin d'éviter les incendies de charpente. Saint-Aignan accède au statut d’Eglise Royale. A compter du règne de Robert le Pieux, tous les Rois de France sont abbés laïcs de Saint-Aignan et y viennent en pèlerinage. En 1259, Saint-Louis, en séjour à Orléans, fait transférer les reliques de Saint-Aignan dans une châsse précieuse.

En 1359, Orléans est assiégée par les Anglais . Alors que Saint-Pierre Ensentelée et Saint-Euverte viennent d’être détruites, 2000 orléanais se réfugient dans le bourg Saint-Aignan. Mais les troupes de Robert Knowles s’apprêtent à mener un autre assaut sur la ville et les orléanais veulent détruire le dernier bâtiment qui pourrait servir de point d'appui à l’Anglais. Les chanoines s’opposent à la destruction de la collégiale, arguant qu’il suffirait de mettre le Bourg en état de se défendre. Pour les faire plier, 80 hommes pénètrent dans l’église à l’heure des vêpres, sous couvert de la protéger en cas d’attaque. Le lendemain, les religieux sont expulsés et la Collégiale subit le même sort que les deux autres églises du Bourg Saint-Aignan. Il faudra 8 jours aux orléanais pour détruire la basilique romane. Il n'en reste à ce jour que la crypte où est situé le martyrium ayant abrité le corps de Saint-Aignan, avant le transfert de ses reliques dans l'église haute. L’église est relevée sous le règne de Charles V et Charles VI, mais ce nouvel édifice est éphémère.

En Octobre 1428, le Comte de Salisbury assiége Orléans sans l'envahir . Les orléanais procurent aux Anglais un abri fortifié en ne détruisant que partiellement une église et un couvent (Saint-Augustin au Sud de la Loire). Ils décident alors pour se protéger de raser toutes les églises et faubourgs situés en dehors de l’enceinte de la ville. Sur ordre du bailli Raoul de Gaucourt, ces plans sont mis à exécution entre le 8 Novembre et le 29 Décembre. Saint-Aignan, achevée huit ans auparavant, est rasée pour la seconde fois en soixante-dix ans.

Charles VII, en 1439, réédifie l'église et lui fait don d'une châsse en or massif. Il accède à l'essentiel des attentes des chanoines notamment en leur accordant un droit de prélèvement sur les gabelles. Leur seconde demande, la plus importante, du reste, est repoussée: il leur faut attendre l'accession au trône de Louis XI pour que Saint Aignan et son bourg soient intégrés aux murs d'enceinte de la cité. Louis XI arrive en Février 1466 à Orléans. Il convoque aux halles une assemblée des habitants pour délibérer de la construction d'un mur défensif autour du bourg. Si les orléanais se montrent décidés à inclure la collégiale dans leurs murs, c'est au tour des chanoines de s'opposer à cette édification. Ils craignent en effet les expropriations et désirent conserver l'intégralité de leur patrimoine immobilier. Malgré leur réticence, le roi donne ordre de commencer les travaux et dédommage les moines en leur offrant trois châsses dont une d'argent ainsi qu'une cloche gravée à son nom.

Le 28 août 1509 a lieu la consécration de la nouvelle collégiale St Aignan par Martin de Dreux, évêque d'Arcadie et doyen du chapitre. Elle est désormais flanquée de 2 chapelles (sur le bas-côté du choeur) qui sont édifiées sous Charles VIII et Louis XII. Saint-Aignan est alors constituée d'une grande nef de 3 travées et de collatéraux qui se prolongent jusqu'au fond de la nef, ainsi que d'une tour carrée au nord ouest. Il ne subsiste de cet édifice que le choeur de 6 travées, le pan coupé de l'abside et le transept.

En 1562 les huguenots qui mettent à sac Orléans pillent Saint-Aignan. La grande chasse offerte par Louis XI en 1466 est transportée entre autres objets du culte à la tour neuve, pour être fondue et transformée en monnaie. Le 11 décembre 1567, ils font sauter la nef entre le clocher et le transept, démantelent les toitures et les voutes de l'église, du portail jusqu'à la tour. En 1570, les chanoines font ériger au fond du transept, le mur occidental séparant la collégiale de sa nef. Le retable du maître-autel est érigé en 1619.

Le chapitre subsiste jusqu'en 1789. Par un décret du 9 janvier 1791, Saint-Aignan est relégué comme chapelle annexe de la ville et destituée de son rôle de paroisse. Malgré leurs protestations, les chanoines sont contraints de quitter leurs fonctions. En 1792/1793, la collégiale est acquise par l'architecte orléanais Benoit LEBRUN. L'église est convertie en atelier et magasin de fabrication des tentes de l'armée. En 1795, la liberté de culte est rétablie. En 1798, elle devient le temple de la Reconnaissance et de la Victoire, pour porter le nom de la fête civique qu'on doit y célébrer. En 1802, Saint-Aignan est rendue au culte. Elle prend le titre d'église paroissiale. Le 10 août 1804, Lebrun commence la démolition des vestiges des arcades méridionales de la nef, et de la tour. Les matériaux récupérés sont vendus. On voit encore les arcades de la 1ère travée de la grande nef, dans la cour de l'immeuble du n°1 du cloître Saint-Aignan.

Etat de l'église avant la Révolution (maquette) :


PHOTOS de la CRYPTE et des combles de la sacristie : http://lfdc45.canalblog.com/archives/2010/10/30/19473096.html

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Aignan
Siécle de l'édifice: XVIe-XVIIIe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (32) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

coté nord
chevet
pignon ouest
coté sud
détail du porche de la crypte

vestiges de l'église dans la cour du Séminaire

Intérieur (25) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

chapelles à gauche du choeur

le choeur et ses voûtes

chapelles de la partie nord du déambulatoire

chapelle axiale

chapelles de la partie sud du déambulatoire

oratoire

vue vers l'entrée
console de l'orgue
vue de l'église depuis la tribune


Eglise Saint-Donatien, ancienne prieurale.

Saint Donatien fut martyrisé avec son frère Rogatien, au IIIè siècle à Nantes. Le culte de ces deux frères martyrs parvint à Orléans au Xè siècle, importé par des émigrants bretons. L’église construite au XIè siècle fut d’abord la propriété de l’évêque de Nantes avant d’être donnée à l’abbaye de Saint-Euverte, en 1178, par le roi Louis VII. Elle devint et resta un prieuré jusqu’à la Révolution, bien qu’ayant subi des dégradations au cours du siège anglais d’Orléans en 1428-1429 et une destruction partielle par les huguenots en 1562. Sous la Révolution l’église est transformée en atelier et ne retrouve son statut d’église et de paroisse qu’en 1877. La chapelle du Saint-Sacrement est alors ajoutée au coté du clocher.
L'orgue est fabriqué par SURET, en 1844. C'est le plus vieil orgue orléanais actuellement en service.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Donatien
Siécle de l'édifice: XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et clocher
coté nord
chevet

PHOTOS INTERIEURES de l'église : http://lfdc45.canalblog.com/albums/eglise_saint_donatien/index.html


Eglise Saint-Euverte, anciennement abbatiale

Cette ancienne abbaye, qui tient son nom de Saint-Euverte, évêque d'Orléans au IVème siècle, fut fondée probablement au IXème siècle. On trouve sa trace en 840-843, dans une charte de Charles le Chauve, dans laquelle il est indiqué qu'elle dépend de l'évêque d'Orléans. Il s'agit alors d'une "cella", c'est-à-dire un petit oratoire. En 956, on la désigne sous le nom de "Monastère", et elle abrite une petite communauté dont l'évêque Agius est appelé "abbé de Saint-Euverte". En 1145, ses membres se rattachent aux chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris et adoptent la règle de Saint-Augustin.

L'église actuelle a été construite sous l'abbé Etienne (1168-1176). Au cours de la guerre de Cent Ans, elle est démolie en 1358 par les Orléanais à la venue des bandes de Robert Knolles et du Prince Noir et, fin 1428, lors du siège de la ville. Les travaux de réédification ont lieu sous Charles VII et sous Louis XI qui fait enclore l'église et l'abbaye dans la troisième enceinte.

En 1562, au cours des guerres de religion, la tour est découverte et les toitures incendiées. En 1567, l'église et l'abbaye sont saccagées, mais le gros-oeuvre est épargné. Leur restauration est entreprise au XVIIème siècle par l'abbé Charles Fougeu d'Escures (1604-1630). Le roi accorde une subvention officielle, et la reconstruction commence en 1611. Le chevet polygonal est terminée en 1655 et l'ensemble des travaux est achevé en 1737. Au XVIIème siècle, Mgr de Netz, évêque d'Orléans entreprend la réforme de l'abbaye. Le 27 juillet 1636, les Augustiniens de Saint-Victor sont remplacés par les chanoines réguliers de la Congrégation de France, ou Génovéfains (siège : abbaye Sainte-Geneviève à Paris, actuel lycée Henri IV), ces derniers prenant grand soin de réparer les édifices du monastère.

A la Révolution, l'abbaye est supprimée, et le 26 octobre 1790, la municipalité vend les biens de celle-ci aux enchères, à l'exception des bâtiments : église, cloître et jardin. La paroisse Saint-Euverte est maintenue jusqu'en novembre 1793, puis devient fabrique de salpêtre et ensuite filature de coton en 1805. Bien qu'en 1823, l'église ait été remise à la fabrique de Sainte-Croix, une ordonnance de Louis-Philippe, du 26 octobre 1832 "établit un entrepôt réel des douanes (...) dans les bâtiments de la propriété et de l'ancienne église dites de Saint-Euverte".

En 1837, les Pères de la Miséricorde, prédicateurs et missionnaires, achètent l'ancien monastère et ses dépendances, puis en 1851 l'église Saint-Euverte, dont ils entreprennent la restauration. Celle-ci est bénite par Mgr Dupanloup le 22 février 1857. Expulsés d'Orléans en 1880, les Pères sont remplacés cette même année par les Frères des écoles chrétiennes, qui ouvrent dans les locaux de l'ancienne abbaye, un pensionnat d'enseignement primaire et primaire-supérieur, auquel en 1893, ils adjoignent un pensionnat d'enseignement secondaire. En 1938, au départ des Frères, le "Pensionnat Saint-Euverte" est acheté par l'évêché d'Orléans. Aujourd'hui, il reste un "établissement d'enseignement catholique".

L'église est actuellement désaffectée et est propriété de la mairie d'Orléans. Les Beaux-Arts s'en servent comme dépot, à la fois dans deux espaces enclos au début des bas-cotés et un peu partout ailleurs (bas-coté gauche, transept nord...). La tribune des orgues est le seul élément encore en bon état. L'état d'abandon de l'église entraine de multiples infiltrations d'eau, par les vitraux comme par les voûtes. Des remontées d'eau au bas des murs désagrègent les enduits et les peintures faites au XIXe. Les baies hautes du chevet, et une part de celles des nefs, ont été occultées récemment, sur intervention de l'architecte des Bâtiments de France. Les enduits et parements extérieurs sont très dégradés aussi, de même que la couverture de la nef. Pour couronner le tout, les rares vitraux rescapés sont très dégradés, et les installations dans la sacristie tombent de vétusté.

Les photos intérieures ont été réalisées avec l'autorisation de M. GREZE du service de la Culture et du Patrimoine de la mairie d'Orléans, fin novembre 2010.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Euverte
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : pavillon sur terrasse
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : oui

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
portail
coté nord
chevet
côté sud

PHOTOS INTERIEURES de l'église Sainte-Euverte (fin nov 2010) : http://lfdc45.canalblog.com/albums/sainte_euverte/index.html


Eglise Saint-Vincent (XVIIIe), près du Parc Pasteur

Répertoriée depuis le IXè siècle, cette église devient la propriété de l’abbaye de Déols (près de Châteauroux). Elle fut détruite en 1358 et 1428, lors de la Guerre de Cent Ans. Reconstruite, elle fut de nouveau détruite par les Huguenots en 1567. Reconstruite de 1602 à 1621, ses malheurs se poursuivent sous la Révolution qui la transforme en écuries. Elle est finalement rendue au culte en 1813. La paroisse Saint-Vincent, encore appelée Saint-Vincent-des-Vignes, est très étendue, longeant depuis les « Mails » toute la partie Ouest du faubourg Saint-Vincent.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Vincent
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (18) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade
coté sud et chevet
coté nord

Intérieur (14) :

grande nef

basse nef gauche
vitraux aux croix

autel secondaire gauche
vitraux de la chapelle gauche
autel de la Vierge

le choeur
vitrail dans la voûte

autel latéral droit
plaque dans le bas-coté droit

vue vers l'entrée


Eglise Saint-Paterne (XIXe), devant la gare

Le culte de Saint Paterne est introduit à Orléans par des Bretons, fuyant les invasions Normandes du Xème siècle. L'église était autrefois appelée Saint-Pouair. Jusqu'à la Révolution, il s'agissait d'un prieuré rattaché à l'abbaye Saint-Père de Chartres, dont un document de 1115 fait mention. Saint-Paterne ne se trouvera à l'abri des remparts qu'après la construction de la dernière enceinte entre 1485 et 1555. C'est pourquoi au cours de la guerre de cent ans, elle sera détruite 2 fois par les orléanais eux-mêmes (en 1358 et 1428), redoutant que les anglais n'utilisent le bâtiment comme place forte. L'église est reconstruite au début du XVIème siècle, et on lui adjoint une tour de brique qui sera surmontée d'un dôme en pierre de taille, tel que celui des églises St-Euverte, Saint-Laurent ou Saint-Paul.

En 1562, les Huguenots décapitent la tour, puis en 1567, démolissent l'église. En 1588, c'est au tour des Ligueurs d'investir la paroisse. Pour venger l'assassinat du duc de Guise et de son frère, un autre frère, le duc de Mayenne, résidant à Orléans, soulève les habitants contre l'autorité royale. Le gouverneur Balzac d'Entragues, resté fidèle au roi, s'enferme dans la citadelle de la porte Bannier. Mayenne fait alors enlever la toiture à peine restaurée et combler la nef avec de la terre et des gravats pour constituer une plateforme d'artillerie destinée à bombarder la citadelle. Le 31 janvier 1589, Balzac se replie à Beaugency. Après les guerres de religion, l'église est remise en état, moyennant d'importants travaux.

En 1771, un sanctuaire est aménagé vers l'est. Le prieuré est supprimé à la Révolution, mais la paroisse est maintenue jusqu'en 1793. En 1795, l'église est rendue au culte, mais comme toutes les autres, elle est rebaptisée pour porter le nom d'une fête civique qui doit s'y dérouler : c'est ainsi que Saint-Paterne devient le "temple des vieillards" jusqu'au Consulat. En 1812 une petite chapelle de la Sainte-Vierge est construite dans le bas-côté nord.

En 1870, devant l'état déplorable du bâtiment et le nombre important de fidèles, l'abbé Chesse, curé de la paroisse, commence sérieusement à envisager l'édification d'une nouvelle église. La décision définitive sera prise en 1874, et le 9 mai 1876, Mgr Dupanloup pose la première pierre. En 1883, le choeur, les chapelles, le transept et la sacristie sont terminés, et l'église, inaugurée par Mgr Coullié, commence à être utilisée.
En 1888 c'est le démarrage de la construction de la nef. Les travaux, momentanément interrompus par manque d'argent, sont repris en 1892, et définitivement terminés en 1894. Le 11 décembre de cette même année, la nouvelle église est consacrée solennellement par Mgr Touchet.La vieille tour en très mauvais état est alors le seul vestige qui reste de l'ancienne construction. Le maire Ferdinand Rabier fait voter sa démolition en 1913 malgré une vive opposition. Le 7 mai 1931 Mrg Courcoux, bénit le nouveau portail occidental, sans clocher, jamais construit faute de moyens.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Paterne
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté sud
coté nord et chevet


Eglise Saint-Laurent, juste à l'ouest du boulevard Jean-Jaurès

À l’origine, vers 840, cette église portait le nom de Saint-Laurent des Orgerils (située au milieu d’un champs d’orge). Rappelons que Saint-Laurent mourut brûlé en martyr à Rome en 258. On ne sait rien des trois premiers siècles de cette paroisse. En 1107, il est fait mention que Saint-Laurent est devenu un prieuré clunisien rattaché à La Charité-sur-Loire et qu’en 1140 une nouvelle église est consacrée. En novembre 1428 cet édifice est démoli pour faire place à une forteresse occupée par les Anglais. Rebâtie en 1446, l’église Saint-Laurent sera de nouveau détruite par les Huguenots en 1562.

Une nouvelle église est érigée au XVIIe; la paroisse est supprimée en 1792. Au tout début du XIXè siècle l’église Saint-Laurent redevint une paroisse qui s’étendait à l’ouest de la ville d’Orléans, allant des mails jusqu’aux limites de la commune de Saint-Jean-de-la-Ruelle ; limitée également au nord par la paroisse de Saint-Paterne.
Sous cette église est située une très ancienne crypte dans laquelle sont organisées des conférences.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Laurent
Siécle de l'édifice: XIIe-XVIIe
Forme du clocher : dôme à lanternon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (18) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade
coté sud
chevet
coté nord

Intérieur (14) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

vitraux du bas-coté gauche
abside gauche

le choeur
abside droite

PHOTOS du CLOCHER et de la CRYPTE : http://lfdc45.canalblog.com/albums/clocher_de_l_eglise_saint_laurent_d_orle… et http://lfdc45.canalblog.com/albums/crypte_de_l_eglise_saint_laurent/index.h…

vue vers l'entrée
l'orgue


Eglise Saint-Paul (XIVe), aujourd'hui Notre-Dame des Miracles

C’est en 1002 qu’il est fait allusion pour la première fois d’une église consacrée à Saint-Paul. La mention de l’existence d’un sanctuaire consacrée à la Vierge Marie remonte à 1264, année des invasions normandes. Les historiens pensent qu’au XIIe siècle, il existait deux chapelles qui vont se fondre en un seul édifice. Dans une des chapelles collatérales l’autel est surmonté d’une statue de la Vierge Noire, qui sera brûlée en même temps qu’est détruite l’église Saint Paul par les Huguenots en 1562. L’ensemble sera reconstruit ; les travaux se prolongeant jusqu’en 1666. La Révolution interrompt le culte jusqu’en 1795. Au XIXe siècle à l’occasion d’une restauration, la façade se voit couronnée de deux clochetons.
En juin 1940, des bombes détruisent l’église, laissant intacte la bien nommée chapelle de Notre-Dame des Miracles. À la suite de ces destructions, il est décidé de fusionner en une seule paroisse : Saint Paul et N.D. de Recouvrance. Quant à N.D. des Miracles, elle devint un sanctuaire diocésain desservi par un recteur et des chapelains. La tour-clocher de l'église Saint-Paul a survécu et domine le quartier.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Paul (clocher uniquement) et Notre-Dame des Miracles
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : dôme à lanternon
Position du clocher : beffroi
Clocher en péril : non

Photos (18) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Clocher Saint-Paul (4) :

le clocher
vestiges d'une chapelle

Extérieur (4) :

façade neuve au sud
façade et chevet
chevet XIXe
coté nord et chapelle des Miracles

Intérieur (10) :

vues vers le choeur
la vieille chapelle

le choeur
le maître-autel

sanctuaire Notre-Dame des Miracles, de g. à d.


Eglise Notre-Dame de la Recouvrance

C'est un édifice plus moderne que les précédentes, l'église primitive est construite en 1513, sur les fondations d’un ancien oratoire dédié à la Vierge Marie. Cet oratoire était un lieu de prière des femmes des mariniers. Celles-ci venaient remercier la Vierge au retour des bateaux navigant à l’époque sur la Loire. (D’où le terme de « Recouvrance »). En 1519, cette église paroissiale fut rattachée à la paroisse Saint-Laurent . Elle fut très endommagée par les Huguenots entre 1562 et 1567. Reconstruite à la fin du XVIe siècle, elle a été réunie à la paroisse Saint-Paul-Notre-Dame-des-Miracles.

La chapelle des Catéchismes date du XIXe, comme le cycle de peintures d'inspiration mariale réalisé dans les chapelles latérales des bas-cotés. Ces peintures sont en partie bien conservées, en partie plutôt dégradées (bas-coté droit). L'orgue Cavaillé-Coll fut construit en 1852 pour le chœur de l'église St-Thomas d'Aquin de Paris. Il fut racheté 8000 francs par la paroisse de Notre Dame de Recouvrance d'Orléans. Il est modifié pour être placé en tribune et livré le 9 avril 1863. En 1962, il est relevé par Robert Boisseau, qui modifie légèrement sa composition mais épargne heureusement l'harmonisation de Cavaillé-Coll.
L'orgue n'a plus de contrat d'entretien depuis 2002. Il est actuellement très délabré. L'orgue de choeur, fabriqué par John ABBEY, n'est pas en meilleur état : il est inutilisable et sa console est actuellement démontée. Depuis la sacristie, on accède à un curieux boyau qui passe derrière le maître-autel, et forme une niche, dont l'usage est inconnu.

L'église est desservie par un prêtre missioné par l'évêque d'Orléans pour y célèbrer la messe selon le rite tridentin, ou extraordinaire romain. Deux autres églises du diocèse sont aussi desservies par ce même prêtre, à Saint-Martin d'Abbat entre Orléans et Gien et Conflans-sur-Loing près de Montargis.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND de la Recouvrance
Siécle de l'édifice: XVIe-XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
les portails

la cour
le chevet

PHOTOS INTERIEURES de l'église : http://lfdc45.canalblog.com/albums/notre_dame_de_recouvrance/index.html



Est

Eglise Saint-Marc (XIXe sur éléments antérieurs), rue Saint-Marc à l'est du centre historique

On connaît mal les origines de cette église. Au XIIIe siècle elle appartient à l’ordre des Templiers puis, jusqu’à la Révolution à l’ordre des Chevaliers de Malte. Cette église n’échappa pas aux destructions anglaises au cours de la Guerre de Cent ans. Reconstruite à la fin du XVe siècle, elle est de nouveau détruite par les Huguenots en 1567. Elle est reconstruite, une nouvelle fois, sous le règne d’Henri III.

La paroisse Saint-Marc est supprimée au cours de la Révolution et l'église sert d’écurie jusqu’en 1799 . Elle sera une première fois reconstruite de 1852 à 1859 et définitivement aménagée en son état actuel en 1884, formant ainsi une église d'apparence 19e mais sur des fondations bien plus anciennes.

Le territoire de la paroisse Saint Marc était très étendu jusqu’au milieu du XXè siècle. Il s’étendait à l’est de la ligne de chemin de fer Orléans-Vierzon jusqu’aux limites des communes de Saint-Jean-de-Braye, à l’Est, Fleury-les-Aubrais, au Nord-Ouest et Semoy, au Nord, Nord-Est. Au sud la paroisse était limitée par la Loire. Sur ce grand territoire situé à l’Est d’Orléans, une chapelle importante, la chapelle de la Barrière Saint-Marc, était desservie par le clergé de la paroisse. Dans la seconde moitié du XXè siècle, la chapelle Saint-Loup fut également rattachée à la paroisse. En 1963 fut édifiée rue de l’Argonne une église consacrée à Saint-Jean-Bosco, dont la zone desservie par cette nouvelle paroisse fut prélevée sur celui de la paroisse Saint-Marc.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Marc
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher-porche latéral
Clocher en péril : non

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

pignon ouest, coté sud et clocher
chevet
coté nord

Intérieur (7) :

bas-coté gauche
vue de la nef vers l'entrée
bas-coté droit
dédicace de l'église

abside gauche
le choeur
abside droite


Nord

Eglise Notre-Dame de Consolation (XIXe), 16, rue des Trois Croissants

Par rapport aux églises d’Orléans décrites précédemment, l'église des Aydes est de construction récente. L'ancienne église, située maintenant place de la Bascule, à Saran, remonte seulement à 1722; elle fut pillée sous la Révolution et transformée en écurie. Mais grâce à la ténacité des habitants des Aydes, elle redevint église paroissiale dès 1795. Au XIXe fut érigée une Chapelle neuve des Aydes, le long du faubourg Bannier. Celle-ci est orientée d'est en ouest, avec un clocher à flèche à droite de la façade. Deux bas-cotés sont accolés à la nef; le chevet est droit. Derrière l'église s'étend tout un réseau de courettes, d'anciennes fermes maraîchères et de granges qui donnent une idée assez précise du passé du quartier.
L'ancienne église, restaurée en 1986, est devenue le théâtre de la Tête Noire à Saran.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND de Consolation
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet à l'ouest
coté sud

Eglise Notre-Dame des Blossières, érigée comme chapelle de desserte en annexe de la paroisse Saint-Paterne. Elle est inaugurée le 9/12/1962 et adopte un plan classique, avec nef et transept. La croisée du transept est surmontée d'une petite flèche.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND des Blossières
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Eglise Sainte-Jeanne d'Arc (XXe), boulevard Guy-Marie Riobé. La première pierre est posée le 18/10/1964. Elle devient paroisse le 25/3/1965 et est inaugurée le samedi 25 février 1967. L'autel est béni et l'église est consacrée le lendemain.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Jeanne d'Arc
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Eglise Saint-Jean Bosco (XXe), rue de l'Argonne. Cette église et le terrain qu'elle occupe appartiennent à la Ville d'Orléans. Elle est bénie et inaugurée le 28/4/1963, en remplacement d'une chapelle en bois construite en 1942.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jean Bosco
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Position du clocher : au niveau du porche
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade et clocher
coté nord
chevet à l'ouest
coté sud

Intérieur (4) :

le choeur
l'autel

vues depuis l'autel

Sud

Eglise St Marceau (XIXe)

Cette église paroissiale fut construite en 840, puis modifiée en 1082 pour être donnée aux moines de l’abbaye de Micy-Saint-Mesmin. Elle fut détruite au cours du siège d’Orléans en 1428, reconstruite puis de nouveau détruite par les Huguenots en 1567. La fin du XVIè siècle voit revivre la paroisse Saint-Marceau , du moins jusqu’en 1793 où, désaffectée, l’église abrite le Club des Jacobins jusqu’en 1803. Saint-Marceau va redevenir paroisse pendant tout le XIXè siècle mais, menaçant de tomber en ruine, un nouvel édifice est construit juste à côté entre 1888 et 1891. Enfin et pour comble de malheur, lors de la libération d’Orléans, le 15 août 1944, l’armée américaine se contenta de chasser les Allemands de la rive droite de la Loire, sans toucher leurs positions sur la rive Sud. Au cours d’un duel d’artillerie, un obus américain détruisit partiellement le clocher. Ce clocher restauré tel qu’on peut le voir aujourd’hui n’a rien de comparable avec l’élégance de l’ancien.
On trouve donc côte à côte une église typique du 19e (nef avec bas-côtés - transepts - choeur à pans) et le clocher-porche de l'ancienne église, flanqué du presbytère, qui donne accès à la cour, à la place de la nef; au fond l'ancien choeur sert de salle paroissiale et est flanqué de l'ancienne sacristie.

Dans l'actuel clocher-porche, se trouvent trois cloches toutes brisées lors d'un bombardement le 17 août 1944, et refondues en 1945. La première, Saint-Michel, date de 1844 (395 kg, sol dièse); la deuxième, Sainte-Marguerite, date de 1868 (345 kgs, la dièse); la troisième, Sainte Jeanne d'Arc, (682 kgs, fa dièse). L'orgue date de 2001 et a été construit par le facteur d'orgue jurassien AUBERTIN. Il remplace un orgue MERKLIN-KUHN de 1953, construit avec les dommages de guerre, lui-même remplaçant du premier orgue de Charles BEAURAIN, construit en 1890.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Marceau
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-porche à pavillon
Clocher en péril : non

Photos (21) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade
coté sud
coté nord

Intérieur (9)

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

transept nord
le choeur
transept sud

vue vers l'entrée
l'orgue

Photos du clocher : http://lfdc45.canalblog.com/albums/clocher_de_saint_marceau/index.html

L'ancienne église (9) :

chevets des deux églises

le clocher-porche
l'ancien choeur

vues intérieures du choeur
plaque funéraire (1684)
autres plaques

Photos de l'ancienne sacristie, de l'ancien choeur et d'autres vestiges : http://lfdc45.canalblog.com/albums/saint_marceau___sacristie_et_vestiges_de…


Eglise Saint-Yves, à la Source. Ce quartier Sud d’Orléans est acquis en 1959 par achat d’un grand territoire à la Commune de Saint-Cyr-en-Val, afin d’y établir, entres autres une Université. La chapelle devient paroisse en 1974 et est terminée le 16/9/1974 Il y eut une chapelle provisoire au n°11, rue Maurice Asselin ouverte à Pâques 1965 et utilisée jusqu'en 1973.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Yves
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

l'église
le campanile


Dernière édition par Admin le Mer 2 Nov - 05:36 (2011); édité 28 fois
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MessagePosté le: Ven 3 Sep - 23:57 (2010)    Sujet du message: Orléans (45000) Répondre en citant

Chapelles

Chapelle du Campo Santo, mise à disposition du Patriarcat Orthodoxe Oeucuménique, qui y a organisé la paroisse Saint-Avit.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Esprit
Siécle de l'édifice: Moyen-Age-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

galerie nord
galerie ouest
galeries nord et est

ancien enfeu près de la chapelle Saint-Avit

chapelle du saint-Esprit, église orthodoxe Saint-Avit


Chapelle de l'Officialité, rue Robert de Courtenay. La chapelle est construite en 1635 au voisinage de l'Officialité, dont elle garda son surnom. C'est là que Mgr Dupnaloup fit ses premières conférences; par la suite, elle servit de chapelle des catéchismes de la paroisse Sainte-Croix. Depuis 1970 et la destruction de la galerie sud du Campo Santo, la synagogue du "centre communautaire Georges-Lévy" s'est installée au premier étage de l'édifice, la porte sur la rue donnant directement sur un escalier privatif.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ancien évêché
Siécle de l'édifice: XVIIe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade


rez-de-chaussée de la chapelle

ancien évêché


Chapelle privative de l'ancien évêché, aujourd'hui salle de la bibliothèque municipale qui y est installée jusque 2012. Après, l'immeuble deviendra le centre de rayonnement international de l'université d'Orléans.

Type d'Edifice: Chapelle privative
Nom de l'Edifice : de l'ancien évêché
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

l'evêché coté parc
l'évêché coté ville
la chapelle

Chapelle de l'évêché , rue Coquille. Elle est bâtie vers 1905-1906 et les boiseries de l'ancienne chapelle de l'évêché y sont réinstallées. A l'intérieur, elle semble donc beaucoup plus ancienne qu'elle ne l'est effectivement.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Evêché
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

Extérieur () :

vue depuis la rue Coquille
façade
chevet

Intérieur (2) :





Chapelle du séminaire (XIXe-XXe) accollée au transept sud de l'église Saint-Aignan, anciennement chapelle conventuelle des Ursulines.

Le séminaire s'installe en 1909 au n°1 du cloître Saint-Aignan; il est chassé de ses anciens locaux, qui l'accueillaient depuis le XVIIe. Ces locaux et l'espace les entourant deviennent en 1906 le lycée public de jeunes filles Jeanne d'Arc. Les bâtiments du cloître Saint-Aignan avaient jadis appartenu aux Ursulines, interdites d’enseignement par la loi de 1904 et contraintes à l’exil. Celles-ci avaient acquis les lieux en 1810 et avaient fait quelques travaux d’agrandissement. Elles ont su cependant préserver la terrasse construite par ordre de Louis XI et dont subsistent encore aujourd’hui deux échauguettes, face aux quais de la Loire.

En 1192, une lettre de Philippe Auguste signale, en l'église de Saint-Aignan, l'existence d'une chapellenie qui par la suite fut érigée en cure sous le nom de Paroisse du Crucifix de Saint-Aignan. Jusqu'aux troubles de 1562, le curé de cette paroisse s'acquittait de ses fonctions à l'autel du Crucifix. Depuis le rétablissement de l'église, mutilée de sa nef, la paroisse fut transférée dans la Chapelle Notre-Dame de Pitié, située au sud du transept et remontant probablement à Louis XI. La paroisse fut supprimée à la Révolution, mais la chapelle qui était son siège existe encore, séparée de l'église Saint-Aignan : elle fut la chapelle des Ursulines tout au long du XIXe et a été intégrée à la nouvelle chapelle du Séminaire au début du XXe siècle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du séminaire
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

la chapelle
terrasse Louis XI
vue depuis le Séminaire

Intérieur (4) :



haut-relief provenant de l'église Saint-Aignan


Chapelle Notre-Dame des Foyers (XXe), au coin des rues Porte Dunoise et du général Sonis. C'est une construction d'après-guerre, bâtie en gros blocs de calcaire et surmontée sur son pignon de deux arches abritant chacune une cloche et surmontées d'une croix. La chapelle est bénite le 30 juin 1963.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND des Foyers
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté ouest
pignon nord
dédicace


Chapelle du patronage de la Laurentia, 2 quater, rue Basse d'Ingré. C'est le patronage de la paroisse Saint-Laurent, dont dépend tout le faubourg de la Madeleine. L'association propose aux paroissiens des activités sportives et culturelles. La chapelle, sans clocher, est aménagée dans les bâtiments.

Type d'Edifice: Chapelle de patronage
Nom de l'Edifice : Saint-Laurent
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)




Chapelle de la Barrière Saint-Marc (XXe), rue du Petit Pont. Cette chapelle à simple nef est construite au XXe pour la desserte de l'est d'Orléans. Un petit lanternon surmonte la façade.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Marc
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : lanternon
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet

Chapelle Saint-Loup (fin XIXe-début XXe), au n°122 bis de la rue du Faubourg de Bourgogne, à l'est du centre ville. Cette chapelle néo-gothique est rattachée dans la deuxième moitié du XXe siècle à la paroisse Saint-Marc. La façade est surmontée d'un lanternon à flèche en pierre. La chapelle est agrandie d'une aile à l'est et à nouveau consacrée le 21 juin 1964. Elle a été desservie par les religieux dominicains de 1926 à 2008.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Loup
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : de type kreisker
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade au nord
coté ouest
ajout des années 60
clocher

Intérieur (3) :

vue vers l'autel
vitrail de l'aile neuve
vue vers l'entrée


Chapelle de l'ancienne maison de retraite des prêtres Béthanie, 3, rue Dupanloup. Il y a un logis du XVIIe sur caves antérieures, et une cour entourée de bâtiments construits au cours du XIXe, quand les soeurs de la Sagesse y ont installé entre 1810 et 1880 l'école de filles Sainte-Croix. En juin 1925 est ouverte ici une maison de retraite pour les prêtres du diocèse d'Orléans, avec le concours des soeurs de la Providence jusqu'en 1971 puis des soeurs de la Divine Providence de Ribeauvillé depuis. La chapelle est au rez-de-chaussée du logis du XVIIe, au fond de la cour; elle est aménagée dans une ancienne arrière-cuisine, dont le four à pain est conservé. Le tabernacle date du XVIIIe siècle.
En mai 2011, la maison de retraite des prêtres a déménagé dans l'ancienne clinique Nazareth, rue du Faubourg Bannier. Les locaux rue Dupanloup, qui appartiennent à la mairie, seront réhabilités par ses soins et intégrés au futur pole de rayonnement universitaire, centré sur l'ancien évêché.

Type d'Edifice: Chapelle privative
Nom de l'Edifice : de la maison de prêtres Béthanie
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues de la cour

la chapelle

Chapelle des Catéchismes de la paroisse Saint-Paterne, n°15, rue Chappon. Cette chapelle date de 1858 et a été agrandie par la suite. Elle a été aménagée dans un ancien cellier. Récemment, elle a été récupérée par le collège Saint-Charles qui occupe le coeur de l'ilôt et transformée en locaux scolaires.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des Catéchismes de la paroisse Saint-Paterne
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
dédicace

Chapelle Saint-Gervais et/ou Saint-Phallier (XVIIIe-XIXe sur vestiges antérieurs), n°29, rue Saint-Marc.

La chapelle Saint-Gervais, voisine de l'église Saint-Marc, est signalée en 840-843 dans une charte de Charles Le Chauve, comme possession du chapitre de Sainte-Croix. En 1077 Philippe 1er donne aux chanoines qui la desservaient l'église de Chanteau. En 1078, elle devient prieuré de l'abbaye de Fleury, à Saint-Benoît sur Loire et le reste jusque la Révolution. La chapelle est détruite lors des invasions anglaises en 1358 et le 29 décembre 1428, elle fut réédifiée en 1482 par Charlotte de Savoie, seconde femme de Louis XI, et prit alors le vocable de Saint-Phallier. Ruinée de nouveau, en 1562, par les Huguenots, elle fut reconstruite peu après. Le prieuré est supprimé à la révolution et vendu comme bien national.
La chapelle existe toujours de nos jours, et appartient au lycée Saint-Marc, qui se trouve Place du Champ Saint-Marc.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Gervais-saint-Phallier
Siécle de l'édifice: XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet


Chapelles d'établissements scolaires

Chapelle du lycée Jeanne d'Arc, qui était avant 1906 celle du Grand Séminaire d'Orléans, construit en 1677. L'ensemble est bombardé en 1944.

Chapelle de l'école Sainte-Croix, ancienne église de la Visitation.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la Visitation Sainte-Marie
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

côté sud
chevet


Chapelle de l'oeuvre Jeanne d'Arc, bd G-M Riobé

Située dans l'enceinte de ce foyer pour enfants en difficulté, la chapelle exécutée dans le style néo-gothique tardif date du début du XXe siècle et a été reprise après la 2nde guerre mondiale. Elle est couronnée par un clocher-mur et visible essentiellement de la voie ferrée ou du grand cimetière. Une partie du foyer, côté voie ferrée, est constitué d'un ancien atelier à l'abandon.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'oeuvre Jeanne d'Arc
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Chapelle de l'école Saint-Aignan, dans le faubourg Saint-Marc. De la grande chapelle prévue en retour d'angle au milieu du bâtiment, seule la nef a été construite.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : St Aignan
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Chapelle du lycée Saint-Paul - Bourdon Blanc (XXe), rue Neuve-St Aignan

Mademoiselle Bonnet fonde en 1832 une école primaire rue de l'Oriflamme, installée peu après rue des Pensées. Cette maison d'éducation est une " maison d'enseignement pour les jeunes demoiselles". Les élèves étaient alors surnommées "les petites bonnettes". En effet, pendant plus de cent ans, l'école prit officiellement le nom des directrices : Institution de Mesdemoiselles Bonnet, Boutrou et Savouré, ou de Mesdemoiselles Mechein et Prud'homme, ou de Mesdemoiselles Verbecq et Roulet, par exemple. L'école était alors propriété personnelle des directrices. Pour en assurer la pérennité, Melles Verbecq et Roulet la transformèrent en une société anonyme : le Cours du Bourdon Blanc (du nom de la rue où se trouvait alors l'entrée principale. Ce nom provient lui-même, vraisemblablement, d'un abri de pèlerins de Saint-Jacques, dont le lourd bâton était nommé bourdon, situé à l'emplacement de l'école et devenu au cours des siècles un jeu de paume, puis une usine de confection).

En 1940, La Congrégation de la Sagesse reprend la direction du Cours Saint Paul, 36 rue Stanislas Julien (aujourd'hui Ecole Primaire St Charles), abandonnée par la force des choses depuis le début du siècle. Les difficultés de la guerre incitent les responsables à créer une formation professionnelle pour les jeunes. Au sein du cours complémentaire, deux sections "spéciales" commerciale et ménagère voient le jour. L'école se développe, et est transférée en deux fois (1959 et 1968) dans le cloître Saint-Aignan, à l'emplacement d'un ancien orphelinat dit de la Providence. De nouveaux bâtiments sont alors érigés de part et d'autre de la rue des Quatre Fils Aymon. L'oeuvre devient mixte en 1968. Il y a alors 500 élèves; il y en a 1000 en 1984, 1200 en 1990. Deux ans plus tard, l'oeuvre fusionne avec le lycée Saint-Paul.

Source : http://www.stpaulbb.org/PASTORALE/historique.htm

Type d'Edifice: Chapelle d'établissement scolaire
Nom de l'Edifice : Saint-Paul - Bourdon Blanc
Siécle de l'édifice: début XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté sud

Chapelle de l'école Saint-Paterne, N°19-21 rue de Limare. Les Pères Maristes s'installent là en 1855 et sont expulsés une première fois en 1880, puis y reviennent avant d'être ré-expulsés en 1905. La chapelle est transformée en locaux scolaires.

façade

Chapelle du cours Saint-Charles, inaugurée en 1895. Le cours Saint-Charles est créé à l'instigation de la paroisse Saint-Paterne et des filles de la Sagesse, d'abord rue Chappon en 1856-1858, puis rue des Grands Champs et rue du Boeuf Saint-Paterne.

Type d'Edifice: Chapelle d'établissement scolaire
Nom de l'Edifice : Saint-Charles
Siécle de l'édifice: fin XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues de la chapelle



Chapelles d'établissements hospitaliers ou assimilés

Chapelle Saint-Charles (XVIIIe), puis de l'hôpital.

Cette chapelle visible de la rue Porte-Madeleine est située au cœur de l’Hôpital d’Orléans édifié en 1675. Les travaux qui conduisirent à sa consécration à Saint-Charles-Borromée duèrent jusqu’en 1717. A l’intérieur de cette chapelle se trouvent le retable du maître-autel ainsi que le lutrin du XVIIè siècle qui furent récupérées au moment de la destruction , en 1846, de l’ancien Hôtel-Dieu, construit au IXè siècle et situé cloître Sainte-Croix.
Les anciens bâtiments de l'hôpital, construits aux XVIIe-XVIIIe et XIXe siècles sont très dégradés; la chapelle est interdite d'accès; les vitraux-grisailles du XIXe sont en très mauvais état, par les trous l'on aperçoit une chapelle où il pleut dedans, et où les pigeons volent en liberté. Il y a plus de 20 cm de fiente de pigeon dans le transept. A l'extérieur, le coin nord-est est couvert de mousse (gouttière et zinguerie HS) et les entablements sont eux aussi largement dégradés par les pigeons. L'avenir du site reste incertain après le transfert de l'Hopital prévu en 2012.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Charles
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : lanternon
Position du clocher : au-dessus de la sacristie
Clocher en péril : oui

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Oratoire de l'Hôpital (XXe), dans une ancienne chaufferie. Le gros du mobilier de l'ancienne chapelle y a été mis à l'abri, sauf le retable du XVIIe, les chaises et toutes les plaques funéraires. Les plaques résumant les noms des donateurs des anciens hospices d'Orléans (avant la Révolution) et les noms des médecins-chefs après 1848 sont, elles, visibles dans les cages d'escalier aux coins de la cour d'honneur.

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : de l'Hopital
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues intérieures

Oratoire de la maison des oeuvres diocèsaines, au n°14 rue de la Bretonnerie. La chapelle a été construite entre 1829 et 1850 par l'oeuvre du Bon Pasteur, qui y réside jusqu'en 1878. Les oeuvres du diocèse d'Orléans s'y installent en 1923.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la maison des oeuvres diocésaines
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)




Chapelle de l'ancien Bon-Secours, n° 6-8 rue de la Bretonnerie. Les soeurs du Bon Secours "pour les soins à donner aux malades" arrivent à Orléans en 1848, s'installent rue du Puits de Linières, puis n°7, cloître Sainte-Croix avant de venir vers 1876 rue Sainte-Anne. La chapelle est bénite en janvier 1877.
Au XXe, le dispensaire ferme et la chapelle est transformée en habitation.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)



Chapelle de l'ancien institut Anjorrant, aujourd'hui maison de retraite du Baron

En 1632, l'hospice Saint-Louis est fondé loin à l'ouest de la ville pour y enfermer les pauvres, mendiants ou incurables. Cet hôpital est fermé à la Révolution. Il sert de temps à autre lors des épidémies pour y isoler les malades, d'où le nom de Sanitas qui est passé au quartier qui l'entoure.
En 1873, les soeurs du Christ Rédempteur, dite du Bon Pasteur s'y installent et ouvrent un Institut, plus tard nommé Anjorrant, pour l'éducation des jeunes en difficulté. Au départ de l'institution dans les années 1970, le site tombe dans l'oubli avant d'être réhabilité avec l'ouverture en 1998 de la maison de retraite le Doyenné du Baron. La chapelle est conservée sur deux côtés mais devient l'accueil et une partie des chambres de la résidence.

La ville d'Orléans acquiert le parc Anjorrant en 1998 et le restructure en 2003/2004 avant de l'ouvrir au public. Le pigeonnier contraceptif municipal est installé sur une autre parcelle, au nord de l'ancienne maison de retraite. Enfin, la cité d'urgence Sanitas a été construite tout au bout du domaine, côté rue du Baron et quasiment en friche depuis.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ex-institut Anjorrant
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : lanternon à flèche
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade côté nord
côté est


Chapelles privées

Chapelle privée du château des Hautes-Montées (XIXe), désaffectée et restaurée en habitation.

En 1600, le roi Henri IV aurait chassé le loup sur ce qui s'appellait encore la Grande Chesnaye, dans la campagne loin au sud d'Orléans, dont les premières maisons commençaient auprès de la Croix saint-Marceau. En 1687, Claude de TROYES, épouse de Nicolas de GUYENNE, achète cet endroit et y édifie un premier château, qui est agrandi par les propriétaires successifs au XVIIIe. En 1770, la propriété est à vendre,"grande et belle, maison de plaisance, appelée la Chesnaye, au quartier Saint-Marceau, avec chapelle, colombier, cour, basse-cour, remise, écuries, potager. Très bel escalier et grande allée de charmilles et d'ormes qui conduit au bras du Loiret, avec droit de pêche et de bâteau…". En 1779 François Loyré et Marie Félicité Crignon de Bonvalet vendent la Grande Chesnaye à Etienne Colas De La Noue et Marie Anne Gaignault De Beaulien son épouse.

De 1880 à 1898, la famille Cléret remanie complètement le château dans les styles troubadour (gargouilles, lucarnes à pinacles) et Renaissance (niches avec coquilles de St Jacques, culs de lampes sculptés sous des voûtes en croisées d'ogives, chapiteaux sculptés dans les salles...). Pendant la guerre, les Cléret achètetent le château de la Petite Chesnaye au n°50 (aujourd'hui résidence du recteur) et louent le château où s'installe en 1943 et pour un an l'Ecole Nationale de Police.
Le 31 mai 1949, la famille Cléret vend le château à la CAF qui le baptise "Chateau des Hautes Montées" (pour le diffèrencier de l'autre, récemment vendu par la Ville d'Orléans) et en fait un centre d'accueil et d'observation pour garçons en difficulté. Une centre de la CAF à régime moins strict s'installe dans le château voisin.
En 2003, le centre d'accueil n'est plus aux normes, la Ville rachète le chateau, puis le revend en gros à un promoteur qui l'a revendu en lots; les diffèrents acquéreurs ont restauré le château, la chapelle (fin XIXe) et les communs. Le château a soufflé ses 100 bougies en 1998, le comité de quartier Orléans - St Marceau a participé aux festivités.
Source : Orléans Mag n°45, février 2007, pp. 34-35

Type d'Edifice: Chapelle privée
Nom de l'Edifice : du château des Hautes-Montées
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Dernière édition par Admin le Sam 16 Juin - 00:36 (2012); édité 27 fois
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MessagePosté le: Sam 4 Sep - 00:08 (2010)    Sujet du message: Orléans (45000) Répondre en citant

Abbayes et couvents

Abbaye Saint-Euverte, aujourd'hui lycée Sainte-Croix, Sainte-Euverte

Abbaye des Minimes, rue des Minimes, occupée par les A.D du Loiret. La chapelle a été endommagée par les bombardements de 1940 et reconstruite. Le petit séminaire Sainte-Croix se trouvait là avant 1905.

L'ordre mendiant des Minimes, fondé au XVe siècle par saint François de Paule, fit bâtir un couvent en ces lieux au début du XVIIe siècle. De ce vaste complexe religieux, situé entre les actuelles rues d'Illiers et des Minimes, il ne subsiste à présent qu'une partie de l'église conventuelle et du cloître. Les arcades de ce dernier sont décorées d'un sobre jeu de pierres blanches, caractéristique du XVIIe siècle. Ce registre décoratif se retrouve dans d'autres exemples d'architecture de la même époque, notamment les portails des hôtels particuliers (rue d'Escures).

Aujourd'hui, l'église abrite le service des archives départementales du Loiret. Au lendemain des bombardements de 1940, puis de 1944, le quartier est reconstruit et amélioré (eau courante, sanitaires, chauffage collectif) et selon des principes architecturaux élaborés. Le tracé des rues anciennes est respecté, les arrière-cours, lieux souvent insalubres et vétustes, deviennent des espaces utiles et lumineux, auxquels on accède par des porches et des passages.

La chapelle et le cloître sont classés MH par arrêté du 10 septembre 1941.

Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : des Minimes
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Eglise conventuelle
Nom de l'Edifice : des Minimes
Siécle de l'édifice: XVIIe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté sud

le cloître


Couvent des Soeurs de l'Assomption, au 25 rue du Faubourg de Bourgogne, dans l'ancien couvent qui était jusqu'en 1968 celui des soeurs de Saint-Aignan, une congrégation fondée par Louis Clesse, qui fut plus tard curé de Notre-Dame de Recouvrance, puis de Saint-Paterne. La chapelle est perpendiculaire au bâtiment longeant la rue, avec une aile en retour d'angle qui abrite le choeur des soeurs. Le couvent a une issue au n°20B rue Saint-Marc, vers laquelle donne la chapelle de style néogothique orientée sud-nord. Celle-ci n'a pas de clocher. Il y a cependant une cloche mue par une corde. Le couvent est constitué de bâtiments autour d'une grande cour carrée. Ancien foyer de filles, il a été partiellement converti en maison de retraite pour les soeurs âgées. Celles-ci, qui sont aujourd'hui plus que sept, s'en vont en avril pour habiter la cure de l'Argonne. Le couvent, dont toute la partie qui fut un foyer, est abandonnée depuis des décennies, devrait être reconverti en logements et plateaux de bureaux. La chapelle est quasiment désaffectée; l'ancienne aile des soeurs sert seule d'oratoire, car elle est chauffée.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Soeurs de l'Assomption
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du couvent des Assomptionnistes
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos : http://eglisescentrefrance.wordpress.com/2014/03/14/orleanais-le-couvent/


Couvent des Petites Soeurs des Pauvres (XIXe), rue Bellébat, au NE du centre historique. La chapelle est perpendiculaire au milieu du bâtiment et est surmontée d'un petit lanternon en façade.

Filles du Coeur de Marie, 3 rue Croix de Malte. En 1963/64, l'ordre a construit là une maison de retraite pour les soeurs et des laïques, derrière un hôtel particulier du XVIIIe siècle, agrandi au XIXe siècle. La chapelle est en sous-sol. En 2010, avec l'ouverture de la maison de retraite Nazareth, rue du Faubourg Bannier, (anciennement réservée aux enseignants du privé) la maison rue Croix de Malte y est annexée.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Filles du Coeur de Marie
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du couvent des Filles du Coeur de Marie
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade sur la rue
coté cour


Prieuré du Bienheureux Réginald, 3 place Saint-Laurent, de la Congrégation Saint-Jean. Les moines desservent aussi l'église Saint-Laurent qui jouxte le prieuré. Merci aux frères du prieuré pour leur disponibilité, notamment pour la visite du clocher de l'église Saint-Laurent (voir ci-dessus).

Type d'Edifice: Prieuré
Nom de l'Edifice : du Bienheureux Réginald
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : du prieuré du Bienheureux Réginald
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
l'autel de l'oratoire

Communauté Montfort des Frères de Saint-Gabriel, installée dans un pavillon au n°54 bis, rue Moine

Couvent des Soeurs Auxiliatrices (XIXe), devenu depuis la Maison Saint-Vincent, n°51 bd Aristide Briand. Les soeurs Auxiliatrices, installées depuis 1875 au n°14, rue du Dévidet, immigrent ici en 1888 et font bâtir un couvent composé d'un grand logis avec une chapelle en retour à chevet carré; on peut voir cette chapelle depuis les mails, un arrêt de bus est situé juste en-dessous. Aujourd'hui, les locaux sont occupés par diverses associations catholiques, dont l'Hospitalité diocésaine. Le rez-de-chaussée de la chapelle a été prolongé au XXe par un long bâtiment de briques, divisé en plusieurs salles munies de portes communicantes : lors des grandes messes, elles étaient rabattues pour agrandir la chapelle.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Soeurs Auxiliatrices
Siécle de l'édifice: fin XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : des Soeurs Auxiliatrices
Siécle de l'édifice: fin XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

le couvent
façade de la chapelle
chevet

Intérieur (5) :

vue vers l'autel
le choeur
vitraux du choeur

vue vers l'entrée
baie de la façade

Communauté des Missionnaires du Sacré-Coeur d'Issoudun, n°3 rue Coligny. La communauté, qui a compté jusqu'à sept frères et qui en compte quatre aujourd'hui, était installée avant 1968 au Foyer Saint-Paul, 36, rue Stanislas-Julien. En 1978, la communauté s'est installée à cet emplacement, où avait été construit le presbytère Saint-Aignan en 1852. Il y a un petit oratoire privé, dans une pièce.

Type d'Edifice: Communauté
Nom de l'Edifice : des Missionnaires du SC d'Issoudun
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Oratoire privatif
Nom de l'Edifice : des Missionnaires du SC d'Issoudun
Siécle de l'édifice: fin XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

immeuble de la communauté


Oeuvre Saint-Joseph (XIXe-XXe)

L'oeuvre Saint-Vincent de Paul occupe un ensemble de bâtiments entre les rues Robert de Courtenay (au chevet de la Cathédrale) et le coude de la rue Saint-Etienne. Parmi ces bâtiments, un corps de logis du XVIIIe, deux maisons médiévales séparées par une cour, une chapelle construite au début du XXe en remplacement d'une autre chapelle aujourd'hui détruite, et plusieurs bâtiments du XIXe.
La chapelle sert aujourd'hui d'église aux polonais (offices chaque dimanche à 10 h); l'oeuvre abrite un foyer de jeunes dépendant de l'Oeuvre Jeanne d'Arc.

Dans une chambre du premier étage a été fondée le 12 février 1840 la première Conférence Saint-Vincent de Paul du diocèse d'Orléans. La société de saint-Joseph connut un grand développement grâce aux chanoine REGNAULT, qui se dévoua pour elle de 1907 à 1943 et conçut le plan de la chapelle inaugurée en 1932.
Remerciements à la paroisse polonaise et à leur desservant.

Type d'Edifice: Société caritative
Nom de l'Edifice : Oeuvre St Joseph
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle de ladite société
Nom de l'Edifice : Saint-Joseph
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

vue de la rue de Courtenay
chapelle

Intérieur de la chapelle (10) :

vue vers l'autel
l'autel

vue vers l'entrée
plafond

vitrail de la tribune
vitraux du côté droit
et du côté gauche


Dernière édition par Admin le Sam 15 Mar - 00:42 (2014); édité 17 fois
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MessagePosté le: Dim 5 Sep - 00:40 (2010)    Sujet du message: Orléans (45000) Répondre en citant

Autres cultes

Protestants

Temple protestant, rue de Bourgogne

Né d'une volonté de réforme du christianisme initiée par des théologiens comme Martin Luther et Jean Calvin, le protestantisme se structura en France au milieu du XVIe siècle. En avril 1598, l'Edit de Nantes mit fin aux guerres de Religion qui ravageaient la France depuis plus de quarante ans. En 1599, un temple protestant fut construit à Bionne, commune située à 8 kilomètres d'Orléans. La révocation de l'Edit de Nantes, en 1685, entraîna sa destruction. Après la Révolution, la foi protestante fut à nouveau autorisée, et on assigna provisoirement aux protestants la chapelle Notre-Dame des Miracles mais il fallut attendre 1830 pour que la construction d'un nouveau temple soit envisagée.

L'architecte orléanais François Narcisse Pagot fut chargé de le bâtir sur l'emplacement de l'ancienne église Saint-Pierre-Empont. Il opta pour un plan central circulaire, d'un diamètre intérieur de 14,80 mètres, inspiré des temples de l'Antiquité. Inauguré le 2 mai 1839, le bâtiment est très sobre. Son portail d'entrée est à fronton ionique entouré de quatre colonnes. La rotonde est couronnée d'une frise du même ordre architectural, composée d'une alternance de triglyphes et de métopes décorées de médaillons à rayons. Elle était à l'origine surmontée d'un dôme en zinc qui s'affaissa en 1912 et fut reconstruit, surbaissé, la même année.

Type d'Edifice: Temple protestant
Nom de l'Edifice : ERF d'Orléans
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

le temple
le presbytère

Intérieur (2) :





Culte Antoiniste

Temple antoiniste (XXe), au coin de la rue des Juifs et de la rue Saint-Loup. Il est fondé en 1957 et n'a pas de clocher. Le temple lui-même est sur la rue Saint-Loup et occupe le coté gauche du bâtiment. Il est éclairé par cinq hautes et fines baies de chaque côté de la nef.

Type d'Edifice: Temple antoiniste
Nom de l'Edifice : Temple Antoiniste d'Orléans
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
intérieur


Dernière édition par Admin le Dim 31 Oct - 00:00 (2010); édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 5 Sep - 00:59 (2010)    Sujet du message: Orléans (45000) Répondre en citant

Patrimoine religieux disparu

Anciennes églises

Ancienne église Notre-Dame des Forges, signalée en 931 et 990 comme appartenant au chapitre Sainte-Croix. Helgaud de Fleury note qu'elle fut reconstruite sous Robert le Pieux (début du XIe). On ignore la date de sa disparition. Elle se trouvait à l'extérieur et à l'est de l'enceinte gallo-romaine d'Orléans, vers la rue de l'Etelon. Cette église ne s'identifie pas avec celle de Saint-Victor qui prit son vocable par la suite.

Ancienne basilique Saint-Avit, ou Saint-Georges (VIe-IXe-XIIe-XVe)

Grégoire de Tours signale dans son Histoire des Francs l'existence à Orléans d'une basilique dédiée à Saint-Avit, qu'il vint visiter en 535. Selon les chroniqueurs orléanais, saint Avit, d'origine arverne, aurait été abbé de Micy, puis de Poissy-lèz-Chateaudun. A sa mort, il fut inhumé dans la petite église Saint-Georges, située au nord-est de l'enceinte gallo-romaine d'Orléans, et cette église prit le vocable de Saint-Avit. En 532, Childebert, roi de Paris, vint prier sur la tombe du saint et érigea en son honneur une basilique qui était certainement achevée en 585 lorsque le roi Gontran, lors de son entrée solennelle à Orléans, vint s'y recueillir à son tour.

Incendiée en 865 par les Normands, puis reconstruite, l'église devint le siège d'un collège de dix chanoines en 1142, sur ordre de Louis VII. L'église fut démolie en 1428 par les orléanais durant le siège de la ville, puis reconstruite, et redémolie par les Huguenots en 1562. Malgré une restauration sommaire, le chapitre périclitait. En 1632, Mgr de Netz, évêque d'Orléans, réunit la petite paroisse Saint-Avit à sa voisine Saint-Michel. En 1667, Louis XIV, à la demande de Mgr de Coislin, supprima la collégiale pour y établir le Grand Séminaire.

L'ancienne crypte romane de Saint-Avit fut redécouverte en 1852. On y accède par une petite porte sur la rue du Bourdon-Blanc. L'ancien séminaire devint le collège Jeanne d'Arc en 1906.

Ancienne église Saint-Benoît du Retour (VIIIe-XVIIIe)

L'église Saint-Benoît du Retour, qui se trouvait cloître Saint-Benoît, fut construite, ainsi qu'une maison voisine, par Médon, abbé de Fleury (729-750) pour servir de prieuré et de refuge aux religieux de Saint-Benoît sur Loire, lors des invasions normandes des VIIIe et IXe siècle dans la région d'Orléans. Agrandie par la suite, elle devint église paroissiale. L'expression "du retour", qui n'apparaît qu'en 1226, laisse supposer que les religieux réfugiés à Orléans y transportèrent les reliques de leur saint patron et les conservèrent au prieuré jusqu'à ce qu'il leur fut possible de les retourner à l'abbaye.
L'église fut endommagée lors du siège de 1428, puis démolie par les Huguenots en 1562 et reconstruite peu après. Vendue en 1791 pour la somme de 13 000 livres, elle servit par la suite d'atelier de tanneur. Un chiffonier l'occupait lors de sa démolition vers 1925; une école a été construite sur son emplacement.

Ancienne église Sainte-Catherine (XIVe), rue Sainte-Catherine.

Cette église a été mise en évidence lors des fouilles entreprises en 1981. L'église Saint-Pierre-Ensentelée (alias Saint-Pierre du Martroi) ayant été détruite par les Orléanais à l'approche des anglais en 1364, il fut décider de transférer le siège de cette paroisse à l'intérieur de la ville. Le mur ouest du castrum romain ayant été rasé et les fossés comblés, une église a alors été construite en ce lieu.Les archives départementales du Loiret indiquent que l'église Sainte-Catherine devint paroissiale en 1365 sur l'emplacement d'une ancienne chapelle. Au début du XVIIIe, le géomètre Pierre LEGRAND dessine le plan de la première enceinte : on trouve au milieu de la rue Sainte-Catherine l'église, composée d'une nef flanquée de bas-cotés irréguliers et prolongée par un chevet à trois pans.
Au début du XVIe, lorsque l'église Saint-Pierre du Martroi fut réédifiée, la paroisse Sainte-Catherine subsista jusque la Révolution. En 1567, l'église fut détruite par les huguenots, reconstruite et agrandie en 1667. Supprimée en 1791, elle fut détruite au mois d'août de la même année.

Ancienne église Sainte-Colombe (XIe)

La première mention de cette église remonte à 1028, dans une charte du roi Robert le Pieux qui en confirme la donation par Odolric à l'abbaye Sainte-Colombe de Chartres. Cette église était située au sud de la cathédrale, en bordure d'une rue devenue en 1632 l'impasse Sainte-Colombe. Par décret du 7/7/1645, Mgr de Netz supprima cette minuscule paroisse de vingt-deux maisons ou parcelles et convertit l'église en simple chapelle. En 1730, Mgr de Paris ordonna sa démolition; elle disparut en 1750.
En 1834, les Dames du Calvaire construisirent sur son emplacement la chapelle de leur communauté, qui fut rasée lors de la construction du Rectorat en 1962.

Ancienne église Saint-Eloi, alias Saint-Maurice (XIIIe)

Cette église paroissiale portait à l'origine le nom de Saint-Maurice, mais le vocable de Saint-Eloi s'y joignit très vite; elle occupait l'emplacement actuel des n° 8 bis et 10 de la rue Saint-Eloi. Elle est signalée pour la première fois en 1255 dans une Charte de l'Hôtel-Dieu d'Orléans. Démolie en 1567 par les Huguenots, il n'en subsista alors que la chapelle Saint-Eloi, reconstruite à la fin du XVIe siècle. La paroisse supprimée en 1791, l'église fut vendue et devint une raffinerie de sucre, puis un atelier de forgeron. Elle disparut en 1849. La tête de la statue de Sain-Maurice, qui provient de cette église, est visible de nos jours au Musée Historiqu de l'Orléanais.

Ancienne cathédrale Saint-Etienne, située n°10, rue Saint-Etienne. Elle est probablement construite par Saint Euverte, quatrième évêque d'Orléans, dans la deuxième moitié du IVe siècle. Au XIe, elle est trop exigue pour rester cathédrale, et l'évêque Arnoul reconstruit Sainte-Croix, au nord-est de la ville romaine. En 1151, une bulle du pape Eugène III la mentionne comme appartenant au chapitre de Sainte-Croix. Détruite en 1562 par les Huguenots et reconstruite peu après, elle devient simple chapelle lorsque la paroisse, une des plus petites de la ville, avec vingt-deux maisons, est supprimée par décret de Mgr Delbène du 8/1/1655 et rattachée à Saint-Flou. La chapelle est démolie en 1722 et ses matériaux sont vendus. Il n'en reste rien, sauf une cave ogivale sous la première travée.

Longtemps, on a pensé que les arcades encore présentes à droite dans la cour du n°8 sont les derniers vestiges de l'ancienne église : or ces arcades appartiennent à un corps de logis bâti au XVe. Le logis sur la rue est élevé au tournant des XVe et XVIe siècles. Quatre grandes pièces, à raison de deux par étages, aux fenêtres moulurées et autrefois à meneaux étaient desservies par un escalier extérieur sur cour visible sur le plan de Legrand. Un portail gothique est mentionné par Buzonnière en 1847. Un fragment en est encastré au n°6, le propriétaire étant alors commun.

Au XIXe, l'ensemble passa à deux familles d'imprimeurs, les JACOB d'abord, puis les PIGELET, qui pratiquèrent une modernisation radicale : le grand porche fut percé, l'escalier-tour remplacé par un escalier interne, des lucarnes et des puits de lumière sous châssis installés. Au début du XXe une galerie reposant sur des piliers ronds en fonte de Vierzon et dallée de grands pavés de verre est installée. A l'étage, l'espace entre la maison de façade et les "communs" est fermé; après la deuxième guerre mondiale, le bâtiment à la place de l'ancienne église Saint-Etienne est abattu et remplacé par un hangar. Les dernières années du XXe virent le ravalement drastique de l'ensemble, racheté par un antiquaire. Une tour de l'enceinte romaine se trouve au fond de la cour, elle abrite une cage d'escalier et une cave désormais inaccessible. Les arcades du XVe abritent un ancien puits très profond.

L'église sur le plan de Pierre LEGRAND :


Vues de la cour du n°10 :
emplacement de l'église
arcades du XVe

Ancienne église Saint-Flou, alias Notre-Dame de la Conception (XIe-XVe-XVIe)

L'église fut construite au début du XIe sous le vocable de Sainte-Marie, auquel furent accolés plusieurs surnoms, tels que "de la Règle", "de-la-Dorée", "de la Daurade". Elle était curieusement située entre la rue Saint-Flou et l'actuelle rue de la Tour-Neuve, à l'extérieur et en bordure de la première enceinte d'Orléans, entre murs et fossés. Elle fut longtemps un prieuré de chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin dépendant de l'abbaye Saint-Jean de Sens, qui en nomma le curé jusqu'à la Révolution. Le nom de Saint-Flou apparaît en 1350; quant à celui de la Conception, il fut adopté en souvenir d'une petite chapelle construite en 1484 par Charlotte de Savoie ou par Jeanne de France et qui fut détruite par la suite.
Démolie par les Huguenots en 1562, elle fut reconstruite rapidement. En 1791, la paroisse ayant été supprimée, l'église fut démolie peu après. La vinaigrerie DESSAUX s'établit à l'ouest du mur tandis que l'espace vide pris sur l'ancienne église et son cimetière, au sud de celle-ci, a été occupé par des immeubles et aujourd'hui, par un parking.

Les fouilles de 1985 n'ont pas relevé de trace de l'édifice primitif. On sait cependant qu'à cause de la présence du fossé, sa longueur n'excédait pas 8 m. On connaît mieux l'édifice reconstruit sur le fossé comblé en 1483. Le plan tracé par les fondations présentent une nef rectangulaire, deux collatéraux et un chevet à trois pans, soit 35 m de long sur 23 m de large au total. Les collatéraux sont larges de 6 m, la nef de 9 m; les murs de fondation ont 80 cm de largeur. Les quatre piliers centraux reposent sur des puits de fondation. Le mur occidental est le mur de la ville : l'entrée axiale, conservée, est taillée au travers de la muraille romaine de 275, sur 2 m 30 de large pour 4 m 50 de hauteur. La dalle du seuil repose sur le ressaut de fondation de l'enceinte. Une discrodance apparaît entre le plan de Legrand au début du XVIIIe et les relevés in situ en 1985.

Ancienne église Saint-Germain des Fossés (XIIIe), signalée lors de l'installation des Jacobins en 1218-1219. Elle leur est donnée à ce moment par l'évêque Philippe de JOUY. Elle se trouvait au nord de la première enceinte de la ville, près de la rue P-Fourché.

Ancienne église Saint-Germain-des-Juifs (XIIe), située en pleine juiverie d'Orléans, en bordure de la rue Saint-Germain. Il en subsiste encore un contrefort à droite d'une porte métallique donnant sur le jardin de la Préfecture. Son origine reste obscure; elle est mentionnée en 1162 et dépendait de temps immémorial du chapitre de Saint-Aignan. C'est dans cette église qu'en novembre 1428, à la démolition de leur collégiale, les chanoines se réfugièrent pour célébrer leurs offices. Ruinée par les Huguenots en 1562, réparée peu après, elle est en très mauvais état lorsque la suppression de sa paroisse fut décidée le 14 novembre 1764 par Monseigneur Jarente de la Bruyère. Mais le culte y fut assuré jusqu'en 1770, année de sa démolition. Le terrain fut alors donné aux bénédictins de Bonne-Nouvelle et la paroisse fut partagée entre Saint-Pierre-le-Puellier et Saint-Pierre d'Empont.

Ancienne église Saint-Hilaire (XIe). Vers 1030, Robert le Pieux fit construire devant son palais du Châtelet une église en l'honneur de Saint Hilaire. C'était à l'origine un prieuré desservi par les chanoines réguliers de l'abbaye de Saint-Euverte. Cette paroisse devenue prieuré-cure vers la fin du XIVe a toujours dépendu de Sainte-Euverte. En 1517, cette église tombant en ruine fut rebâtie et consacrée par Pierre, évêque d'Evreux. Démolie par les Huguenots en 1562, elle fut reconstruite par la suite. La paroisse fut supprimée en 1791, l'église disparut en 1797 pour permettre l'extension du grand marché d'Orléans. Saint-Hilaire était située place du Châtelet à l'emplacement de l'entrée actuelle du parking.

Ancienne église Saint-Liphard (XIIe). Saint Liphard, moine de Micy, fonda à Meung une abbaye et mourut entre 550 et 565. L'église paroissiale de saint-Liphard, qu'une tradition légendaire dit avoir été construite sur la maison de ce saint, est signalée dans une charte de Roger, abbé de Sainte-Euverte, datée de 1155-1159. Elle dépendait du chapitre de Saint-Liphard de Meung. En 1562 elle fut démolie par les Huguenots puis réédifiée. En 1791, la paroisse est supprimée et l'église vendue. En 1830, l'historien orléanais Vergnaud-Romanesi écrivait "elle existe en son entier et sert de magasin de vin". Rasée peu après, sur son emplacement ont été construits les immeubles des n° 167, 169 et 171 de la rue de Bourgogne.

Ancienne église Saint-Maclou (fin XIIIe). Le culte de Saint-Maclou fut importé à Orléans à la fin du Xe par les habitants de Dol fuyant les normands. Cette église paroissiale, signalée pour la première fois en 1291-1292, était un prieuré-cure dépendant de Beaugency. Abattue en 1567 par les Huguenots, elle fut reconstruite par la suite. La paroisse Saint-Maclou fut supprimée en 1769 par l'évêque d'Orléans et unie à l'église du Collège Saint-Samson, qui devint alors paroisse et prit le nom de Saint-Maclou. En 1771 les ossements de l'église furent transférés dans le grand cimetière d'Orléans (actuel Campo Santo) et celle-ci disparut peu après.

Ancienne église Saint-Martin de la Mine, connue par un acte de l'évêque Guy de Prunelé qui l'unit le 10 mars 1408 à la paroisse voisine de Saint-Mesmin de l'Alleu. Une rue Saint-Martin de la Mine existait au nord de la rue Parisie, sur le plan de 1836.

Ancienne église Saint-Mesmin de l'Alleu (Xe) : les religieux de l'abbaye de Micy-saint-Mesmin possédaient en Orléans une chapelle ainsi qu'une propriété, un alleu leur servant de logis et portant le nom de Saint-Mesmin de l'Alleu. On en trouve mention dès 956. La chapelle devint église paroissiale le 10 mars 1408; l'église et les bâtiments de l'alleu furent abattus par les Huguenots en 1567 puis réédifiés. A la Révolution, la paroisse fut supprimée, le 2 mai 1791 l'église fut estimée 3.500 livres, les bâtiments 15.000 livres et le tout adjugé pour une somme plus élevée à un négociant qui y installa un magasin d'epicerie en gros. En 1839, la Ville d'Orléans en fit l'acquisition pour la somme de 50 000 F en vue de l'agrandissement du collège de garçons, sur la rue Jeanne d'Arc. Fidèle à ses habitudes, la Ville fit promptement raser le tout dont ne restèrent plus que quelques vestiges en 1845.

Ancienne église Saint-Michel de l'Etape (VIIIe-XVIe)

L'église Saint-Michel était située place de l'Etape à l'emplacement du nouvel Hôtel de Ville. Des fouilles faites en 1979 ont fait connaître le passé de cet édifice. L'église primitive date du VIIIe siècle et est donc antérieure à la première mention, en 1002. Cette église primitive était un bâtiment rectangulaire de 30 m sur 9 m comprenant nef et choeur, séparés par un mur de chancel. Ce bâtiment est terminé à l'est par une abside de 5 m 50 de largeur sur 4 m 50 de largeur, surplombant une crypte de mêmes dimensions. L'abside était flanquée de petits contreforts. La crypte est divisée en deux parties, l'une rectangulaire et voutée en berceau, l'autre hémi-circulaire et couverte d'un cul de four. Un mur sépare ces deux volumes, percé de deux portes correspondant à deux escaliers prenant origine à l'entrée du choeur et permettant un système de circulation. Des niches à fond plat sont aménagées dans le mur nord, une grande à l'entrée, une petite plus à l'est. Leurs claveaux sont en briques et leurs piédroits en moellons taillés, appareillés à joints saillants soulignés au fer.
Cette église eut depuis son début une vocation essentiellement funéraire : une centaine de sarcophages monolithes et de tombes maçonnées se juxtaposent dans la nef, la plupart des sépultures étant effectuées dans des caveaux maçonnés, grossièrement rectangulaires ou trapézoidaux.
En 1002, le roi Robert le Pieux fait don de cette église au chapitre de Saint-Pierre-le-Puellier. Aux XIe-XIIIe siècles, elle devient paroisse. Lors du siège de 1428, elle est complètement rasée. A partir de 1534 commence la reconstruction de l'édifice, plus à l'ouest. Il est remis en état après les troubles de 1562. Dès 1750, à la suppression du chapitre de Saint-Pierre-le-Puellier, l'église dépend jusque la Révolution de l'abbaye de Micy.
En 1791, sa paroisse est supprimée. L'architecte orléanais Benoît LEBRUN rachète l'église en 1792 et la transforme en salle de spectacles. La ville d'Orléans en fait un théâtre municipal le 1er mai 1851 et ce, jusqu'en 1975. La première pierre du nouvel Hôtel de Ville est posée en 1980, et le tout est inauguré le 15/12/1981. La crypte a été remontée pierre par pierre dans une salle des Archives Municipales.

Ancienne église Saint-Pierre d'Empont, détruite à la Révolution. Le temple protestant se trouve sur son emplacement.

Dans les anciens textes, cette église est toujours nommée "Saint-Pierre des Hommes" (Sanctus Petrus Virorum) et par la suite Saint-Pierre-Enpont, parce qu'elle était située au Moyen-Age dans un fief nommé Le Pont. Elle est signalée pour la première fois en 840-843 comme appartenant à l'évêque d'Orléans. C'est une collégiale au XIIe. Son clocher servit de tour de guet jusqu'au milieu du XIVe. Ruinée par les Huguenots en 1562, elle est restaurée peu après. Elle devint église paroissiale en 1709 lorsque la paroisse de la Madeleine fut transférée de l'église abbatiale de Bonne Nouvelle en l'église Saint-Pierre d'Empont.
A la Révolution, le chapitre et la paroisse furent supprimés; l'église, vendue en 1793, devint raffinerie et magasin de vin et de fourrage pour la troupe. Elle fut détruite en 1830 et la tour en 1831.
Cette église comprenait une grande nef et deux bas-cotés. Sous le choeur se trouvait une crypte voûtée en berceau. L'imposante tour, surmontée d'une vaste bâtière comme les vieilles églises d'Ile de France et de Beauce, était située en avant de la nef.

Vue du cloître Saint-Pierre d'Empont - place sur laquelle se trouvait l'église :


Ancienne église Saint-Pierre-Lentin (IXe), située au sud de la Cathédrale, sur la place désormais occupée par le Conseil Régional. Son nom que les historiens tirent de Sanctus Petrus Lactentium et traduisent Saint-Pierre des Enfants allaités, parce qu'on y baptisait les enfants nés à l'Hôtel-Dieu voisin, pourrait aussi signifié Saint-Pierre l'Ancien (l'Antin) ou Saint-Pierre "des malades" (lentium). C'était très probablement l'église paroissiale du quartier de la Cathédrale.
Des fouilles faites en 1977-78 ont mis au jour une église à plan en Tau (T grec) bien antérieure à la première mention fournie par les textes, au XIIIe. Cette église était un rectangle de 25.5 m de long, sur 8 m 80 de large, flanqué au chevet de deux petites pièces (sacraria), l'une de 8 m 75 sur 5 m 80, l'autre de 8 m 65 sur 4 m 85. Le choeur, plus élevé que la nef, était séparé par un chancel. L'entrée était axiale mais une autre existait aussi dans le mur nord. On remarque la très forte influence romaine dans les techniques de construction (chaînages et arase de briques). La datation s'établit autour de l'an 800.
En 1567, l'église est détruite par les Huguenots puis reconstruite, mais a perdu ses sacraria depuis longtemps. Les Etrennes Orléanaises de 1808 notent L'église du Bon-pasteur remplaça quelque temps celle de la paroisse de Saint-Pierre Lentin, fermée le 13 mars 1789 pour mauvais état de réparations. Vendue comme bien national en 1791, elle devient salle de spectacle. En 1809 elle sert de temple protestant jusqu'en 1839 puis est intégrée à la fin du XIXe dans les bâtiments de l'Ecole Primaire Supérieure de Jeunes Filles où elle ne subsiste que sous la forme d'un préau couvert. L'ensemble fut arasé en 1967 pour l'établissement d'un parking. Quelques vestiges subsistent au sous-sol du Conseil Régional.

Ancienne église Saint Serge et saint-Bacchus : Le premier vocable de cette chapelle était saint-Bacchus; devenue paroisse par la suite, elle dépendait de l'abbaye Saint-Jean de Sens, et fut donnée en 1188 à Maître Berthier pour servir de chapelle à l'hospice Saint-Serge attenant. En 1261, le chapitre de Saint-Aignan acheta la chapelle et son cimetière. Elle disparut par la suite, sans doute dans les destructions liées aux sièges d'Orléans (1359 et 1428). Sa crypte subsiste, ainsi qu'une chapelle latérale de l'ancienne chapelle, derrière le 4, rue Coligny.
Ladite crypte est composée d'une nef donnant accès à deux travées en retour d'angle. Les voûtes sont croisées d'ogive. Un crâne provenant d'une ancienne sépulture a été retrouvé et trône dans une niche aménagée dans l'escalier.

PHOTOS de la CRYPTE : http://lfdc45.canalblog.com/albums/crypte_saint_serge_rue_coligny_/index.ht…

Ancienne église Saint-Sulpice (IXe-Xe-XVIe) : l'église Saint-Sulpice se trouvait à l'extérieur et à l'ouest de l'enceinte gallo-romaine, entre les rues Sainte-Catherine et Charles-Sanglier, sur l'emplacement occupé de nos jours par la rue Jeanne d'Arc. Elle est signalée en 855 comme appartenant à l'abbaye Saint-Sulpice de Bourges. En 930, Huges le Grand la donne à l'abbaye Saint-Symphorien d'Orléans, par la suite, elle devient église paroissiale, est annexée à Saint-Maclou et dépend de l'abbaye de Notre-Dame de Beaugency. Démolie en 1562 par les Huguenots, elle fut relevée. Cette petite paroisse est supprimée en 1769, en même temps que Saint-Maclou et rattachée à Saint-Samson. L'église Saint-Sulpice, devenue un magasin en 1778, est démolie en 1794.

Ancienne église Saint-Samson

Au XIIe siècle, le Guide du pèlerin décrit trois sanctuaires à reliques à Orléans, la cathédrale Sainte-Croix, l’abbaye Saint-Euverte et l’église Saint-Samson : un fragment de la Croix et le calice de Saint Euverte étaient alors à la cathédrale, les reliques du saint évêque dans l'abbaye éponyme et un couteau ayant servi à la Sainte Cène à l'église saint-Samson.

On ignore tout de l’origine de ce « couteau » qui a servi au Christ lors de la Cène. Il est fort étonnant de trouver à Orléans des reliques du fondateur de la ville de Dol, mais il se trouve que sa dépouille fut soustraite aux Normands en 966 par les moines, qui se placèrent sous la protection royale à Paris. Le péril passé, le roi n'accepta de garder qu'une partie de la tête. Les moines repartirent en passant par Orléans où l'évêché de Dol possèdait le prieuré Saint-Symphorien. Pourquoi y laissèrent-ils leur dépôt? Peut-être, comme les moines de Déols qui emmenèrent Saint Philbert de Noirmoutier jusqu'en Bourgogne, le curent-ils plus à l'abri à Orléans qu'en sa patrie? Toujours est-il que le prieuré prit le nom de saint-Samson, les fidèles affluèrent, et ce jusqu'en 1562 où le corps et le prieuré furent détruits par les protestants lors de la mise à sac de la ville.

Ancienne église Saint-Victor, située sur l'emplacement des n°s 2/2bis rue des Pensées. Elle est signalée en 1004. Démolie lors des sièges de 1358 et 1428, elle fut reconstruite à chaque fois; une dédicace du 30/12/1524 est signalée. A ce moment, elle joignit son nom à celui d'une voisine disparue : Notre-Dame des Forges. Elle fut ruinée en 1567 par les Huguenots. Relevée, elle fut l'une des églises les plus riches d'Orléans. La paroisse fut supprimée en 1791 et l'église détruite peu après.

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Saint-Aignan, ou Notre-Dame du Chemin (IXe)

En 854, l'évêque d'Orléans, Agius, par une charte qui a été conservée, donna au Chapitre de la Collégiale Saint-Aignan d'Orléans l'autorisation de construire, de ses propres deniers, une chapelle ainsi qu'un cimetière en bordure de l'actuelle rue de Bourgogne entre le boulevard de la Motte-Sanguin et la rue de Solférino (actuels n°1, 3 et 3 bis). C'était à l'origine une simple chapelle funéraire, qui devint église au XIIIe sous le vocable de Saint-Aignan le Vieux. Détruite par les orléanais à l'époque du siège d'Orléans en 1428, reconstruite après, elle fut de nouveau détruite par les Huguenots en 1562, puis ré-édifiée et rendue au culte en 1617. Au XVe, l'église fut agrandie au sud par un bas-coté et le sanctuaire fut refait. Au XVIIe, le pignon ouest fut également rebâti et un bas-coté très étroit fut ajouté en bordure de la rue de Bourgogne.
Vendue en 1791 pour la somme de 12 000 livres, elle servit de salpêtrière, puis de magasin. Son clocher fut supprimé en 1824, mais l'église subsista jusqu'en 1878, année où elle disparut complètement.

Ancienne chapelle Saint-Chéron (XIIIe) : Il est fait mention de cette chapelle dans un acte de 1220. Une charte de 1255 signale que Saint-Chéron est une église paroissiale; mais l'historien François Le Maire a démontré que la chapelle et la place voisine ont été donnés dès 1240 aux Cordeliers lors de leur installation à Orléans, et qu'ils en firent leur église. On peut en déduire que la chapelle se trouvait à l'angle des actuelles rues de la Bretonnerie et des Récollets. L'église Saint-Chéron disparut en 1321 lorsque les Cordeliers arasèrent le tout pour réédifier leur église.

Ancienne chapelle Saint-Evrou, située au sud de la rue des Trois Clefs. Les reliques de ce saint furent apportées en 945 depuis Exmes (Orne) par Hugues le Grand, et déposées dans une "hôtellerie" voisine de la porte Dunoise. Une chapelle fut construite sur cet emplacement, et existait encore en 1321. Elle disparut lors de la démolition du mur occidental de la première enceinte.

Ancienne chapelle Saint-Jacques

Cette chapelle, qui fut le siège de la confrérie de Saint-Jacques, fut construite après la démolition de la première enceinte d'Orléans. Elle existait en 1359. Détériorée au cours du siège de 1428, elle est reconstruite à la fin du XVe. En 1567, son clocher est démoli et ses archives sont brûlées par les Huguenots. En 1760 elle est réunie à la paroisse Sainte-Catherine, mais étant en très mauvais état, elle est louée à des particuliers et sert de magasin en 1777. En 1790, elle devient un dépot de sel. Rachetée par l'Etat, elle est classée Monument Historique en 1849. Le 7 décembre 1880, l'Etat la cède à la ville d'Orléans qui, fidèle à ses habitudes, la démolit et en transfère la façade dans le jardin de l'Hôtel Groslot, derrière l'Hôtel de Ville.

Ancienne chapelle Saint-Louis du Châtelet (XIIe) : cette chapelle située dans les jardins du Châtelet d'Orléans portait à l'origine le nom de Saint-Etienne et de Saint-Vincent; elle fut donnée en par le roi Louis VII en 1176 à l'abbaye de Saint-Euverte et prit plus tard le nom de Saint-Louis. Démolie en partie en 1758, elle servit de magasin et disparut peu après.-

Ancienne chapelle Saint-Martin Cuisse de Vache ou de l'Etel (IXe) Cette chapelle, située près du cloître Saint-Aignan, est signalée en 840-843, comme bien du chapitre Sainte-Croix. Elle est utilisée par le chapitre de Saint-Aignan, après l'incendie de son église, de 989 à 1022. Rasée en 1358, par les Orléanais, puis reconstruite, elle est mentionnée en 1406 et disparut en 1428. Elle se trouvait à l'emplacement actuel du n°3 rue Edouard Fournier. Cette chapelle était aussi dédiée à Sainte-Barbe, puis aux saints Côme et Damien.

Ancienne chapelle Saint-Mesmin (VIIe) : en 670, Sigobert, évêque d'Orléans, fit construire une chapelle, "devant le portail de Saint-Aignan du coté de l'Occident", où fut déposé jusque 834 le corps de saint Mesmin. En 1311, la chapelle appartenait au chapitre de Sainte-Croix et fut détruite en 1358.

Ancienne chapelle Saint-Michel (XIVe) : cette chapelle de confrérie fut construite rue de Bourgogne, à l'angle de la rue Saint-Michel, fin XIVe. Démolie en 1428, puis reconstruite, elle fut agrandie d'une aile en 1469. Les Huguenots l'abattirent en 1567; réédifiée après, elle est désaffectée en 1787, vendue en 1792 et devient un magasin à sel. Elle fut détruite en 1842.

Ancienne chapelle Saint-Sauveur (XIIe). La chapelle fut construite en 1182 sur l'emplacement de la synagogue. D'abord collégiale, elle fut donnée en 1199-1200 aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, puis aux chevaliers de Rhodes et de Malte. La commanderie de Saint-Marc s'y installa. En 1565, elle servit de temple aux Huguenots. Vendue 31.000 livres à la Révolution, elle accueillit une imprimerie, puis, de 1887 à 1935, l'école Saint-Bonose. Ses murs extérieurs existent encore aux n°218/220 rue de Bourgogne, où se trouve le Petit Barcelonne.


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MessagePosté le: Dim 5 Sep - 02:18 (2010)    Sujet du message: Orléans (45000) Répondre en citant

Anciens couvents, prieurés et monastères

Page en travaux

Avant la Révolution

Ancien couvent des Récollets, rue des Récollets

Ancien couvent des Jacobins, au nord d'Orléans. Confisqué en 1791, il devint la caserne Duportail. Celle-ci est lotie entre les années trente et 1955 par l'aménagement du quartier de l'Etape et des Champs Elysées.

Ancien couvent des Carmes Arrow Chapelle des Carmes

Ancien prieuré Saint-Symphorien, puis saint-Samson Arrow Ancienne église Saint-Samson

Ancien couvent Saint-Augustin, dans le quartier Saint-Marceau, sur le quai du même nom. Il est détruit plusieurs fois au cours de son histoire, dont une fois en 1428, mais partiellement, puisque les anglais s'y installent et s'y retranchent au début du mois de mai 1428, lorsque Jeanne d'Arc entre à Orléans avec ses troupes. Celles-ci, ainsi que les chefs des 34 compagnies de citoyens de la ville (à raison d'une compagnie par tour de l'enceinte) chassent les anglais de l'ancien couvent de Saint-Loup, puis de Saint-Jean le Blanc.
Jeanne d'Arc doit insister pour que l'effort de dégagement se poursuive et c'est seulement le 6 mai, avec 4.000 hommes, que Jeanne d'Arc passe sur l'île saint Aignan, puis sur la rive gauche, mais les Anglais se sont déjà repliés sur le couvent des Augustins. L'armée de Jeanne d'Arc les poursuit, mais une contre attaque la rejette sur la Loire. Jeanne rejoint sa troupe et relance l'attaque, l'ennemi recule et se réfugie aux Tourelles. Jeanne d'Arc veut aller vite , elle demande à Gaucourt, gouverneur d'Orléans, de faire diversion sur l'ennemi depuis la bastille Saint Antoine, pour lui permettre de donner l'assaut aux Tourelles. Gaucourt refuse et tente de l'empêcher de sortir à la porte Bourgogne, mais le peuple prend le parti de Jeanne et elle peut enfin rejoindre ses troupes. Avant de donner l'assaut, elle fait canonner violemment les positions ennemies de toutes parts. Mais son armée est un peu découragée par la résistance de l'ennemi. Alors Jeanne se jette dans le fossé et veut dresser une échelle, hélas ! une flèche la blesse grièvement à l'épaule. Elle retire elle même cette flèche dans d'atroces souffrances et revient à l'attaque avec son étendard. Les Anglais qui croyaient avoir "tué la sorcière" sont pris de panique et se replient .
A ce moment les Orléanais opèrent une diversion et tentent de jeter des passerelles au dessus de l'arche coupée du pont depuis la bastille Saint Antoine . Les Anglais pris entre deux feux capitulent . C'est le 7 mai. Le 8 mai ils abandonnent les bastilles et s'enfuirent. Jeanne d'Arc entre dans Orléans libéré au milieu d'un peuple en liesse.

En 1793 une raffinerie de sucre s'y installa, une fois les moines chassés. En effet, parmi les produits qui firent la richesse d'Orléans, il y avait la moscouade qui est un extrait de canne à sucre. Les industriels Hollandais étaient passé maîtres dans l'art de traiter ce sucre, et de le transformer en beau pain blanc. L'un de ces industriel nommé Vanderberge vint avec sa famille s'installer à Orléans vers 1640. Son usine fonctionna à partir de 1650. En 1680, l'on en comptait trois, plusieurs autres furent installées vers le fin du règne de Louis XIV, dont celle de M. Levassor. C'est surtout sous le règne de Louis XVI, que le sucre d'Orléans avait acquis alors une grande réputation dans le royaume ; bientôt on le traita en si grande quantité, que les sous produits de la fabrication, dont la mélasse, le gros sirop, le tafia, suffit à constituer des branches nouvelles pour le commerce Orléanais. Vers 1750, on compte 32 raffineries. 16 en 1776, 23 ou 24 en 1790, et 26 en 1800. Les dernières s'installent au début de l'Empire. Elles prospérèrent longtemps et ne fermèrent que devant l'ensablement de la Loire empêchant la marchandise d'arriver. Elles ne sont plus que 12 en 1830 et 4 en 1840. Une seule subsiste en 1850 qui abandonne la fabrication après 1852.

Comme ces usines étaient quelque peu polluantes, on les avaient repoussées au sud et au sud-est de la ville , près du fleuve et à proximité des quais où arrivait le sucre brut. Au quartier Saint Marceau, l'une des plus importantes de la ville s'installa en 1793 dans l'ancien couvent des Augustins et s'arrêta en 1814.

Source : http://www.coeur-de-france.com/histoire3.html

Ancien couvent de Saint-Loup, à 3 km du centre d'Orléans. Les anglais y construisirent une forte bastille pendant le siège de 1428.


Après la Révolution

Ancien couvent des Soeurs de la Crèche, n°3 rue des Chats Ferrés.
La chapelle est inaugurée le 24 juin 1867. Le site rasé en 1944 est reconstruit et reste une crèche jusqu'en 1982.

Ancienne maison de la Sainte-Enfance, au n°7 rue d'Escures. La chapelle a été détruite.

Ancien couvent des Dominicaines de la Présentation de Tours, au n°11 rue d'Escures (fin XIXe). L'ouvroir qui y fut installé devint un foyer de jeunes filles. Au XXe, le couvent est transformé en logements.

Ancien couvent de Petites Soeurs Dominicaines, Pl. du général de Gaulle. Les soeurs s'installent dans la Maison dite de Jeanne d'Arc et y adjoignent une chapelle après 1886. La maison et la chapelle sont sinistrées par les bombardements; les restaurations d'après-guerre conservent la façade de la maison Jeanne d'Arc et d'une maison XVIe attenante mais sacrifient la chapelle, qui se trouvait du côté de la rue du Cheval Rouge. Les soeurs se réfugient rue de la Bretonnerie, puis au n° 20 bd Alexandre Martin.

Ancien couvent des Filles de la Sagesse, rue des Grands Champs. Elles y ouvrent le cours St Charles (n°24) et un externat de filles au n°26 avec une chapelle dans un local.

Ancien couvent des Pères Maristes, n° 21 rue de Limare. Ils s'y installent en 1855, sont expulsés en 1880, reviennent par la suite. Une école y est installée et finit par annexer la chapelle qui subsiste.

Ancien couvent des Soeurs de l'Immaculée Conception, n°35 rue de Recouvrance. Ce sont des gardes-malades à domicile qui sont installées là de 1875 jusqu'en 1940, date à laquelle le quartier est dévasté par les bombardements allemands.

Ancienne communauté des soeurs du Bon Secours, au n°21 bd Rocheplatte, auprès de la clinique du même nom; de 1952 à 1985. Un oratoire sert de chapelle. Précédemment, la communauté était rue Sainte-Anne ( Arrow Chapelles).

Ancien couvent des Ursulines (XIXe), devenu en 1909 le Séminaire. Arrow Chapelle du Séminaire. Les Ursulines s'y installent en 1810 et font construire leur couvent tout au long du XIXe.

Ancien couvent des Filles de la Croix de Saint-André, qui dirigent au n°6 cloître St Aignan l'orphelinat de la Grande Providence de 1825 à 1959. Aujourd'hui, il s'agit du lycée Saint-Paul Bourdon Blanc.

Ancien couvent des Révérends Pères Montfortains, n°1 bis rue Saint-Euverte

Ancienne communauté des Frères des Ecoles chrétiennes, n°18-20 rue St-Euverte, de 1802 à 1837.

Ancien couvent des Ursulines, N°11, de 1906 à 1924.

Ancien couvent de la Visitation (2e fondation) de 1804 à 1838, n°25-29 rue St Euverte


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:12 (2017)    Sujet du message: Orléans (45000)

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