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Port-Marly (Le) (78560)

 
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MessagePosté le: Jeu 12 Aoû - 14:37 (2010)    Sujet du message: Port-Marly (Le) (78560) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Louis, route de Versailles

La rive méridionale de la Seine a livré un certain nombre de vestiges préhistoriques mais dans cette boucle de la Seine, le fil de l'eau ne favorise nullement l'installation d'un port, et celui-ci est créé en aval, au Pecq. Au Port-Marly, des iles d'alluvionnement plus ou moins anastomosées permettent les pêcheries dépendant de l'abbaye de Saint-Denis, puis de la Maison royale de Saint-Cyr. Le port se développe pour le transport des matériaux nécessaires aux constructions des châteaux de Versailles et de Marly, à leur entretien. Jouffroy d'Abbans, créateur de la navigation fluviale à vapeur, y séjourne un moment. La paroisse est créée en 1785 et la municipalité en 1790, malgré l'opposition de Marly-le-Roi, mais le territoire cadastral n'est fixé qu'en 1819. Au XIXe siècle, Le Port-Marly attire l''il des peintres comme Turner, Sisley, Pissaro, Marquet et Derain. La patte d'oie des routes de Saint-Germain à Paris et du Port-Marly à Marly et Versailles favorise le trafic des diligences dès le XVIIIe siècle et l'établissement d'un train routier dès 1834. Le tramway à vapeur qui dessert Le Port-Marly à partir de 1874, est remplacé par le tramway électrique en 1911 puis par les autobus à moteur en 1935. La N186 et la N13 travsersent la commune, assez isolée des gares environnantes.

Parfait exemple d'architecture religieuse néo-classique, dans le cadre du renouveau de l'art sacré à la fin de l'Ancien Régime, l'église est à l'origine une idée du dauphin, fils de Louis XV, mort en 1765. Louis XVI la reprend quelques années plus tard. Le porche central est flanqué de deux colonnes portant un fronton surmonté d'une arcade en plein cintre inscrite dans un rectangle. Ce fronton est la seule partie sculptée de la façade, dont la nudité est ainsi mise en valeur. L'abondance agenouillée offre une gerbe d'épis, et deux anges soutiennent un flambeau pour lire le grand livre de la Bible. La paix de Versailles, en 1783, renforce, deux ans avant la dédicace officielle, l'idéal de paix des premières années du règne de Louis XVI. Une colonnade relie le bâtiment à deux pavillons à frontons arrondis, abritant le presbytère d'un côté et l'école de l'autre. Étienne-François Legrand rejoint ainsi les partis architecturaux de l'époque adoptés par Trouard, Mique et Ledoux et, par-delà, Palladio. Les quatre évangélistes en plâtre des niches de la nef sont offerts par Mme du Barry, et le tableau du Christ en croix, offert par Louis XVI, provient du château de Marly. Dans la chapelle des fonts, une Vierge à l'Enfant en bois date du XVIIe siècle.

L'inondation à Port-Marly, Alfred SISLEY 1876 : http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/65/Alfred_Sisley_062.jpg

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Louis
Siécle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : lanternon à dôme carré
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (2) (cliquez pour agrandir) :

façade et clocher

Crédits : Photos de l'utilisateur wikipédia Henry Salomé; distribution sous licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 Unported : liberté de copier, modifier, adapter l'oeuvre sous réserve de mentionner l'auteur originel et de distribuer l'oeuvre sous une licence de même nature.

Communauté religieuse

Communauté d'Emmaüs

Les Chiffonniers Compagnons Bâtisseurs Emmaüs achètent en 1954 un terrain à l'abandon. Il s'agit d'un morceau de la Jersey Farm, de réputation internationale de 1884 jusqu'à la Première Guerre mondiale. Installée dans l'ile de la Loge, cette ferme modèle avec traite électrique des bêtes importées de Jersey organise des visites par tramway venant de l'Étoile, puis par bac ou par embarcadère, ainsi que des livraisons à domicile. Mais elle est transformée un champ expérimental de tirs par Dion-Mouton durant la Première Guerre mondiale.
Photo : http://fr.topic-topos.com/image-bd/communaute-demmaus-le-port-marly.jpg

Au cimetière, la communauté d'Emmaüs dispose d'un tombeau collectif.

Ancienne chapelle d'établissement scolaire

Ancienne chapelle de l'école Sainte-Geneviève : L'école Sainte-Geneviève est d'abord installée à l'ombre de l'église Saint-Louis, puis au-dessus et par-derrière. Le banquier Mardochée Sourdis, maire du Port-Marly, crée la « maison d'école » au 1, rue de Versailles sous le second Empire, en 1867. La date de 1859 inscrite sur la maison est celle qui est prévue à l'origine. L'institution des soeurs de la congrégation de la Sainte-Enfance s'occupe de cette école. Le culte de sainte Geneviève se développe à cette époque et s'appuie sur l'histoire régionale, puisque la sainte est originaire de Nanterre.


Accès : Réseau Saint-Lazare, arrêt à Marly le Roi, prendre au nord de la gare (côté Le Pecq) la rue Fontenelle, tourner avant le marcher dans la rue Henri Bègue, puis longer la N186 sur 500 m.

A signaler :

===> Chateau de Monte-Cristo : En 1844, alors qu'il est à l'apogée de sa gloire, Alexandre Dumas décide de se faire construire par l'architecte Planté ce château, dont il conçoit lui-même les lignes principales. La demeure se caractérise par son éclectisme architectural très à la mode à cette époque. L'inauguration a lieu le 25 juillet 1847, et Alexandre Dumas a pour cette occasion 600 invités. Très dépensier, Dumas ne vit jamais dans cette demeure qui est saisie quelques années après sa construction et dont les meubles sont vendus aux enchères en 1848. Elle appartient à plusieurs personnes avant d'être prise en charge en 1960 par l'École anglaise de Paris puis en 1969 par les trois communes de Marly-le-Roi, Pecq-sur-Seine et Port-Marly, ainsi que par la Société des Amis d'Alexandre Dumas, afin de la soustraire à un projet de démolition

===> Café BRAZZA : Appelé au XVIIIe siècle À Saint Nicolas, du nom du patron des mariniers, ce café est représenté sur plusieurs tableaux de Sisley datant de 1876, comme L'inondation à Port-Marly et La barque pendant l'inondation. Au XIXe siècle, de nombreux artistes comme Turner, Corot, Henriques, Sisley, Pissarro, Trouilleber, Maufra, Loiseau, Derain, Maurice Denis, Caillebotte et Vlaminck sont attirés par cet endroit des bords de Seine, ses bateaux-lavoirs et ses auberges. Beaucoup d'entre eux se fixent dans la région. Ce café se trouve sur un circuit créé à la fin du XXe siècle, le « Chemin des Impressionnistes ».

===> Chateau des Lions (XVIIIe-XIXe) : Rebâti sur les ruines de la Grande Maison de l'abbé Coulau, chapelain de la dauphine et bibliothécaire du collège des Nations sous Louis XIV, ce manoir est encadré, de chaque côté des pavillons, par deux ailes basses et des terrasses. Le château de la comtesse Catherine Varneville est repris en 1806 par P. A. Bézuchet, grand investisseur régional, qui lui ajoute un étage. Ce château abrite un escalier d'honneur en fer à cheval de vingt marches à rampe de fer forgé, ainsi que des baies à vantaux et impostes dormantes. Il accueille la mairie depuis 1953. Le château abrite l'ensemble dit des Quatre Saisons, peint pour le château de Colombes et qui est transféré entre 1824 et 1837 au château des Lions. Au centre des voussures peintes, sur les quatre points cardinaux, de grands médaillons ovales de bronze feint représentent les quatre éléments. Sur des colonnes feintes, des atlas soutiennent des déesses tirant une fausse tenture, et découvrant à chaque angle une saison : l'été avec les travaux des champs, l'automne, saison des vendanges, l'hiver avec des arbres enneigés, la chasse et une nativité, et enfin le printemps avec ses nymphes et ses fleurs. Cet ensemble est réalisé par Michel Dorigny (1617-1665) et son oncle Simon Vouet (1590-1649). La partie centrale du plafond a disparu. Il s'agirait de l'un des premiers décors plafonnant sous caissons. Photo : http://fr.topic-topos.com/image-bd/les-quatre-saisons-le-port-marly.jpg

===> L'entrepot des tramways (fin XIXe) : http://fr.topic-topos.com/vestiges-du-tramway-a-port-marly-le-port-marly

===> Auberge de la Grande Pinte (XVIIe), attenante au potager du Chateau des Lions. Sur sa façade, on peut voir de grands médaillons représentant des têtes de cheval.



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MessagePosté le: Jeu 12 Aoû - 14:37 (2010)    Sujet du message: Publicité

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