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Auxerre (89000)

 
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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 01:10 (2010)    Sujet du message: Auxerre (89000) Répondre en citant

Cathédrale Saint-Etienne

La cathédrale actuelle est le cinquième des sanctuaires qui se sont succédé depuis le Ve siècle. Pour remplacer la première église devenue trop petite, saint Amâtre (vers 386-418) fit bâtir une nouvelle église plus vaste, à l'emplacement de l'édifice actuel. L'Évêque Desiderius dit Saint Didier d'Auxerre, (603-621), ajouta à son église une abside décorée d'une mosaïque à fond d'or à l'exemple de celle de Syagrius à Autun. Cette construction fut totalement détruite lors d'un incendie à la fin du IXe siècle.

vue de la cathédrale et de la ville haute, depuis l'Yonne

Le troisième sanctuaire fut érigé sous l’épiscopat d’Hérifried (887-909). C’est encore un incendie qui ravagea en 1023 cette cathédrale, ainsi d’ailleurs qu’une grande partie de la ville.

Une cathédrale romane fut alors édifiée par Hugues de Châlon. La nouvelle église, bâtie en pierre fut consacrée en 1057. Son chœur, flanqué de deux tours, reposait sur une crypte qui lui servait de soubassement en raison de la pente du terrain vers l’Yonne.

L'édification de la cathédrale actuelle débuta en 1215, sous l'épiscopat de Guillaume de Seignelay, sur la base du vaste édifice roman dont subsiste toujours aujourd'hui la crypte du XIe siècle. Les travaux de démolition-construction démarrèrent simultanément au niveau du chœur (au-dessus de la crypte) et de la tour sud de la grande façade occidentale. Mais les successeurs de Guillaume de Seignelay étaient beaucoup moins actifs que lui, et les travaux avancèrent lentement. En 1235 cependant, suite à l'épiscopat d'Henri de Villeneuve (1220-1234), le gros œuvre du chœur était terminé. On débuta dès lors la pose des vitraux du déambulatoire, laquelle ne se termina que vers 1250. C'est alors que démarrèrent les travaux de la façade occidentale et de la nef, mais à très faible allure.

À la fin du XIIIe siècle, on dut exécuter des travaux de consolidation du chœur. En 1300, on entreprit la construction du croisillon sud du transept dont le portail est consacré à saint Étienne. Le tympan de ce portail fut sculpté vers 1320. La destruction de l'ancienne nef romane, afin d'élever la nef gothique, eut lieu au début du XIVe siècle. Après quoi on éleva la nef dans les années 1320-1350, et de 1345 à 1355, on réalisa les chapelles latérales des bas-côtés de la nef. Mais les vicissitudes de l'époque, liées à la guerre de Cent Ans retardèrent le chantier ; ainsi le bas-côté sud ne fut achevé que vers 1378. La pose des vitraux de la nef se fit de 1390 à 1410, et en 1403, le chapitre de la cathédrale commanda au charpentier Odon Gauthier les portes de la façade occidentale.

Ainsi, au début du XVe siècle, le croisillon nord du transept et les tours n'avaient pas encore été entrepris. Il est vrai que la construction était fortement perturbée par la guerre de Cent Ans. En 1415 débute la construction du bras nord du transept. Le portail de ce croisillon fut consacré aux saints de l'église d'Auxerre, en particulier à saint Germain, saint Pèlerin et saint Amâtre. On considère que le tympan du portail de ce croisillon fut sculpté vers 1415. Mais la construction de ce bras nord ne s'acheva que sous l'épiscopat de Jean III Baillet (1477-1513). En 1478 eut lieu la construction des voûtes de la nef et en 1500, on débuta enfin les travaux de la tour nord. Le deuxième niveau de celle-ci se termina en 1525 sous l'épiscopat de François Ier de Dinteville (évêque de 1513 à 1530).

En 1528 est posée la verrière et la rosace de la Vierge des Litanies du bras nord du transept; ces verrières sont réalisées par Germain MICHEL. En 1543, la tour nord était enfin terminée, sous l'épiscopat de François II de Dinteville (1530-1554), neveu du son prédécesseur. En 1550, on posa la verrière du bras sud du transept (oculus central représentant Dieu le Père et 8 lancettes consacrées à l'histoire de Moïse), ainsi que la verrière de la façade occidentale. Les deux verrières sont l'œuvre du maître verrier Guillaume CORNOUAILLE.

Les guerres de religion mirent fin à tout espoir de terminer un jour la façade de la cathédrale. En 1567, les protestants mirent la ville à sac. L'édifice eut à en souffrir si bien qu'en 1576, l'évêque Jacques Amyot (1571-1593) fit entreprendre la restauration de la cathédrale, dont celle des verrières du chœur. Ainsi la construction, demeurée inachevée, s'est étendue sur plus de trois siècles ; la tour sud ne fut jamais construite. En 1764, le jubé Renaissance dû à François Ier de Dinteville fut détruit et remplacé par les grilles de chœur, œuvre du ferronnier parisien Dhumier avec des portes dues à Sébastien-Antoine Slodtz sur des dessins de Claude-Nicolas Ledoux.

La cathédrale forme un édifice imposant : sa longueur extérieure atteint 100 m pour une largeur de 40 mètres en façade; la grande nef est large de 12 mètres. La tour nors est haute de 68 mètres. La nef et le choeur atteignent 30 mètres sous voûte, les bas-cotés 13 mètres. Le faîte du toit est à 42 mètres de haut.

La Révolution causa d'innombrables dégâts à l'édifice et à son mobilier. Le diocèse fut supprimé en 1790 et peu après, Saint-Étienne devint Temple de la Raison. On démonta stalles et grilles pour installer dans le chœur un théâtre en gradins destinés aux cérémonies républicaines. Des chefs d'œuvre d'orfèvrerie furent envoyés à la fonte. La belle statue de saint Étienne agonisant, située près du maître-autel, œuvre de Louis-Claude Vassé, échappa à la destruction car on en fit alors un Marat agonisant dans son bain. Les vitraux furent menacés de destruction, mais comme leur remplacement par du verre blanc eût coûté trop cher, la décision ne fut fort heureusement jamais prise. Enfin la crypte servit de cave au préfet du département qui occupait les locaux de l'évêché tout proche.

En 1840, grâce à Prosper Mérimée, Saint-Étienne fut inscrit sur la première liste des édifices classés Monuments Historiques. De grands travaux de restauration eurent lieu tout au long du XIXe siècle. Eugène Viollet-le-Duc restaura la crypte de 1844 à 1848. Il y effectua des travaux de consolidation des piles, de restitution des baies d’origine, de dallage du sol. En 1866 démarra une grande campagne de restauration de la cathédrale gothique, sous la direction de l'architecte Piéplu. Les vitraux furent restaurés ou complétés de 1866 à 1880 par les verriers Véssières frères, puis à nouveau en 1925-1930 par David.

La guerre de 1870 fut marquée par le tir d'une dizaine de boulets de canon prussiens sur la cathédrale. L'un d'eux vint malheureusement pulvériser la belle verrière droite du chevet de la chapelle axiale, datant de la première moitié du XIIIe siècle.

Depuis l'année 2001, une campagne de restauration générale de la cathédrale est en cours. Elle est financée par l'État, la région de Bourgogne, le département de l'Yonne et la ville d'Auxerre. Cette campagne concerne notamment les couvertures du sanctuaire ainsi que la remise en état de la grande façade occidentale, et plus particulièrement la restauration des trois portails et de leur statuaire. Cette phase devrait être terminée fin 2008.

Quoique déséquilibrée par l'absence de la tour nord, la façade occidentale est richement décorée. Les assises cyclopéennes des tours contrastent avec l'achèvement en style gothique flamboyant de la tour Nord. Toute la statuaire des trois portails a été réalisée en pierre calcaire fort résistante de la région de Tonnerre. La statuaire des portails de la cathédrale d'Auxerre, malgré les déprédations subies du fait des Huguenots au XVIe siècle, est des plus intéressante et constitue un des plus beaux chefs d'œuvre de la sculpture du XIIIe siècle.
Le tympan du portail central est consacré au Jugement dernier. Le Christ Juge est assis entre la Vierge Marie et saint Jean-Baptiste agenouillés. Les piédroits, où figurent les vierges sages et les vierges folles, se rattache à ce thème car ces dernières sont présentées montant à l'appel du Jugement Dernier, lequel figure au linteau. Les voussures contiennent des statuettes représentant les apôtres. Elles sont décorées de 66 scènes. Les niches des soubassements abritent des statuettes décapitées au XVIe siècle par les Huguenots et non identifiables. La partie inférieure des soubassements est sculptée de bas-reliefs sous forme de médaillons. Ceux-ci constituent de superbes et délicats petits chefs d'œuvre de la sculpture du Moyen Âge (XIIIe siècle). On y trouve l'histoire de Joseph à gauche et la parabole de l'enfant prodigue à droite. Certains de ces bas-reliefs comportent des personnages liés à l'antiquité païenne : on y voit notamment un Éros endormi, un jeune satyre, un Hercule.

Situé au premier niveau de ce qui aurait dû devenir la tour sud, le portail de droite est le plus ancien portail de l'édifice, puisque, à l'instar du premier niveau de cette tour sud, il date de la toute première phase de la construction de la cathédrale, au début du XIIIe. Le tympan comme les voussures relatent des épisodes de l'enfance du Christ, et de la vie de saint Jean-Baptiste. Le tympan est divisé en trois registres. Celui du haut représente la décollation (décapitation) du prophète et la remise de sa tête à Salomé, fille d'Hérodiade. Au milieu, on assiste au baptême du Christ. Enfin le registre inférieur reproduit des scènes de l'enfance de saint Jean-Baptiste : la Visitation, la nativité, la circoncision. Les soubassements sont décorés de diverses scènes, par exemple les amours de Bethsabée et de David. On peut voir aussi des statuettes symbolisant la philosophie et les sept arts libéraux. À droite du portail, un haut-relief de taille importante représente le jugement de Salomon.

Le tympan du portail de gauche représente le couronnement de la Vierge Marie par son fils, le Christ. Les sculptures des voussures retracent des épisodes de la vie de Vierge, de saint Joachim, son père, et de sainte Anne, sa mère. Au niveau inférieur du portail nord, on peut admirer de fort beaux bas-reliefs illustrant la Genèse ou Création du monde. La grande qualité des représentations végétales, animales et humaines tendent à montrer la splendeur du monde originel. Le péché originel a corrompu l'œuvre divine. L'arche de Noé est le symbole du Salut et de l'aide que Dieu donne aux hommes.

Intérieur

L'élévation de la nef est à trois niveaux : grandes arcades, triforium aveugle et fenêtres hautes. À l'inverse du chœur, construit bien plus tôt, la nef est de style gothique rayonnant. Il n'y a donc pas de chapiteaux au niveau des colonnes des grandes arcades. Moins haut et plus massif que celui du chœur, le triforium de la nef est composé de deux groupes d'arcatures géminées et treflées par travée. Chaque groupe est surmonté d'un oculus ou remplage quadrilobé. Le triforium laisse ainsi une plus grande place aux importantes fenêtres hautes entièrement composées de vitraux. Précédée par un vaste narthex, la nef comporte cinq travées barlongues (rectangulaires) et est bordée de ses deux collatéraux sur lesquels s'ouvrent huit chapelles latérales (4 au nord et 4 au sud). Celles-ci datent du XIVe siècle. Les voûtes ne datent que du siècle suivant. Les vitraux sont des XVe et XVIe siècles. La rosace de la façade, du XVIe également, fut posée en 1550 et évoque le Concert Céleste. Elle est due à Guillaume Cornouaille.

L'architecture du chœur est remarquable. Construit de 1215 à 1245, il s'agit d'un pur chef d'œuvre de l'art sacré ogival. Il se compose de quatre travées droites rectangulaires et d'un profond hémicycle à 7 pans (12 mètres). Comme la nef et le transept, son élévation est à trois étages (grandes arcades, triforium aveugle et fenêtres hautes). Derrière le triforium orné d'une gracieuse et fine colonnade, se trouve une galerie. Les colonnes des grandes arcades sont surmontées de chapiteaux à motifs végétaux. Certaines dont celles de l'abside sont très fines et cylindriques. L'ensemble donne une impression de grâce et de légèreté. Le chœur est fermé par une belle grille de style Louis XV, confectionnée par Sébastien-Antoine SLODTZ (frère de Michel-Ange Slodtz). On y trouve aussi des stalles du XVIe siècle, ainsi qu'un retable surmonté d'une statue en marbre représentant la lapidation de saint-Étienne, œuvre de Louis-Claude Vassé.

Sur le déambulatoire, derrière le choeur, s'ouvre une vaste chapelle axiale de plan carré (chapelle de la Vierge). Celle-ci est surmontée d'une voûte à dix ogives convergeant vers la clé de voûte et retombant sur de très fines colonnettes dont certaines n'ont pas plus de 25 centimètres de diamètre. Le déambulatoire, de même que la chapelle axiale sont ornés de nombreuses verrières historiées réalisées dans la première moitié du XIIIe siècle, quelques années avant la réalisation des vitraux des hautes baies. Les 15 fenêtres du déambulatoire comportent un ensemble magnifique de 32 lancettes ornées de vitraux de la première moitié du XIIIe siècle abordant quelques 350 sujets ! Ceux-ci racontent des scènes de la bible et de la vie des saints.
Sous les vitraux, le soubassement du mur extérieur du déambulatoire est décoré d'une série d'arcatures aveugles ornées de belles têtes sculptées. Elles représentent avant tout des prophètes et des sibylles. Du côté nord du déambulatoire, un tableau sur bois du XVIe siècle représente la Lapidation de saint Étienne.Sur le bas-côté droit du chœur s'ouvrent trois chapelles latérales construites au XVIe siècle, l'une d'entre elles contenant le trésor de la cathédrale. Sur la bas-côté gauche, la très ancienne sacristie du XIIe siècle communique avec le sanctuaire. De plan carré, ses voûtes retombent toutes sur un pilier central.


La crypte

La crypte romane de 1023 est située sous le chœur de la cathédrale. On y accède par la partie sud du déambulatoire de l'église haute (c'est-à-dire à droite du chœur). Elle a une longueur intérieure de 37 mètres. La crypte comporte une nef à trois vaisseaux à voûte d'arêtes et un chevet rond. L'ensemble est entouré d'un déambulatoire, lui aussi voûté d'arêtes, sur lequel s'ouvre une chapelle absidiale voûtée en cul-de-four. Entre ces différents vaisseaux s'élèvent des colonnes massives. La chapelle absidiale ou axiale se distingue par ses magnifiques fresques des XIIe et XIIIe siècles.

On peut y admirer une fresque romane (début XIIe ou plus sûrement du milieu XIIe) représentant une grande croix, quatre anges à cheval logés dans des médaillons et au centre un magnifique Christ sur un cheval blanc. L'interprétation de ces fresques est énigmatique : passage libre du Christ sur la croix ou apparition du Roi des Rois, le cavalier de l'Apocalypse de saint Jean ? Sur la voûte en cul-de-four de la chapelle de la crypte, on peut également admirer un Christ en majesté (fin XIIIe).

La chapelle axiale ainsi que le déambulatoire, sont dotés de baies ouvertes vers l'extérieur. Ceci est dû à la déclivité du terrain sur lequel est construit la cathédrale, et qui s'incline progressivement vers le lit de la rivière Yonne situé à l'est de l'édifice.

Plan de la cathédrale d'Auxerre : http://architecture.relig.free.fr/images/auxerre/auxerre_plan.jpg

Photos de la Cathédrale d'Auxerre : http://www.gotik-romanik.de/Auxerre, Thumbnails/Thumbnails.html[/url]

Type d'Edifice: Cathédrale
Nom de l'Edifice : Saint-Etienne
Siécle de l'édifice: XIe-XIIIe-XIVe-XVe-XVIe-XVIIe-XVIIIe-XIXe sur fondations du IVe-VIe-IXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (15 + 80) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
portail nord
grand portail
portail sud

portail de la tour sud inachevée
sculptures, côté sud de la façade

porche, côté nord
côté nord

chevet et Evêché (Préfecture)
côté sud


Photos personnelles de l'intérieur de la Cathédrale : http://lfdc89.canalblog.com/albums/cathedrale_saint_etienne_d_auxerre/index…


Dernière édition par Admin le Jeu 3 Mar - 20:08 (2011); édité 11 fois
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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 01:10 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 01:14 (2010)    Sujet du message: Auxerre (89000) Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Pierre, anciennement abbatiale

Dès les premiers siècles du Christianisme, le quartier bas de la ville eut, comme les autres, son église et son monastère qui furent placés sous l’invocation de saint Pierre. Dans le Règlement de saint Aunaire pour les prières publiques (fin du VIe siècle) on trouve, pour la première fois, la mention de la basilique de Saint-Pierre, appelée plus tard église Saint-Pierre et Saint-Paul. Des clercs y furent préposés par les évêques sous la direction d’un chanoine de la cathédrale qui en était le doyen. Ils étaient chargés de l’instruction du peuple gallo-romain de cette partie de l’ancienne ville qui subsistait encore. Les Arabes ravagent Auxerre en 732 et détruisent l'église ainsi que la ville basse.

Après plusieurs vicissitudes, l’église Saint-Pierre, devenue une collégiale de chanoines, fut restaurée, en 1107, par l’évêque Humbaud qui y établit des chanoines réguliers de l’institution d’Yves de Chartres, de l’ordre de St Augustin, et qui mit un doyen à leur tête. En 1277 un grand incendie endommagea gravement le monastère. Vers 1470, Guy de Toucy transforma le Chapitre en abbaye sous le nom de Saint-Piere-du-Bourg pour la distinguer de l’église de Saint-Pierre-en-Château qui était dans l’enceinte de la cité. L'église connaît à nouveau une ère de prospérité assurée par le nombre des religieux, leur discipline et les donations épiscopales. Au XIVe siècle la guerre de Cent ans l'appauvrit beaucoup, et elle ne put jamais depuis recouvrer son importance première.

En 1567, la prise de la ville par les Huguenots amena le pillage de l’abbaye Saint-Père, et l’incendie du logis abbatial. Les bandes de soldats, qui étaient maîtresses de la ville, avaient mis le feu à la tour de l’église récemment construite aux frais des habitants de la paroisse. La toiture fut brûlée et les cloches fondirent, mais la tour resta debout.

Les limites de la paroisse Saint-Père et de la censive de l’abbaye au XVIe siècle donneront peut-être une idée de ce qui restait de la ville gauloise après l’établissement du Christianisme. Pour les déterminer, il suffit de tracer une ligne de la porte Chantepinot à la Tour Saint-Pancrace, passant par le côté droit des rues Paul Bert, Nicolas Maure, des Boucheries et de Sous-Murs. La rivière servira de base à l’est et les murs de la ville au sud. En sortant de la ville on suivait le chemin qui conduit à Preuilly, à côté de la maison Fatet, et tous les climats qui sont entre ce chemin et la rivière étaient aussi de la censive de Saint-Père (Sentence du bailliage d’Auxerre du 8 octobre 1565. Fonds de l’abbaye Saint-Père). La paroisse Saint-Pèlerin, n’étant qu’une succursale de celle de Saint-Père, était englobée dans ses limites. Mais, ce ne fut qu’après la construction de l’enceinte de la ville que la paroisse Saint-Père prit un accroissement qui ne fut plus arrêté par la guerre et la destruction qui s’en suivait toujours. Les moines agirent, encore ici, comme nous l’avons déjà vu dans d’autres quartiers, ils donnèrent à baux à rentes perpétuelles les terrains inoccupés de leur vaste paroisse, à charge d’y établir des habitations (La Sentence du bailliage de 1565 rapporte « que anciennement c’estoit terres labourables, clozeaux et jardins et quelques bastimens que l’on tenoit de l’abbaye. »). Aux XVe et XVIe siècles, on trouve encore des traces de ces opérations (Archives de 1’Yonne, Fonds Saint-Père).

L’abbé de Saint-Père était curé primitif de l’église paroissiale, et il eut souvent des contestations avec les paroissiens. L’autel de la paroisse était placé à la porte du chœur depuis l’organisation de la paroisse au XIIe siècle. Mais par la suite des temps, la nef, qui était très petite, ne suffit plus, les paroissiens voulurent, comme souvent, annexer le choeur, malgré les résistances des moines; cela donne lieu à des procès. Il y eut aussi des querelles sur l’usage des cloches qui, étant placées dans le clocher élevé sur le milieu du chœur, n’étaient pas facilement à la disposition des paroissiens. Aussi, au commencement du XVIe siècle, résolurent-ils de bâtir une belle tour à côté de leur église pour placer leurs propres cloches. L’entreprise, commencée en 1536, fut achevée en 1577. Et c'est cette tour neuve qui fut brûlée par les Huguenots.

L’état de vétusté de l’église contrastait alors avec l’élégance de la tour ; et les habitants de la paroisse résolurent d’y porter remède. Les moines, à qui ils proposèrent en 1561 de reconstruire leur église plus grande et plus belle, y consentirent et leur accordèrent le droit de célébrer la messe paroissiale au grand autel, par acte du 15 juin 1561. Cependant les travaux ne furent exécutés que lentement à cause des guerres de religion. Le chœur ne fut achevé qu’en 1623 et les bas-côtés des nefs qu’après 1630. Les dons des fidèles suffirent seuls pour ces grands travaux. On ne posa le couronnement du portail qu’en 1658 ; cette date se lit au fronton avec les lettres F L, initiales du nom de François Laligne, maître maçon qui l’acheva. Les deux ordres inférieurs furent élevés à partir de 1630, par Isaac Gillot et Blaise Chériot, maîtres tailleurs de pierre à Auxerre, après approbation du projet par les fabriciens et les notables de la paroisse. C’était la fabrique qui fournissait les matériaux sur place. Ils coûtèrent de main-d’oeuvre 4.267 livres, y compris la construction du mur du bas-côté sud depuis le portail Saint-Vincent (Fabrique Saint-Père).

Il y avait autrefois, dans l’église Saint-Père, plusieurs confréries pieuses, notamment celles des vignerons et des bouchers dont on voyait encore, au milieu du XIXe siècle, les attributs dans deux chapelles à droite. La fête de Saint-Vincent donnait lieu à d’abondantes libations. Un moine raconte qu’au moment où le bâtonnier de l’année écoulée rendait le bâton du saint, on chantait, dans l’église, ce verset : Deposuit potentes de sede, puis aussitôt que l’adjudicataire le recevait, on achevait en disant Et exultavit humiles ! »; cette tradition disparaît avec la suppression du port des bâtons mi-XVIIe).

Pendant la fin du XVIIe siècle et au commencement du XVIIIe, les moines de l’abbaye Saint-Père tombèrent dans de graves désordres que les abbés commendataires n’empêchèrent point. Une réforme sévère y était devenue nécessaire. Après une longue hésitation de la part de l’abbé, l’évêque, M. Séguier, y introduisit les chanoines réguliers de Sainte-Geneviève de Paris, dits génovéfains, mais la transition et le retour de la rigueur doctrinale dont ils firent preuve ne fut pas acceptée sans heurts et réticences. Les génovéfains commencèrent par reconstruire dans le style du siècle le portail d'entrée.

Pendant la Révolution, l'église fut alors dépouillée de tous ses ornements et le pavé même en fut vendu. Un atelier de nitrerie artificielle pour la fabrication du salpêtre y fut établi en l’an II, et fut elle ensuite vendue en l’an IV (1796) à un sieur Rimbaut, pour être démolie. Cependant les habitants s’émurent, et se rappelant que leurs ancêtres avaient bâti l’église de leurs deniers, et qu’en mourant ils n’oubliaient jamais la fabrique ou l’œuvre de leur église; ils protestèrent contre cette vente, alléguant que l’église était au nombre des édifices conservés pour l’usage du culte par la loi du 15 mars 1791, et qu’ils en étaient en possession au premier jour de l’an II pour l’exercice du culte catholique ; et ils demandèrent, au nom de la loi de l’an III sur la liberté des cultes, qu’elle leur fût confirmée. L’administration fut bien embarrassée. Les pétitionnaires étaient au nombre de plus de 150, parmi lesquels sont des noms bien connus dans la paroisse : les Messigny, les Marcilly, les Roux, les Carré, etc. ; après quelques hésitations, l’administration finit, quoique avec mauvaise grâce, par leur abandonner la vieille église. En l’an X, le curé Payart, qui avait repris ses fonctions d’avant la Révolution, obtint du préfet les stalles de l’église Notre-Dame-la-d’Hors que les Théophilanhtropes avaient transportées dans la nef de Saint-Eusèbe, et que la suppression de leur culte rendait disponibles.

L’intérieur du vaisseau forme une longue basilique à trois nefs, dont les travées sont à plein cintre et reposant sur des colonnes et des piliers composites. On remarque dans ces fenêtres, du côté du nord, des vitraux du XVIIe siècle assez beaux et représentant des saints. Depuis la moitié du XIXe, l'église a repris un air de richesse et de bon goût. M. Larfeuil, son curé, n’a rien négligé pour la tirer de sa ruine. Aussi, de tous côtés, les embellissements se font remarquer. Une très vaste chaire gothique, un Chemin de croix, des chapelles décorées de tableaux, de belles orgues, etc., tout enfin montre un grand zèle pour l’embellissement de la pauvre église.

Après avoir descendu le passage qui longe l’église Saint-Pierre au nord, on trouve les restes des bâtiments de l’ancien monastère qui s’appuyaient autrefois sur le côté nord du chœur de l’église. L’extérieur n’a plus rien d’ancien, mais on remarque encore l’intérieur d’une longue salle dans le goût du XIIIe siècle avec une voûte à nervures croisées et retombant sur des colonnes munies de crosses. Les ouvertures qui donnent sur le levant sont à plein cintre et chanfreinées. C’était la salle capitulaire des religieux. Suivant un plan du milieu du XVIIe siècle, tous les bâtiments du monastère étaient placés au nord de l’église. On y entrait par une porte qui se voit encore à gauche du portail de l’église, puis on traversait une vaste cour avant d’y arriver. Le cloître carré longeait tout le côté nord du chœur et du sanctuaire. Les jardins, le verger et une vigne bordés par les maisons de la rue Saint-Pélerin, et formant ce qu’on appelait, au XVIe siècle, le Clos de Saint-Pierre, sont partagés aujourd’hui entre divers particuliers et le couvent des dames Augustines. Il existait un passage pour aller de l’abbaye, à travers le jardin, à l’église Saint-Pélerin. Il en reste encore la place.
Source : Paroisse d'Appoigny-Auxerre

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre
Siécle de l'édifice: XVe-XVIe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (15) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

portail

façade
côté nord
clocher
portail intérieur

chevet
inscription

bâtiment abbatial
culot
caves

Photos de l'intérieur de l'église : http://lfdc89.canalblog.com/albums/auxerre___eglise_saint_pierre/index.html

Eglise Saint-Eusèbe (XIIe-XVIe-XVIIe)

En 637, l’évêque Pallade fonda hors les murs, de la cité un monastère dédié à saint Eusèbe de Verceil ; Souvent saccagé, il fut abandonné par les moines et rattaché à la cathédrale d’Auxerre. Il devint en 1110 un prieuré, desservi par des chanoines réguliers de Saint-Laurent de Cosne qui reconstruisirent les bâtiments et érigèrent l’église en paroisse vers 1130. Le sanctuaire mal entretenu s’effondra en 1523, mais fut rapidement rebâti dans le style Renaissance et pourvu de magnifiques verrières. Les Guerres de Religion empêchèrent la poursuite des travaux. En 1634 le prieuré fut affilié aux chanoines réguliers, de Sainte-Geneviève de Paris, qui le réparèrent et l’embellirent. Peu nombreux au XVIIIe siècle, les religieux lotirent leurs terrains où s’édifièrent des hôtels particuliers. Transformée en prison, puis en 1798, centre du culte théophilanthropique, l’église ne redevint paroisse qu’avec le Concordat. Au XIXe siècle, le bâtiment fut restauré, et en 1862 classé monument historique.

L’église Saint-Eusèbe présente à l’extérieur un aspect massif. La nef romane du XIIe siècle, soutenue par d’épais contreforts, est sobre : des fenêtres à lancettes éclairent les travées et un cordon de modillons court sous le toit. Cette simplicité contraste avec le chœur renaissance. Percé de deux étages de hautes fenêtres, il est soutenu par des arcs boutant garnis de moulures et de gargouilles s’avançant jusqu’à la tour romane. Le magnifique clocher roman, haut de 38 m, carré à la base et octogonal au sommet, comporte trois étages d’arcades en plein cintre ou en arc brisé ; la flèche fut ajoutée au XVe siècle. La façade ouest du XIIIe siècle est très simple. Les voussures du portail sont ornées de feuilles de vigne ; le second étage comporte trois fenêtres ogivales surmontées d’un pignon avec trois baies à lancettes. Sur la porte de 1633, deux panneaux représentent à droite saint Eusèbe et à gauche saint Laurent patron secondaire de l’église.

Divisée en cinq travées, la nef des XIIe -XIIIe siècle présente une transition entre le roman et le gothique. De lourds piliers cruciformes ornés de chapiteaux à fleurs d’eau soutiennent la voûte gothique à croisées d’ogives. Au second étage, le triforium est roman vers le chœur et gothique vers le portail ouest. Sur la quatrième travée droite, une énigmatique tête d’homme est sculptée sur le triforium. Dans les bas-côtés romans, cinq chapelles latérales éclairées de fenêtres flamboyantes furent ouvertes au XVIe siècle pour abriter les saints patrons des confréries. Le bas-côté nord conserve dans la troisième chapelle un tableau de saint Jean-Baptiste du XVIIe siècle et dans la quatrième un grand crucifix de bois du XVe siècle. La quatrième chapelle du bas-côté sud est consacrée à saint Germain d’Auxerre. Elle contient une châsse en bois conservant des reliques du saint et une photographie du « suaire de saint Germain », belle pièce de soie d’origine byzantine du XIe siècle, jadis conservé là mais, pour des raisons de sécurité, installée aujourd’hui au musée Saint-Germain. Un élégant chœur renaissance de pierre blanche. De hautes colonnes à chapiteaux portent dans la galerie supérieure des têtes sculptées. Entre le chœur et la nef la jonction est irrégulière car, décidés à reconstruire l’église dans le style renaissance, les bâtisseurs du XVIe siècle ont élevé les piliers nécessaires au prolongement de la voûte mais les travaux restèrent inachevés. Le chœur possède de belles stalles du XVIIe siècle ; la première à gauche réutilise un panneau de la Nativité du XVe siècle. Un tabernacle en bois doré du XVIIIe siècle domine l’autel.

La chapelle axiale date 1530 et est dédiée à la Vierge. Elle est un modèle de légèreté : des piliers d’angle partent des arcs qui se ramifient avant de se réunir au centre. De chaque côté de l’entrée figure une statue des saints patrons de l’église : saint Laurent à gauche et saint Eusèbe à droite. De splendides vitraux dus en grande partie à Edme Anglet, peintre à Auxerre de 1540 à 1542, ou du XVIIe siècle, ornent les dix fenêtres de cette chapelle. Endommagés, ils furent remaniés et leur base refaite en 1967. Ils illustrent de gauche à droite les thèmes de l’Apocalypse, de la Passion du Christ, de la Résurrection, l’histoire de Salomon et d’Absalon. D’autres verrières éclairent les déambulatoires. Au nord, elles racontent à gauche la nativité de la Vierge, à droite l’histoire de saint Laurent ;au sud la vie de saint Sébastien, l’histoire de Joseph. En 1999 fut posé le vitrail de la Nativité de saint Jean-Baptiste, patron de l’ordre de Malte.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Eusèbe
Siécle de l'édifice: XIIe-XVIe-XVIIe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté sud
chevet et flèche
côté nord

Photos de l'intérieur de l'église : http://lfdc89.canalblog.com/albums/auxerre___eglise_saint_eusebe/index.html


Eglise Sainte-Geneviève, quartier des Brichères. La première pierre de cette église fut posée le 23 octobre 1966. Elle fut consacrée en 1968.

La colline Sainte-Geneviève ne s’est pas toujours appelée ainsi. Vers 1400, ce climat (quartier) de finage d’Auxerre portait le nom des "Vieilles Celles". Par la suite, vers 1524, on parla du "Turot des Celles". Cette dénomination tirait son origine du fait qu’à une époque reculée, des celles ou cellules habitées par des religieux ou ermites se voyaient en grand nombre au flanc de cette montagne. Une fontaine sainte-Geneviève se vit adjoindre une chapelle au XVIIe (voir ci-dessous).

La création du comité des nouvelles églises (vers 1960) eut pour but de construire quatre églises avec leur presbytère dans les nouveaux quartiers à naître. Trois seulement virent le jour. L’architecte rennais Pierre Prunet reçut mission de construire l’église Sainte-Geneviève. « Dieu plante sa tente au milieu de son peuple » : on peut y tenir à six cents personnes environ. La première pierre fut posée le 23 octobre 1966 par Mgr Lamy, alors archevêque de Sens-Auxerre, en présence du maire d’Auxerre Jean Moreau ; mais l’édification tarda à commencer. En attendant, la première pierre fut déposée au presbytère. Elle y est toujours car on oublia de l’incorporer au moment de la reprise du chantier et, quelques années plus tard, à la pose du carrelage. En 1968 le gros œuvre était terminé. Restait à faire le carrelage et l’isolation thermique sous la toiture. Si le carrelage a bien été réalisé, l’isolation jugée trop coûteuse fut abandonnée. Entre-temps, le vocable Notre-Dame de Lourdes, initialement choisi, n’inspirait plus : on lui préféra celui de Notre-Dame des Enchères, nom du lieu-dit.

Pendant ce temps, le quartier Sainte-Geneviève grandissait, et l’église prit son nom. Quelques années après, le monastère de la Pierre Qui Vire vendait des autels sculptés par Marc Hénard, architecte du monastère. Trois furent achetés. Deux groupés dos à dos composeraient le maître-autel et le troisième serait placé dans une chapelle latérale. Les scènes sculptées représentent Josué et Moïse, celui de la chapelle du St Sacrement le songe de Samuel. Marc Hénard, moyennant finances, confectionna une crédence, un porte cierge, un pupitre et un banc. On plaça la grande croix offerte par M. Quillot, un paroissien, jusque-là accrochée au mur de la grande salle du presbytère. Plus tard, le père Jo de Mijola y superposa, venant de Ste Thérèse, un Christ de François Brochet. Le chœur était ainsi garni de meubles amovibles, afin de permettre d'organiser des concerts dans l'église, selon la mode de l'époque voulant des églises-polyvalentes. Par la suite une reproduction de l'icône de la Trinité d’Andrei Roublev trouva sa place et sœur Germaine dessina un Chemin de Croix qui est toujours fixé aux murs gouttereaux. Les deux toiles du chœur, peintes et offertes par une paroissienne, Marguerite Arry, représentent la Vierge d’Autun et une composition sur sainte Geneviève. À l’inauguration en 1968, la porte d’entrée principale était composée de 4 vantaux en verre. Les deux donnant sur l’extérieur cassaient régulièrement. On décida de les remplacer par des portes en bois que M. Dumont, un paroissien, réalisa. Le chauffage de cet édifice était constitué de petits radiateurs électriques placés sous les sièges. Leur efficacité n’étant pas garantie, ils furent remplacés par les radiants électriques actuels. La forme de l’église, sa structure bois lamellé collé, la bonne visibilité de tous les points, l’éclairage zénithal attirent quelques curieux. Elle est aussi un repère pour se diriger dans les Hauts d’Auxerre.
Source : paroisse Sainte-Geneviève

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Geneviève
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans (flèche sans cloches)
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue de l'église

vues intérieures
oratoire
chapelle de semaine


Eglise Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus, aux Rosoirs. L’église Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus a été consacrée par Mgr Lamy, archevêque de Sens, le 20 décembre 1959. Elle a été construite pour desservir un nouveau quartier d’Auxerre : les Rosoirs et les Quétards. Le presbytère, par ses proportions, soutient le volume imposant de la voûte de l’église. Extérieurement, on reproche à l’église sa masse un peu lourde. C’est exact, car un élément très important pour le rythme de l’ensemble n’a pas été réalisé : le clocher. L'architecte Pierre PRUNET a fixé à l'édifice un plan carré de 20x20 m.
La voute, réalisée en planches boulonnées figure un grand rucher ou bien un filet comme celui de Pierre, le pêcheur, dont Jésus a fait un pêcheur d’hommes, ou même, c’est l’aile de la poule qui rassemble ses poussins, comme Jésus lui-même veut le faire. La lumière doucement tamisée par les pare-soleil en bois favorise le recueillement. Toutes les perspectives orientent le regard et la priière vers l'autel, lieu où Jésus se donne en sa Parole et dans l’Eucharistie. La fontaine baptismale située elle aussi dans le sanctuaire a été réalisée par le sculpteur François BROCHET. Sur sa cuve octogonale est évoquée la Création d’après le premier chapitre de la Genèse : création de la lumière ; séparation de l’eau et de la terre ; création des plantes ; création des astres, du soleil, de la lune et des étoiles ; création des poissons et des oiseaux ; création des animaux et de l’homme ; péché originel. Il y a également une représentation de la mort du Christ. En effet, le baptême est une « plongée » dans la mort avec le Christ pour ressusciter avec lui.
Source : M. Adrien VENARD pour la paroisse des Rosoirs

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Thérèse
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Eglise Sainte-Marse et Saint-Gervais, sur la rive gauche (quartier de la gare) L'église est construite en 1964 dans le quartier rive droite et dédiée à saint Marse, fondateur avec saint Pèlerin de la première communauté chrétienne d’Auxerre.

Le nouveau quartier des Vauviers se trouvant sans lieu de culte, l’évêché prit la décision de faire édifier en 1964 une église qui devait reprendre l’ancien vocable de St Gervais St Protais. Mais le jumelage franco-allemand donna l’occasion de changer le vocable projeté pour rendre hommage à Marse, prêtre venu à Auxerre à la fin du IIIe siècle et qui y décéda le 4 octobre 318. Son corps, demeuré presque intact avait été transporté en Allemagne à Essen il y a plus de dix siècles. L'église fut en partie financée par des chrétiens et des fonds allemands, notamment de la paroisse sainte-Elisabeth de Duisbourg. En 1964, le Cardinal Hengsbach, premier évêque de l'évêché nouvellement fondé à Essen rapporte solennellement à l’église qui se fonde à Saint Marse d’Auxerre des reliques de Saint Marse.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Marse et Saint-Gervais
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet


Eglise Saint-Loup (de Troyes), à Vaux, commune associée d'Auxerre depuis 1972. L'église, classée MH, possède un porche du XIIe siècle et un chœur du XIIIe siècle. Une nef latérale est en partie construite au XVIe. Le maître-autel date du XVIIe.

Vaux a été donné à l’Abbaye St Julien d’Auxerre dès sa fondation au VIIe siècle. Le chœur voûté en ogive est du XIIIe siècle. L’église comporte deux nefs dont la plus récente fut construit au XVI’ siècle et un porche roman charpenté fin XIIe siècle. La nef principale, romane, non voûtée à l’origine, fut par la suite voûtée en bois comme le furent de nombreuses églises aux alentours. Des dalles funéraires, enrichies d’inscriptions et de figures, se retrouvent çà et là dans les deux nefs. La plupart recouvrent les tombes de curés de la paroisse.
Le maître-autel baroque comporte de chaque côté du tabernacle les sculptures sur bois de plusieurs évêques, et deux petites peintures sur bois représentant la Nativité. Dans le narthex, on remarque les vestiges d’un bas-relief de st Hubert datant du XVIe siècle. Enfin, les statues polychromes de st Loup, St Nicolas et St Germain ornent le chœur.


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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 01:15 (2010)    Sujet du message: Auxerre (89000) Répondre en citant

Chapelles

Chapelle de l'ancien séminaire, située rue Michelet, elle fut édifiée de 1706 à 1709 et consacrée le 1er février 1710. Anciennement dénommée chapelle Sainte-Marie, cette chapelle a été construite grâce à un legs d’André Colbert, ancien évêque d’Auxerre. Elle dépend du lycée Jacques AMYOT, situé à proximité, et est classée Monument Historique.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Marie, dite de l'Ancien Séminaire
Siécle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté nord et chevet

Chapelle du conseil général de l'Yonne, installé dans une ancienne Providence, bâtie au milieu du XIXe et confisquée en 1905, à la séparation de l'Eglise et de l'Etat. La chapelle est transformée en bureaux et salle des archives.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Marie, dite de l'Ancien Séminaire
Siécle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade de l'Hôtel du Département
bâtiments

côté
chevet de la chapelle

Chapelle Notre-Dame de Lorette, construite en 1761 sur l’emplacement d’une première chapelle appartenant aux Prémontrés, ce monument jouxte l’hôpital psychiatrique d’Auxerre dont elle était destinée à accueillir les malades aux offices. Chapelle de l'ancien asile départemental, face à la maison d'arrêt

En 1831 un arrêté du Conseil Général stipule que l'Hôpital Général ne doit recevoir que des malades mentaux, au nombre de 90. Jusqu'en 1840 l'Asile d'Aliénés est confié à la Congrégation Religieuse des Sœurs de la Providence d'EVREUX, sous la surveillance d'une commission administrative nommée par le Ministre sur proposition du Préfet, Président. Les sœurs sont secondées par deux médecins : les Docteurs PARADIS et COUROT. Elles sont remplacées par du personnel laïc. Le 20.06.1840 Monsieur le Docteur GIRARD de CAILLEUX est appelé à la Direction de l'Etablissement. Il est à l'origine des constructions nouvelles, selon les principes novateurs d'un hôpital pavillonnaire. L'établissement se compose d'une série de pavillons à deux étages séparés par des cours plantées et disposées parallèlement autour d'un bâtiment central abritant l'administration et la chapelle. Les pavillons sont reliés par des galeries couvertes soutenues par des colonnes ou des pilastres d'inspiration néo-classique. A l'extrémité est, sont situés les deux pavillons qui servaient à abriter les cellules des agités.

En 1850 est nommé un magistrat éminent à la tête du Département : M HAUSSMANN. S'en suivent de nouvelles constructions et aménagements - quartier des hommes, buanderie, boulangerie, bûchers, 3ème bâtiment hospitalier (malades semi-paisibles), bâtiments cellulaires, bâtiment central dit des services généraux, grille d'entrée, logements du concierge, du médecin directeur, raccordement de la salle d'autopsie avec le quartier des hommes et la chapelle…). En 1852 l'ancien vignoble des moines de St Germain, le " Clos la Chaînette " devient propriété de l'Asile. Plus tard, l'asile d'Auxerre sera choisi comme modèle pour la restructuration des asiles de la Seine, notamment l'hopital Sainte-Anne à Paris.
Source : http://www.chs-yonne.fr/histoire.html

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND de Lorette
Siécle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté sud


Chapelles Saint-Clément et Saint-Michel de la maison du Chapitre (XIe-XIIe-XIIIe-XVe-XVIIIe-XIXe)

L'enclos réservé aux chanoines, situé au sud-est de la cathédrale, est intégré dans le tissu urbain et n'a pas fondamentalement changé. Les bâtiments subsistants comportent notamment une grande salle à deux niveaux, la maison du chapitre, deux chapelles superposées, ainsi que des maisons de chanoines et divers locaux. Après la Révolution et à la suite des occupations et affectations successives, le parcellaire fut modifié, empêchant une lecture globale de l'enclos canonial. L'ancienne maison du chapitre, dont la construction remonte au XIIIe siècle, comporte dans ses fondations des éléments pouvant remonter au XIe siècle ; la salle du chapitre possède une charpente en carène du 15e siècle. Deux chapelles superposées (à l'étage supérieur, la chapelle Saint-Michel ; à l'étage inférieur, la chapelle Saint-Clément) sont voûtées d'ogives et datent, l'une du XIIe siècle, l'autre de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. Le site comprend également des maisons de chanoines du 15e siècle, remaniées au 18e, puis au 19e siècle ; elles abritent des caves gothiques et témoignent de la vie des chanoines, de leur organisation individuelle et communautaire, avec cellier, grenier et maison de la Recette.

Chapelle de la Madeleine, située au 2, rue Germain Bénard, cette ancienne chapelle de la fin du XIIe siècle faisait partie de l'ancien hôtel-Dieu de la Madeleine, également nommé Hôpital des Grandes Charités, qui fut transféré dans les bâtiments de l’abbaye Saint-Germain en 1826.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la Madeleine
Siécle de l'édifice: XIIe
Forme du clocher : autre
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Chapelle de la maison d'arrêt (XIXe)


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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 01:25 (2010)    Sujet du message: Auxerre (89000) Répondre en citant

Abbayes et couvents

Abbaye Saint-Germain

Né vers 378 dans la région auxerroise Germain appartient à une famille aristocratique de propriétaires fonciers gallo-romains, actifs dans le gouvernement de la cité. D'abord formé aux arts libéraux en Gaule, il parfait son éducation juridique à Rome. Il y devient avocat et s'y marie avant d'être envoyé comme administrateur en Gaule. Il est connu pour être l'un des notables de sa ville. Amâtre, évêque d'Auxerre, le fait clerc peu avant sa mort. Il est élu à l'unanimité évêque d'Auxerre et choisit pour combat la rigueur de l'ascèse et le service de l'Église et des fidèles. Il obtient ainsi des dégrèvements fiscaux pour sa cité auprès du préfet des Gaules. Il intervient également auprès de l'impératrice Galla Placidia en faveur des Armoricains en rébellion. Germain meurt en 448 lors de cette ambassade. Son corps est transporté à Auxerre où il est inhumé dans l'oratoire qu'il avait fait bâtir en l'honneur de saint Maurice d'Agaune.
Germain effectue deux voyages en Bretagne (actuelle Angeterre) pour ramener les Bretons, qui avaient verés en partie dans l'hérésie pélagienne à l'orthodoxie catholique, l'un en 429, l'autre vers 431. Pélage, excommunié vers 426, soutenait que l'homme était exempt du péché originel, et pouvait, par son seul libre arbitre, atteindre la grâce en s'abstenant du péché. Pendant que le pontife obtient de nombreuses conversions, les Bretons sont menacés par les incursions des Pictes et des Saxons sur leur territoire. Germain prend alors la tête des troupes fraîchement baptisées, les enjoignant de reprendre ses propos avec force. La clameur d'un Alléluia prononcé par trois fois par les Bretons assemblés en ordre de bataille a raison des agresseurs. Il prêche à Nanterre en 429; c'est là que naît la vocation de Geneviève, qui en 451, sauvera Paris des Huns par ses prières et sa conviction.
endant son épiscopat, Germain fonde dans sa cité et son diocèse plusieurs églises dans lesquelles il établit le culte de saints dont il a rapporté des reliques de ses différents voyages. Durant sa première mission chez les Bretons pélagiens il fait ainsi un pèlerinage au tombeau d'Alban, martyrisé sous la domination romaine vers 300. Ayant obtenu des ossements du corps saint, il fait bâtir à son retour à Auxerre une basilique dédiée à ce martyr breton où il fait exposer les reliques à la vénération des fidèles. De même façon, il fonde à Auxerre une église dédiée à saint-Maurice d'Agaune. Il fonde aussi un des premiers monastères de la Gaule sur la rive gauche (du côté de l'actuelle gare) et s'y retire fréquemment.

Un des sanctuaires fondés par Germain se trouve au nord de la cité, à l'extérieur des remparts du castrum sur des terres qui appartenaient à sa famille. Il s'agit sans doute d'un simple oratoire destiné à recueillir les reliques des saints martyrs d'Agaune, dont Maurice et ses compagnons. Germain choisit Saturnin, l'un de ses disciples, pour y accomplir le culte. Il dote sa fondation de plusieurs domaines fonciers afin d'assurer les revenus nécessaires à sa subsistance. L'évêque d'Auxerre avait obtenu peu avant sa mort que son corps soit rapatrié dans sa cité. Il est inhumé dans l'oratoire qu'il avait fondé en l'honneur de saint Maurice le 1er octobre 448. Il s'agit d'un petit édifice de plan quadrangulaire prolongé à l'est d'une abside. Son accès semble s'être effectué depuis le nord par l'intermédiaire d'une galerie. La renommée de Germain est telle qu'il fait bientôt à son tour l'objet d'une vénération particulière. L'oratoire primitif est intégré dans une basilique funéraire dans laquelle se font enterrer la plupart des évêques successeurs de Germain.

Au début du VIe siècle, la reine Clotilde, burgonde d'origine chrétienne, désirant honorer le culte de Germain décide semble-t-il de faire reconstruire son mausolée en une basilique funéraire plus vaste et digne du renom de l'évêque. Le nombre des chrétiens qui viennent se faire inhumer au plus près du corps saint du pontife s'accroît encore. Cet essor se fait dans le contexte de la récente conversion des Francs au catholicisme alors qu'ils étendent leur domination à l'ensemble de la Gaule. L'étude archéologique du site auxerrois a permis d'identifier quelques traces de l'extrémité occidentale de cette construction. La partie est de l'édifice n'est pas connue mais elle semble servir de base à la construction des cryptes carolingiennes comme le laissent supposer certains mortiers de cet oratoire. Cette basilique ferait près de 50 mètres de long. La densité plus importante d'inhumations au sud-ouest de celle-ci laisse supposer l'établissement d'un baptistère.

Avec les Carolingiens la basilique funéraire de Germain devenue église d'une communauté monastique est sous la protection royale. Charles le Chauve roi de Francie occidentale (843-877) témoigne tout particulièrement de son attachement à l'abbaye auxerroise. Il lui accorde des diplômes pour garantir son patrimoine foncier et veille à préserver ses privilèges. Le roi fait aussi de fréquents séjours dans le monastère de Germain et manifeste une grande vénération pour le corps du saint évêque. Il assiste par deux fois (841 et 859) à la translation des précieuses reliques à l'occasion de la construction d'une nouvelle crypte entreprise par son oncle Conrad qui voulait ainsi remercier Germain d'avoir contribué à sa guérison. L'abbaye atteint une période de grand développement intellectuel comme en attestent les manuscrits du scriptorium (atelier d'écriture monastique) ou la Gesta pontificum Autissiodorensium, Geste des évêques d'Auxerre, rédigée au IXe.

La fin du Xe et le XIe siècle sont pour Saint-Germain un temps de restructuration. L'observance et la rigueur monastique sont rétablies grâce à la réforme insufflée dès les années 986 par l'abbé de Cluny Maïeul et son disciple Heldric appelés à Auxerre pour restaurer la discipline et l'ordre régulier. Le renouveau abbatial s'accompagne d'une récupération des possessions foncières et du rétablissement d'une communauté conventuelle. La réforme dynamise le monastère qui voit affluer les donations et rayonne sur tout l'ouest bourguignon. Cet essor favorise la reconstruction de l'église abbatiale entreprise dans la première moitié du XIe siècle. Le nouvel édifice développe le principe des voûtements de pierre dans son avant-nef grâce à des piliers cruciformes qui soutiennent à chacun de leurs ressauts la retombée des voûtes d'arêtes et des arcs doubleaux.Ce système architectural se développe particulièrement à partir du milieu du XIe siècle. D'après des dessins du XVIIIe siècle, des décors de frises et de motifs géométriques semblent orner par endroits les élévations extérieures de l'abbatiale tandis qu'une tour marque le nord de la façade occidentale. Celle du sud a disparu par la suite. Au XIIe siècle l'abbaye fait encore l'objet de quelques aménagements. En façade de l'abbatiale, une haute tour dédiée à saint Jean vient s'inscrire en symétrie avec celle de saint Maurice aujourd'hui disparue. Sa flèche de pierre témoigne encore des progrès des techniques architecturales. Le portail est reconstruit, ainsi que l'aile est du cloître et la salle capitulaire.
En 1215 l'évêque d'Auxerre Guillaume de Seignelay avait fait raser la cathédrale romane Saint-Étienne à l'exception de la crypte pour y bâtir comme c'était alors le cas dans nombre de villes du royaume, un édifice plus vaste et plus haut, grâce aux nouvelles techniques de l'art gothique. Avec quelques retards sur leurs confrères canoniaux, les moines de Saint-Germain décident eux aussi de jeter les fondations d'une nouvelle abbatiale (fin XIIIe - XIVe siècles). L'ancienne menace en effet ruine, au moins dans sa partie orientale à cause de son âge, mais aussi parce qu'elle a été la proie de plusieurs incendies, si bien qu'il est à l'époque devenu impossible d'y célébrer l'office. En 1277, l'autel majeur est déposé, et les travaux commencent. C'est cette abbatiale que nous connaissons, au-dessus de la crypte carolingienne de Conrad.
Malgré les difficultés nées d'un temps de conflits et de crises, le XIVe siècle voit se prolonger les embellissements monastiques entrepris à l'époque gothique. Le choeur et les chapelles rayonnantes se construisent, ainsi que l'aile ouest du cloître. Le grand cellier montre que l'abbaye, qui s'appuie sur un réseau de prieurés-cures possesseurs d'un temporel très étendu, attire encore beaucoup de richesses.

La Renaissance et les temps modernes inaugurent une époque contrastée faite tout à la fois de troubles et d'expansion religieuse. Le cloître et le nouveau logis abbatial datent du XVIIe et du XVIIIe siècles et ont été construits par les religieux de saint-Maur, qui prennent possession de l'abbaye en 1629 et y relancent la discipline monastique, qui s'était relâchée, notamment suite aux guerres civiles.

A la Révolution, l'abbaye est dispersée, et le tout devient bien national, mais n'est heureusement pas vendu. Sous l'Empire naît le projet d'établir l'hôpital général dans l'ancienne abbaye, comme cela a été fait à la Trinité de CAEN. L'avant-nef et les trois premières travées de la nef sont démolies en 1811 pour permettre la réalisation d'une esplanade utilisée comme nouvel accès monumental à l'hôpital. Seule la tour Saint-Jean au sud de la façade est épargnée. L'espace rasé entre la tour et la nef gothique reste sous cette forme jusqu'à aujourd'hui.

L'ensemble monastique, propriété de la commune auxerroise, est progressivement aménagé en musée à partir de 1970. Il est classé Monument historique en 1971. Le cloître, l'église et la crypte sont intégrés au circuit de visite tandis qu'une partie des bâtiments monastiques abrite les collections muséographiques. Le monastère fait l'objet de campagnes de restauration par les Monuments historiques depuis 1984. Les travaux comportent un réaménagement des espaces d'exposition. L'abbatiale, toujours consacrée, reste régulièrement ouverte au culte notamment en quelques occasions comme la célébration anniversaire de la mort de Germain. Une campagne d'étude archéologique de l'abbaye et plus particulièrement de l'espace ecclésial détruit en 1811 a débuté en 1989. Les résultats sont aujourd'hui accessibles au public.

Source : http://www.auxerre.culture.gouv.fr/fr/
Visite virtuelle de la crypte : http://www.auxerre.culture.gouv.fr/fr/apo/f_vis00.htm
Page sur l'Ecole d'Auxerre (IXe) : http://www.auxerre.culture.gouv.fr/fr/apo/f_eco.htm
Pages sur les techniques de construction et les ornements de l'abbaye : http://www.auxerre.culture.gouv.fr/fr/arc/f_pie.htm

Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : Saint-Germain
Siécle de l'édifice: Ve-VIe-XIe-XIIe-XIIIe-XIVe-XVIIe-XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Eglise abbatiale
Nom de l'Edifice : Saint-Germain
Siécle de l'édifice: XIe-XIIe-XIIIe-XIVe
Forme du clocher : flèche
Forme du clocher : beffroi
Clocher en péril : non

Photos (28) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

l'abbaye depuis l'Yonne
façade
tour

côté sud
chevet
côté nord

Photos intérieures de l'abbatiale : http://lfdc89.canalblog.com/albums/auxerre___abbaye_saint_germain/index.htm…

vestiges des remparts de l'abbaye

aile ouest
logis abbatial 18e
bâtiments 17e

bâtiments côté nord

cloître
galeries
entrée de l'église

salle capitulaire


Couvent de la Visitation, maintenant désaffecté et propriété communale; une partie est devenue un lycée.

En 1650, les Visitandines demandèrent à ouvrir un couvent dans Auxerre. Comme les Jacobines et les Carmélites avaient été refusées, faute de moyens pour les accueillir, peu de temps avant, les Visitandines subirent le même sort. Elles purent finalement ouvrir un couvent en 1659 dans la paroisse de Saint-Eusèbe. L'évêque Pierre de BROC vint officier en personne dans leur première chapelle. Elles se trouvent à l'origine dans la paroisse saint-Eusèbe, puis Jacques DESLOGES, neveu de l'évêque, les conduit en procession vers un domaine situé dans la paroisse Notre-Dame d'hors.
Ces religieuses venaient de la Visitation de MONTARGIS qui s'était engagée à donner 20.000 livres pour leur établissement. Les bâtiments du couvent furent construits par le sieur DELESTRE, architecte, pour 23.000 livres. En 1714, la chapelle fut reconstruite par les Visitandines, pour plus de 50.000 écus, et Mgr de Caylus, évêque, la consacre en 1715.
Après la Révolution, le grand séminaire s'y installa. En 1905, l'Etat chassa les religieux de chez eux et y installa un lycée.

Type d'Edifice: Couvent (puis Séminaire diocésain)
Nom de l'Edifice : de la Visitation
Siécle de l'édifice: XVIIe-XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame
Siécle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Couvent des Augustines, maintenant occupé par les Compagnons du Devoir

Les religieuses Augustines arrivent à Auxerre pour le service de l'Hôtel-Dieu en 1657. Leurs statuts leurs furent donnés en 1664 par l'évêque d'Auxerre. La chapelle est installée en bas du bâtiment, côté rue. Les compagnons du Devoir occupent la maison et ont installé un atelier et des salles de classe dans la ci-devant chapelle.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Augustines
Siécle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : des Augustines
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (11) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté rue
côté cour

rez-de-chaussée de la chapelle

charpente de la chapelle


Communauté des soeurs de Saint-François d'Assise, 14, avenue Foch. La congrégation est née en 2004 de l'union de sept congrégations franciscaines. A Auxerre, la communauté est composée de trois soeurs.

Autres monuments religieux

Palais Synodal, au chevet de la Cathédrale (actuelle Préfecture)


Dernière édition par Admin le Jeu 3 Mar - 20:10 (2011); édité 13 fois
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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 01:28 (2010)    Sujet du message: Auxerre (89000) Répondre en citant

Autres cultes

Temple protestant, anciennement église Saint-Pélerin (XIIe-XIIIe-XVIe-XIXe), situé au 31, rue Saint Pèlerin, L'église fut reconstruite au XVIe siècle sur l'emplacement d'une première église construite vers l'an 260. Restaurée en 1866, elle devint église réformée réformée. Elle abrite une crypte du VIe siècle.

La première mention de cette église remonte à l’épiscopat de Geoffroy de Champallement (1054-1076) : il s’agit alors d’une modeste chapelle. Elle devient paroissiale au cours du premier tiers du XIIe siècle et en 1143 l’évêque Hugues de Mâcon rattache l’église et la paroisse au prieuré de chanoines réguliers de Saint-Pierre-en-Vallée. Au XVIe siècle, elle est entièrement reconstruite, un sous-sol est créé afin de protéger l'église des crues de l'Yonne. D’autres travaux sont réalisés au XVIIe siècle – en particulier dans les années 1630 sur les bas-côtés et les couvertures – et l’ensemble sera vendu comme bien national le 25 octobre 1791.
Les sept travées de la nef sont alors transformées en immeuble d’habitation et seul le choeur est conservé. Il deviendra Église évangélique en 1866.

Une tradition orale qui remontant au XVIe siècle, veut que l’église Saint-Pèlerin soit à l’emplacement de la cathédrale que le premier évêque – saint Pèlerin pour la tradition – aurait fait contruire. Une autre tradition voyait dans le puits de Saint-Jovinien, conservé dans le sous-sol moderne, le baptistère des premiers chrétiens de la cité. Ce puits faisait l’objet de deux pèlerinages: l’un, le 5 mai, jour de la fête de saint Jovinien – l’eau du puits était réputée guérir des fièvres – et l’autre, le 16 mai, jour de la fête de saint Pèlerin, donnait lieu à la vente de «la terre de Saint-Pèlerin» prise autour du puits et efficace contre le venin des serpents.

Afin d'établir l’ancienneté du lieu, René LOUIS entreprit des fouilles aux abords du puits en 1927, qu’il étendit l’année suivante à une bonne moitié du sous-sol. Les terrassiers mirent au jour les fondations d’un édifice à une nef, abside à pans coupés et annexes, ainsi que des inhumations dont les défunts étaient accompagnés de pots à encens ou à eau bénite. René Louis comprit rapidement que ces vestiges correspondaient à une construction du XIIe siècle, et après beaucoup d’hésitations conclut que celle-ci reposait sur des fondations plus anciennes. On remarque en effet au pied des maçonneries des pierres en saillies qu’il interpréta d’abord comme une construction carolingienne, puis comme les restes de l’église fondée par saint Pèlerin et le puits comme le premier baptistère, avant que la cathédrale ne soit transférée par saint Amâtre (358-418) à son emplacement actuel. Cette localisation de la première cathédrale d’Auxerre à Saint-Pèlerin a depuis été contestée par Jean-Charles PICARD qui a supposé en 1992 que la cathédrale primitive fut à l'emplacement de l'église Saint-Alban.

Des fouilles menées en 2009/2010 dans le sous-sol de l'ancienne église établissent l'absence de constructions antérieures au XIIe siècle et la reprise de l'abside et du collatéral nord aux XIIIe-XIVe siècles. Des blocs présentant des traces de maçonnerie carolingienne sont de probables remplois de constructions antérieures, situées ailleurs dans la cité.

Source : Fabrice Henrion, « L’ancienne église Saint-Pèlerin à Auxerre (Yonne) », Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA [En ligne], 14 | 2010, mis en ligne le 15 octobre 2010, Consulté le 05 janvier 2011. URL : http://cem.revues.org/index11491.html

Type d'Edifice: Temple protestant
Nom de l'Edifice : ERF d'Auxerre
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XVIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté sud
chevet
pignon
niche

plaque rappellant l'emplacement de la cathédrale primitive (tradition orale)


Eglise évangélique, rive gauche (quartier de la Gare)

Type d'Edifice: Eglise évangélique
Nom de l'Edifice : Eglise protestante évangélique d'Auxerre
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Dernière édition par Admin le Jeu 3 Mar - 02:54 (2011); édité 5 fois
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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 01:30 (2010)    Sujet du message: Auxerre (89000) Répondre en citant

Anciennes églises

Ancienne église Saint-Amâtre, jadis située aux n°s 3/5 rue d'Eckmühl. Il n'en reste que la crypte (XIIe), où le corps de Saint-Amatre reposa jusqu’au XIIs siècle avant d’être transporté dans la cathédrale. On peut y apercevoir un tombeau de pierre encastré dans un mur.
La première église fut dédiée à saint Symphorien d'Autun par Amâtre, évêque d'Auxerre, prédécesseur de saint-Germain. Cette abbaye était dite in monte Autrico, parce que placée auprès de la prarie (autric) de Vallan qui était oppulente, quoique peu étendue. La tombe miraculeuse de Amâtre attira un grand nombre de sépultures. Saint Urse, avant de devenir évêque, vécut en ermite près de cette basilique. Vers 620, Didier, évêque, donna à la basilique une terre située près de saint-Fargeau; c'est alors qu'elle commença à être desservie par quelques ecclésiastiques. Elle eut des biens considérables au VIIIe et passa entre les mains de laïcs, dont elle ne sortit que sous l'épiscopat de Guy au Xe. D'après le Nécrologe de la Cathédrale, on sait qu'il y a une petite abbaye auprès de l'église au XIe.

L'évêque Hugues de Montaigu en fit un prieuré clunisien en 1138. En 1164, des religieux de l'abbaye Saint-Satur de BOURGES y furent installés. Le prieuré tombe en commence au XVe. Au XVIIe, en 1625, un prieur est accusé d'assassinat suite à une mauvaise affaire. En 1781 est nommé François PASQUIER, qui sera le dernier prieur de saint-Amâtre.

Ancienne église Saint-Pierre d'en haut, auprès du château.

Ancienne église Saint-Valérien

Ancienne église Saint-Julien

Ancienne église Saint-Gervais

La première église St Gervais fut construite en 620 par St Marin, diacre de l’évêque Didier, elle était sous les vocables de St Gervais, Protais, Nazaire et Celse. Elle fut détruite en 732 par les Sarrasins. Reconstruite, elle fut détruite de nouveau par les Normands. Reconstruite au XIIe s., une troisième fois, elle fut détruite en 1359 par les anglais. La quatrième église dura deux cents ans, les Huguenots la pillèrent et l’incendièrent en 1567. Elle fut reconstruite à gauche du chemin des Vauviers au début de la montée de la cote d’Égriselles (Ancienne route de Troyes), et fut détruite le 12 mars 1791 par un arrêté du département « considérant qu’elle était trop éloignée des habitations ». Sur la façade ouest de cette église se trouvait un cimetière dont une partie s’avançait sur l’emplacement actuel des voies ferrées. De nombreuses tombes furent mises à jour lors de la construction de la ligne de Laroche à Auxerre en 1855, puis de celle d’Auxerre à Nevers en 1880. En souvenir de ce cimetière disparu, on garda la croix qui s'élevait au milieu des tombes, jadis.

Ancienne église de Notre-Dame d'Hors, dans les faubourgs, détruite à la Révolution

Ancienne église Saint-Alban-martyr, dans le haut de la cité. Elle réchappe à l'incendie de 1030.

Ancienne église Saint-Loup (Xe-XIIe), détruite à la Révolution. Elle se trouvait dans la rue de Cochois. Il en reste un pan de mur et une feuille d’acanthe visibles depuis la ruelle Saint-Loup.

Ancienne église Saint-Régnobert, détruite à la Révolution.

Ancienne église Saint-Mamert (XVIe) : cette ancienne église construite à partir de 1535, occupait le côté de la place du même nom entre la rue Martineau-Des-Chesnez où se trouvait la porte et la rue Paul Bert où se trouvait son chevet. Vendue en 1792 comme bien national, elle fut démolie. On distingue encore rue Saint-Mamert les restes d’un clocher ainsi qu’une sculpture et un pan de mur rue Paul Bert.


Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Notre-Dame des Vertus (XVIe)

On trouve trace de cette chapelle dont il ne reste que son abside qui abritait la statue de Notre-Dame-des-Vertus, dans le jardin du presbytère de la cathédrale. Construite dès 1558 suite à l’apparition d’une image miraculeuse de la Vierge sur les murs de la cathédrale, cette chapelle s’y adossa. Menaçant ruine, elle fut détruite en 1780.

Ancienne chapelle Sainte-Geneviève (XVIIe)

Près de la fontaine Sainte Geneviève avait été édifiée en 1616 une chapelle qui fut démolie en floréal an VI (avril 1798) par la ville d’Auxerre. Elle l’avait achetée lors de la vente des biens nationaux en avril 1791. Cette acquisition avait été voulue parce que, les eaux de la fontaine passant sous ce petit édifice et y entretenant un bassin, la commune craignait que le cours de la source ne fut altéré par celui qui le démolirait. Les eaux de cette source, très pures mais peu abondantes, devaient permettre en outre d’apporter leur appoint à celles de Vallan et du Batardeau.
Sur cette colline fut érigée au XXe une cité et une église dédiée à la sainte patronne de Paris.


Pour en savoir plus : Mémoires concernant l'Histoire Ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocèse, abbé Leboeuf, 1851, PDF 20 MB : http://www.megaupload.com/?d=LOE6VSPY


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MessagePosté le: Mer 5 Jan - 22:07 (2011)    Sujet du message: Auxerre (89000) Répondre en citant

Anciens couvents

Ancienne abbaye des Isles, couvent des Bernardines de 1229 à 1636, date de leur déménagement vers le centre-ville, il ne reste de cette abbaye transformée en ferme (ferme des Isles) que quelques blasons de pierre tombales d’abbesses du monastère, à l’ancien camp central du Centre d’Instruction des Gendarmes Auxiliaires (C.I.G.A.) plaine des Isles. Ces blasons datent du XIIIe au XVIe siècles.
L'abbaye fut abandonnée en 1636 et les moniales furent transférées dans Auxerre, paroisse de Notre-Dame-d'Hors. Les deux écussons vus par Dom Viole et disparus aujourd'hui portaient les armes de la famille de Nevers (le lion) et celles des seigneurs de Maligny (croix). Toutes ces familles figurent parmi les bienfaiteurs plus ou moins importants de l'abbaye. Certains s'y firent inhumer.

Ancienne abbaye Saint-Marien (XIIe), dont il reste les vestiges de l'église dédiée à saint Martin, situés au cœur d’une résidence privée près du pont de la Tournelle. Il subsiste encore un pilier très élevé formé d’un faisceau de colonnes de style renaissance. Au pied de celui-ci fut enterré en 1806 le chanoine Villetard, l’un des derniers survivants de la coterie janséniste du chapitre. L'abbaye dépendait de l'ordre des chanoines réguliers Prémontrés.


Ancienne abbaye Saint-Pierre, dont il reste l'église Saint-Pierre (ci-dessus).

Ancien couvent des Cordeliers, fondé au XIIIe. Guillaume TORTI est cité dans ses titres en 1228. L'église conventuelle, dédiée à Saint-Jean l'Evangéliste, contenait de nombreuses sépultures de nobles et de bourgeois auxerrois, notamment aux XIVe-XVe siècles.
Pendant les guerres de religion, en 1567, les huguenots y installent leurs prêche et commettent d'horribles saccages dans le couvent et la ville. La chapelle est à nouveau consacrée par l'évêque Jacques AMYOT le 27 juin 1571.
Les donations épiscopales favorisent le couvent. Au XVIe encore, Jacques AMYOT, évêque d'Auxerre, donne 500 livres aux Cordeliers et autant aux Jacobins.

Ancien couvent des Jacobins, dont il reste le parc, rue du Puits-des-Dames. En 1790, l'administration du district d'Auxerre y est installée. Au même moment, le diocèse d'Auxerre est supprimé au profit de celui de SENS, les deux villes étant réunies dans un même département.

Ancien couvent des Augustins Déchaussés, près de la rue de la Liberté. Seule la chapelle, construite en 1718 et vendue comme bien national à la Révolution, a réchappé aux outrages du temps. Les Augustins sont établis en 1662, d'abord dans la paroisse saint-Eusèbe, puis près de l'actuelle rue de la Liberté car un bourgeois de Paris nommé Etienne ARTHUS leur avait donné 8.000 livres pour l'acquisition d'une maison . Ils ne peuvent s'établir qu'après le consentement des échevins qui entérinèrent les lettres patentes que le roi avait consenti aux Augustins.



Anciens établissements hospitaliers

Ancienne léproserie Sainte-Marguerite (XIIe-XVe)

Au XIIe siècle dans le vallon situé entre la montagne St Siméon et celle des Chesnez est situé un hôpital pour les lépreux. On ne sait s'il y eut une ou deux léproseries (St Siméon et Ste Marguerite), une pour les hommes et une pour les femmes ? Tout près d'elles, il y a deux oratoires et un cimetière spécial reçoit les restes des lépreux. La ou les léproseries possède(nt) les moulins et la ferme du Saulce. L'évêque Henri de VILLENEUVE ratifie en 1231 la vente de cette propriété que le Recteur des lépreux consent aux Templiers.

D'après l'Abbé POTEL, en 1486 il ne reste que trois malades dans la léproserie Ste Marguerite.

Ancien Hôtel-Dieu, à l'emplacement de l'actuelle chapelle de la Madeleine, dans l'actuelle rue Georges Bénard

En 1488 les bâtiments ruinés de la léproserie Sainte-Marguerite, sont donnés au chapelain Michel LE CARON qui a la réputation d'être un excellent médecin. A cette époque il est le seul à AUXERRE. En cas de contagion, des médecins viennent de PARIS, de TROYES ou de NEVERS. En 1624 les bâtiments à nouveau en ruine sont cédés à la ville d'AUXERRE moyennant une modique pension au dernier chapelain. Une délibération du 11 avril incorpore la léproserie au Grand Hôpital. En 1743 les bâtiments et l'oratoire sous l'invocation de St Siméon ont disparu et la grande chapelle isolée de Ste Marguerite est démolie sur accord de l'Évêque à charge pour l'Administration de la faire remplacer par une plus petite qui subsistera jusqu'en 1808.

Ancien Hopital Saint-Roch

Un édit du mois de juin 1662 crée les Hôpitaux Généraux dans les provinces. Le 16.09.1672 l'autorisation est donnée à AUXERRE pour fonder cette structure sur l'Hôtellerie dite du " Panier Vert " près de la porte du Pont. La maison appartient aux sieurs FROMENT et JOLY, est louée 300 livres par an et nommée Hôpital St Nicolas. Les lettres patentes de Louis XIV de mars 1675 enregistrées le 09.03.1678 au Parlement consacrent définitivement cette création. L'Évêque est Président du bureau d'administration.

Le nombre d'admissions dépasse les prévisions. L'administration cherche d'autres bâtiments pouvant servir de succursale. Un hôpital bâti en 1586 et achevé en 1603 sur les bords de l'Yonne pour recevoir les malades atteints de la peste paraît réunir les conditions souhaitées. Il appartient à la ville qui le loue au fermier des coches d'eau et de terre le sieur NIGOT, car aucune maladie contagieuse ne s'est déclarée depuis des années.

Il est appelé Hôpital St Sébastien mais plus communément " Hôpital St Roch ". Le petit faubourg sur lequel il est bâti en tirera son nom : La Maladière. Les Administrateurs de l'Hôpital St Nicolas obtiennent pour annexe les bâtiments de l'Hôpital St Roch à charge pour eux de les entretenir et de les rendre à leur destination si de nouvelles maladies contagieuses se déclarent . Deux religieuses de l'Hôpital des Grandes Charités y soignent les malades. Toutes les dépendances sont entourées de murs. En 1687 elles sont en si mauvais état qu'il faut les reconstruire. La ville donne son accord à leur démolition. Les matériaux sont vendus au sieur LEGUEUX fils pour 2000 livres. Le terrain qui en dépendait reste propriété de la ville.

Ancien Hopital Général (XVIIe)

Le 01.12.1682 le nombre des pauvres admis est de 120. Le " Panier Vert " ne suffit plus, il est insalubre et les ressources font défaut. Ce n'est que le 06.11.1684 que l'Assemblée Générale du clergé d'AUXERRE accorde au Bureau d'Administration le droit de construire des bâtiments spéciaux. Le choix se fixe sur un terrain d'environ 1.5 arpent le long du " Grand Chemin de Paris " hors de la Porte St Siméon, à proximité de la Chapelle Notre-Dame-De-Lorette. Les constructions sont entreprises au prix de 16.200 livres et achevées en 2 ans avec un surcoût de 1030 livres. La réception des travaux est réalisée le 20.06.1686. Des bâtiments complémentaires sont successivement construits et le périmètre des terrains agrandi pendant les années 1688, 1724, 1743, 1756, 1759 et celles qui suivent. Le grand portail est élevé aux frais de l'Évêque Nicolas COLBERT. En témoignage de reconnaissance, ses armoiries y sont placées ainsi que celles du Duc d'ENGHIEN, Gouverneur de la province. Au dessous cette inscription : HÔPITAL GÉNÉRAL fondé par la Ville d'AUXERRE.

Au début de la Révolution, l'Hôpital Général est annexé à l'Hôtel Dieu (dit de la Madeleine), situé dans la rue Germain Bénard actuelle. Le 05.07.1808 Napoléon 1er publie un décret qui dispose qu'un Dépôt de Mendicité soit créé dans chaque département, les structures passées ne donnant pas entière satisfaction. Par décret du 22.10.1810 l'Hôpital Général et l'Hôtel Dieu sont réunis en un seul et même établissement avec transfert dans les bâtiments de l'ancienne Abbaye de St Germain - condition expresse : indépendamment des malades civils et militaires de l'Hôtel Dieu, l'Administration doit rétablir pour les vieillards et orphelins de père et de mère indigents le nombre de lits prescrit par les fondations ou qui étaient précédemment entretenus par l'Hôpital Général.

L'Hôtel Dieu doit alors faire concession et abandon à l'Administration des bâtiments de l'Hôpital Général pour y placer le Dépôt de Mendicité qui doit recevoir 150 à 200 mendiants, ce qui est fait pour le prix de 68.000 F. Un Directeur est chargé de ce dépôt, il a sous ses ordres une lingère en chef, un garde magasin et un portier. Le premier est Monsieur BAROLET de ST ROMAIN. Suspendu pendant les Cent Jours, il est rétabli dans ses fonctions le 07.08.1815 puis remplacé par Monsieur MOREAU-DUFOURNEAU (décret du 23.01.1816). Les évènements de 1815 entravent l'achèvement de l'installation du Dépôt de Mendicité.

En 1817 sur proposition du Préfet, le Marquis de GASVILLE, le Conseil Général demande l'autorisation de convertir le Dépôt de Mendicité en un Asile destiné à accueillir les infirmes, les orphelins, les mendiants et les insensés ; ce qui est accordé le 13.08.1818. En 1822 par ordonnance royale du 14 mai il est transformé en Hospice Départemental pour les Insensés et les Incurables. Le Dépôt de Mendicité est supprimé à partir du 01.01.1824.

Pendant 30 ans il n'en existera plus dans l'Yonne. C'est à l'initiative du Préfet HAUSSMANN mais après son départ qu'un décret du 10.02.1853 autorisera à nouveau sa création. Il sera placé dans une partie des bâtiments de l'ancien Hôpital de la Madeleine, devenu propriété de la Ville depuis que l'Hôtel Dieu aux termes du décret de 1810 a été transféré dans l'ancienne Abbaye de St Germain.

Arrow Chapelle de l'Ancien Asile Départemental


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