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75 018 - 18ème arrondissement

 
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MessagePosté le: Mer 28 Juil - 00:15 (2010)    Sujet du message: 75 018 - 18ème arrondissement Répondre en citant

Basilique

Basilique votive du Sacré-Coeur (XIXe) Anvers ou Abesses + funiculaire Funiculaire de Montmartre ou Lamarck ou bus Montmartrobus

La basilique du Sacré-Cœur, dite du Vœu national, située au sommet de la butte Montmartre, est un édifice religieux parisien majeur, dont la construction fut décrétée par une loi votée par l'Assemblée nationale en juillet 1873. Avec plus de dix millions de pèlerins et visiteurs par an (en 2006), c'est le second monument de France le plus visité après la cathédrale Notre-Dame de Paris. Depuis toujours la colline de Montmartre a été un lieu de culte : paganisme gaulois supposé puis temples gallo-romains dédiés à Mercure et probablement à Mars ; culte chrétien après le martyr de l'évêque Denis au IIe siècle, construction au XIIe siècle siècle de l'église Saint-Pierre, parmi les plus anciennes de Paris. Cette dernière église existe toujours et a été restaurée au XIXe.

A l'automne 1870, au cœur de l’« année terrible » qui voit la débâcle face à la Prusse, un notable parisien, Alexandre Legentil, prononce le vœu dont la réalisation sera le Sacré-Cœur plusieurs décennies plus tard.

« En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore. En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l'Église et du Saint-Siège, et contre la personne sacrée du Vicaire de Jésus-Christ nous nous humilions devant Dieu et réunissant dans notre amour l'Église et notre Patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés. Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes ainsi que les secours extraordinaires, qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France. Nous promettons de contribuer à l'érection à Paris d'un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus. » La forte personnalité de Legentil dans le paysage catholique parisien et ses nombreuses relations ont permis au projet d'acquérir une dimension nationale.

Les promoteurs de la construction du Sacré-Cœur font appel fin 1872 à l'Assemblée nationale afin que l'église soit reconnue comme étant d'utilité publique. C'était le seul moyen semblant possible pour acquérir les terrains nécessaires, propriétés de la ville et de nombreux particuliers. La loi d'utilité publique est voté le 24 juillet 1873 par 382 voix sur 734. Elle offre à l'archevêque de Paris la possibilité de se porter acquéreur des terrains sur la colline de Montmartre par voie d'expropriation si nécessaire. Il est aussi prévu que l'église « sera construite exclusivement avec des fonds provenant de souscriptions » et « sera à perpétuité affectée à l'exercice public du culte catholique ». En 1873, le comité de l'Œuvre du Vœu National et le cardinal de Paris décident que le choix de l'architecte se fera par concours. A cet effet, un programme est rédigé à l'intention des candidats. Certains éléments sont imposés : le site, un budget limité à sept millions de francs, une crypte, une statue monumentale du Sacré-Cœur très visible et placée à l'extérieur. Soixante-dix-huit projets sont rendus par quatre-vingt-sept concurrents regroupés en soixante-seize équipes. Six Grands prix de Rome figurent notamment parmi les candidats. C'est l'architecte Paul ABADIE qui gagne le concours. La basilique a été majoritairement financée par de très nombreux Français dans le cadre d'une souscription nationale où il n'est pas demandé au fidèle de verser une somme importante mais ce qui lui est possible. Au total, près de quarante-six millions de francs sont récoltés en un demi-siècle par les dons de près de dix millions de fidèles

La première pierre est posée le 16 juin 1875. L'intérieur de la nef sera inauguré en 1891, le campanile (clocher) ne sera terminé qu'en 1912. Toutefois la basilique n'est achevée qu'en 1914 et consacrée en 1919, après la fin de la Première Guerre mondiale. Il faudra même attendre 1923 pour l'achèvement de la décoration intérieure. Et tout au long de ces années, de formidables et incessantes polémiques accompagneront les travaux. L'architecte Abadie meurt en 1884 sans voir l'achèvement de sa basilique. La basilique est en forme de croix grecque, ornée de quatre coupoles ; son dôme central, haut de 83 m, est surmonté d'un lanterneau formé d'une colonnade. Le style éclectique architectural de la basilique, s'inspirant de l'architecture romane, de l'architecture byzantine, et particulièrement de la cathédrale Saint-Front de Périgueux, a influencé plusieurs autres édifices religieux du XXe siècle comme la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux par exemple. La pierre blanche retenue pour la construction provient des carrières de Château-Landon. Elle a été retenue par l'architecte Paul Abadie pour ses qualités de dureté et sa capacité de blanchir sous la pluie.

À l'intérieur, le plafond de l'abside est décoré de la plus grande mosaïque de France, couvrant une surface de 473,78 m2. Conçue par Luc-Olivier Merson et exécutée de 1918 à 1922 par les ateliers Guilbert-Martin, elle représente le Sacré-Cœur de Jésus glorifié par l’église catholique et la France. À sa base on peut lire une phrase en latin signifiant : « Au Cœur très saint de Jésus, la France fervente, pénitente et reconnaissante. » Photo du plafond de l'abside : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/ce/Sacre_Coeur_-_Mosaique_d…

Une immense tour carrée servant de clocher renferme, entre autres, la plus grosse cloche de France. C'est à l'initiative de Mgr LEUILLIEUX, archevêque de Chambéry, que fut coulée la cloche du Sacré-Cœur qui devait devenir la plus grosse cloche de France : "LA SAVOYARDE". Ce fut la contribution de la Savoie à l'édification de la Basilique, dont la souscription avait été commencée le 29 janvier 1889. Le 17 octobre 1889, le contrat était passé avec les Frères PACCARD (Georges et Francisque) d'Annecy-le-Vieux et la cloche était coulée le 13 mai 1891. Baptisée le 20 novembre 1895, elle se nomme FRANCOISE-MARGUERITE du SACRE-CŒUR et donne le contre-ut grave. Elle fut livrée à l'achèvement du campanile en 1898. Auparavant montée en lancé-franc, elle fut installée en rétro-lancé en 1947, car elle exerçait trop de pression sur son beffroi. Elle fut classée monument historique en juin 1999. Bien que réalisée voici maintenant plus d'un siècle, La Savoyarde reste la plus grosse cloche de France et l'une des plus belles du Monde. Elle pèse 18 835 kg, est haute de 3.06 m, a un diamètre à sa base de 9.60 m et son battant seul pèse 850 kg. De son vrai nom Françoise Marguerite du Sacré-Coeur, elle est plus connu sous celui de La Savoyarde. Lors de la construction de la Basilique du Sacré-Coeur, plutôt que de participer à une souscription nationale, les savoyards, récemment réunis à la France (1860), préférèrent se distinguer en offrant une cloche. Pas n'importe quelle cloche puisqu'il s'agissait déjà à l'époque de la plus grosse cloche de France.

Carte postale montrant ladite cloche : http://www.tourisme-annecy.net/wp-content/uploads/2009/04/paccard-savoyarde…

La crypte qui a la même disposition que l'église, est une des curiosités de la basilique : un large promenoir sur lequel s’ouvrent 14 chapelles, permet d’accéder au Trésor et à la chapelle de la Pietà où reposent les Cardinaux Guibert et Richard.

Les grandes orgues de la basilique du Sacré-Cœur ont été construites, par le célèbre facteur d'orgue Aristide Cavaillé-Coll en 1898 pour le château du baron de L'Espée, grand amateur d'orgue. Cet orgue était alors l'un des fleurons de Cavaillé-Coll, puisque doté des meilleures technologies de l'époque (4 claviers manuels (61 notes) et pédalier (32 marches), 70 jeux, traction mécanique des claviers et des jeux). Après la mort du baron et la vente de sa demeure et après avoir passé plus de dix années dans les entrepôts Cavaillé-Coll-Mutin, l'orgue fut transféré à la basilique où il fut inauguré le 16 octobre 1919 par Charles-Marie Widor, Marcel Dupré et Abel Decaux. Le titulaire actuel est Gabriel Marghieri, également organiste du sanctuaire Saint Bonaventure à Lyon.

Depuis plus d'un siècle, les fidèles y assurent jour et nuit le relais ininterrompu de l'adoration perpétuelle. Charles de Foucauld passe une nuit de prière avec Louis Massignon en avril 1909 dans la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre : les statuts de son Association du Sacré-Coeur furent tous déposés à Montmartre, et là les premiers Petits Frères de Jésus de René Voillaume reçurent leur habit. Depuis 1995, la congrégation des bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre assure, à la demande du cardinal Lustiger, archevêque de Paris, l'animation spirituelle et matérielle de la basilique. L'accès à la basilique est gratuit et possible tous les jours de 6 h à 23 h (dernière entrée à 22 h 15), ce qui en fait le monument religieux le plus ouvert de la capitale; en revanche, notamment à cause de l'affluence et de la conservation des décors intérieurs, il y est interdit de prendre des photos.

Le Sacré-Coeur est relié au reste de Paris par le céléèbre Funiculaire de Montmartre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Funiculaire_de_Montmartre qui longe la non moins célèbre rue Foyacourt, constituée de plusieurs volées d'escaliers raides s'élevant rapidement au-dessus de la ville et de ses forêts de cheminées...

Site du Sacré-Coeur : http://www.sacre-coeur-montmartre.com/

Sites sur le Sacré-Coeur :

Arrow http://www.parismontmartre.net/

Arrow http://www.amour-de-france.com/contenu.php?page=article-12

Arrow http://www.paris-photo-guide.com/html/monuments/sacre-coeur-montmartre.php

Arrow http://www.musimem.com/sacre-coeur.htm au sujet des organistes

Type d'Edifice: Basilique
Nom de l'Edifice : Sacré-Coeur
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme des clochers : dômes et beffroi à mitre
Position du clocher : sur le toit et latéral
Clocher en péril : non

Photos (15) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade au sud
coté ouest et chevet

le clocher

Vues sur Paris (3) :

la Ville
La Chapelle et la gare du Nord

Intérieur (5) :

vue vers le choeur
le choeur
le déambulatoire

chapelle latérale droite
sous une coupole


Dernière édition par Admin le Dim 29 Aoû - 01:37 (2010); édité 3 fois
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MessagePosté le: Mer 28 Juil - 00:15 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 28 Juil - 00:58 (2010)    Sujet du message: 75 018 - 18ème arrondissement Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Pierre de Montmartre Abesses ou Anvers + funiculaire Funiculaire de Montmartre

L’église Saint-Pierre de Montmartre est l'une des plus vieilles églises de Paris. Consacrée en 1147 par le pape Eugène III, elle est le seul vestige de l’abbaye royale de Montmartre. Située au sommet de la butte Montmartre, elle jouxte la basilique du Sacré-Cœur et est l'une des deux églises paroissiales catholiques de la butte avec l’église Saint-Jean de Montmartre.

Une église primitive existait au VIIe siècle à l’emplacement d’un temple de Mars. Celle-ci fut ravagée par les Normands (885) puis reconstruite en 944. Placée sous le vocable de saint Denis, elle fut cédée au prieuré Saint-Martin-des-Champs vers 1096. En 1133, cette église mérovingienne alors en ruines, fut cédée au roi Louis VI. C'est alors que commence la construction de l'église pour l'abbaye de bénédictines fondée par sa femme, la reine Adèlaïde de Savoie, dont la dalle tumulaire est encore conservée dans l'église, contre le mur de la sacristie; en fort mauvaise état car elle fut martelée pour servir de marchepied d'autel, des siècles après la fondation de l'église. Le lundi de Pâques 1147, le pape Eugène III consacre solennellement l'église. Durant plus de 6 siècles, l'église est à la fois église paroissiale et église conventuelle. Un mur séparant le chœur du reste de l’édifice va subsister jusqu'en 1906; on en voit encore les vestiges dans la nef, là où les piliers sont décalés.
Cependant, l'église primitive était dédiée à Saint-Denys? Pourquoi le changement de vocable? C'est qu'au XIIème siècle, l'abbaye en fort mauvais état est confiée à des religieuses bénédictines venues de l'abbaye Saint-Pierre-des-Dames à Reims. Elles déménagent avec leur saint patron. Le choeur dédié à Saint-Denis sera séparé de la nef consacrée à Saint-Pierre et qui servira d'église paroissiale; d'où l'érection du mur comme séparation entre deux édifices, non seulement de destinations diffèrentes, mais de vocables et d'ordres diffèrents. Ce mur est décalé depuis les piliers antérieurs du transept aux piliers postérieurs en 1686, la paroisse s'agrandissant.

Sous la Révolution, tous les bâtiments de l’abbaye de Montmartre sont vendus en lots et détruits. Seule l’église Saint-Pierre échappe à la destruction du fait qu’elle servait partiellement d’église paroissiale. Le cimetière qui la borde, le cimetière du Calvaire, est saccagé durant la Révolution. En 1794, sur le clocher du XIIe reconstruit en 1461, au-dessus du chœur des Dames désaffecté (l'actuel choeur), est construite une tour destinée à supporter le télégraphe optique de Chappe, en service jusqu'en 1844, année où un incendie ravage les appareils. Cette tour est ensuite abattue en 1866 et un clocher neuf est reconstruit sur le coté gauche du choeur. Pendant la Commune l'église sert de dépot de munitions et d'atelier de confections, ainsi que d'école pour filles et femmes du peuple.

L'architecte SAUVAGEOT reconstruit l'église entre 1900 et 1905. C'est lui qui abat le mur entre le choeur dépendant de l'abbaye et l'église paroissiale, reconstruit le gros-oeuvre et le clocher, et sauve l'église d'une démolition prévue. Il reconstruit le transept nord sur ses fondations du 12e, tandis que le transept sud fait l'objet d'une restauration en 1874 par Millet. La façade néo-classique est l'oeuvre d'une restauration de 1775, mais non les portes; toutes trois sont réalisées en bronze et sont le don du maître-bronzier italien Tomaso GISMUNDI en 1980 et représentent les saints Patrons de l’église Saint Pierre : au centre saint Pierre, à droite Notre Dame, et Saint Denis à gauche. Le maître-autel est lui aussi moderne et est l'oeuvre de Jean-Michel FROIDEVAUX en 1977. Les vitraux sont de Max INGRAND.

A l'extérieur de l'église, si on passe par la sacristie, on tombe sur le jardin en terrasse derrière le choeur de l'église; c'est là que M. OTTIN, curé a fait venir du Mont Valérien en 1833 quatorze chapelles du Calvaire garnies de statues en terre cuite (actuellement en restauration) et un Calvaire quelque peu décrépi sous lequel se trouve une réplique du Tombeau. L'abbé comptait attirer des pélerins, mais cette entreprise le ruina plus qu'autre chose. Ces imitations diverses du calvaire ont beau être courantes au 19e et au début du 20e (avec une certaine apothéose au Calvaire de PONTCHATEAU ou dans les copies diverses du sanctuaire de Lourdes), elles ne manquent cependant pas de surprendre dans un site tel que l'église abbatiale de Montmartre.

A l'intérieur, l'église est formée d'une nef flanquée de bas-cotés, flanquée au nord d'une sacristie et prolongée par un choeur hémi-circulaire avec chapelles latérales. Dans le transept, les absidioles appartiennent à la première église, tout comme les absidioles du choeur. La première travée du choeur est couverte par une voûte romane datant de la première moitié du 12e siècle; c'est sans doute la plus ancienne de Paris. L'abside gothique a été construite à partir de 1180. L'arc doublon séparant le choeur de l'abside repose sur deux colonnes en marbre provenant, semble-t-il du temple de Mars érigé par les Romains; ces vestiges, comme deux autres colonnes placées en façade, couronnées de chapiteaux mérovingiens, ont été utilisés comme piliers dans la première église romane. Plusieurs chapiteaux sont à remarquer, dont un représentant la luxure, péché capital. D'autres ont été repris au début du XXe dans un style imité, ou représentant simplement des feuillages.
La nef a été d'abord recouverte d'une lourde voûte de pierres, si lourdes qu'elle menacée par sa poussée la stabilité de l'édifice tout entier; cette voute romane fut donc démontée à la fin du XIIe siècle, puis remplacée par un plafond en bois en attendant mieux (à l'exception de la quatrième travée de la nef qui bénéficia d'un des plus anciens exemplaires connus de voûte gothique), puis remplacée au XVe siècle par une voûte d'arêtes sur croisées d'ogives, bien plus légère; au passage, de nombreux chapiteaux romans disparurent ou furent massacrés; leurs dépouilles opimes gisent en tas derrière la sacristie.

Au nord, près du parvis, une porte de bronze permet l’entrée au cimetière du Calvaire situé sur le verger. Antérieur de trois ans au Père-Lachaise, il est le plus ancien des cimetières parisiens. Il compte 87 tombes répertoriées. Plus du tiers de ces sépultures accueillent des membres de familles aristocratiques. Le cimetière offre une exceptionnelle photographie du Montmartre d'il y a deux siècles. Dans la liste des sépultures on ne trouvera ni d'Artagnan qui n'a pas été enterré au Calvaire, contrairement à une légende,ni Pigalle dont la sépulture a disparu à la Révolution et n'a jamais pu être retrouvée. C'est le calvaire érigé fin 19e à coté de l'église qui lui donne son nom.

Vue de l'église depuis la coupole du Sacré-Coeur : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f9/StPierreParis.jpg

En lien : le site de Christian Wacrenier, Montmartre secret, au sujet de l'histoire connue et méconnue de la Butte :

Visite de l'église St Pierre des origines à la Renaissance : http://www.montmartre-secret.com/article-18294376.html et de 1600 à nos jours : http://www.montmartre-secret.com/article-18592164.html

Les peintures de l'église : http://www.montmartre-secret.com/article-25945384.html]http://www.montmartre-secret.com/article-25945384.html
Les vitraux de l'église : http://www.montmartre-secret.com/article-23943530.html]http://www.montmartre-secret.com/article-23943530.html
Le cimetière du Calvaire : http://www.montmartre-secret.com/article-cimetiere-du-calvaire-saint-pierre…
Les portes de l'église : http://www.montmartre-secret.com/article-31845458.html]http://www.montmartre-secret.com/article-31845458.html


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre
Siécle de l'édifice: XIIe-XVIIe-XVIIIe-XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (37) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade
coté sud et chevet

chevet et clocher
coté nord

Intérieur (20) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

colonne romaine
Notre-Dame de Montmartre

abside latérale gauche

le choeur et ses vitraux


chapiteaux

l'autel moderne
tabernacle

l'abside droite et ses dalles tumulaires

la luxure
dalle de la reine Adelaïde de Savoie

Le Calvaire et le tombeau du Christ (10) :

vieilles pierres de l'église
chapiteaux romans

tombeau du Christ

les stations du chemin de croix
le Calvaire


Eglise Saint-Jean de Montmartre Abesses

L'église Saint-Jean est aujourd'hui au coeur d'un quartie branché très différent de ce qu'il était quand fut décidée la construction de l'édifice. La seule église de Montmartre était alors Saint-Pierre, perchée au sommet de sa butte et dont l'état était si pitoyable qu'elle dut être fermée au culte. Aucune restauration n'était alors prévue et il fallut donc envisager la construction d'une nouvelle église, d'autant plus nécessaire que la population s'était accrue et était devenue l'une des plus denses de Paris depuis le décret d'annexion de Montmartre à la capitale par décret de Napoléon III en 1859. L'abbé SOBAUX commença a rassembler des fonds pour ériger son église, au coeur d'une nouvelle paroisse, afin d'évangéliser le quartier le plus populeux de Paris, et lui donner un nouveau lieu de culte plus simple d'accès. En 1897, la situation se complique : la Préfecture fait fermer l'église Saint-Pierre qui se ruine, mais cette décision ne débouche aucunément sur l'érection d'un nouvelle paroisse. Le culte se poursuit dans la petite chapelle près l'église Saint-Pierre, dédiée à Notre-Dame de Lourdes. L'abbé SOBAUX, qui a réuni des fonds, décide de bâtir l'église comme un simple particulier.

L'abbé s'adresse à l'ingénieur Cottancin et à l'architecte Anatole de Beaudot, pour une église en béton et non en pierre; mais il nfit pas seulement ce choix en raison des économies qu'il représentait. Le premier souci de l'abbé était de construire une église proche des gens de la Butte et donc pouvant parler de Dieu dans un langage architectural moderne. Contrairement à nombre de ses confrères, Baudot favorise le béton car c'est le seul matériau capable d'être à la fois ossature et enveloppe; il est donc supérieur au fer (déjà employé à Notre-Dame de la Gare dans le 14e arrondissement, et ailleurs), et à la pierre, trop traditionnelle et limitant l'architecture à des structures sans rapport avec les besoins modernes.

C’est ainsi qu'au pied de la butte Montmartre que le béton armé apparaît pour la première fois au grand jour dans l’art sacré (rappellons, sa première utilisation pour une église remonte à 1860, pour l'église du Vésinet). Cette première église en ciment armé (1894-1904) revêtue de briques et de céramiques (grès flamés et pastillés) est influencée par le style Art nouveau. Cette église dans son temps avoue sa filiation avec ses contemporains, les premières stations de métro et le Grand Palais.

L’architecte Anatole de Baudot (1834-1915) disciple de Viollet-le-Duc et de Henri Labrouste eut l’intuition des formidables possibilités du béton à la fois porteur et cloison. Cet édifice est très significatif de l’évolution des idées à la charnière des deux siècles. Alors qu’Anatole de Baudot est architecte, inspecteur général des monuments historiques et de surcroît titulaire de l’unique chaire d’architecture française du Moyen Âge et de la Renaissance, il utilise le béton avec une maîtrise certaine. L'architecte fait construire l'église en utilisant le système Cottancin inventé par l'ingénieur Paul Cottancin (1865 - 1928) en 1889. Ils réaliseront ensemble le théâtre municipal de Tulle. Le système Cottancin utilise le ciment armé (donc de plus faibles épaisseurs que le béton armé), avec de minces dalles renforcées d'épines contrefort pour les parties horizontales et des briques enfilées sur des tringles de fer pour les parties verticales. Ces deux parties règlées entre elles forment ainsi un véritable monolithe indéformable, qui répond parfaitement au principe de solidarité formulé par les Romains. La disposition de l'église est donc formée par une combinaison de piles, les murs n'intervenant plus que comme remplissage ne portant pas de charge. Ce système disparaît après 1914 au profit du système Hennebique, qui, lui, utilise le béton armé, ce qui fait de l'église Saint-Jean une étape particulière dans l'histoire de l'architecture.

La construction de l'église provoqua une réprobation générale malgré le prestige de son architecte et certains prédirent son effondrement prochain. Les travaux commencèrent en 1897 mais un procès fut intenté pour non-conformité avec les règles d’urbanisme à cause de ses planchers de 7 cm d’épaisseur et de ses piliers de 50 cm de diamètre seulement pour 25 mètres de hauteur. En 1900, une ordonnance de démolition fut prononcée, mais levée dans le cadre d'une loi qui était alors promulguée; puis la procédure reprit, sous les accusations du peu de solidité de l'édifice. M. Boutilier, inspecteur des Ponts et Chaussée, fait charger les planchers en sacs de sable jusqu'à exercer une pression de 800 kg/m², mais les témoins ne bougent pas; en parallèle, une maquette des piliers est soumise à une pression comparable à 1500 kg/m², et ne fléchit pas. Le chantier put alors reprendre en 1902 et fut achevé en 1904. L'année suivante, à la faveur de la séparation entre Eglise et Etat, l'église, inaugurée comme chapelle de secours devient le centre d'une vraie paroisse. Et ce n'est qu'en 1908 que l'abbé Sobaux est nommé curé de sa paroisse, et il restera à ce poste jusqu'en 1913.

Les trois grandes verrières hautes de la nef sont exécutées par le maître-verrier Jac Galland d’après des cartons de Pascal Blanchard se rattachent à l’Art nouveau. Les sculptures de bronze et terre vernissée de Pierre Roche décorent aussi le maître-autel dans le style 1900. En 2007, le sculpteur et orfèvre Goudji, créé et réalise une cuve baptismale en pierre de Pontijou, fer forgé, argent et jaspe. L'orgue de Saint-Jean de Montmartre a été construit par Cavaillé-Coll en 1852 pour l'école Sacré-Cœur de la Ferrandière à Lyon. Il a ensuite été transféré et remonté dans l’église Saint-Jean en 1910 par Mutin. Il a été agrandi en 1921, 1931 et 1934 par Gutschenritter. En 1979, Jacques Barbéris effectue le relevage complet de l’instrument. Cet orgue comporte deux claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes. Les transmissions sont mécaniques à balancier, Machine Barker et pneumatique tubulaire. Il y a 28 jeux dont 25 réels

A lire aussi :

http://www.montmartre-secret.com/article-24716830.html]http://www.montmartre-secret.com/article-24716830.html
Vitraux : http://www.montmartre-secret.com/article-montmartre-eglise-saint-jean-vitraux-51170150.html
[url:59e7d859bb=http://www.montmartre-secret.com/article-27544287.html]http://www.montmartre-secret.com/article-27544287.html [/url:59e7d859bb]

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jean
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (23) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade au nord
coté ouest
coté est

le porche
monuments aux Morts de la paroisse

Intérieur (16) :

bas-coté gauche
chapelle
chemin de croix

la voûte

vue vers le choeur

bas-coté droit
chapelle absidiale

vitraux de l'espace central

grand vitrail du choeur
le tabernacle et une fresque

vue vers l'entrée et la tribune


Eglise Saint-Denys de la Chapelle Max Dormoy

L’église St-Denys de la Chapelle s’élève au bord de la grande route gauloise qui, après avoir franchi la Seine par l’Île de la Cité, passe par un col entre la butte Montmartre et Ménilmontant et poursuit vers la ville de Saint-Denis et au-delà. Une chapelle fut construite sur ce col à l’époque mérovingienne. D’après certains historiens, il s’agit de la chapelle construite en 475 par sainte Geneviève sur le tombeau de saint Denis (premier évêque de Paris martyrisé vers 250 dans la Plaine-Saint-Denys et enterré en ce lieu par les premiers chrétiens). Tandis que les pèlerins affluent pour vénérer ces reliques, un village se forme peu à peu, qui prend le nom de La Chapelle- Saint-Denys. Il connut un déclin lorsque le roi Dagobert fit transférer ces reliques dans l’abbaye de Saint-Denis en 636.

L’église actuelle date de 1204. C’est une construction légère (sans voûte de pierres) édifiée directement sur la plate-forme de la chapelle de sainte Geneviève. Les chapiteaux des 3 paires de piliers cylindriques de la nef sont représentatifs du gothique le plus primitif. Une façade classique est réalisée au XVIIe. Sur le côté de l'église se trouvait jadis un antique clocher couvert en bâtière. Jusqu’au XIXe siècle, St-Denys de la Chapelle fut la modeste église paroissiale d’un village d’agriculteurs d’environ 700 habitants. Elle reçut des visiteurs illustres. Jeanne d’Arc y pria et communia lors de son séjour de quelques jours dans ce village à l’occasion de l’attaque infructueuse qu’elle lança contre Paris tenu par les Anglais (septembre 1429). Vinrent également prier en ce lieu, sainte Louise de Marillac, qui vécut de 1636 à 1641 au 2, rue Marx Dormoy, ainsi que saint Jean Eudes, vers 1671, et, plus près de nous, Mgr Roncalli, le futur bienheureux pape Jean XXIII, en 1952.

Photo intérieure (Wikipédia) :


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Denys
Siécle de l'édifice: XIIIe-XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet gothique

Basilique mineure de Jeanne d'Arc, accollée à l'église Saint-Denis

La basilique Ste Jeanne d’Arc a été édifiée en exécution du voeu formulé par l’archevêque de Paris en septembre 1914 de construire une église qui lui serait dédiée si Paris était épargné par les troupes allemandes. Il fut décidé de la construire à côté de la petite église, le seul bâtiment parisien qui garde le souvenir de la sainte. Du projet monumental de Georges Closson, on réalisa seulement la façade (sans les clochers, dont les bases seules ont été faites, et un lanternon abritant les cloches rajouté sur celui de droite, en remplacement du clocher abattu de Saint-Denys) et une première coupole transformée en narthex (1935). Après une longue suspension des travaux, c’est en 1964 que l’on inaugura la grande nef de Pierre Isnard, éclairée par les verrières de Léon Zack. La même année fut réalisée par le même architecte et dans le même style la chapelle Saint-Pierre-Saint-Paul dans le quartier Charles Hermite. Une statue de Jeanne d'Arc est réalisée par Maxime Real del Sarte.

Type d'Edifice: Basilique mineure
Nom de l'Edifice : Sainte-Jeanne d'Arc
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : lanternon (sur double clocher inachevé)
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la façade inachevée (à gauche) et la coupole
coté et chevet

Eglise Saint-Bernard de la Chapelle Chateau-Rouge ou La Chapelle

L’Eglise Saint Bernard de la Chapelle est située au 11 rue Affre. Au XIXème siècle, les habitants de la municipalité de la Chapelle devaient aller jusqu’au faubourg de Gloire pour assister au culte dans l’église Saint Denys de la Chapelle. Dès 1845, lors de l’expansion industrielle et ouvrière du quartier on souhaita ériger une nouvelle église plus proche. On hésita entre deux projets : le premier, conçu par Lequeux, l’architecte de Notre dame de Clignancourt, prévoyait une église romane. Le second, du à Auguste Joseph Magne (1816-1885), fut retenu. L’église fut bâtie dans le style néogothique. La façade principale de l’église devait être plate. L’église, commencée en 1858, était destinée à la commune de la Chapelle, mais pendant la construction, la Chapelle fut intégrée à Paris. Aussi la municipalité parisienne offrit en cadeau de bienvenue un porche pour l’église, consacrée le 29 Novembre 1861. La façade présente un porche de style flamboyant rehaussé d’arcs en accolade et épaulée par des arcs-boutants. Un clocher, surmonté d’une flèche de 60 mètres de haut domine l’église. Les premières cloches, trop lourdes, ébranlèrent l’édifice et furent transférées à Saint Augustin. On les remplaça par des plus légères. A l’intérieur, la nef, comportant quatre travées, de bas cotés et de quatre chapelles. Les voûtes reposent sur des croisés d’ogives. De chaque coté du chœur, les deux retables évoquent des épisodes de la vie de Saint Bernard de Clairvaux et de sainte Geneviève. Des stalles en bois de chêne ont été sculptées dans le style néogothique. Le buffet d’orgue est également de style néogothique et rehaussé de sculptures.

Pendant la Commune (1871), Louise Michel, grande figure de cette révolution, animera dans cette église le Club de la révolution, lieu privilégié de l’expression populaire comme bon nombre de ces clubs dont elle présidait souvent les séances. Elle préconisa un enseignement vivant, des écoles professionnelles et des orphelinats laïques. Par ailleurs le 28 Juin 1996, trois cents étrangers en situation irrégulière commencent l'occupation de l'église pour demander leur régularisation. Ils avaient occupé l' Eglise Saint Ambroise à Paris et d'autres lieux de la capitale, mais s'en étaient faits à chaque fois expulser. Le 23 Août 1996 à l'aube, suite à un arrêté d'expulsion (visant l'occupation de l'église) pris d'urgence, sans que l'expulsion ne soit confirmée par un juge, près de 1 500 CRS sont déployés, pour ouvrir à coups de hache la porte de l'église et évacuent de force les 300 occupants. Evénement qui aura une portée internationale. L'église est aussi le centre du quartier de la Goutte d'Or, plusieurs fois mis à l'index par diverses autorités politiques...

Le grand orgue et l’orgue de chœur ont été commandés au prestigieux facteur, Aristide Cavaillé-Coll (1811-1898), déjà connu par de nombreux instruments en province (Cathédrales de Quimper, de Saint Brieuc, de Laval, de Toulouse, de Perpignan, de Carcassonne, d’Ajaccio etc.), et surtout par ses instruments parisiens : le grand-orgue de la Basilique de Saint-Denis (1841) et celui de La Madeleine (1846), encore construits avec son père, puis ceux de Saint-Vincent-de- Paul (1852) et de Sainte-Clotilde (1859), construits par lui seul. Quand il se lance dans la construction de celui de Saint-Bernard, il a en cours de fabrication l’orgue de l’église Saint-Sulpice, qui sera inauguré en avril 1862. Une association s'est créée pour entretenir l'orgue, jamais restauré (et qui a donc échappé aux désastreux "relevages" des années 60 et 70) et de ce fait quasiment dans la même composition que lors de son inauguration : http://www.orgue-saint-bernard.info/histoire2.html

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Bernard
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme des deux clochers : flèches
Position des deux clochers : au-dessus de la façade, sur le toit (grande flèche) et en lanternon à flèche au-dessus de la chapelle absidiale
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade à l'est
coté sud
coté nord et chevet
chevet et chapelle absidiale

Eglise Notre-Dame de Clignancourt Jules-Joffrin

L‘ancien hameau de Clignancourt appartenait à l’abbaye de Saint-Denis. L’étymologie du nom provenait peut-être de Cleninus, antique propriétaire. Du Moyen Age au milieu du XIXe siècle, les habitants de Clignancourt durent monter à l’église St Pierre de Montmartre pour remplir leurs devoirs religieux. Une parenthèse pourtant de 1579 à 1792, car le Seigneur de Clignancourt, Jacques LIGER, trésorier général du cardinal de Bourbon, obtint l’autorisation de bâtir une chapelle, dédiée à la Sainte Trinité, sur son fief, qu’il avait acheté en1569. L’ensemble fut racheté en 1669 par l’abbaye de Montmartre. C’est le 5 août 1858 que le Conseil municipal de Paris vote la construction de l’église actuelle dans un lieu encore presque désert, à quelques pas de l’ancienne chapelle. C’est ainsi, place Sainte Euphrasie (aujourd’hui place Jules Joffrin), qu’un terrain de 6 085 m2 est acheté pour 102 262,50 francs.

La première pierre de l'église fut bénie par le cardinal Morlot, archevêque de Paris, et fut posée par le baron Haussmann le 2 mai 1859. Le maire de Montmartre était alors le baron Michel de Trétaigne (qui légua son nom à la rue de Trétaigne, non loin de la mairie) et ses adjoints, Achille Labat et Lecuyer. Cette église, construite par l'architecte LEQUEUX, fut inaugurée le 29 octobre 1863. Sa longueur est de 99 mètres et sa largeur de 20 mètres dans la nef et 33 au transept. Sa hauteur sous voûte est de 14,80 mètres. La chapelle de la Vierge forme comme un édifice à part auquel, étant donné la pente, on monte par des escaliers situés sur les côtés du chevet. Le clocher, une flèche d'ardoises sur une haute tour carrée, est juché entre l'église et cette chapelle absidiale. Les peintures sont de Romain Cazes et les fresques d'Émile Laffon. Dotée par l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, en mobilier et objets de culte, l'église fut pillée pendant la Commune en 1870.

En face, sur la place Jules Joffrin, la mairie du XVIII° arrondissement remplace celle qui était antérieurement située place des Abbesses. Œuvre de Varoclier, de style Renaissance, sa première pierre a été posée le même jour que celle du pont Caulaincourt, le 16 décembre 1888 ; elle a été inaugurée le 17 juillet 1892.

La statue de Notre-Dame de Clignancourt, en marbre blanc, domine l’autel de la chapelle absidiale. Les toiles des chapelles latérales, de Romain CAZES, rappellent des faits se rapportant à l’histoire de Montmartre : les vies de Saint Denys et de Saint Ignace de Loyola. Les fresques sont d’Émile LAFFON. Les vitraux des bas-côtés datent du chanoine REMACLE (1911-1948). Le chœur a été surélevé et modifié du temps du chanoine INJALBERT (1948- 1969), avec le maître-autel de SERAZ consacré le 11 juin 1961. C’est au maître verrier LECHEVALLIER, qui a fait les vitraux modernes de Notre-Dame de Paris, que nous devons l’inspiration et l’exécution des cinq vitraux du chœur. Ils ont été commandés par l’abbé André PAYON dans les années 70; le vitrail axial évoque la Sainte-Trinité, encadré par deux vitraux d'inspiration mariale. L’ancien vitrail central de « Notre-Dame, Reine de France », qui avait été placé par le M. le chanoine REMACLE, curé, a été remonté dans la Chapelle de la Vierge, côté rue Hermel.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND de Clignancourt
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : entre l'église et la chapelle axiale
Clocher en péril : non

Photos (21) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade au sud
coté ouest
clocher
chevet

Intérieur (17) :

bas-coté gauche
grande nef
chapelle des Morts
bas-coté droit

chapelle absidiale gauche
le choeur
chapelle absidiale droite

de gauche à droite, peintures et vitraux du choeur

passage vers la chapelle absidiale

la chapelle absidiale






Eglise Notre-Dame du Bon-Conseil Simplon

À la fin du XlXème siècle, de petits artisans avaient établi leurs ateliers dans ce quartier où s’entassaient, dans des immeubles souvent vétustes, de nombreuses familles venues de province pour travailler dans les usines surgies un peu partout dans les faubourgs de Paris.

En 1898, les frères de Saint-Vincent de Paul (Congrégation fondée en 1845 par Jean Léon le Prevost) s’installèrent ici et dédièrent la chapelle et l’œuvre nouvelle à Notre-Dame du Bon Conseil. Cette œuvre était destinée à venir en aide aux familles laborieuses et pauvres du quartier, tant sur le plan spirituel que matériel. Le 11 décembre 1948, le Cardinal Suhard érigea la chapelle en Paroisse. L'église a encore conservé son patronage et son école qui se rendent encore très utiles. Cette paroisse est actuellement animée par une communauté de religieux de Saint Vincent de Paul.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND du Bon-Conseil
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade

vue vers le choeur
vitraux de la nef
le choeur

vue vers l'entrée
vitrail de la façade


Eglise Sainte-Hélène Porte de Clignancourt

Le territoire actuel de la paroisse de Sainte-Hélène faisait partie avant 1934 de la paroisse Notre-Dame de Clignancourt; c'était là la zone des "fortifs", massivement urbanisée en HBM par la Ville de Paris dans les années 20. Plus de 100 000 habitants en dépendaient, si bien qu'il fut décidé de construire une nouvelle église afin de proposer une structure plus proche des habitants. Les travaux de construction durent moins d'un an et le dimanche 3 juin 1934, le Cardinal Verdier érige Sainte Hélène en paroisse. L'église est en briques avec une façade en carreaux de béton. Un campanile se cache au-dessus du chevet.
A l'intérieur, l'église est constituée d'une grande nef et de bas-côtés, maintenant séparés du reste de l'espace, l'un formant à droite une chapelle de semaine, et l'autre une salle de réunion. A remarquer : les fresques au-dessus des autels latéraux et dans le choeur.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Hélène
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Position du clocher : au-dessus du chevet
Clocher en péril : non

Photos (12) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

façade et coté sud
coté nord

Intérieur (10) :

vue vers le choeur

bas-coté gauche

fresque du choeur
les fonts

bas-coté droit

vue vers l'entrée


Eglise Sainte-Geneviève des Grandes Carrières Porte de Saint-Ouen ou Guy Moquet

En 1888, un bienfaiteur de l'abbé Deleuze, alors vicaire à Saint-Pierre de Chaillot, acheta l'Hôtel Ruggieri, au 172 rue Championnet dont il détacha, pour y édifier une église dans ce quartier, 1500 m² de terrain. Mais le conseil municipal s'oppose au projet. Le consul de Hollande avait projeté de fonder un hôpital ; l'Administration lui donne un accord, y compris pour la construction d'une chapelle ; le 19 mai 1891, mardi de la Pentecôte, fut célébrée la 1ère messe dans la chapelle placée sous le vocable de Notre-Dame du Sacré-Coeur.
Pour évangéliser le quartier, l'abbé se focalise d'abord sur la jeunesse : Pour cela, il construit des salles de patronages et une école. Ainsi voyaient le jour les Oeuvres de la rue Championnet qui allaient prospérer dans des activités sociales diverses.

Le 9 février 1907, une ordonnance du Cardinal Richard détachait une partie des territoires de Notre-Dame de Clignancourt et de Saint-Michel des Batignolles pour fonder la paroisse autour de la chapelle ; elle prit, sans doute à ce moment, le nom de Sainte-Geneviève. M. l'abbé Garnier en fut le premier curé, installé le 17 février 1907. La chapelle étant trop exiguë, on entreprend son extension par l'adjonction des bas-cotés et d'un clocher entre 1908 et 1911. Ce n'est qu'en 1988, à la suite d'un réamenagement des locaux paroissiaux trop vétustes, et d'une rénovation de l'église, que l'ensemble a pris la physionomie offerte aujourd'hui.

L'orgue de Sainte-Geneviève des Grandes Carrières a été construit par Cavaillé-Coll en 1890. Il a ensuite été relevé en 1910 par Charles Mutin. Cet orgue comporte trois claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes. Les transmissions sont mécaniques. Il est composé de 22 jeux.

L'église est bâtie dans le style néo-roman, avec une grande nef flanquée de bas-côtés aveugles, prolongés par des absides à pans; le chevet est plat, mais des arcades avec une mosaïque en trompe-l'oeil y sont ménagées. On trouve à gauche, coté cour, un oratoire construit récemment, dans le prolongement des locaux paroissiaux. On voit aussi le clocher, auquel on accède (peu souvent) de façon acrobatique, avec une échelle de coupée donnant sur le toit de l'abside gauche, où se trouve la porte même du clocher; puis l'ascension se continue par des escaliers et échelles fort raides et en mauvais état.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Geneviève des Grandes Carrières
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade au sud
coté ouest
chevet et clocher
coté est

Intérieur (10) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

chapelle latérale gauche et son vitrail
le choeur et son vitrail
chapelle latérale droite

vue vers l'entrée
l'oratoire neuf


Dernière édition par Admin le Dim 29 Aoû - 01:18 (2010); édité 22 fois
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MessagePosté le: Mer 28 Juil - 01:06 (2010)    Sujet du message: 75 018 - 18ème arrondissement Répondre en citant

Chapelles

Chapelle du martyrium de Saint-Denis, rue Yvonne Le Tac Abesses. Cette chapelle n'est ouverte que le vendredi de 15 h à 19 h.

L’histoire de la Butte Montmartre se noue autour du martyrium. Par sainte Geneviève, qui vivait au Ve siècle, nous connaissons l'existence de saint Denis. C'est par elle que ce premier évêque de Paris entre dans l'histoire; car il est raconté dans la vie de cette sainte écrite par un de ses contemporains que, vers 475, elle décida le peuple parisien à élever une chapelle sur le lieu où il fut martyrisé. Saint Denis, premier évêque et martyr de Paris, ainsi que sa légende, illustrent cette période où les disciples du Christ triomphèrent « non en combattant, mais en mourant ». La chapelle primitive construite sur la Butte en l'honneur de saint Denis tombait en ruine au IXe siècle. Elle fut reconstruite à cette époque, la colline de Montmartre étant un lieu de pèlerinage extrêmement fréquenté. Outre saint Denis, on y vénérait les ossements d'un grand nombre de chrétiens anonymes martyrisés au cours des persécutions et qui ont contribué à faire appeler la colline mont des Martyrs, ce qui donne le nom de Montmartre.

En 1559, un incendie détruisit une grande partie de l'abbaye des Bénédictines de Montmartre qui se trouvait au sommet de la Butte et, depuis lors, le mal alla s'aggravant jusqu'en 1611, époque où Marie de Beauvilliers qui, pendant près de soixante ans, gouverna l'abbaye, entreprit la restauration du Martyrium qui se trouvait au flanc de la colline. Autour de cette chapelle fut construit une nouvelle abbaye dite « d'en bas » reliée à celle d'en haut par une galerie longue et voûtée. Au cours des travaux, le 11 juillet 1611, on mit à jour un escalier conduisant à l'ancienne crypte, sanctifiée, disait-on par saint Denis. Cette découverte fit grand bruit. Marie de Médicis et plus de soixante mille personnes se rendirent sur les lieux, créant un nouveau courant de dévotion.

A la fin du XIVe siècle, le roi de France Charles VI, après la guérison momentanée d'un premier accès de folie et après avoir échappé par miracle aux flammes d'un incendie, accomplit un pèlerinage d'action de grâces au Martyrium de Montmartre. Au début du XVe siècle, dans Paris en proie à la lutte des Armagnacs et des Bourguignons, les scènes d'égorgements et de pillage furent telles que les paroisses parisiennes se rendirent en procession sur la colline de Montmartre pour demander à saint Denis de sauver la capitale. En 1525, quand François Ier eut été fait prisonnier à la bataille de Pavie, le peuple de Paris en foule vint à Montmartre prier le patron du royaume pour que cesse la grande désolation.

Le 15 août 1534, après une retraite de jeûne et de prières sur la Colline, Ignace de Loyola, accompagné de François-Xavier et de cinq autres compagnons, demandent la clé de la chapelle : après la célébration d'une messe, ils prononcent au moment de la communion leur triple voeu de chasteté, de pauvreté et de mutuelle consécration au salut des âmes. La Compagnie de Jésus vient de naître.

La chapelle est classée et restaurée au XIXe siècle; c'est, avec l'église Saint-Pierre de Montmartre, elle aussi restaurée au XIXe, le seul vestige de l'abbaye bénédictine.

Source : http://www.sacre-coeur-montmartre.com/fr/martyrium.html

Photos intérieures : http://paris-bise-art.blogspot.com/2010/03/martyrium-de-montmartre.html

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Martyrium de Saint-Denis
Siécle de l'édifice: Ve-IXe-XVIIe-XIXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues depuis la rue

Chapelle Saint-Bruno, dépendante de saint-Bernard de la Chapelle. Fondée en 1875 avec la crèche de la paroisse, elle a été reconvertie à la fin du XXe siècle en salle pour le théâtre du quartier; les vitraux en grisailles (dont deux formés de petits carreaux de couleur posés dans la deuxième moitié du XXe siècle) ont été conservés, ainsi que la tribune originelle, fortement modifiée.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Bruno
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

vues depuis l'église

Intérieur (3) :

voûte conservée
grisaille 19e
vitrail 20e

Chapelle Notre-Dame de Lourdes, visible le long de la rue Saint-Eleuthère. Le bâtiment est bâti au flanc de la colline à la fin du XIXe siècle, le niveau donnant sur la cour devant l'église Saint-Pierre (1er étage) servant de chapelle, tandis que le sous-sol est affecté aux locaux paroissiaux; l'ensemble est à l'abandon de nos jours. Le culte paroissial s'y est fait depuis la fermeture de l'église Saint-Pierre par la Préfecture pour cause de péril en 1897 à l'inauguration en 1904 de la nouvelle église Saint-Jean.
En montant les escaliers du bout de la rue Saint-Eleuthère, on voit aussi les arènes de Montmartre, qui n'ont rien de romain puisqu'elles ont été aménagées en 1941 par l'oeuvre des petits poulbots !

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND de Lourdes
Siécle de l'édifice: fin XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et coté sur la rue
chevet

Chapelle Saint-Pierre-Saint-Paul, N° 44 rue Charles-Hermite. Cette chapelle de desserte se trouve au coeur d'un quartier isolé entre les Maréchaux et le périphérique, et constitué des HBM construits sur la "zone" (emprise des anciennes fortifications de Thiers occupées par des baraques et autres logements précaires et insalubres) dans les années 1920 à 1935. La vie de la chapellenie est animée par une communauté du Chemin-Neuf, implantée sur place.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : St Pierre St Paul
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (3) : (cliquez pour agrandir)

façade
campanile

Crédits : Photos aimablement transmises par Yann Sciardis

Chapelle des Quatre évangélistes, ZAC de l'Evangile Max Dormoy

Elle est située au rez-de-chaussée d'un immeuble Place Mac Orlan, au coeur de la ZAC. Les grilles garnissant les quatre fenêtres coté rue sont ornées des initiales stylisées des quatre évangélistes.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des quatre évangélistes
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade de la chapelle
une des grilles

Chapelle du foyer Simplon, au n°57, rue du Simplon, animé par la Communauté du Chemin Neuf. Il appartient à une communauté basée à Rome, la Sainte-Famille du Sacré-Coeur. Il y a une chapelle, sans clocher, sobre. La maison est fondée en 1950.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du foyer de jeunes filles Simplon
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Chapelles d'établissements hospitaliers et assimilés

Chapelle de la maison de retraite de la Providence, rue des Martyrs Abesses

La chapelle est située au rez-de-chaussée et au premier étage de l'aile en retour dans la cour de l'établissement; elle est donc invisible de la rue. Les baies donnant sur la cour sont garnies de vitraux historiés. L'établissement accueille une communauté de soeurs polonaises de Saint-Joseph.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la maison de retraite de la Providence
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

la Providence, vue de la rue

Chapelle de l'hôpital Bichat Porte de Saint-Ouen

L’hôpital BICHAT fut ouvert en 1882 dans l’ancien poste de caserne du Bastion 39 de l'enceinte de Thiers (pour rappel : enceinte continue avec bastions tout autour de Paris, le bastion 80 était par exemple à l'emplacement de l'actuelle cité U). En 1928, un programme de grands travaux permet de procéder à la reconstruction totale de l’hôpital Bichat. Le nombre de lits est alors porté à 996, répartis en 6 pavillons. Cette construction subira de graves dommages lors des derniers bombardements allemands (24 août 1944), lorsque la gare de la Chapelle est bombardée. En avril 1971, dans un souci de modernisation des centres hospitaliers et compte tenu des difficultés que présente l’aménagement des locaux aux techniques nouvelles, le ministère de la Santé approuve le programme de construction d’un nouvel établissement, en hauteur cette fois, en une tour. Entreprise le 15 novembre 1975, terminée le 31 décembre 1979, son édification a permis, par son emplacement proche de la première couronne d’Ile de France, l’allègement des hôpitaux de Paris, et aussi, la création de lits de long et moyen séjour dont la capitale était particulièrement démunie.

L’hôpital Claude BERNARD a été ouvert en 1905 et construit sur l’emplacement de l’ancien hôpital temporaire d’Aubervilliers. Il était alors réservé aux maladies infectieuses. En 1930, il est agrandi et sa renommée devient internationale en matière de pathologie infectieuse. En 1952-53 la respiration artificielle continue dite réanimation respiratoire y est découverte et le premier service de réanimation respiratoire y ouvre.
En 1970, il est rattaché à l’hôpital Bichat. La vétusté des locaux conduisent l’administration centrale à prévoir sa reconstruction sur le site de l’ancien hôpital Bichat. En 1988, l’hôpital Claude Bernard est transféré de la porte d’Aubervilliers à la porte de Saint-Ouen, dans des locaux neufs et rénovés. L’hôpital Claude Bernard a gardé sa vocation de médecine infectieuse et tropicale de premier plan, maintien d’un siècle de tradition de lutte et de prévention contre les maladies infectieuses.
Source : AP-HP

La chapelle "historique" est tout au fond de l'alignement des pavillons de la partie historique de l'hôpital; elle se présente édifice carré avec une façade en avancée, dans laquelle est ménagée une rose, et un chevet à trois pans inégaux. Une "bulle" servant de local paroissial a été construite dans les années 1970. Il n'y a pas de clocher.
Pour trouver la chapelle : depuis l'accueil, sortir et tourner à gauche; en bas de la rampe, encore à gauche, puis tout droit jusqu'au bout de l'allée.

Plan de la chapelle :


Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hopital Bichat
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue extérieure

vue vers l'autel
la rose en façade

Oratoire de l'hôpital Claude-Bernard-Bichat

L'oratoire chauffé a été aménagé à la fin du XXe siècle en sus de la chapelle, au sous-sol de l'un des pavillons historiques. Depuis la chapelle, prendre la deuxième à droite, et descendre l'escalier. Derrière l'autel, au fond d'une abside en avancée, il y a un beau vitrail.

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : de l'Hopital Bichat
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

alignement des pavillons de l'hopital

vue vers l'autel
vitrail
vue vers l'entrée

Oratoire de l'Hopital Bretonneau (XXe), rue Carpeaux Guy Moquet ou La Fourche ou Lamarck

Etablissement pédiatrique ouvert en mars 1901 au cœur du XVIIIème arrondissement de Paris, l’hôpital Bretonneau a traversé le siècle au service de l’enfance. Son histoire raconte la lutte menée contre les maladies contagieuses puis les progrès obtenus dans le domaine des sciences médicales infantiles. Bretonneau ferme ses portes en 1988 : impossible à moderniser, l’hôpital est inadapté aux exigences nouvelles en matière de sécurité et de confort hospitaliers. Ses équipes médicales partent rejoindre le nouvel hôpital Robert Debré.
Délaissant un temps la médecine pour l’art, l’établissement vit ensuite sous le nom d’Hôpital Ephémère une parenthèse de dix années, abritant dans ses murs un centre de création picturale et musicale.
C’est un nouvel hôpital, partiellement reconstruit, qui renoue aujourd’hui avec sa vocation première, le soin. Consacré aux personnes âgées qu’il accueille depuis juillet 2001, il répond à une demande nouvelle de la société.
Source : AP-HP

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : de l'Hôpital Bretonneau
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


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MessagePosté le: Mer 28 Juil - 01:08 (2010)    Sujet du message: 75 018 - 18ème arrondissement Répondre en citant

Couvents et communautés monastiques

Couvent des Bénédictines du Sacré-Coeur (XIXe-XXe), cité du Sacré-Coeur, derrière la basilique

Adèle Garnier (1838 - 1924), institutrice au château de l'Aulne-Montgenard à Martigné-sur-Mayenne lit un article parlant de projet de construction de la future Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre et entend alors de la part de Dieu : « C'est là que Je te veux ! ». Adèle Garnier avait eu des visions intérieures du Christ à partir de 1862. En 1869, elle « voit » le Christ dans une grande hostie : le Christ lui demande de prier, expier, souffrir pour la France. En 1873,lui apparaît une église byzantine blanche, avec des domes; la basilique du Sacré-Cœur n'est alors qu'un projet. En 1874, Adèle Garnier a la révélation de l'adoration perpétuelle à Montmartre. Elle en parle à Mgr Guibert. En 1885, cette adoration permanente est établie dans la basilique. En juin 1897, Adèle Garnier s'installe avec trois compagnes rue du Mont-Cenis, près de la basilique en construction. Le 4 mars 1898, la mission reçue s'accomplit : la communauté religieuse, née pour la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, est fondée par Adèle Garnier et par le père dominicain Francis Balme et le père Jean Baptiste Lemius. L'acte de fondation est reçu par le cardinal Richard, la première communauté s'installe cité du Sacré-Cœur. Adèle Garnier prend en religion le nom de Mère Marie de Saint-Pierre. La congrégation est érigée canoniquement par l'Église. Le nombre de religieuses augmentant, elles s'installent rue du Chevalier-de-la-Bare, grâce à une aide financière des Pères Chartreux. Les lois de 1901 en France contre les congrégations religieuses qui ne sont ni enseignantes ni hospitalières en France contraignent les bénédictines à quitter Montmartre. La congrégation se réfugie en Angleterre. En quittant Montmartre, la fondatrice déclare : « Nous reviendrons au grand jour comme des filles grandies qui ont place au foyer».

La communauté des bénédictines du sacré-Coeur de Montmartre se développe alors en Angleterre : en 1930, la congrégation est reconnue de droit pontifical; en 1944 elle compte 70 soeurs de juit nationalités diffèrentes et en 1956 le premier prieuré ouvre en Australie. En 1961, le prieuré belge, ouvert après l'expulsion de la congrégation de France, ferme; deux ans plus tard un prieuré est ouvert à Tyburn, village du Middlesex qui a été le lieu d'exécution des grands criminels anglais du XIIe au XVIIIe, parmi lesquels de nombreux catholiques refusant d'abjurer leur foi à l'instauration de la religion anglicane. Près de 50 000 personnes y auraient été éxécutées par pendaison. En janvier 1964, les religieuses de la branche anglaise forment une congrégation-fille, les Soeurs de Tyburn. La même année le noviciat de Royston est transféré à Wadhurst (Sussex) et le corps d'Adèle Garnier et celui de sa fidèle collaboratrice sont inhumés à Tyburn. En 1991, la générosité de la princesse Alexandra permet la restauration complète du couvent de Tyburn. En 1992, un monastère écossais de Bénédictines du Saint-Sacrement, en difficulté, rejoint la congrégation. L'année suivante, un monastère est construit à Cobh, en Irlande, et un noviciat y est transféré. En 1995, un monastère est construit en Nouvelle-Zélande.

Pendant ce temps, la congrégation française a rouvert un prieuré à Louvigné du Désert, capitale du granit, en Ille-et-Vilaine. À la demande de Monseigneur Charles, le cardinal Maurice Feltin érige un nouveau prieuré au 13 rue Becquerel, près de la Basilique. La messe d'inauguration a lieu le 23 octobre 1961. La supérieure, Mère Madeleine-Marie du Divin Cœur évoque « un Bethléem pour la congrégation qui a désormais retrouvé une place à Montmartre, soixante ans après l'avoir quitté ». Les bénédictines y resteront jusqu'en 1977, où elle vivront leur mission de prière et d'accueil. Plusieurs changements interviennent également à cette époque : changement dans les constitutions, le costume, la croix et l'office. Ces changements entrainent la dissociation des communautés anglaises en une autre branche de la congrégation. En 1962, les bénédictines quittent Louvigné pour Ecouen, près de Sarcelles dans le 95, afin de se rapprocher de la communauté de Montmatre. En 1972, la première pierre du prieuré de Béthanie, à Blaru dans les Yvelines, est posée; la chapelle est bénie le 15 septembre 1973, à l'occasion du 75e anniversaire de la Congrégation. Le prieuré d'Ecouen est fermé et les vieilles religieuses s'installent auprès des novices dans les Yvelines.

Le 30 octobre 1977, compte tenu des difficultés croissantes dans la collaboration avec les chapelains et le recteur de la basilique, estimant qu'elles ne répondaient plus à ce que Mgr Charles attendait d'elles, les bénédictines chantent leurs dernières vêpres dans la basilique le dimanche 30 octobre et quittent le lendemain la colline qui les a vues naître 80 ans plus tôt. Elles se retirent à Blaru où s'est installé le père Le Guillou, la maison Béthanie étant devenue pour lui, lors de sa convalescence, un havre de paix. En 1981, mère Marie-Agnès est réélue pour 6 ans. Théologien nommé par la Congrégation des religieux pour participer aux chapitres généraux, le père Le Guillou participe à la restructuration des constitutions qui sont approuvées en 1983 par le cardinal Eduardo Francisco Pironio. En 1978, à la demande de Mgr Mouisset, évêque de Nice, les bénédictines fondent un prieuré au sanctuaire de Notre-Dame de Laghet dans les Alpes-Maritimes. En 1984, à la demande de Mgr Derouet, évêque de Sées, les bénédictines fondent un prieuré au sanctuaire de La Chapelle-Montligeon dans l'Orne.

Cette même année, Les filles du Cœur de Marie ferment leur maison de la Cité du Sacré-Cœur à Montmartre, faute de vocations. Les bénédictines en accueillent sans cesse. Elles sont une cinquantaine avec les postulantes et les novices. Avec l'autorisation du cardinal Jean-Marie Lustiger, elles s'installent cité du Sacré-Cœur où elles fondent le prieuré Saint Benoît. Elles organisent de multiples activités pour les enfants, les adolescents, les jeunes et les foyers. Leur dynamisme débordant est remarqué par Mgr Guy Gaucher qui vient y prêcher la retraite annuelle, par leurs voisins, mais aussi par M. Alain Juppé qui les visite. L'année suivante, en 1985, les Dominicaines quittent à leur tour la Cité du Sacré-Cœur. Les Bénédictines achètent alors leur maison et y établissent la maison-mère et le noviciat sous le patronage de sainte Scholastique.

En 1992, le prieuré Notre-Dame des Victoires est fondé dans le IIe arrondissement, à la demande du Cardinal Lustiger. En 1994, un prieuré est fondé dans le sanctuaire du Curé d'Ars, à Ars sur Formans; les bénédictines prennent la direction dudit sanctuaire. En 1998, à la demande de Mgr Madec, une communauté est fondée à la Sainte-Baume en Provence. Dix ans plus tard, en 2008, les bénédictines laissent la gestion de l'hostellerie aux frères dominicains de la Province de Toulouse à partir du mois de juillet 2008. Elles s'installent à Notre-Dame du Laus, à la demande de Mgr Jean-Michel di Falco, évêque du diocèse de Gap. Enfin, en 2009, cette communauté vivante s'installe à la Basilique Notre-Dame de Pontmain, à la demande de Mgr Scherrer, évêque du diocèse de Laval.

La chapelle a été récemment décorée par l'architecte Pierre TOURRE, et pour des raisons de propriété intellectuelle, n'est pas photographiable, même pour les soeurs, en-dehors de quelques esceptions strictement encadrées; tout ce qu'on peut dire, c'est que cette redécoration est sobre, et se marie bien avec la chapelle datant du XXe siècle, bâtie dans un style éléclectique, à la fois néo-gothique et néo-roman, style malgré tout courant en France pour les chapelles de cette époque. La chapelle est visible depuis l'enclos du château d'eau de Montmartre, derrière le couvent.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Scholastique
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le prieuré, coté cité du Sacré-Coeur
la chapelle

Carmel de Montmartre (XXe), rue du Chevalier de la Barre, derrière la basilique

Le projet du Sacré-Coeur incluait dès le début la présence d'un Carmel à ses côtés; la communauté de Paray-le-Monial envisage une fondation dès 1918, et le 6 juillet 1928 la première messe est célébrée au nouveau Carmel, grâce à la ténacité de la mère prieure Mère Marie de Jésus. La grande chapelle prévue n'a jamais été construite, et c'est une chapelle "provisoire" au rez-de-chaussée de l'immeuble du début de la rue du Chevalier de la Barre qui sert de lieu de culte.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : Carmel de Montmartre
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Carmel de Montmartre
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade coté Basilique
le couvent et la chapelle

intérieur de la chapelle

Couvent des soeurs de Notre-Dame du Cénacle, 9 rue Lamarck. Le couvent, qui est aussi la maison provinciale de la communauté, est établi à flanc de la colline de Montmarte, entre le débouché de la rue du Chevalier de la Barre et la rue de Lamarck qui contourne la Butte au nord-est.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des soeurs de ND du Cénacle
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des soeurs de ND du Cénacle
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Communauté de laïcs consacrés des Auxiliaires du Coeur de Jésus, 13, rue Becquerel. Le couvent est là un immeuble de quatre étages construit en 1960-61 sur un terrain concédé par le recteur de la Basilique du Sacré-Coeur, pour les bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre, sur le flanc nord de la colline. Le bâtiment est donné en 1977 aux laïques consacrées des Auxiliaires du Coeur de Jésus. Actuellement, il y a environ 90 laïques consacrés (définition du laïc consacré ici : http://www.mavocation.org/vocation/enseignements/vie-consacree/729-laic-con… ) faisant partie de l'institut séculier des Auxiliaires de la vie de Jésus. La communauté s'installe à Paris en 1904-1905, d'abord dans les locaux de la Basilique; la communauté vient de Caen, où elle était établie rue de la Paix. Le retable de la chapelle, au rez-de chaussée de l'immeuble, vient de la chapelle privative des prieurs du monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse dans l'Ain; en 1905 ce retable a échappé à la confiscation, mais s'est retrouvé à l'abandon dans une grange; il a été racheté par le père de la fondatrice pour être placé dans la nouvelle Maison à Paris, et le premier étage a été construit en fonction de la hauteur dudit retable.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : Communauté de laïques consacrées Auxiliaires du Coeur de Jésus
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la communauté des laïques consacrées Aux. Coeur de Jésus
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Communauté des Missionnaires du Sacré-Coeur d'Issoudun, 9 bis rue des Roses, fondée en 1956. Il y a un oratoire privé (une pièce); la communauté compte aujourd'hui trois frères, mais elle en a compté jusqu'à douze quand elle gérait la paroisse saint-Denys de la Chapelle. L'immeuble en briques est visible de loin, avec son fronton sous lequel sont ménagés trois fenêtres en anse de panier. Ce lieu est aussi le siège de la maison provinciale de la congrégation.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : Couvent des Missionnaires du SC d'Issoudun
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : des Missionnaires du SC d'Issoudun
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Dernière édition par Admin le Mer 28 Juil - 23:15 (2010); édité 7 fois
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MessagePosté le: Mer 28 Juil - 01:14 (2010)    Sujet du message: 75 018 - 18ème arrondissement Répondre en citant

Autres cultes

Orthodoxes

Eglise orthodoxe serbe Saint-Sava, rue du Simplon Simplon

Située au 23 de la rue du Simplon dans le dix-huitième arrondissement, La Paroisse orthodoxe serbe Saint Sava à Paris est à la fois une paroisse au sens propre du terme et le siège épiscopal du diocèse de France et d'Europe occidentale de l'Eglise orthodoxe serbe. Fondé en 1994 et placé depuis 1999 sous l'autorité de Mgr Luka Kovacevic, ce diocèse comprend outre la France, le Bénélux et la Péninsule ibérique.

La paroisse date, elle, de 1947. Elle voit le jour à l'initiative de Serbes soit domiciliés avant la deuxième guerre mondiale à Paris soit venus y trouver refuge après leur refus de vivre dans leur pays soumis aux communistes depuis 1945. La communauté religieuse n'a pas d'adresse fixe avant de devenir en 1952 locataire de l'église roumaine, rue Jean de Beauvais dans le cinquième arrondissement. Elle officie dans la chapelle attenante qui ne peut accueillir plus de soixante-dix personnes. Née dans le dénuement, elle vit dans la pauvreté et l'exiguïté jusqu'en 1965 quand elle trouve, toujours en location, un lieu de prière plus ample dans un temple protestant, construit au début XXe siècle rue du Simplon et dont elle se rend propriétaire en 1984. L'ancien affectataire de l'édifice est encore trahi par l'architecture de l'église, typique des temples protestants : une église avec pignon à clocher-mur sur rue, flanquée d'une aile contenant la maison de paroisse. A Paris, d'autres temples, comme celui de l'Ascension par exemple présentent la même disposition.

A l'intérieur, la nef a encore ses murs blancs, mais un projet visant à les recouvrir de peintures murales est prévu à court terme. Sous le porche se trouve la boutique de la paroisse, où on peut acheter bougie, encens et ouvrages religieux. A droite, une grande pièce au rez-de-chaussée de la maison paroissiale abrite la sacristie. Un riche iconostase barre, à la manière orhodoxe, le bout de la nef et isole le choeur et l'autel, lieu du Sacrement, réservé aux célébrants. Sous les poutres à entraits est accroché un grand lustre; la tribune, établie coté rue, contient un harmonium.

La rue du Simplon, autour de l'église, est, avec son épicerie, son agence de voyage et son restaurant, une vraie enclave serbe au coeur de Paris.

Type d'Edifice: Eglise orthodoxe serbe
Nom de l'Edifice : St Sava
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

façade de l'église

Intérieur (3) :

vue vers le sanctuaire
iconostase
vue vers l'entrée


Chrétiens orientaux

Eglise Notre-Dame de Chaldée, 13-15 rue Pajol La Chapelle

L'immigration chaldéenne a commencé dans les années 1920 et s'est concentrée à Marseille et à Toulouse. Elle s'est intensifiée à partir des années 1980 en provenance de la Turquie. La guerre du Golfe provoqua la fuite des Assyro-Chaldéens d'Irak vers les pays Occidentaux. Plusieurs centaines sont venues se réfugier en France en rejoignant la communauté déjà existante. Ils sont environ au nombre de 12000 (Chaldéens Catholiques et Nestoriens non unis à Rome), en France. Plus de la majorité de la communauté est originaire des montagnes d'Hakkâri (sud-est de la Turquie) et est installée dans la région parisienne. Ils ont pratiquement tous obtenu le statut de réfugié. La majorité de cette communauté a obtenu ou est en instance d'obtenir la naturalisation. Ils parlent l'araméen, la langue du Christ et des Apôtres, qui est aussi appelée syriaque, chaldéen, assyrien ou encore sureth ou assyro-chaldéen.

Une Mission Chaldéenne existe à Paris depuis 1950. Le premier recteur était Père Dominique Dahane. Son recteur actuel est le Père Petrus Yousif, qui a remplacé Mgr Francis Alichoran, décédé au milieu de sa communauté à Paris le 1er juillet 1987. Ce dernier contribua pleinement à la reconnaissance du droit d'asile des Assyro-Chaldéens et joua un rôle déterminant dans leur installation en France. Père Petrus Yousif, soucieux également de sa communauté, œuvra pour la construction d'un centre servant de Mission, de centre culturel et de centre cultuel (Centre Eglise d’Orient) dont les travaux se sont achevés en juin 1992. Dans ce centre, l'église Notre-Dame de Chaldée est disposée au centre de l'édifice, construits autour du lieu de culte comme les villages chaldéens l'étaient autour de leurs vieilles églises du haut Moyen-Age. Le Père Yousif est aidé par le premier prêtre chaldéen ordonné à Paris (au Sacré-Coeur), le Père Sabri Anar, depuis 1990.

L'église ne possède pas de clocher. La mission chaldéenne en France héberge en ses murs une communauté de soeurs de Notre-Dame de Sion.

Type d'Edifice: Eglise de rite oriental
Nom de l'Edifice : ND de Chaldée
Siécle de l'édifice: fin XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Protestants

Eglise luthérienne Saint-Paul de Montmartre Marcadet-Poissonniers

Jusqu'en 1840 l'église luthérienne de Paris compte 4 pasteurs. Il est alors recherché un pasteur pour desservir les luthériens de banlieue. Ce pasteur sera Jean-Jacques Hosemann, celui-ci divise sa zone d'action en 5 secteurs dont celui de la Chapelle composé de la Chapelle, Montmartre, Batignolles, Villette et Belleville. Ce secteur de la Chapelle compte 299 familles luthériennes. La paroisse est créée en 1855 et va occuper successivement des locaux au 27 puis au 40, rue Constantine (actuelle rue Myrha), au 11 de la rue Doudeauville, au 6, rue Léonie (aujourd'hui rue des Trois Frères) puis au 53, rue des Poissonniers. Le premier culte ne fut autorisé par la mairie de La Chapelle réticente que sur l'intervention du ministre des cultes. Les cultes étaient célébrés en français et en allemand.

L'église ne sera construite que plus tard par l'architecte Auguste REY, d'origine protestante, sur l'ordre du pasteur Charles Pfender. Les travaux sont entamés fin 1896 et le premier culte se déroule en novembre 1897. Le style de l’église est romano-byzantin avec des décors géométriques et végétaux. La façade est en pierre et surmontée d'un clocher. L’intérieur de l’église est sobre et clair. La nef est composée de 4 travées ouvertes par des arcs à droite et à gauche donnant sur les tribunes et les bas côtés. L’orgue Merklin est établi sur une tribune au-dessus du porche. Le chœur a la forme d’un hémicycle. L’église peut contenir trois cent personnes, réparties entre la nef et les bas-côtés (246 places) et les tribunes (84 places).

Type d'Edifice: Temple protestant
Nom de l'Edifice : EL St Paul de Montmartre
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

l'église, boulevard Barbès
le clocher

Mission évangélique Tabernacle, rue Belliard, en bordure de l'ancienne ceinture Porte de Saint-Ouen : Cet édifice forme l'angle des rues Blliard et Vauvenargues, et ne présente pas de clocher. L'immeuble abrite un lieu de culte, mais aussi une mission et un patronage, lieu où se font diverses activités sportives et culturelles.

L’Église dite » du Taber­nacle » depuis 1921 est ori­gi­nel­le­ment issue de l’activité déployée par Ruben Saillens au sein de la Mis­sion Popu­laire Evan­gé­lique créée en 1883 par la fusion de la mis­sion fon­dée par Mac All en 1872 (la » Mis­sion aux Ouvriers de Paris ») et de celle fon­dée en 1878 par Saillens à Mar­seille. Per­suadé que l’évangélisation des foules doit abou­tir à l’Église locale, et que cet objec­tif n’est pas atteint pour une grande par­tie des conver­tis de la Mis­sion, Saillens plaide pour la for­ma­tion d’Églises déno­mi­na­tion­nelles liées à la Mis­sion. Bap­tiste, il croit pos­sible de gref­fer sur la vieille souche des Églises bap­tistes, le jeune et vigou­reux reje­ton de la Mis­sion Mac All. Il espère d’abord asso­cier à la Mis­sion l’Église de la rue de Lille, où il assure l’intérim pas­to­ral, mais les réti­cences d’une mino­rité font pré­fé­rer la consti­tu­tion d’une deuxième Église bap­tiste, indé­pen­dante, à Paris. L’accord de fon­da­tion est signé le 9 juillet 1888 par Saillens, R.W. MacAll et A.J. Gor­don, le pré­sident de l’American Bap­tist Mis­sio­nary Union. Un local est trouvé 133 rue Saint-Denis en octobre. Et la greffe semble prendre: la jeune com­mu­nauté connaît une crois­sance importante : les 12 membres du 16 décembre 1888 (date du pre­mier culte, anté­rieur à l’inauguration, le 13 jan­vier 1889) en deviennent 50 fin 1889, 200 en 1891, 300 en 1893. Cepen­dant, l’ampleur de l’activité bap­tiste de Saillens sus­cite des inquié­tudes qui conduisent l’Église à prendre en octobre 1890 son indé­pen­dance de la Mis­sion. Elle peut désor­mais s’engager à 100% dans le camp bap­tiste. Quelques semaines suf­fisent aux deux pas­teurs de Paris, Phi­lé­mon Vincent (arrivé rue de Lille en sep­tembre 1888) et Ruben Saillens, pour fon­der en décembre 1890 l’Union mis­sion­naire bap­tiste de Paris qui sera élar­gie en Union des Églises Evan­gé­liques Bap­tistes de France en mars 1891. Vite for­mée, l’union pré­si­dée par Fran­çois Vincent, dont Ruben Saillens est le secré­taire géné­ral, n’aura cepen­dant qu’une faible lon­gé­vité. En avril 1892, de retour du voyage aux Etats-Unis où il a par­ti­cipé à la col­lecte du fonds du cen­te­naire de William Carey, Saillens doit affron­ter la reven­di­ca­tion de son adjoint sur une par­tie de la com­mu­nauté. Le dif­fé­rend trouve écho dans le comité de l’Union et se dégrade en accu­sa­tions per­son­nelles. L’Union bap­tiste est dis­soute à l’été 1893.

Dés­uni, le bap­tisme de langue fran­çaise doit se réor­ga­ni­ser. Il le fait dès 1894 autour de deux pôles: un bap­tisme dit franco-belge, animé par Aimé Cadot tôt relayé par Phi­lé­mon Vincent et en vis-à-vis un bap­tisme franco-suisse, com­posé de com­mu­nau­tés plus récentes, dont l’Église de la rue Saint-Denis consti­tue le centre. Les pas­teurs des Églises de pro­vince (Lyon, Saint-Etienne, Mar­seille, Mont­bé­liard, Nice, Nîmes) ont ainsi été bap­ti­sés et ini­tiés au minis­tère rue Saint-Denis. L’Église s’affilie à l’Association des Églises bap­tistes de Paris et de l’Ouest, l’une des trois com­po­santes du bap­tisme franco-suisse. La com­mu­nauté a démé­nagé au 61 rue Mes­lay lorsque le fon­da­teur cède la charge pas­to­rale à son gendre, Arthur Blo­cher, en 1905. S’il reste pas­teur hono­raire, Ruben Saillens réoriente son minis­tère dans une direc­tion inter-ecclésiastique.

L’Église — depuis 1910 au 48 rue de Lille — trouve après deux décen­nies son allure de croi­sière. L’effectif se sta­bi­lise entre 200 et 250 membres. La Grande Guerre, qui frappé bru­ta­le­ment les Églises franco-belges, l’épargne rela­ti­ve­ment ; son pas­teur est par­ti­cu­liè­re­ment chargé par Bos­ton d’acheminer l’aide amé­ri­caine vers le Nord dévasté. L’armistice conclu, les Amé­ri­cains sont dési­reux de pro­mou­voir un nou­vel élan bap­tiste: ils pro­mettent un concours accru mais condi­tionnent celui-ci à l’union totale des deux Asso­cia­tions. C’est dans ce contexte que s’inscrit le congrès bap­tiste de juillet 1920 qu’Arthur Blo­cher a contri­bué à pré­pa­rer du côté franco-suisse. L’Union bap­tiste est effec­ti­ve­ment votée par le congrès, mais la teneur des débats conduit Arthur Blo­cher, suivi par l’Église, à la démis­sion. C’est le début d’une marche soli­taire : l’Église choi­sit le nom de Taber­nacle, et s’abstient de rejoindre l’Association re-formée en juillet 1921 par six Églises de l’ancien groupe franco-suisse. C'est alors que l'église déménage à l'actuel emplacement, au nord-ouest du 18e arrondissement. Le décés d'Arthur Blocher place l'église dans le désarroi quant à son remplacement. Le choix se porte finalement sur Mme Blocher... Le 26 août 1944, la dernière bombe allemande lancée sur Paris éclate devant le Tabernacle et le ravage à 85 %.

La dif­fi­culté de relan­cer l’œuvre dont la recons­truc­tion né sera ache­vée que début 1950 dif­fère le retrait de Made­leine Blo­cher, qui sou­haite trans­mettre une œuvre réta­blie. Jacques-A. Blo­cher lui suc­cède en 1952 alors qu’il a déjà ins­piré une réor­ga­ni­sa­tion de l’œuvre. La Mis­sion en Côté d’Ivoire — la branche exté­rieure la plus pro­met­teuse — est ouverte à d’autres milieux chré­tiens. Bétha­nie est relan­cée en 1949 mais comme une œuvre dis­tincte. Le Nid Fleuri, les Bons Semeurs, sont dotés de comi­tés dis­tincts du Conseil de l’Église. Au plan bap­tiste, l’heure est à la paci­fi­ca­tion. La récon­ci­lia­tion est offi­ciel­le­ment pro­cla­mée avec l’Association en 1947, et les rela­tions ont été reprises avec la Fédé­ra­tion dès le len­de­main de la guerre, où Henri Vincent invite dès 1945 J. Blo­cher à par­ler de son expé­rience de cap­ti­vité à l’avenue du Maine. L'église se recentre en 1960 quand la lignée familiale Blocher-Saillens cède la charge pastorale.

L’Église du Taber­nacle a été le 22 jan­vier 2000 l’un des membres fon­da­teurs de la Société d’Histoire et de Docu­men­ta­tion Bap­tistes de France. Elle a, dans la nuit du 4 août 2001, fait retour dans l’Association Bap­tiste (AEEBLF).
Source : http://www.eglisedutabernacle.fr/survol-dhistoire par Jacques-Emile Blocher

A proximité se trouve l'ancienne station Boulevard d'Ornano de la Petite Ceinture, dont les abords ont été aménagés en jardin de quartier. A voir aussi dans le coin : deux immeubles, de part et d'autre de l'ancienne ligne, dont les murs extérieurs sont revêtus de tessons de carreaux multicolores.

Type d'Edifice: Eglise évangélique
Nom de l'Edifice : EE Tabernacle
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

vue de la mission

Mission évangélique de la Maison Verte, rue des Saules (en bas de la rue) Lamarck

C'est sans doute le lieu de culte le plus introuvable de l'arrondissement, niché qu'il est au fond d'une cour, tout en bas de la rue des Saules. Comme la chapelle Saint-Bernard de Montparnasse, certifiée introuvable, ce temple fait partie des lieux qui ne s'offre qu'au plus obstiné ou au plus curieux... Au fond de cette fameuse cour, on trouve à gauche la mission, au rez-de chaussée de l'immeuble donnant sur la rue des Saules, et à droite le temple lui-même, demi-coque renversée d'une architecture résolument moderne et modeste. Comme tout temple évangélique, il abrite aussi des activités sportives et culturelles. Il n'y a pas de clocher.

Type d'Edifice: Eglise évangélique
Nom de l'Edifice : EE La Maison Verte
Siécle de l'édifice: fin XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le temple

Eglise évangélique du Nazaréen (XXe), rue Myrrha Chateau-Rouge

Durant ses études de théologie dans les années 1730 John Wesley, et son frère Charles, fondèrent un club qui prit le nom de « Holy Club » (le club des saints). Ce club puisait sa source dans l’idée que l’homme ne peut se satisfaire de vivre sa foi en chrétien ritualiste. Ils étaient convaincus qu’un chrétien est une personne qui par la conversion avait personnellement rencontré le Christ par la foi. Les Wesley refusaient la doctrine calviniste de la prédestination, se basant en cela sur les travaux de Jean Arminius. Ce dogme prit le nom d’arminianisme. S’appuyant sur une démarche prêchant le salut personnel par la foi, John Wesley attira rapidement une foule de fidèles enthousiastes, issus des classes populaires, désireux de rompre avec le formalisme de l’Église anglicane.

Le message de John Wesley ainsi que son activité auprès des plus pauvres suscitèrent une prise de conscience sociale qui devint la caractéristique de la tradition méthodiste. Les groupes méthodistes se développèrent rapidement mais toujours à l’intérieur de l’Église anglicane.
Peu après la mort de John Wesley en 1791, ses disciples se mirent à créer des Églises autonomes. Durant le 19ème siècle, de nombreuses communautés méthodistes apparurent en Grande-Bretagne et aux États-Unis, qui proposaient toutes leur propre version de l’enseignement des Wesley, autour de ces trois points principaux :

- la régénération par la grâce, au moyen de la foi
- la perfection chrétienne ou sanctification, également par la grâce et au moyen de la foi
- le témoignage de l’Esprit à l’assurance de la grâce

L'Église du Nazaréen est issue de cette impulsion et de cette histoire, et c’est la doctrine de l’entière sanctification, par laquelle les croyants sont libérés du péché originel et mis en "état d'un ensemble de dévotion à Dieu" qui la distingue de beaucoup d’autres églises chrétiennes. Elle est membre permanent du Conseil Méthodiste Mondial. L'église est présente aux Etats-Unis et au Québec : http://www.sclaurent.com/OEUVRE_REALISES.html

Type d'Edifice: Eglise de rite oriental
Nom de l'Edifice : Eglise du Nazaréen
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

vue de l'église


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:56 (2017)    Sujet du message: 75 018 - 18ème arrondissement

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