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Houdan (78550)

 
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MessagePosté le: Lun 28 Juin - 16:40 (2010)    Sujet du message: Houdan (78550) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Jacques et Saint-Christophe

Dès le Xe siècle, Houdan appartient à la puissante famille de Montfort qui lutte vaillamment contre les incursions anglaises. La ville est livrée une première fois aux Anglais en 1098, puis le comté est rattaché à la Bretagne par le mariage de Yolande de Montfort avec le duc Arthur. Le roi de France le confisque plusieurs fois à la suite d'alliances entre la Bretagne et l'Angleterre. Charles V offre le comté à Du Guesclin. Houdan est rendue aux Anglais par son gouverneur le Morhier en 1432. Sous Charles VII, les troupes françaises reprennent la ville et le roi en fait don à Giraud de Pallière, l'un de ses écuyers. Le mariage d'Anne de Bretagne avec Louis XII marque le retour de la ville dans le domaine royal. Louis XIV, désireux d'agrandir son domaine de Versailles, échange les terres de Chevreuse contre le comté de Montfort érigé en duché. Les Luynes ont possédé le duché jusqu'à la Révolution. Grande place commerciale au Moyen Âge, Houdan était réputée pour ses foires de saint-Jacques et saint Jean-Baptiste.
Sous l'Empire, le besoin en drap pour la confection d'uniformes militaires a entrainé une importante activité. Ville florissante au XIXe siècle, Houdan est touchée au siècle suivant par les deux conflits mondiaux qui perturbent son équilibre économique; de plus le déclin de Dreux couplé à la croissance de l'aire urbaine de Paris orientent la ville en priorité vers la capitale et Versailles. Cependant, comme le reste des Yvelines rurales, Houdan, devenue terre d'accueil des parisiens et versaillais de grande banlieue, a restauré son patrimoine, notamment industriel. Ainsi, la distillerie de la Boldoflorine (tisane des champs), de cidre, d'absinthe et de "Guignolet houdanais", fondée en 1830, fermée à l'orée du XXIe, est devenue un ensemble immobilier, conservant au passage l'ancien bâtiment.

Les donations de nombreux marchands, jointes à celles des habitants, permettent la réalisation de cette église. Elle n'est donc pas construite, comme cela est souvent le cas, à partir de subsides des seigneurs ou du clergé. La façade occidentale, la nef et le clocher sont édifiés à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. L'ensemble de l'église est un exemple de l'évolution des styles tout au long du XVIe siècle. Aux éléments de style gothique flamboyant (façade, bas-cotés) s'ajoute le choeur de style Renaissance. Les structures restent cependant gothiques : voûtes sur croisées d'ogives, clés pendantes, contreforts et arcs-boutants, gargouilles. Les clefs pendantes des voutes datent de 1608. Les arcs-boutants épaulent la nef en 1617. Le couvrement du choeur, effondré en 1633, est reconstruit en 1635; les terrasses des chapelles, posées en 1561, n'ont pas bougé. En 1701, l'église est restaurée. Vers 1712, le frère Romain reconstruit les voûtes de la nef et de la travée nord de la croisée. En 1733, la chapelle Notre-Dame de Montserrat est restaurée, et ses voûtes ne seront rebâties qu'en 1777 par Jean-Cyr Marie Vivenel. L'église est inachevée : le bras nord du transept manque, et le clocher ne s'élève qu'à hauteur de la corniche du vaisseau central.

Sous la Révolution, l'église devient Temple de la Raison - comme en témoigne l'inscription toujours conservée, "le peuple français reconnoit l'existence de l'être suprême et de l'immortalité de l'âme" - puis salle des fêtes et salpêtrière avant d'être rendue au culte au Concordat. L'église est classée Monument Historique sur l'une des premières listes, en 1840.

Les orgues datent de 1735-1739, et sont réalisées par Lisant Robert, menuisier et Clicquot Louis Alexandre, facteur d'orgues. La grande porte, aux motifs végétaux et hagiographiques, date du XVIe. Une Vierge à l'Enfant en bois polychrome datait du XVe et a été volée en 1981; d'autres statues datent du XVIe (St Matthieu, St Christophe, St Jacques), XVIIe (Sainte-Barbe), XVIIIe. Une peinture monumentale recouvrant tous le choeur et ses chapelles représentant le Pélérinage de la Confrérie Notre-Dame de Montserrat à Houdan date de 1582. Le retable du maître-autel, avec sa toile représentant l'Adoration des Mages, peinte par Louis LICHERIE de BEURIE, datent de 1672. Huit des verrières ont des fragments importants du XVIe reconstitués dans les années 50 à 70 avec des éléments modernes. En plus du clocher latéral, une barre supportant un carillon de clochettes est posée sur le faîte du toit, derrière la façade.

Photos des MH (1957) : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FI…

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jacques et Saint-Christophe
Siécle de l'édifice: XVe-XVIe-XVIIIe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (9) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et clocher

grand portail

coté sud
clocher
arc-boutant et gargouille

coté sud et chevet

Chapelle

Chapelle de l'Hôpital (début XXe)

Établie vers le milieu du XIIe siècle, la léproserie d'Houdan est remplacée par un Hôtel Dieu, à la fin du XVIIe siècle. De nouveaux bâtiments sont construits au début du XVIIIe siècle, et l'Hôtel Dieu est utilisé jusqu'au début du XXe siècle. Jugé alors trop vétuste, il est démoli et remplacé par un nouvel établissement situé au même endroit. La petite chapelle est bâtie contre la rue, dans un coin de la cour de l'hospice, qui s'étend en profondeur sur la parcelle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hopital d'Houdan
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

coté hopital
coté ville

Intérieur (3) :

vues intérieures

Remerciements : merci à la disponibilité et à l'accueil du personnel de l'hôpital local, même par un samedi soir du début de l'été, à l'heure du repas...

Ancien prieuré

Ancien prieuré Saint-Jean-Baptiste, fondé en 1105 à proximité de l' actuel cimetière et détruit pendant la Révolution. Une foire se tenait près de ses murs et était courue dans le pays. Un chapiteau du XIIe qui en vient est déposé au cimetière communal; ses dimensions sont h = 40 ; l = 103 ; la = 103.


A signaler dans la ville :

===> Le Donjon (XIIe), tour flanquée de quatre tourelles dans l'oeuvre. À l'origine, il n'y a aucune ouverture au rez-de-chaussée et l'accès au premier étage se fait par une échelle. Avec sa plate-forme autrefois couverte d'un toit, ce donjon permettait de guetter l'arrivée d'un éventuel ennemi vers l'est. Il abrite aujourd'hui un réservoir d'eau.



===> Les Tours, vestiges de l'enceinte urbaine du XVIe, bâtie par la ville. Les citoyens, ou "bourgeois" avaient un rôle important dans le Drouais (voir Beffroi de Dreux bâti au XVIe) à cette époque, comme en Normandie ou en Flandres, au contraire de la Beauce où les seigneurs et le clergé dominaient encore. Trois tours subsistent : la tour Guinant, la tour Jardet et celle de l'Abreuvoir, toutes trois basses et rondes. La ville avait plusieurs enceintes, dont la plus étendue s'interrompt aux deux rivières, la Vesgre et l'Opton, qui travsersent la ville.
===> La vieille ville et les maisons à colombage, dont celle du Café de la Paroisse (XVIe), face à l'église.



===> Le quartier des marchands, rue d'Epernon, et ses toits bien pentus, couvrant des greniers utilisées pour le séchage des draps tissés dans la ville. On trouve dans la rue une ancienne cidrerie et un vendeur de cordages et liens agricoles.



===> La Gare (1864), dont l'inauguration marque la fin des grands travaux du Second Empire; la ligne Paris-Granville y passe et amène un surcroît d'activité, des débouchés nouveaux pour les industries locales (laînages, céréales et spiritueux) et le progrès mécanique. Un siècle et demi plus tard, la rationalisation est passée par là, la gare n'est plus que l'ombre d'elle même : les deux (!) halles sont quasi à l'abandon (une sert de terrain de foot improvisés aux jeunes du coin, l'autre d'entrepot), les deux silos établis de part et d'autre de la gare se passent désormais des wagons de céréales et la bascule, tout au bout d'un quai haut, a été sommairement recouverte de déblais divers... sans oublier les voies en butoir (deux coté Paris coté gauche) et de desserte de la halle à droite dans les herbes. Enfin, il y a encore un train par heure dans les directions de Paris et de Dreux (réseau Montparnasse )



===> La distillerie de la Boldofrine, aussi connue comme Brasserie Fouché (1830)

Au milieu du XIXe siècle, Pierre Fouché, originaire de l'Aude, s' installe à Houdan et ouvre un bistrot. Jusqu' en 1999 (la production cesse car l'usine est en partie détruite par la tempête du 26 décembre), les Fouché se succèdent à la tête de l' établissement, faisant évoluer sa production. Le bistrotier devient marchand de vins en gros et produit rapidement ses propres alcools. La distillerie et brasserie de cidres Paul Fouché (son fils), installée à Houdan entre le parvis de l' église et la tour reçoit des médailles dans les concours agricoles durant la seconde moitié du XIXe siècle. A la fin du siècle, l' établissement cultive l'absinthe sur plusieurs dizaines d' hectares autour d' Houdan et la distille sur place. L' entreprise connaît un passage à vide lorsque l' absinthe est controversée puis interdite en 1915 et réoriente alors sa production vers la culture de plantes médicinales et l' extraction de matières premières pharmaceutiques. Le docteur René-Paul Fouché (1893-1974), premier pharmacien de la dynastie, cherchant à développer son entreprise sans faire une concurrence déloyale à ses clients, les laboratoires pharmaceutiques, invente de nouveaux produits, vendus en pharmacie mais sur auto-médication : la tisane Boldoflorine (pour le foie) (brevet en 1933) et moins connues la Calmiflorine (pour dormir) et la Saliflorine devenue Doriflorine (contre les rhumatismes). L' entreprise achète, en 1937, un hôtel particulier, 11 rue Galvani 75017 Paris, pour y installer son siège social et construit dans les années qui suivent de nouveaux bâtiments sur le site d' Houdan ("nouveau bâtiment", Moulin brûlé, maison normande, local de pompage et maison de gardien). Les travaux sont confiés aux architectes O. Lagrené et A. Gillet. A partir des années 60, l' engouement pour les tisanes médicinales faiblit et l' entreprise, grâce à ses réserves foncières qui lui apportent des liquidités, se réoriente vers la fabrication de tisanes de qualité (bio, diététique...) pour des marques vendues en grande surface (Juvamine, Bjorg...). En 1996, la marque Boldoflorine est vendue à une filiale de Sandoz. Voir ici une affiche de la marque : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FI…

L' usine est composée de bâtiments, imbriqués les uns dans les autres, construits au grès des besoins de l' entreprise. Rue des Fossés, d' anciennes remises agricoles sont utilisées. Le bâtiment le plus élevé est construit au tournant des années 30/40. En béton et largement vitré, il dispose d' un quai de déchargement au rez-de-chaussée. Le laboratoire et les bureaux sont logés dans d' anciennes maisons de village alignées sur rue (l' une porte la date 1929, époque de sa surélévation). Le bâtiment du Moulin brûlé servant au stockage et séchage des plantes avant leur mise en oeuvre est construit en contre-bas du village, au bord de l' Opton, au début des années 40. C' est un simple hangar de plan rectangulaire, sur plusieurs niveaux. Une petite maison à côté abrite un logement de gardien et un petit édicule les installations de pompage. La maison normande, abritant 4 logements d' employés, est un "pastiche" construit en béton.

En 2002, l'ensemble est classé en urgence par les Monuments Historiques. C'est alors que l'ensemble est reconverti en un ensemble immobilier qui évite au site, entre le centre-ville historique et le donjon, de devenir une friche urbaine. Le bâtiment le plus élevé, les anciennes maisons de village et l'hôtel particulier sont conservés et intégrés dans l'ensemble moderne, formant un site marquant de l'agglomération houdanaise.

Avant restauration :



Et maintenant (juin 2010) :















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MessagePosté le: Lun 28 Juin - 16:40 (2010)    Sujet du message: Publicité

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