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Kremlin-Bicêtre (Le) (94270)

 
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MessagePosté le: Lun 10 Mai - 00:21 (2010)    Sujet du message: Kremlin-Bicêtre (Le) (94270) Répondre en citant

Dépendant de la seigneurie de Gentilly, le territoire du Kremlin-Bicêtre appartient au domaine royal que Dagobert donne en 630 à saint Éloi, son ministre, pour y implanter l'abbaye Saint-Martial. C'est en 878 que ce domaine est cédé à l'évêque de Paris. Le territoire du Kremlin-Bicêtre est situé sur un plateau où poussent différentes cultures. Une grange, propriété de la famille Le Queux, est mentionnée au Moyen Âge. C'est à cet emplacement que sera construit le château. Celui-ci sera jusqu'au XVIIe siècle la construction la plus importante des alentours. Au moment où l'hospice s'y installe, un quartier commence à se développer vers l'actuelle avenue de Fontainebleau. Il s'agit vraisemblablement de boutiques et de tavernes. En 1813, s'ouvre un cabaret à l'enseigne Du Sergent Kremlin ou Au Retour du Kremlin, en souvenir des campagnes de Russie. Il donne son nom au village naissant. En 1832, on trouve ce nom sur les cartes d'état-major, tandis que les bâtiments de l'hospice sont repérés sous le nom de ' Bicêtre '. Le hameau du Kremlin dépend alors de la commune de Gentilly. En 1860, l'annexion par la ville de Paris des territoires limitrophes entraine, comme dans toutes les communes suburbaines, un afflux de Parisiens. Envahi par les Prussiens en 1870, le village se prononce pour la Commune de Paris, ce qui consacre sa rupture avec Gentilly, demeurée pro-versaillaise. 1896 marquera la naissance de la ville du Kremlin-Bicêtre, détachée de Gentilly, dont le premier maire, Eugène Thomas, est célèbre pour ses prises de position anticléricales, en particulier, par un arrêté de 1900 interdisant le port de la soutane sur le territoire de la commune.

Eglises

Eglise Sainte-Famille (XXe)

Cette église est assez difficile à trouver, cachée qu'elle est derrière une barre d'immeubles. Elle date de la deuxième moitié du XXe et possède un beau campanile extérieur en fonte, où pendent deux cloches. Le premier lieu de culte à cet emplacement est construit en 1925.

Cartes postales anciennes de la première église :


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Famille
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (8) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade

campanile
cloche

Intérieur (4) :

oratoire de semaine
vue vers l'autel
vues vers l'entrée

Eglise Saint-Curé d'Ars (XXe)

Située au sud de la commune, près d'une des pointes du fort, cette église date aussi de la deuxième moitié du XXe. Son oratoire de semaine est situé sous le clocher latéral composite, mêlant le clocher en bâtière traditionnel (toit à double-pan) au clocher-mur et formant ainsi un curieux campanile à jour.
La première chapelle fut édifiée pour desservir le quartier sud de Bicêtre au début du siècle ; sa nef de quatre travées fut construite en 1910, et le choeur en 1933, dans le cadre des Chantiers du Cardinal; il y avait un clocher-mur. Vers 1980, elle fut rasée et remplacée par l' église actuelle.

Cartes postales anciennes de la première église :



Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Curé d'Ars
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile à bâtière
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

vues extérieures

clocher

Intérieur (2) :

oratoire de semaine sous le clocher

Chapelles

Chapelle historique de l'Hopital de Bicêtre (XVIIIe)

En 1633, Louis XIII fit construire un hôpital pour les militaires invalides, sur les ruines d'un château construit par le duc de Berri, frère de Charles V. Le nom de Bicêtre vient du fait que la forteresse était construite sur des terrains appartenant à l'évêque de Winchester (francisé Vincestre, puis Bicestre…). Louis XIV, après avoir bâti l'hôtel des Invalides, à Paris, destina l'hôpital de Bicêtre à l'usage qu'il a aujourd'hui. Ce fut d'abord un hospice pour soldats estropiés, vieux et caducs, augmenté en 1647, grâce à Saint-Vincent de Paul, de « l’œuvre nouvelle des Enfants-Trouvés ». Sous Louis XIV, à partir de 1656, l'établissement fait partie de l'hôpital général et est affecté à l'enfermement des mendiants et de tous les « indésirables », selon les termes de l'Édit de 1656 qui stipulait que les pauvres « de tous sexes, lieux et âges, de quelques qualité et naissance, et en quelque état qu'ils puissent être, valides ou invalides, malades ou convalescents, curables ou incurables » devaient y être internés. De fil en aiguille, la population enfermée dans les établissements parisiens atteignit le seuil de 6 000 personnes, soit 1 % de la population de l'époque. Les provinces furent également gagnées par ce mouvement de pénalisation de la misère et, à la veille de la Révolution, on comptait 32 hôpitaux généraux dans tout le pays.

En 1735, l'arrivée dans l'établissement d'un clerc janséniste, Fuzier, qui demanda à se charger des enfants de choeur, marqua le début d'un conflit qui éclatera dix ans plus tard et qu'on appellera l'affaire de l' Hôpital général. Il semble que ce conflit, considéré comme religieux, masqua des abus sexuels commis contre les enfants de l'établissement .

L'endroit accueillait alors la lie de la société, mélangeant indifféremment les indigents, les malades et les criminels : aliénés (enchaînés jusqu'à l'arrivée de Philippe Pinel en 1793), escrocs, syphilitiques, assassins, vagabonds et délinquants de toute sorte. On y plaçait notamment les homosexuels pauvres pris en flagrant délit, depuis qu'on avait renoncé à les brûler en place publique. On y fustigeait les prisonniers pour leur faire expier leurs fautes. Sous la Révolution française, à la suite d'un rapport de Mirabeau, on remet en liberté les prisonniers détenus sans jugement. En Septembre 1792, des "septembriseurs" en furie assassinent au gourdin près de deux cent détenus. Au nombre des victimes figurèrent beaucoup d'enfants ramassés dans les rues pour de petits vols, de la mendicité ou du vagabondage. On y place ensuite les suspects de trafic de faux assignats, que leur crime relevât du droit commun ou de l’activisme politique contre-révolutionnaire. Ils furent pour la plupart inclus dans la prétendue conspiration des prisons en juin 1794 et envoyés à l’échafaud, sur la dénonciation de celui d’entre eux qui désirait le plus ardemment sauver sa peau. C'est à Bicêtre que le tapissier Guilleret a inventé la camisole de force en 1770. C'est aussi là qu'a été effectué, le 17 avril 1792, le premier essai de la guillotine, sur des moutons vivants, puis sur les cadavres de trois vagabonds. La prison est aussi utilisée comme zone de transit pour le bagne, de 1793 à 1836 (date à laquelle la prison cesse son activité).

Avant 1792, il existe à Bicêtre deux sortes de détenus, ceux qui paient pension et ceux qui ne paient pas. Les premiers logent dans l’un des 296 cabanons, sorte de petite chambre de 2,60m x 2,50 d’où ils ne sortent jamais. Les autres, vont à la Force où ils vivent enfermés dans des salles communes mesurant 12 mètres de long sur 10 mètres de large pouvant abriter jusqu’à 70 prisonniers. C’est à ses cachots que Bicêtre doit sa terrible réputation. Ils sont de deux sortes, les noirs et les blancs. Les cachots noirs, creusés à cinq mètres sous le sol, sont les plus sinistres. On y accède par un escalier étroit et raide, fermé au niveau du sol par une trappe. Sans air et sans lumière, huit cellules y reçoivent une aération aveugle par un système de percements obliques dans les piliers. Les prisonniers, enterrés vivants, sont attachés à des chaînes scellées dans les murs. Sortes d’oubliettes où les prisonniers sont nourris lorsque le geôlier y pense, ces cachots ont été comblés en 1793. La vie dans les cachots blancs n’est pas vraiment plus enviable, mais elle y est adoucie grâce au faible rai de lumière qui descend d’un soupirail placé au ras du sol.

C’est de Bicêtre que part la chaîne, événement auquel une foule nombreuse assiste. Avant de partir, les prisonniers subissent en grande assistance le ferrement. Ils sont attachés deux à deux par un carcan de fer qui est scellé directement sur le prisonnier, la tête posée sur une enclume. La dernière chaîne pour le bagne est partie de Bicêtre en 1836.

La chapelle historique date du XVIIe siècle, et est située un peu au sud des bâtiments ancien dudit hôpital. A côté on trouve le puits aux proportions gigantesques creusé en 1733 sous la houlette de l'architecte Boffrand (5m de diamètre pour 58m de profondeur, dont 30 mètres maçonnés). L'élévation de l'eau était alors assurée par des prisonniers et des aliénés avant d'être remplacée par une machine à vapeur en 1855. Ce puits remplace la lourde corvée d'eau journalière effectuée à Arcueil, indispensable pour la survie de la grande population de l'hospice et de la prison.

En 1880, Bicêtre devient un « Asile » même si l’établissement continue d’avoir une orientation marquée vers la psychiatrie. L’hospice de Bicêtre reçoit des indigents hommes âgés de 70 ans minimum, ou des individus atteints d’infirmités incurables, privés de tout moyen d’existence, sans condition d’âge.

C’est à partir de 1950 que la vocation médicale de l’établissement s’affirme avec la disparition progressive des pensionnaires de l’hospice, cédant peu à peu la place aux secteurs médicaux et chirurgicaux. Aujourd'hui, c'est un gros CHU, employant près de 4000 personnes, et qui s'étend entre les bâtiments de la fin du XIXe (les deux cours carrées) et des bâtiments de la fin du XXe. Au sud de l'ensemble hospitalier moderne, la chapelle, le réservoir et le petit cloître attenant, avec quelques bâtiments du XVIIIe rescapés, sont délaissés; seules les visites des Journées du Patrimoine les sortent de l'oubli.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôpital de Bicêtre
Siécle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiments du 19e

la chapelle et le grand réservoir




Oratoire du CHU de Bicêtre (XXe)

La chapelle active de l'hôpital est aménagé au RDC du hall d'accueil. Depuis les bâtiments anciens (métro), on y accède en traversant le long de tout un bâtiment, puis en passant par le long passage souterrain qui unit les parties anciennes et modernes. Sinon, à l'air libre, aller jusqu'au fond de la cour, passer sous les arches, puis à droite et la première à gauche.

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : du CHU
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Chapelle du fort de Bicêtre (XIXe-XXe), actuellement installée dans l'une des trente casemates du fort.

Sous le règne de Louis-Philippe, Thiers propose au Parlement de transformer Paris en place forte. Le principe étant acquis, le mode d’exécution reste à résoudre : enceinte continue ou suite de forts en dehors du mur d’octroi ? Le Général Rognat, alors président du Comité des fortifications, propose de réaliser les deux : la solution est adoptée. Réalisé entre 1841 et 1845, l’ensemble se compose d’un rempart bastionné et de dix-sept ouvrages détachés: la forteresse du Mont Valérien et les forts d’Issy, de Vanves, de Châtillon, de Montrouge, de Bicêtre, d’Ivry, de Nogent, de Rosny, de Noisy, de Charenton, de Romainville, d’Aubervilliers, de l’Est, de la double Couronne du Nord et des forts de la Briche et de Vincennes. La mission principale des forts consiste à former une première ligne de défense afin de tenir l’ennemi à une distance suffisante de la capitale pour rendre impossible l’action des projectiles incendiaires. Le coût élevé de leur construction les laisse sous-équipés et leur équipement est prélevé sur la flotte impériale.
Le fort de Bicêtre, commandé par le capitaine de frégate Fournier, est armé de 86 pièces d’artillerie. Les galeries des anciennes carrières situées sous le fort sont aménagées et celles qui débouchent dans la campagne avoisinante sont fermées par des chicanes crénelées.

Durant la guerre de 1870 contre les Prussiens, le fort de Bicêtre, comme tous les forts du sud, est violemment bombardé. À l’issue de 132 jours de siège de Paris, le gouvernement français capitule et les Prussiens prennent possession des forts. Celui de Bicêtre est occupé par le 6e corps prussien du 29 janvier au 20 mars 1871. La livraison des canons à l’ennemi provoque la colère des Parisiens ; l’insurrection éclate le 18 mars 1871 et la Commune de Paris est proclamée. Dans un premier temps, les Fédérés conservent les positions prises par la Garde nationale lors du siège et s’installent dans les forts du sud dont celui de Bicêtre. Après la déroute des Fédérés, le massacre des communards commence : c’est la « semaine sanglante ». Ceux qui occupent encore le fort de Bicêtre l’évacuent dans la nuit du 24 au 25 mai. Deux communards kremlinois se sont illustrés durant ces combats. Le marchand de vins Joseph Limasset, garde du 150e bataillon, s’est battu à Vanves, à Issy et à Gentilly avant de rentrer, le 20 mai, participer à la défaite de la Bastille où il trouve la mort. Le capitaine Camille Desbarats, chef de la 4e compagnie du 239e bataillon, a tenu les forts de Bicêtre et d’Ivry avant d’aller se battre et mourir rue de Bagnolet.

Le fort se visite lors des journées du patrimoine; ses magasins à poudre, son entrée coté Ivry, ses casemates et sa caserne subsistent dans leur état originel. Il n'est plus possible par contre d'accèder au petit hôpital souterrain de 3 pièces avec bloc opératoire carrelé construit par les allemands durant la Seconde guerre mondiale, ni aux trois casemates hexagonales en béton (qui sont cependant visibles de l'extérieur, au sud-ouest, sud et et sud-est du fort).


Ancien prieuré

Ancien prieuré de Queux (XIIIe) : Le bâtiment est à l'origine une simple grange à récoltes au pied de la butte, connu sous le nom de la grange aux Queux, du nom de la famille qui y habite. En 1250, saint Louis l'achète pour en faire don aux chartreux. Ils jouissent alors d'une maison avec ses terres, ses prés et ses vignes, mais se sentent éloignés de la capitale et quittent les lieux.
En 1286, Jean de Pontoise, évêque de Winchester et ambassadeur d'Angleterre, achète le domaine sur lequel il fait construire un hôtel. Son nom, Winchester, finira altéré en Bicêtre. Aux alentours de 1400, Jean, duc de Berry, et oncle de Charles VI, y édifie un château dont l'architecture, proche de celle de Vincennes, a été attribuée à DAMMARTIN. En 1411, les Parisiens pillent le château pour se venger du blocus des Armagnacs retranchés à Bicêtre. L'année suivante, Jean de Berry lègue les quelques ruines au chapitre de Notre-Dame. Une plaque de cuivre du XVIIe représente le château : http://fr.topic-topos.com/image-bd/chateau-le-kremlin-bicetre.jpg

Ancienne chapelle de la Sainte-Famille (XIXe)

La première chapelle du Kremlin est inaugurée le 2 février 1894. Elle devient paroisse en 1907. Cette chapelle est située au coeur d'un ilôt, rue du Repos, et a un clocher-mur.

Voir la carte postale ici :



Autres cultes

Temple protestant (XXe), 10, rue Danton. C'est aussi le siège de l'église évangélique vietnamienne.

Type d'Edifice: temple protestant
Nom de l'Edifice : ERF Bicêtre-Ivry-Vitry
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
intérieur


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MessagePosté le: Lun 10 Mai - 00:21 (2010)    Sujet du message: Publicité

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