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Redon (35600)

 
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MessagePosté le: Mar 27 Avr - 00:56 (2010)    Sujet du message: Redon (35600) Répondre en citant

Eglises

Abbatiale et Abbaye Saint-Sauveur

L'église est édifiée à l'initiative d'Alain IV Fergent, duc de Bretagne (de 1084 à 1112) et de l'Abbé Hervé. Elle a une nef flanquée de deux collatéraux, un choeur avec un déambulatoire, un transept et vers l'ouest un clocher haut de 57 m, isolé depuis 1780, après l'incendie des travées occidentales de la nef et la reconstruction d'une façade plus reculée sur une nef plus basse. Le clocher roman, aujourd'hui isolé, date du XII-XIVème siècle : un nouveau clocher est bâti au XIVème siècle (à l'angle sud de la façade occidendale) et la pointe de la flèche a été refaite en 1815.

L'histoire de Redon commence en 832 avec la fondation de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, par Conwoïon ou Convoyon, moine bénédictin natif de Comblessac, sous la protection de Nominoë, roi de Bretagne, sur un promontoire du nom de Roton (Redon). Le territoire environnant la nouvelle abbaye s'appelait Ros et s'étendait entre les deux rivières de Vilaine et d'Oult et une ligne allant de Saint-Jean-des-Pileurs vers le village de Mussain. Ce territoire lui fut concédé en 832 par Ratuili, chef local. L'abbaye est placée dès 834, sous la règle de Saint-Benoît. La création de l'abbaye est confirmée par Nominoë, roi de Bretagne, en 834. La première chapelle est en bois et colombages, et est rapidement remplacée par une église pré-romane en pierre, construite entre 842 et 853. Le choeur de cette église abrite le corps de l'évêque d'Angers saint Hypothème; ce choeur est enveloppé par un couloir périphérique permettant le passage des processions et la célébrations d'offices auprès des autels latéraux. Un plan semblable se retrouve à Saint Philbert de Grandlieu ou encore à Maxent.

L'abbaye est pillée par les Normands vers 864. Les Bénédictins se retirent alors à Maxent et rentrent à Redon à la fin du Xe. Vers l'an Mil, ils constatent la vétusté de leur édifice et décident, sous l'impulsion de l'abbé MAINARD qui fut aussi le supérieur du Mont-saint-Michel avant 1009, de débuter en 1010 les travaux de construction d'une nouvelle église. Les financements sont trouvés vers 1030, le chantier commence l'année suivante et s'achève en 1080. C'est une des plus grandes abbatiales de l'actuelle France qui émerge peu à peu, longue de 90 mètres. La nef de l'église, longue de 11 travées, est encadrée, dans les traditions carolingiennes, par deux imposants massifs à deux étages, abritant dans leurs parties hautes le clocher et la tribune.
L'abbatiale de Redon innove par deux points majeurs : la tour clocher sur le transept n'a jamais abrité des cloches et le massif occidental est intégré dans la nef dont il forme le narthex. A la suite, le transept est bien saillant, se poursuit sur un choeur hémi-circulaire d'où rayonnent plusieurs absides. L'art roman entre très tôt en Bretagne, toujours à la pointe du progrès. Le choeur à déambulatoire est calqué sur celui de la collégiale Saint-Aignan d'ORLEANS, leurs plans se superposant parfaitement. Le choeur de Redon a été remplacé au XIIIe par une construction gothique, la nef subsiste, quoique amputée de 5 travées par l'incendie de 1780 et réduite dans son élévation. Sa sobriété et ses arcs tiennent de l'art carolingien; ses demi-colonnes engagées et ses chapiteaux sculptés sont à la pointe de l'innovation architecturale de l'époque.
La tour, construite dans les années 1170-1180, est inspirée de l'Abbaye-aux-Dames à Saintes : pour tenir là où au siècle précédent il n'y avait qu'une lanterne assez légère, l'architecte ménage dans la tour une galerie creuse dans sa partie supérieure, et charge les quatre angles par des tourelles pour bien l'asseoir sur ses appuis. Ces tourelles sont les prémices des pinacles, et de la dynamique architecturale apportée par l'art gothique. La coupole sous la croisée de la tour est inspirée du Périgord et est décorée d'une fresque du Christ entouré d'anges ailés, et de l'Auvergne vient l'appareillage polychrome des murs. La nouvelle abbatiale, à la pointe de l'art de son siècle et en avance sur son temps, a vocation à devenir la nécropole des rois Bretons : Alain FERGENT, duc de Bretagne, y est inhumé en 1119 et sa veuve Ermengarde en 1148.
Cette tour passe de l'extérieur pour un imposant clocher. Mais elle n'a jamais eu de poutraison pour accrocher des cloches ou de trappe pour les faire passer; elle n'est qu'une salle vide, les cloches ayant toujours été accrochées en façade, au XIe dans la tour de façade. Les chapiteaux, figurés et ornés d'entrelacs, sont inspirés de l'abbatiale Sainte-Croix à Quimperlé et relèvent de la tradition bretonne.

La partie supérieure de la tour :


Les bâtiments claustraux renfermaient autrefois les logis du duc, réservés au duc Jean V (1399-1442) lors de ses fréquents séjours à l'Abbaye, et ceux de la Béguine, construits sur l'emplacement de l'ancienne Maison de la Béguine où mourut le 1er juin 1147 la duchesse Ermengarde, veuve d'Alain Fergent.

La présence de l'abbaye entraîne la formation d'une ville, qui nécessite la création d'une paroisse autour de l'église Notre-Dame du Pesle, aujourd'hui disparue, et par la suite d'une église dédiée à Saint Pierre. Le port se développe sur la Vilaine. Au XIII-XIVème siècle l'Abbé Jean de Tréal enclôt Redon d'une enceinte avec trois portes, trois poternes et treize tours.

Le XIIIe siècle est difficile pour l'abbaye. Le choeur brûle en 1230, et comme la communauté traverse une période de troubles, la reconstruction ne se fait pas immédiatement; d'ailleurs, un conflit avec le duc de Bretagne Jean Ier le Roux oblige les moines à s'exiler de 1250 à 1256 en Anjou. La reconstruction commence à leur retour, les premières célébrations se font en 1276, les parties hautes et les voûtes sont achevées entre 1286 et 1305 et le don de vitraux fait par Jean II, fils de Jean Ier le Roux, marque la fin du XIIIe siècle et des troubles.
Ce choeur date de l'âge d'or des cathédrales, et, à l'instar de la nef, synthèse des meilleurs apports des arts roman et carolingien, unit les meilleures inventions architecturales de son temps. De l'art anglo-normand, les piles de plan quadrilobé et les fenestrages en Y, ou les fines moulures verticales retombant sur des culots dans les parties hautes, pour séparer les travées. De Reims, le plan du choeur. De Saint-Denis, le triforium vitré vers l'extérieur, innovation architecturale magnifique.

Au siècle suivant émerge le projet d'une nouvelle façade gothique, encadrée de deux clochers aux hautes flèches en pierre. La nef romane étrant conservée, cette façade aurait été un trompe l'oeil d'une quarantaine de mètres d'envergure, laissant présager au visiteur la grandeur d'une nef gothique. Seul le clocher nord a été réalisé, la guerre de Succession de Bretagne (1340-1364) stoppe les travaux car le monastère est attaqué et ses fermes de rapport ravagées.

Au XVe, la chapelle dite des Ducs et consacrée à Notre-Dame de Bonne Nouvelle, aujourd'hui sacristie, est construite au nord du choeur entre 1440 et 1467. A pignon du croisillon nord, une chapelle dédiée à Saint-Roch est construite à la fin du siècle suivant, de 1575 à 1596. En 1580, l'abbaye, Redon et trois paroisses alentour relevaient directement du Saint Siège, mais pour la paix commune, l'évêque de vannes y exerçait aussi ses prérogatives. L'abbaye avait haute, basse et moyenne justice, possédait une halle et un auditoire, ses fourches patibulaires s'élevaient sur la colline de Beaumont. Quatorze chapellenies régulières étaient desservies en l'église abbatiale.

Eglises et biens de l'abbaye de Redon :


Les bénédictins de la réforme de Saint-Maur reconstruisent le cloître de l'abbaye de 1641 à 1649 (aujourd'hui lycée saint Sauveur) et font poser entre 1634 et 1636 le maître-autel par le lavallois Tugal CARIS. Dans le cloître, on voyait sur les piliers les armes de France, de Bretagne, de Richelieu et de la Congrégation de Saint-Maur. Ces deux réalisations sont payées par Richelieu, qui constitue de Bretagne en Saintonge une quasi-principauté ecclésiastique, ferme appui de sa mainmise sur le gouvernement de la France. A l'est du cloître se trouve une chapelle du XVIIème siècle qui servait jadis de sacristie : sa voûte présente comme clefs quatre caissons gravés des armes de France, de Bretagne et de la Congrégation de Saint-Maur. Une autre chapelle se trouvait au XVIème siècle sur le bord du rempart qui domine la Vilaine. En 1720, les revenus du monastère montaient à 37,336 livres. La communauté comprenait, en moyenne, une vingtaine de religieux, qui célébraient l'office quotidien et chantaient plusieurs messes et services par jour. Ils comptaient parmi eux un prieur claustral, un sous-prieur, un aumônier et un économe.

En 1780, la nef connaît un grave incendie et les moines, manquant de moyens et soumis à une certaine crise des vocations, ne peuvent la rétablir; ils amputent alors la nef de cinq travées, laissant isolé la tour nord, qui devient un bien curieux beffroi, buchent les chapiteaux romans pour les remplacer par des couronnements pseudo-doriques en plâtre et élèvent une façade classique surmontée d'un fronton. Les voûtes sont remplacées par un toit en carène qui coiffe nef et bas-côtés. Les murs en petit appareil sont badigeonnés d'un épais enduit.
Sous la Révolution, Redon, comme beaucoup de communes, fait de l'abbatiale son église paroissiale et sacrifie à la fureur des Bleus Notre-Dame du Pesle, l'ancienne paroissiale (lire plus bas). Le monastère, converti en collège en 1804, a été acquis en 1838 par les Eudistes, qui ont construit une vaste chapelle et des bâtiments neufs (voir à Chapelle du lycée Saint-Sauveur, ci-dessous). Ce n'est qu'en 1935 que l'abbatiale renaît, lorsque le chanoine HUS fait décaper les maçonneries. Après 1950, Raymond CORNON, architecte en chef des MH, fait rétablir la terrasse du déambulatoire, les baies de la tour romane et celles des bas-côtés dans leur état primitif.

Plus d'informations sur l'abbaye : http://www.infobretagne.com/abbaye_de_saint-sauveur.htm

Photos de l'intérieur de l'église : http://lfdc35.canalblog.com/albums/redon___saint_aubin__interieur/index.htm…

Photos des travaux sur les verrières hautes du choeur (2009), des parties hautes, des toitures et de la tour romane : http://lfdc35.canalblog.com/albums/redon___saint_sauveur___verrieres__toitu…

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Sauveur
Siécle de l'édifice: XIe-XIIe-XIIIe-XIVe-XVIIIe
Forme des 2 clochers : de type kreisker et pavillon
Position des 2 clochers : beffroi et à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

clocher
façade (18e)

côté nord
le choeur
tour romane


Eglise Saint-Charles (XXe), rue Gaston Sébilleau. Cette église, dont les architectes sont Yves PERRIN et Georges MARTIN, est construite en béton fruste et est alvéolée comme une ruche. Le mobilier du chœur est de Jean-Pierre Lucas. Il est fabriqué, ainsi que les bancs, par les établissements Mottais. Il n'y a pas de clocher.

L'église appartient à l'ensemble des six églises alvéolaires d'Ille-et-Vilaine (cf. http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=35115_27) Une à Redon, deux à Fougères (Sainte-Madeleine et Bienheureux Julien Maunoir) et le reste à Rennes (églises Saint-Marcel, Saint-Marc, Sainte-Elisabeth [désaffectée] et Saint-Benoît). A La Baule (44), l'église Sainte-Thérèse est aussi très proche des précédentes. Toutes ont un plan formé par six alvéoles où s'installe l'assemblée et dont l'une est réservée à la sacristie. Chacune converge vers l'autel alors central et possède une porte coulissante la séparant du chœur. De l'extérieur, on accède à l'église par chaque alvéole qui comporte en façade deux portes et des fenêtres dépourvues de vitraux. La partie centrale est couverte d'un dôme hexagonal.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Charles
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)






Chapelles

Chapelle du lycée Saint-Sauveur (XIXe)

Le 25 août 1838, le P. Louis, supérieur général de la société des Eudistes, acheta les bâtiments de l'ancienne abbaye de Saint-Sauveur de Redon, convertis depuis la Révolution en maison d'éducation. Le petit collège de Redon fut fondé par la municipalité de cette ville en 1804 et confié à M. Lefranc, prêtre et ancien professeur du collège de Vannes. A ce premier principal succédèrent MM. Lardoux, Criaud et Vannier, également prêtres ; ce dernier se désista en faveur des Eudistes en 1838. Dès 1845 on construisit le bâtiment qui fait suite à l'ancien monastère. Le 17 février 1856 fut posée la première pierre de la chapelle, qui fut bénite en août 1857 et consacrée le 20 janvier 1868 par Mgr Saint-Marc, archevêque de Rennes, sous le vocable des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie.

Cette chapelle se compose d'une nef avec un chevet plat et de deux petites chapelles, dédiées, l'une à saint Convoyon, abbé de Redon, l'autre à sainte Anne, patronne de la Bretagne. Sous l'un des petits autels on vénère les reliques de saint Vincent, martyr, extraites des catacombes de Rome.

Outre cette grande chapelle, il y a eu dans l'enceinte de l'établissement de Redon quatre oratoires moins importants qu'énumère l'abbé Guillotin de Corson : la chapelle de la congrégation de la Sainte Vierge qui est une ancienne salle ou sacristie abbatiale assez remarquable; l'Oratoire de l'Annonciation, construit dans les bâtiments occupés par les religieuses et affecté à leurs exercices de piété; l'Oratoire de Saint-Joseph, attaché à l'infirmerie et l'Oratoire de Saint-Michel, situé à la hauteur des voûtes de l'ancienne chapelle réservé aux frères servants.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Sauveur
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le lycée
la chapelle


Chapelle de l'école Saint-Michel (XIXe) ou de l'Institution du Cleu, face au couvent désaffecté des Calvairiennes. L'école est rebâtie face au couvent à la fin du XIXe, au fond d'une grande cour. La chapelle est un édifice bas sous un toit à deux pans, éclairé par des baies en plein cintre. L'édifice est aveugle sur la rue, du côté du couvent et se prolonge par des bâtiments à usage profane, sous le même toit.. la chapelle est voûtée en berceau.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Michel
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

l'école
la chapelle


Chapelle de l'Hôpital, construit en 1892 et modernisé après la deuxième guerre mondiale. L'ancien Hôtel-Dieu construit en 1772 près du port a été arasé en 1890.

Chapelle privée du manoir de la Houssaye (XVIIIe) La chapelle de la Houssaye, voisine du manoir de ce nom, était en 1671 fondée de messes et desservie par François Lambert. Il y avait aussi une chapellenie dite de la Houssaye, desservie dans l'église paroissiale.


Dernière édition par Admin le Lun 13 Avr - 21:15 (2015); édité 17 fois
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MessagePosté le: Mar 27 Avr - 00:56 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 27 Avr - 01:29 (2010)    Sujet du message: Redon (35600) Répondre en citant

Couvents

Couvent des Ursulines (XVIIe-XVIIIe-XIXe)

Les Ursulines s'établissent à Redon en 1674 dans le quartier du port, et commencent la construction de leur couvent en 1705. La chapelle dédiée à la Vierge est érigée à partir de 1755. La construction du grand corps de logis a été construit pour 37.000 livres. Expulsées de leur maison par la tourmente révolutionnaire, elles y sont rentrées en 1810 et y ont maintenu un lycée de jeunes filles, l'Ecole Notre-Dame, qui existe toujours. Les soeurs Ursulines ont quitté Redon en 1948 et été remplacées par les soeurs Bleues de Castres.

Ce couvent a servi d'hôpital durant la première guerre mondiale (complémentaire n°57). L'ancien cloître date du XVIIIème siècle : l'arcade centrale est surmontée de la date de 1707. Le couvent sert de caserne pendant la Révolution.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Ursulines
Siécle de l'édifice: XVIIe-XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame
Siécle de l'édifice: XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le couvent
entrée de la chapelle

Cartes postales anciennes (3) :
la cour
la chapelle


Couvent des Calvairiennes, puis de la Retraite (XVIIe-XIXe), désaffecté.

Lorsque la réforme mauriste gagna les bénédictins de Redon, le dernier prieur perpétuel de ce monastère, D. Noël de la Reigneraye, songea à fonder à Redon une maison de Bénédictines ; c'était un saint religieux, qu'on appelait ordinairement M. de Pléchâtel, parce qu'il possédait le prieuré de ce nom, membre de l'abbaye. En 1629, D. Noël de la Reigneraye communiqua le dessein qu'il avait de bâtir à ses frais un couvent de religieuses et en demanda l'autorisation au cardinal de Richelieu, alors abbé commendataire de Redon et seigneur de cette ville, et à l'évêque de Vannes. Ayant reçu les permissions sollicitées, M. de Pléchâtel s'adressa à l'abbesse des Bénédictines de la Trinité de Poitiers et lui demanda quelques-unes de ses religieuses. Cette dame accepta volontiers et fit aussitôt dresser l'acte de fondation du couvent de Redon, en date du 11 juillet 1629, « sous la condition de 3 000 livres, pour lesquelles M. de Pléchâtel serait tenu pour principal fondateur et participerait à toutes les messes, prières et bonnes oeuvres que feraient les religieuses ». L'abbesse de Poitiers envoya huit religieuses, ayant pour prieure la mère Georges Farcy, dite de Sainte-Cécile ; elles arrivèrent. à Redon le 21 septembre 1629 et achetèrent une maison où elles demeurèrent jusqu'en 1637.

La construction du nouveau monastère, situé dans une pièce de terre que M. de Pléchâtel acheta au faubourg Saint-Michel, est commencée le 2 janvier 1638. Le 29 septembre 1637, en la fête de saint Michel, les Bénédictines furent solennellement conduites dans leur couvent, dont la clôture fut aussitôt prononcée. On n'évalua pas à moins de 40 000 livres ce que donna D. Noël de la Reigneraye pour l'établissement de cette maison. Les Bénédictines s'agrégèrent en 1641 à la congrégation du Calvaire et se firent toutes religieuses calvairiennes. Les armoiries de cette dernière congrégation étaient : « D'azur, à une croix du Calvaire contre laquelle est adossée la Sainte Vierge, debout, les mains jointes, le tout d'or, sur une terrasse de même » (Armorial général ms. de 1698). L'évêque de Vannes, Sébastien de Rosmadec, s'opposa d'abord à l'union des bénédictines au Calvaire et finit par y consentir, à la condition que sa nièce, Mme de Plœuc, en religion Agnès de Sainte-Croix, serait prieure de la maison. Elle y fut donc reçue le 9 octobre 1641, assistée de cinq autres soeurs calvairiennes. Les Bénédictines, ayant à leur tête Mme Farcy, leur prieure, renoncèrent aussitôt à toutes leurs obédiences et prirent le voile de novices du Calvaire le 8 décembre 1641. Toutes renouvelèrent alors leurs voeux selon la forme des Calvairiennes. Ainsi s'implanta à Redon la congrégation du Mont-Calvaire, qui y prospéra jusqu'au moment de la Révolution. Le 5 pctobre 1792, les moniales furent expulsées et le couvent vendu. Certaines parvinrent à y rentrer en 1800, mais non à y rétablir leur congrégation.

En 1820, les Dames de la Retraite de la maison de Quimperlé achètent le couvent à l'abandon, comme l'écrit D. JAUSIONS dans son Histoire de Redon. "En 1820, Mgr Mannay, évêque de Rennes, obtint de Mgr de Crouseilhes, évêque de Quimper, quelques Dames de la Retraite de la maison de Quimper, pour fonder à Redon une maison semblable. Ces dames, au nombre de trois, à la tête desquelles était Mme du Cléguer, femme d'un rare mérite, achetèrent à bas prix, vu son état de dégradation, l'ancien monastère des Calvairiennes, et s'y établirent. Grâce à la coopération active de M. Hattais, curé de Redon, et au concours bienveillant des principaux habitants de la ville, elles ne tardèrent pas à pouvoir ouvrir leur maison aux personnes des deux sexes qui désiraient suivre les exercices des retraites. Afin de donner plus de stabilité à l'oeuvre et pour satisfaire aux pieux désirs des trois fondatrices, l'évêque de Rennes décida que les membres de la communauté de Redon feraient des voeux simples après quelques années d'épreuves. Le jour de l'Exaltation de la Sainte-Croix, 14 septembre 1823, Mme du Cléguer et ses compagnes se lièrent à Dieu et à leur sainte oeuvre par les trois voeux de religion, auxquels elles ajoutèrent celui de travailler toute leur vie au salut du prochain. " Par la suite, les religieuses se consacrèrent aussi à l'éducation et Redon devient jusqu'en 1837 la maison-mère des Dames de la Retraite, avant que ce titre ne passe au couvent plus grand d'Angers.

Intérieur de la chapelle :


La chapelle Saint-Michel date de 1640, son maître-autel de 1650. Elle est flanquée sur le côté nord de trois chapelles comme autant d'absidioles. Le portail classique, au nord près du pignon ouest, est remarquable.
L'école Saint-Michel existe toujours, face au couvent, et a sa propre chapelle (cf. ci-dessus). Un institut d'éducation motrice est installé dans le couvent maintenant; celui-ci a été restauré pour ce qui est de sa façade sud; depuis le jardin s'ouvre une très belle vue sur la vallée de la Vilaine et Saint-Nicolas de Redon. La chapelle semble un peu défraîchie depuis la rue.

Type d'Edifice: Couvent désaffecté
Nom de l'Edifice : des religieuses Calvairiennes
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : Saint-Michel Archange
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (8) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

pignon est
côté nord
portail nord
pignon ouest

le couvent à l'est
l'institut d'éducation motrice
façade sud
fronton


Couvent des soeurs de Saint-Vincent de Paul (XIXe), rue Jeanne d'Arc, désaffecté dans les années 70 et transformé en logements. La chapelle, avec son ancienne grotte de Lourdes accollée au-dessus de l'autel, est à droite de l'immeuble.

Type d'Edifice: Couvent désaffecté
Nom de l'Edifice : des soeurs de Saint-Vincent de Paul
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle désaffectée
Nom de l'Edifice : des soeurs de Saint-Vincent de Paul
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le couvent
façade de la chapelle
son chevet


Dernière édition par Admin le Mer 9 Avr - 17:11 (2014); édité 12 fois
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MessagePosté le: Mar 27 Avr - 01:47 (2010)    Sujet du message: Redon (35600) Répondre en citant

Ancienne église

Ancienne église Notre-Dame du Pesle (XIIe), détruite en 1861.

L'église est édifiée au XIIe sur le domaine du Pesle et reconstruite au XVIème siècle. Jusqu'à la Révolution, Notre-Dame fut l'église paroissiale de Redon, mais en 1803 le culte fut transféré dans l'ancienne église abbatiale de Saint-Sauveur et Notre-Dame fut complètement abandonnée. Toutefois, à la fin du XIXème siècle, la fête patronale de la paroisse se célèbre encore le jour de l'Assomption. La partie basse de la tour-clocher était de style roman, le portail était exécuté en style roman primitif. Le reste de l'église, nef, choeur et chapelles, datait des XVe et XVIe siècles et était construit en style flamboyant. Cette église avait de nombreuses chapellenies dont certaines sont recensées ici : http://www.infobretagne.com/redon-chapellenies.htm

Sécularisée depuis la Révolution, l'église Notre-Dame a été entièrement détruite par un incendie vers 1864-1870 (Pouillé de Rennes). Elle était entourée d'un cimetière. Elle mesurait 57 mètres de longueur sur 23 mètres de largeur. On y voyait du côté nord, près du choeur, la chapelle de Beaumont devenue plus tard la chapelle des seigneurs de Parc-Anger : on y trouvait une vitre aux armes des seigneurs de Lanruas. L'église se trouvait à l'emplacement de l'actuel centre administratif.


Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Saint-Pierre, dans le quartier du port, rebâtie en 1772, lorsqu'on y transféra l'hôpital, qui était auparavant dans la Grand'Rue. Sur l'emplacement de ce sanctuaire, fort ancien et tombant en ruine, fut édifié au XVIIIème siècle l'hôpital de Redon. Une vieille tradition fait de Saint-Pierre une église paroissiale pour le quartier du port seulement. « Il est cependant positif que dès le XVème siècle Notre-Dame était l'unique paroisse de Redon. Pour justifier la tradition, on pourrait supposer que les fonctions curiales, en tout ou en partie, s'accomplissaient à Saint-Pierre, comme dans une sorte de trève, en faveur des fidèles qui habitaient le quartier du port » (Abbé Luco - Les anciennes paroisses du diocèse de Vannes). L'Hôtel-Dieu fut rasé en 1890 et le nouvel hôpital mis en service en 1892.

Ancienne chapelle Notre-Dame et Saint-Julien, bâtie en 1438, dans la Grand'Rue, pour le service de l'hôpital primitif.

Ancienne chapelle N. D. de Pitié. Notre-Dame-de-Pitié ou de la Butte était une chapelle frairienne bâtie sur l'ancienne motte féodale de l'abbaye, une des processions des Quatre-Temps s'y rendait jadis. Ce sanctuaire fut rasé en 1786, lorsqu'on aplanit la motte pour en faire la promenade actuelle de Redon (Pouillé de Rennes).

Ancienne chapelle Saint-Georges (voir ci-dessous Ancienne chapelle de la Congrégation). Les seigneurs de Lanruas en étaient également « présentateurs » (c'est à dire qu'ils présentaient le nom du nouveau chapelain à chaque changement), ce titre et ce droit leur ayant été donnés par les Bénédictins quand ces derniers se rendirent acquéreurs, au XIVème siècle, du Plessis-de-Bains dont les seigneurs paraissent avoir été les Couldebouc dont les armes surmontaient encore au XVIIème siècle la porte d'entrée de la chapelle. Lanruas, à son tour, était tenu de payer des rentes aux chapellenies régulières de la Serche, des Trois-Maries et de la Trinité. Pour note : il y avait trente-deux chapellenies à Redon dont la plus grande partie était desservie en l'église Notre-Dame, dans les chapelles seigneuriales ajoutées à celle-ci ou à Saint-Sauveur. Leur temporel, bien qui en assurait le fonctionnement par ses revenus, était souvent une métairie, plus rarement une rente instituée lors de la fondation ou payée par une seigneurie vassale.

Ancienne chapelle Saint-Michel puis Chapelle de la Congrégation dans le faubourg de ce nom, siège d'une chapellenie régulière, reconstruite au XVIIème siècle, sert vers 1891 à la Congrégation de la Sainte-Vierge. Cette dernière chapelle, dont il reste le portail, située place de l'Ecole est édifiée pour remplacer la chapelle Saint-Michel. La chapelle a été construite par François Menand qui s'y fit inhumer en 1723. La chapelle Saint-Michel s'élève dans un faubourg qui porte son nom. Il y avait union de ce sanctuaire avec une chapelle de même nom située en Langon ; le titulaire de cette chapellenie jouissait au XVIIIème siècle de dîmes en Redon valant 150 livres, d'un pré à Aucfer estimé 53 livres, et de quelques menues rentes de 4 livres 4 sols ; c'était donc un revenu total de 207 livres 4 sols. A l'origine, le chapelain de Saint-Michel, choisi toujours parmi les religieux de Redon, devait entretenir les deux chapelles ; mais longtemps avant la Révolution celle de Langon tomba en ruine et celle de Redon fut affectée au service et aux assemblées des congrégations de la ville.

La chapelle de cette Congrégation de Redon fut érigée sur l'emplacement d'une ancienne chapellenie dédiée à saint Georges. Les premiers présentateurs de cette vieille chapellenie étaient les seigneurs de Lanrua (Lanruas) ; ce furent ensuite les Legall, bourgeois annoblis, dont plusieurs s'illustrèrent dans l'armée du Roi, sous Louis XIV. On ignore la date exacte et les circonstances de la fondation de la Congrégation. Elle se réunissait au début dans une chapelle de l'église paroissiale dédiée à saint Yves. En 1702, sous l'épiscopat de Mgr. d'Argouges, évêque de Vannes, la Congrégation acquit de François Menant, le dernier présentateur, la chapellenie de saint Georges et elle construisit sur son terrain, l'année suivante, la chapelle de la Congrégation. Dans l'été de 1792 le Club des Amis de la Constitution chercha à s'en emparer, mais inutilement, grâce aux mesures dilatoires des autorités ; néanmoins, le 11 mai 1794 elle devint Temple de la Raison : le choeur devint un grenier à foin ; la nef seule fut consacrée à la déesse Raison. Deux ans après la Congrégation, qui existait toujours, reprenait ses pieux exercices dans l'église paroissiale ; elle recouvra ensuite la chapelle de la Congrégation.

La chapelle des Congrégations était située sur l'actuelle place Charles-de-Gaulle. Elle comportait une abside à pans coupés, et son portail sud, encadré de deux pilastres, était surmonté d'un fronton à encorbellement. Une niche à fronton arrondi s'élevait au-dessus, et l'ensemble était placé sous un grand fronton triangulaire. Devenu vétuste, il est détruit en 1978 malgré sa présence à l'inventaire des Monuments historiques. Seul le portail a été conservé.
Carte postale ancienne :


Ancienne chapelle de la Salette (1850), rasée en 1964. Elle était construite en style gothique et servit souvent de chapelle

Ancienne chapelle privée

Ancienne chapelle privée de l'ancien manoir de Beaumont

L'ancien manoir des XVe-XVIe siècles possédait une fuie et une chapelle privée. En 1786 on y transféra le service de la chapellenie de Sainte-Barbe, fondée en 1492 par Daniel Bourdonnays en l'église paroissiale, mais présentée par les seigneurs de Beaumont ; cette fondation, faite pour trois messes hebdomadaires, fut alors réduite à une messe tous les dimanches et fêtes. Il ne reste aujourd'hui de l'ancien château que la porte cochère.

Anciens couvents et prieurés

Ancien prieuré Saint-Barthélémy, établi en la chapelle saint Barthélemy, dépendant de Saint-Sauveur et habituellement donné à un religieux ; la chapelle, vendue à la Révolution, sert de grenier à foin.
Messire Augustin de Paignon, seigneur du Rozay, fut marié, le 26 janvier 1763, dans la chapelle Saint-Barthélémy de Redon, à Marie-Hyacinthe de Lambart, fille de Joseph, seigneur du Plessis-Rivaut, et de Jeanne-Françoise Rado de Bahurel.

Ancienne résidence des révérends Pères Eudistes, au château du Cleu en Redon depuis 1872.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:59 (2017)    Sujet du message: Redon (35600)

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