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Arcueil (94110)

 
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MessagePosté le: Ven 12 Mar - 02:06 (2010)    Sujet du message: Arcueil (94110) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Denys

L'époque romaine voit la construction d'un premier aqueduc. La culture de la vigne s'implante sur les coteaux déboisés. Au XIe siècle, le petit village d'Arcueil qui, de même que le hameau de Cachan, dépend de la paroisse de Gentilly, se développe au pied de l'aqueduc. En 1119, l'évêque de Saint-Denys obtient l'autorisation d'élever un lieu de culte à Arcueil. L'église date quant à elle de la fin du XIIe siècle et du début du XIIIe siècle; elle a quelques reliques du saint apportées par l'abbaye de Saint-Denis, saint-Jean chrysostome étant patron secondaire. La destinée d'Arcueil sera étroitement liée à la présence de la Bièvre, et de son sol calcaire : exploitation de carrières dès le XIIIe siècle, mais aussi lieu de villégiature pour les Parisiens qui apprécient la fraicheur des coteaux bordant la Bièvre (au XVIe siècle, Ronsard, Baïf, Jodelle fréquentent les environs). La construction, au XVIIe siècle, de l'aqueduc de Médicis donne de l'importance au village. Au XIXe, le territoire communal, alors deux fois plus grand, est amputé d'un quartier au profit de Montrouge pour le fort. Puis, le rôle de Cachan allant croissant, Arcueil devient Arcueil-Cachan par décret en 1894. Mais en 1922, Cachan est érigé en commune à part entière. La ville est très industrielle, surtout sur le plateau, au nord, avec les établissement Anis Gras (aujourd'hui centre culturel), des blanchisseries, imprimeries, fonderies, constructions mécaniques etc... beaucoup de ces usines sont aujourd'hui fermées mais marquent fortement l'emprise urbaine.

Si au IXe siècle Arcueil ne compte qu'une modeste chapelle, un procès-verbal de 1217 siècle mentionne que l'église est ouverte au culte. Il est probable que sa construction ait commencé à la fin du XIIe siècle. En tout état de cause, elle s'est échelonnée sur une longue période. Nous savons qu'en 1119, l'évêque de Paris, Gerber, octroie à Adam, abbé de Saint-Denys, la permission d'élever une chapelle à cet endroit. L'édifice a servi de prototype d'étude pour la construction de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. La façade et son porche ont été restaurés au XIXe siècle, après des travaux sous Louis XIV destinés à lutter avec l'exhaussement continu du sol qui enfouissait la façade de l'église. Consacrée à saint Denys, l'église conserve des reliques apportées au XIIe siècle par les religieux de l'abbaye du même nom. Saint Jean Chrysostome en est le second patron.

Au début du XXe a été malheureusement ajouté à l'église, comme un bras de transept, un édifice qui a aussi été un café. A l'abandon, muré, tagué, et même disloqué coté chevet, il fait bien triste figure à coté de la finesse gothique des nervures et des arcs-boutants... Dommage. Enfin, si on voyait l'église au début du XIXe, elle était bien plus serrée par diverses bâtisses, abattues à la Révolution. La dernière, une sacristie en appentis flanquée d'un local servant d'école publique, a été boutée hors en 1842-43, hors d'âge et de vétusté. Une restauration récente a supprimé une inscription du tout début du XVIIe gravée sur la façade, sans doute par un pélerin de retour de Compostelle : "Ici est le tour de la cloche de SS Iaque es galice, apportée par Louis [...] 1601." Cette façade a aussi été débarassée au siècle dernier de tous ses ornements, statues, mascarons, corniches... à cause de leur piteux état.

La tradition locale veut que le premier clocher ait été frappé par la foudre en 1600 et qu'il ait été reconstruit vers 1680 par intervention de Marie de Médicis, en dédommagement des travaux de l'acqueduc. Ce qui est sûr, c'est que "le dix-huitième jour de novembre" 1681, deux cloches neuves ont été baptisées et nommées en grande pompe, l'une Anne-Marie et l'autre Marie-Magdelainne. En 1700, nouveau baptême d'une cloche sur laquelle est écrit cet acte "L'an de grâce 1700, j'ai été béniste par moy soussigné [...] préposé par son éminence Monseigneur le cardinal de Noailles archevêque de Paris, au régime et à la conduite de l'église d'Arcueil en l'absence de M. le Curé et nommée Simon-Marie-Catherine par Maissire Simon Emerit de Vize, seigneur en partie d'Arcueil, conseiller au grand conseil et adjoint général du Parlement de Metz et par damoiselle Marie-Catherine Gaudion". On ne trouve pas de nouveau baptême avant 1757. Cette année, une première cloche, pesant 1463 livres avant fonte et augmentée de 114 livres, portant son poids à 1577 livres, a été bénite et nommée Magdeleine. La petite cloche de 1681, refondue, pesait le même moids, à savoir 1134 livres et a été nommée Marie-Geneviève. L'an suivant, le 11 décembre, est bénie la grosse cloche, refondue et pesant désormais 2226 livres au lieu de 2008, elle est renommée Charlotte-Louis-Angélique. Ces trois cloches ont été fondues en une seule grosse nommée Marie en 1782, cloche qui a échappé à la tourmente révolutionnaire et est toujours en l'église.

L'élan des restaurations dites "d'embellissement" défigurèrent tant l'édifice que les Monuments Historique le déclassèrent en 1873. Le choeur menaça ruine suite à ces travaux en 1886, il fut remis en état sur des dons privés, et en 1902, les MH reclassèrent l'édifice. C'est alors que le coq du clocher, criblé de balles de 1870, fut changé; plus tard, en 1927, survinrent une autre restauration, le chauffage et l'éléctrification du clocher, sommes couvertes par l'Etat et la commune. D'autres restaurations amenèrent l'église à son état de maintenant; mais il n'est pas inutile de remarquer que la démolition de l'édifice au "midy" de l'église, celui qui abrita un café, et la restauratiuon du choeur placé sur le haut de la pente redonneraient de la beauté et de la solidité à l'édifice.

Plan de l'église dressé sous le 1er Empire (archives paroissiales):



Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Denys
Siécle de l'édifice: XIe-XIIIe-XVIIe-XIXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et coté nord
chevet
clocher
coté sud

Chapelles

Chapelle Jésus-Ouvrier (1938), 20 av. V.I Lénine, dans la cour

La chapelle, parallèle à l'immeuble, est rectangulaire; l'autel, jadis placé à l'extrémité sud, à été mis au milieu du volume et les bancs réaménagés autour sur trois cotés après les réformes liées à Vatican II. A coté se trouvent les locaux paroissiaux. Avec l'aide d'un des responsables paroissiaux, j'ai pu accèder à des photos du temps de la construction et les numériser.

Photos de la construction de la chapelle (3) :


Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Jésus-Ouvrier
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues extérieures

vues intérieures

Chapelle Perret dite de l'Immaculée Conception (XXe), dans la cour de la résidence d'étudiants 52 av. Laplace.

La chapelle construite entre 1927 et 1929 présente coté rue, au fond de la cour, une façade monumentale en béton. Les murs de coté et du fond sont en briques disposées par carreaux verticalement et horizontalement, formant des motifs (voir ici : http://fr.topic-topos.com/image/bd/chapelle-arcueil.jpg ).

Une structure de poteaux et de poutres délimite une nef de trois travées et un choeur d'une travée. La nef est éclairée par les trois grandes verrières du mur ouest et les claustras des parties hautes (verrières composées des mêmes éléments de claustra déjà utilisés par les Perret au Raincy). La chapelle est installée à l' étage, dégageant au rez-de-chaussée une grande salle, initialement préau ouvert. Un escalier mène à la chapelle et se prolonge au niveau supérieur donnant accès à la tribune. La chapelle, qui n'a subi aucune modification, est actuellement désaffectée.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Immaculée Conception
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)



Maison religieuse

Couvent des Soeurs Servantes de Marie Immaculée, au n°41 rue Voltaire. C'est un pavillon de l'après-guerre, sans autre signe distinctif qu'une croix en façade, et sans clocher. Quelques soeurs y vivent.

A noter que sur la commune d'Arcueil vivent encore plusieurs religieuses des Filles de Jésus de Kermaria ( en appartement dans le Chaperon Vert, coté Gentilly), et des Missionnaires catholiques pallotins dans la résidence internationale d'étudiants qu'ils dirigent (voir Chapelle Perret). Voici une page consacrée à la communauté en appartement des Filles de Jésus (qui, n'étant pas une maison religieuse à proprement parler, n'est pas présente pour cette raison sur La France des Clochers : http://fillesdejesus.cef.fr/30-ans-a-Arcueil.911.0.html )

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des soeurs servantes de Marie Immaculée (SSMI)
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : des SSMI d'Arcueil
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

le pavillon-couvent

Anciens monuments religieux

Ancien prieuré de Saint-Denys de l'Estrée (XVe-XVIe-XVIIIe)

Appartenant à l'origine aux abbés de Saint-Denys, le domaine est cédé au XVIe siècle au seigneur des lieux, Huveau de Maisse, puis il passe aux mains de Pomponne du Reffuge. Il se compose de trois corps de bâtiment avec jardins et terrasses. Au XVIIIe siècle, Anne-Marie-Joseph de Lorraine, comte d'Harcourt et prince de Guise, en fait l'acquisition et l'agrandit : le domaine est entouré de jardins, de prés et de bois sur trente-trois arpents. À la mort du prince de Guise, la propriété est reprise par sa fille, la comtesse de Guise et par son époux le prince de Beauveau. Dès 1752, les créanciers de ces derniers exigent dans les conditions de vente, la démolition partielle du château. Une démolition partielle a lieu. C'est à cette époque que Jean-Baptiste Oudry consacre plus de quarante dessins à la demeure en ruine. Le dernier propriétaire des lieux est le prince de Poix, avant que le domaine ne soit entièrement morcelé vers 1788.

Aujourd'hui, il en reste la maison dite "des gardes", transformée en maison de la culture. Cette construction du XVIe siècle avec ses deux échauguettes en encorbellement est inscrite sur la liste supplémentaire des monuments historiques (ISMH). À l'origine il y avait des fenêtres à meneaux de style gothique. On trouve aussi une mystérieuse maison dite "de la Faisanderie" et une autre, au N°2 rue de la Convention, qui proviennent toutes deux de cet ancien domaine.

Ancien couvent des Dames de Montmort (XVIIe), dont il ne reste plus qu'un portail. Cette existence reste contestée du fait de l'absence de documents écrits, d'archives ecclésiastiques ou comptables de tout type etc. En revanche, l'existence du fief de Montmort est sûre : http://www.arcueilhistoire.fr/lieux/lieux-anciens/le-fief-de-montmort.html

Ancien couvent des soeurs franciscaines de l'Immaculée Conception (XXe) : il était situé à hauteur de l'actuel n°52, rue Laplace. Le couvent datait de la toute fin du 19e. La chapelle a été construite par l'architecte Auguste Perret entre 1927 et 1929. Les bâtiments conventuels et la chapelle sont légués en 1973, à la suppression du couvent, à la fondation "la Vie au grand air", qui les a fait raser pour y construire une résidence d'étudiants gérés par les missionnaires pallotins de la Société de l'Apostolat Catholique. La chapelle a été protégée au titre des Monuments historiques.
Vue du couvent XIXe : http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/memoire/0296/ivr11_97941193v_p.jpg

Ancien collège des dominicains (XIXe-XXe), 14-16, rue Berthollet

Claude Louis Berthollet (1748-1822), chimiste français s'installe à Arcueil pendant la Révolution et y acquiert une maison. En 1807, avec Laplace dont la propriété est voisine, il fonde de la Société d'Arcueil qui rassemblait les plus grands savants de l'époque. Après sa mort la propriété est acquise par les dominicains, probablement entre 1830 et 1840, pour y installer l'école Albert-le-Grand. Vers 1900 elle ne reçoit que des pensionnaires et prépare aux grandes écoles. Des bâtiments scolaires sont construits en 1863. Sous la direction du prieur Henri Didon (1890-1900) , ami du baron Pierre de Coubertin, l'école est à l'avant-garde pour l'éducation sportive et s'équipe de piscine, manège et terrains de sport. C'est le prieur DIDON qui inventa la devise « Citius, Altius, Fortius »(plus vite, plus haut, plus fort), reprise en 1931 par son ami le baron Pierre de Coubertin pour rénover l’esprit des Jeux Olympiques. L'école ferme après la loi de juillet 1904 interdisant l'enseignement aux congrégations et le domaine est vendu à la Caisse des Dépôts et Consignation vers 1906. En 1890, le collège hérite de l'ancien château de Laplace, qui est finalement détruit en 1908. La maison de Berthollet est détruite vers 1911. En 1951 sept immeubles de logements sont construit dans la partie qui longe le chemin de fer ; en 1978 R. Coulon, architecte en chef de la Caisse des Dépôts, construit un bâtiment administratif.


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