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Saint-Mandé (94160)

 
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MessagePosté le: Mer 24 Fév - 23:53 (2010)    Sujet du message: Saint-Mandé (94160) Répondre en citant

Eglise

Eglise Notre-Dame (fin XIXe)

L'église est construite de 1883 à 1885 par l'architecte Edmond-Charles d'ALBRIZIO pour remplacer la chapelle du prieuré, vétuste et insuffisante. Bâtie dans un style néo-roman libre, elle comprend une nef flanquée de bas-cotés, avec transepts saillants et un choeur à chevet plat. Le tout est bâti sur crypte pour suivre la dénivellation sur terrain, avec un niveau bas abritant des salles paroissiales. Le clocher-porche abrite une cloche de 1683 classée MH et baptisée par Catherine BELLIER, première femme de chambre de la reine Anne d'Autriche. A l'intérieur siège une statue du XIVe représentant la Vierge à l'Enfant. Sur le flanc droit de la façade a été gravée l'inscription - "Propriété Communale - Liberté Egalité Fraternité" - sans doute suite à la Loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905.

Conçue selon un modèle de basilique, l'église comporte un choeur tréflé. Des chapiteaux composites à feuilles d'acanthes séparent la nef des bas-côtés. Derrière l'autel, un vitrail provenant du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, imitation des vitraux du XIIe siècle, a été donné à l'église de Saint-Mandé lors de la séparation de l'Église et de l'État en 1905. Les vitraux sont de CHAMPIGNEULE et de AVENET et datent de la toute fin du XIXe.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et clocher
coté nord
chevet à l'ouest
coté sud

le clocher
tympan du porche
arcatures de la façade

Chapelle

Chapelle de l'Hôpital Bégin (XIXe) Bérault

Commandé par l'empereur Napoléon III, en 1855, pour accueillir et soigner les blessés de la guerre de Crimée, l'hôpital est inauguré le 31 mai 1858. Il supplée alors l'insuffisance des deux hôpitaux militaires parisiens du Val-de-Grâce et du Gros-Caillou. Le bâtiment est construit près du bois, sur l'ancien site de la ménagerie royale. En fer à cheval sur un plan symétrique avec cour d'honneur et bassin, l'hôpital est encadré de jardins. Un fronton porte un aigle sculpté. L'hôpital Bégin est réservé aux militaires et à leurs familles.

L'impératrice Eugénie, femme de l'empereur Napoléon III, au cours d'une promenade dans le bois de Vincennes, enceinte après deux grossesses malheureuses, s'arrête pour prier devant la statue de Notre-Dame de Lorette. Elle fait voeu à la vierge de lui consacrer une chapelle si elle met au monde un fils. Après la naissance de son fils unique Eugène-Louis, le 16 mars 1856, une chapelle de style roman est érigée dans le parc de l'hôpital Bégin alors en construction. Croyant bien faire, on y dispose une statue neuve de la vierge mais, devant l'indignation de l'impératrice, la véritable statue de Notre-Dame de Lorette est ramenée et placée dans le choeur de la chapelle. Cette chapelle, dite impériale, située dans la partie droite du bâtiment d'honneur, sort tout juste d'une importante campagne de restauration intérieure et de ravalement.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND de Lorette / de l'Hôpital Militaire Bégin
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

(1)
(2)

1 - Vue sur le bâtiment d'honneur, coté cour. A gauche, au premier étage, les cinq fenêtres garnies de vitraux sont celles de la chapelle impériale. La photo (2) est la vue de la chapelle, au premier étage du bâtiment, coté ville (de ce coté, c'est l'avenue de Paris, sur la commune de Vincennes).

Chapelle annexe de l'Hopital des Armées Bégin, dite "du dépositoire" (fin XIXe). Elle est située tout au sud de l'ensemble hospitalier et est visible du Bois.

Plan du complexe hospitalier et des deux chapelles (cliquez pour agrandir) :


Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : dite du Dépositoire
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Couvent

Couvent de la Sainte-Famille (XIXe), 10, rue Jeanne d'Arc. La chapelle se trouve dans le corps du bâtiment le long de la rue Jeanne d'Arc, son chevet plat donnant sur la rue Renault. La communauté s'installe en 1872 et fonde un pensionnat qui prend le nom d'institut Sévigné en 1903. Depuis 1969, il est dirigé par les frères du collège Saint-Michel de Picpus.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : de la sainte Famille
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : de la sainte Famille
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues du couvent et de la chapelle

Pour se rendre à Saint-Mandé : Saint-Mandé Tourelle puis remonter l'avenue du Général de Gaulle pour accèder au centre-ville.

Ancienne église

Ancienne église Saint-Maudez (XIe puis XVIIIe), située avant 1996 sur la rue Jeanne d'Arc.

Saint-Mandé, à la fin du XIe siècle, n'est qu'un hameau groupé autour d'une chapelle dédiée à saint Maudez où se trouve une relique du saint abbé. Avec la construction d'un prieuré de bénédictins dépendant de l'abbaye Saint-Magloire de Paris, se constitue un village de quelques centaines d'âmes, rattaché à la paroisse de Charenton-Saint-Maurice, et ce, jusqu'en 1802. En 1274, Philippe le Hardi, pour clore son domaine de chasse royal du parc de Vincennes, fait élever un mur d'enceinte qui ampute le village. Les villageois reforment leur cité le long de la muraille et du fossé dit Chaussée de l'Estanc. L'enceinte a six portes dont la Porte royale ou porte de Saint-Mandé, qui donne une vue dégagée sur Vincennes. Au XIVe siècle, au nord, est érigée la Tourelle, défense avancée du château de Vincennes.

Commune autonome depuis 1790, Saint-Mandé sera l'objet de plusieurs grandes amputations. En 1840 après la construction des fortifications de Paris, puis en 1860, Saint-Mandé voit sa superficie radicalement modifiée. En 1929, son territoire du Bois lui est enlevé, ainsi que la zone des anciennes fortifications. Mais, bien qu'étant l'une des plus petites communes de la Seine, puis du Val de marne, Saint-Mandé conserve une vocation résidentielle et un certain calme aux portes de Paris.

L'ancienne chapelle priorale du XIIe avait été abattue et reconstruite en 1727 : c'était alors un édifice simple à une seule nef. En 1802, elle fut érigée église paroissiale et mise à disposition du culte communal. En 1828 la commune l'achète, et l'agrandit dans le style néoclassique en 1837 : l'architecte POIDATZ construit quatre travées supplémentaires vers l'ouest et ajoute un clocheton ou sonne seule la cloche de 1683 aujourd'hui conservée dans l'église Notre-Dame. En 1891, suite à la construction de l'église neuve, la chapelle est désaffectée, puis vendue à un particulier qui la transforme en vacherie, puis en garage; elle perd son clocheton désormais inutile. Elle finit abattue et est remplacée en 1996 par un immeuble d'habitation.

Vue de l'ancienne église fin 19e :


Anciens couvents

Ancien couvent des Annonciades (XVIIe)

Jeanne de France, fille de Louis XI et femme répudiée de Louis XII, fonda l'ordre des Annonciades, confirmé par le pape Léon X et placé sous la Règle de Saint-François, pour les jeunes filles nobles et sages. Celles-ci devaient pratiquer les dix vertus de la Sainte Vierge : la chasteté, la prudence, l'humilité, la foi, le recueillement, l'obéissance, la pauvreté, la patience, la pitié et la miséricorde. cette obéissance les faisait aussi nommer "dames des dix vertus de Notre-Dame". Une poremière fondation se fit à Bourges, puis essaima à Melun dès 1617 au moins. En 1630 elles en partirent, après avoir obtenu du roi par lettres patentes du 15 février la fixation de leur couvent à Corbeil. Mais, ne pouvant y trouver d'emplacement propice à une maison religieuse, elles sollicitèrent l'établissement de celle-ci à Saint-Mandé. Le 11 août 1632 elles font donc requête au Roi en ces termes :

<< Plaise au Roy faire don aux religieuses de l'Annonciade du monastère de Saint-Nicolas de Melun, des places et masures, bastimens, murs, jardins et terres et petites maisons estans, au village de Saint-Mandé tenant au bois de Vincennes, estans depuis une porte du parc appellée porte Saint-Mandé jusques à une maison appartenant au seigneur dudit Saint-Mandé, sans en escepter ny réserver , sept arpens de terre estans au-delà de la dite porte. Ensemble les droits de lods, ventes et admortissements et généralement tout ce qui pourra revenir et appartenir à sa Majesté, à la charge d'indemniser ceulx qui ont intérêst aux dites places, masures, petites maisons, jardins et terres, pour, audit lieu, par les dites religieuses, faire construire et bastir à leurs dépens, une église et couvent de religieuses dudit ordre à l'honneur de Dieu et de la bienheureuse mère Jeanne, fille de France ; et les suppliantes continueront à prier Dieu pour la prospérité et santé de votre Majesté.>>

René FLEURY, maître général des Oeuvres et des édifices, remit un rapport dont les conclusions furent favorables aux religieuses, l'emplacement ayant en effet peu de valeur et le couvent de religieuse formant un embelissement pour le chateau et le Parc. Louis XIII permit donc par lettres patentes l'installation des religieuses. L'archevêque de paris leur donna alors le 27 octobre 1632 l'autorisation de fonder la maison religieuse, qui ne fut effectivement habitée qu'en 1634.

Mais les religieuses n'y restèrent que bien peu de temps. Des habitants résistèrent tant et si bien à l'expropriation, que le Roi fut mis au courant et finit par prier les religieuses, malgré leur opposition, d'aller chercher refuge ailleurs. L'historien SAUVAL, dans son Histoire et recherches des Antiquités de la Ville de Paris, en 1750, pense que l'appui royal a été retiré car Louis XIII projetait de construire à cet emplacement la Ménagerie de Vincennes. Au contraire, VIAL et CAPON, dans leur Journal d'un bourgeois de Popincourt, prétendent que les religieuses ont été priées de s'installer ailleurs à cause de grands travaux de voirie projetés par le Roi.

Toujours est-il que les religieuses acquièrent rue POPINCOURT (aujourd'hui dans le 11e arrondissement de Paris) un domaine en 1634 et reçoivent l'autorisation épiscopale de s'y installer le 27 juin 1636.

Source : Joseph GARIN, Les Annonciades de Popincourt (1636-1782). Leur établissement, les deux premières supérieures. In Revue de l'Histoire de l'Eglise de France, année 1910, volume 1, n°5, pp 533-540.


Ancien couvent des religieuses hospitalières de Gentilly (XVIIIe). En 1705, elles reprirent sur décision royale le domaine du surintendant FOUQUET (propriété familiale depuis 1650, au lieu-dit des Epinettes), disgracié et emprisonné. Elles partirent en 1795 et le terrain fut loti.

Ancien couvent des religieuses de la Saulsaye (XVIIe)

En 1161, Louis VII fonde au lieu dit de la Saussaye en Chevilly-Larue une maladrerie pour les femmes de la maison du Roi. Au XVIe, la maladrerie est vide, et comme bien souvent, les revenus en sont détournés (voir ici : http://www.vergez.net/w/Fontenay_sous_Bois_Maladrerie.htm#defense ). En 1689, à leur demande, les religieuses sont transferées à Saint-Mandé, sur autorisation de lArchevêque obtenue le 1er février 1676, à cause du délabrement du prieuré. Les religieuses, qui suivaient auparavant la règle de Saint-Augustin et étaient indépendantes de l'archevêque de Paris, durent s'unir à la Congrégation de Saint-Maur et se placer sous la dépendance dudit archevêque.


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MessagePosté le: Mer 24 Fév - 23:53 (2010)    Sujet du message: Publicité

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