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Ablon-sur-Seine (94480)

 
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Yann Sciardis
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MessagePosté le: Sam 20 Fév - 22:49 (2010)    Sujet du message: Ablon-sur-Seine (94480) Répondre en citant

Églises

Église Notre-Dame-de-l'Assomption Ablon

On trouve la trace d'un premier lieu de culte à Ablon dès le XIIe siècle, qui fut à l'origine une simple chapelle appelée Notre-Dame et dédiée à la Vierge; la ville dépend alors de l'abbaye Saint-Victor et d'Athis-Mons.Le territoire est donc partagé entre deux seigneuries : celle de Mons et celle du chastel d'Ablon. Le premier château a été édifié vers le milieu du XIIIe siècle. Les seigneurs, Jean le Fort puis Jacques de Pacy, sont issus de la bourgeoisie parisienne. Au XVe siècle, l'activité est concentrée autour de la vigne ou de la Seine (pêche, Bac, Halage). La seigneurie de Mons est en la possession d'Enguerrand de Marigny, puis de Nicolas d'Estouteville qui lui succède avant de la vendre au chapitre de Notre Dame de Paris en 1417. Au XVIe siècle, alors que les guerres de religion déchirent la France, Henri IV établit le prêche de la religion protestante à Ablon. François de Lohéran, un calviniste, acquiert la seigneurie du châtel d'Ablon. La présence des protestants durera jusqu'en 1706, date à laquelle le prêche est transféré à Charenton.

Détruite en 1841, la vieille église est remplacée par un nouvel édifice situé presque même endroit, dans le centre ancien de la ville. Le maire, Toussaint CHOLLET, fait don des terrains nécessaires pour la construction de la nouvelle église, du presbytère et de la place Chollet. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est consacrée le 25 avril 1842 par l'évêque de Versailles. Le bâtiment est orné de vitraux historiés évoquant la vie de saint Louis et de la Vierge, tandis que dans la chapelle Saint-Pierre, édifiée grâce aux dons de Pierre MAGNE, on peut voir un tableau représentant saint Pierre recevant les clefs de Dieu ainsi qu'une œuvre offerte par Napoléon III, L'Assomption de la Vierge. Au cours du XXe, le choeur et le transept ont été démolis et remplacés par un choeur moderne à six travées.

Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : Notre-Dame-de-l'Assomption
Siècle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photo personnelle :



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MessagePosté le: Sam 20 Fév - 22:49 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Messages: 1 662

MessagePosté le: Mar 3 Aoû - 14:40 (2010)    Sujet du message: Ablon-sur-Seine (94480) Répondre en citant

Autres cultes

Ancien temple protestant d'Ablon (fin XVIe-XVIIe)

Les guerres de Religion qui déchirent la France au XVIe siècle et l'interdiction de tout lieu de culte protestant sur le sol parisien vont contribuer à la célébrité d'Ablon. En effet, un an après l'édit de Nantes (1598), Henri IV établit le prêche de la religion protestante à Ablon. En effet, le culte protestant est interdit à cinq lieues autour de la capitale : Henri IV, catholique de frâiche date, fait un accroc à l'édit pour ses anciens coreligionnaires, Ablon, facile d'accès depuis Paris, n'en est distant que de quatre lieues (15 km), au lieu de l'ancien temple de Grigny, à 22 km de la capitale, et où le culte était célébré depuis six mois. Un temple, dont il ne reste aucune trace, est alors construit. Nombre de protestants viennent y célébrer baptême, mariage ou enterrement. La présence des protestants à Ablon prend fin en 1606 lorsque le prêche est transféré à Charenton. Ce dernier transfert contribue à révolutionner les catholiques de Paris, car Charenton est aux portes de la capitale; d'autant plus qu'Henri IV ne fait rien pour revenir sur sa décision et va même jusqu'à déclarer que "par décret royal, Chanrenton est à cinq lieues de Paris".

Le choix du temple déplaisait fortement au chapitre de Notre-Dame de Paris, tenancier ou propriétaire de la moitié de la seigneurie d'Ablon; d'où une foule de diffèrends pour des causes multiples. En 1603 le pasteur François de Loubéran achète à la famille GRASSIN (celle qui fonda le collège éponyme à Paris), l'autre moitié de la seigneurie, et prit alors le titre du seigneur dAblon sur Seine, Mons-sur-Orge et Courcelles. Ce titre passa à son fils Maurice, puis à la fille de celui-ci, Suzanne, femme d'un certain Bigot de Morogues. A la révocation de l'édit de Nantes, en 1685, la seigneurie fut vendue à un magistrat, le président Le Pelletier, puis passa ensuite dans le giron de la famille de Ségur.

L'éloignement du temple et l'obligation d'y célébrer le sacrement du baptême sans possibilité de se rapprocher de Paris, fut notamment la cause de la mort de quarante enfants "misérablement esteints et suffoqués", dit la lettre de réclamation des protestants en vue d'avoir un temple plus commode d'accès; le roi Henri répondit qu'il ne pouvait "rien changer en l'édit". L'époque en effet était agitée, et la moindre concession pouvait rallumer le feu de la Saint-Barthélémy ou de la Michelade (massacres des catholiques par les protestants le jour de la Saint-Michel) en tout point du Royaume; d'autre part, le roi de France, ancien huguenot et catholique de fraîche date et de peu de sincérité, était suspecté par tous les partis engagés de jouer double jeu.

Le dimanche, quant le bon roi Henri n'était pas à Paris, les courtisans devaient choisir entre le service de Dieu et celui du Roi, ce dont Henri se plaignit; c'est cette raison notamment qui le poussait à rapprocher le Temple plus près de la capitale. Le temple d'Ablon devait être grand, car nous savons par les mémoires du duc de la Force que le jour de la Noël 1604 il contint plus de 4000 personnes. Nous avons des renseignements circonstanciés sur l'église d'Ablon par les Ephémérides de Causaubon, fils du pasteur de Bordeaux réfugié en Genève pour cause de religion, natif de cette ville en février 1559, réchappé de la Saint-Barthélémy dont il fut profondément marqué, et étant l'un des plus grands savants de son temps. En 1598 le Roi l'appella à Paris pour qu'il enseigne le grec au Collège de France, mais les docteurs de Sorbonne lui firent tant d'accrocs que son protecteur ne put jamais le faire monter en chaire. A la mort du roi Henri, il fut accueilli par Jacques 1er d'Angleterre et mourut à Londres tiré du besoin en 1614. Notons au passage que Causabon écrit ses éphémérides à la mode romaine, avec les kalendes le premier du mois, les nones le 5 ou le 7 et les ides le 13 ou le 15. On lit à la date du 3 des ides d'octobre 1601 : "J'écris ces mots en revenant d'Ablon, accâblé de fatigues, car j'ai été malheureusement forcé de revenir à pied. Oh! quelle vie pénible, et qu'il est dur de ne pouvoir accomplir librement les devoirs de la piété ! Accorde, ô Dieu, la liberté de ta parole. Amen." Le reste du carnet mentionne à plusieurs reprises les dangers de la route et le mauvais temps qui sévissaient sur la route d'Ablon à Paris. Pendant ce temps, les catholiques fanatiques redoublaient de menaces et de provocations envers ceux des protestants qui se rendaient envers et contre tout à leur culte d'Ablon : ûn prêche en l'église Saint-Pierre des Boeufs à Paris, à l'approche d'une veille de Noël, s'attaqua avec force aux ablonistes, comme trois décennies avant lors de l'août terrible qui vit naître la Saint-Barthélémy.

Mais les admirateurs des idées nouvelles ne faiblirent point, et en 1605, Sully intercéda en leur nom auprès du Roi, et parvint à tromper son mauvais vouloir et ses scrupules. Les protestants avaient désigné deux endroits souhaitables : Ivry et Charenton; le choix d'Henri IV se porta sur cette derniere localité. Enfin l'église protestante de Paris, à demi-morte après la Saint-Barthélémy, allait pouvoir renâitre et s'étendre à nouveau. C'est en 1606 que commence l'aventure des temples de Charenton.

D'après le vol.15 du Bulletin Historique et Littéraire de la Sté de l'Histoire du Protestantisme Français (1866), 2e partie de l'Histoire de l'Eglise de Paris, article d'Ath. COQUEREL Fils.


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