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Tremblay-en-France (93290)

 
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Yann Sciardis
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MessagePosté le: Dim 10 Jan - 23:16 (2010)    Sujet du message: Tremblay-en-France (93290) Répondre en citant

Églises

Église Saint-Médard (le Vieux-Pays)

La paroisse de Tremblay-en-France (la « parochia de Trembleium ») existe de longue date. Mais la construction
de l’église actuelle est plus récente puisqu’elle commence en 1543. Cependant, il est permis de penser qu’un
bâtiment primitif occupait les lieux puisqu’une église est citée au Grand Tremblay dès le haut Moyen-âge et que
ses soubassements ont livré des blocs de pierre façonnés, datés du XIIIe siècle.

L’église reçoit sa dédicace à Saint Médard en septembre 1579, soit vingt ans après la fin de sa construction qu’
Hervé Revel situe en 1557. Pour donner cette date, l’historien s’appuie sur la présence des armoiries des abbés
de Saint-Denis dans le décor sculptural intérieur. Sur la clef centrale de la huitième travée du vaisseau central
figurent les armoiries du Cardinal de Bourbon, abbé de 1529 à 1557. Celles de son successeur, le Cardinal de
Lorraine, ne se retrouvent pas dans l’église. L’actuelle église Saint-Médard est donc postérieure à la Grange-
aux-Dîmes.

Le bâtiment, mis en construction au XVIe siècle, s’agrandit au XVIIIe. L’architecte, Jean-Jacques Cellerier,
originaire de Dijon, se distingue à Paris entre 1772 et 1780. En septembre 1781, il se rend à Tremblay et
dresse un devis pour l’édification d’une avant-nef afin de remédier à la vétusté du clocher et de la nef de l’église.
Comme de nombreuses autres églises de la Seine-Saint-Denis et, notamment, Saint-Sulpice à Aulnay-sous-Bois,
Saint-Pierre-Saint-Paul à Montreuil, Notre-Dame des Vertus à Aubervilliers ou bien encore Saint-Baudile à
Neuilly-sur-Marne, Saint-Médard conserve des traces visibles de la période de sa construction.

L’église Saint-Médard, orientée à l’est (vers Jérusalem) se présente sous la forme d’un édifice barlong (rectangle
allongé), dépourvu de transept (la nef transversale formant la croix que l’on trouve dans de nombreuses églises).
Le bâtiment se compose de deux parties distinctes : la partie orientale, du XVIe siècle, comprend l’abside (où se
trouve le sanctuaire), les quatre dernières travées du vaste vaisseau central voûté d’ogives. La partie occidentale,
celle du XVIIIe siècle, renferme les trois premières travées, le clocher, la voûte, les colonnes et les fenêtres de la
quatrième travée.

L’église connaît de multiples agressions liées à l’édifice lui-même mais aussi à son caractère sacré. Dans la seconde
moitié du XVIIe, la Fronde met à mal les campagnes autour de Paris assiégé. Un blocus terrible laisse cette partie
du royaume dans une grande misère comme en témoigne un Estat sommaire des misères dans la campagne et
besoins des pauvres aux environs de Paris, dressé en 1652 par l’archevêque de Paris : « A Gonesse, pour toute
l’estendue du païs circonvoisin, Le Bourget, Villiers-le-Bel, Aulnay, Sevran, Bondy et autres, où ont esté les dernières
marches des troupes... En ce qui est des églises, l’on a trouvé les vitres cassées, les bancs rompus, les tabernacles
ouverts. » A Tremblay, un procès-verbal de profanation est dressé en 1656 après que les hosties, renfermées dans
le tabernacle, aient été répandues sur le sol. Cet acte bouleverse profondément les fidèles d’une époque où les délits
à caractère religieux sont toujours passibles du tribunal ecclésiastique et d’un jugement sévère.

Durant la période révolutionnaire, Saint-Médard, devenu Temple de la Raison, est défigurée au sens propre puisque
les figures et les épitaphes sont effacées, les statues et les tableaux sont soustraits ou détruits. Les dalles tumulaires
en marbre (pierres funéraires couvrant les « personnes de qualité » enterrées dans l’église) sont descellées et vendues.

Pourtant, trois de ces dalles funéraires sont parvenues jusqu’à nous avec des indications précises pour deux d’entre
elles. La première, de 1653, perpétue le souvenir d’un procureur de justice des terres et seigneuries de Tremblay,
Villepinte et « aultres lieux ». La seconde, de 1693, marque le lieu d’inhumation de Pasquier Gosse, curé de Tremblay,
décédé le 26 novembre 1646 à l’âge de quarante ans. Sa sépulture a été recouverte d’une dalle tumulaire en marbre
blanc près de cinquante ans après sa mort.

L’édifice connaît d’autres malheurs (notamment en 1814-1815) qui s’additionnent aux dégradations naturelles du temps,
nécessitant plusieurs campagnes de restaurations qui lui donnent aujourd’hui un aspect très composite. L’église est
classée monument historique en 1930. Une première tranche de travaux, en 1969, permet la restauration du chœur.
Une deuxième tranche, en 1976, concerne les vitraux, le clocher et la nef. Depuis 1979, les restaurations continuent
après que le conseil municipal ait obtenu la maîtrise d’ouvrage.

Un article détaillé (avec vue 360°) sur le site de la commune : http://www.tremblay-en-france.fr/page/p-117/art_id-663/
Notice archéologique : www.atlas-patrimoine93.fr/documents/patrimoine_en_SSD_12.pdf

Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : Saint-Médard
Siècle de l'édifice: XVIe-XVIIIe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non





Église Sainte-Thérèse (le Vert-Galant) 1967

Par leur programme et par la dimension symbolique et spirituelle qui s’y rattache, les églises et établissements
cultuels sont des types d’édifices qui se prêtent à l’expression architecturale et à la recherche d’effets plastiques.
[Architectes : L.P. Grobois et G. Aangenendt]

Ici, la vaste toiture en zinc, soutenue par une charpente en bois lamellé collé, rappelle la forme d’une tente en
même temps qu’elle accompagne un mouvement d’élévation.
Celle-ci Utilisant les matériaux nobles, la brique et le bois en élévation, le béton de gravillons lavés au sol, cet
ensemble aux lignes pures est d’une grande sobriété, propice au recueillement et n’est pas sans témoigner de la
modestie originelle du lieu.
L’espace intérieur de l’église est modulable par un système de cloisons mobiles et bénéficie d’un éclairage zénithal.
A l’arrière de l’église, un bâtiment abritant un logement, réalisé dans les mêmes matériaux, complète de façon
harmonieuse la composition.

Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : Sainte-Thérèse
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : ?
Clocher en péril : non

Extérieur


Intérieur




Église Marcel-Callo (Centre-ville) 1990

L’église doit son nom à un jeune jociste rennais mort à Mauthausen en 1945 et béatifié par Jean-Paul II à Rome
en 1987.
Le plan de masse révèle un plan presque circulaire, accolé à un bâtiment rectangulaire abritant l’oratoire et le
presbytère. Cette partie s’organise autour d’un patio qui marque l’entrée. L’effacement de cloisons mobiles permet
d’intégrer les salles de catéchisme à la nef. Cette disposition se révèle très efficace pour les cérémonies et la vie
quotidienne. L’autel en dalles de glace transparente et les vitraux et mobiliers en verre du chœur sont de Florent
Chaboissier.

Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : Marcel-Callo
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : ?
Clocher en péril : non




Église Notre-Dame du Très Saint-Sacrement (Les Cottages / Le Bois-Saint-Denis)


Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : Notre-Dame du Très Saint-Sacrement
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : ?
Clocher en péril : non


Dernière édition par Yann Sciardis le Lun 11 Jan - 11:12 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 10 Jan - 23:16 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Yann Sciardis
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MessagePosté le: Dim 10 Jan - 23:25 (2010)    Sujet du message: Tremblay-en-France (93290) Répondre en citant

Chapelles

Chapelle ND du Très Saint Sacrement

Située à l'angle de l'avenue du Bois et de l'avenue Georges Cuvier, cette chapelle se trouve juste à côté de l'église Notre-Dame du Très Saint-Sacrement. Construite en briques et en béton, elle date probablement de l'entre deux-guerres. Elle est adossée à des vestiges beaucoup plus anciens.

Type d'édifice: Chapelle
Nom de l'édifice : ND du Très St Sacrement
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non



Anciennes églises

Vestiges de l’église Saint-Pierre (non localisés)

Alors que le Grand Tremblay possède une cure dès le IXe siècle, le Petit Tremblay n'est doté d'une église
qu'au XVIe siècle. Placée sous le vocable de saint Pierre et saint Paul en 1531, cette église d'architecture
gothique est dans la mouvance de l'ancienne église Saint-Médard. Chaque jour une messe y est célébrée
par le vicaire de Saint-Médard. L'église sert aussi aux enterrements des habitants du Petit Tremblay mais
ils ne peuvent y être baptisés, ce sacrement majeur étant réservé à l'église mère. En septembre 1793,
l'édifice est vendu avec son cimetière attenant au titre des biens nationaux, et son mobilier est dispersé.
Une clause de l'acte de vente précise que toute fouille est interdite dans le cimetière pendant les dix ans
suivant la dernière inhumation. L'église est alors utilisée comme grange par son acquéreur qui possède
une ferme au Petit Tremblay. Restaurée au milieu du XVIIIe siècle, elle tombe peu à peu en ruine. En
1927, le propriétaire vend à un antiquaire parisien les ultimes ornements de l'ancien monument, à savoir
les deux grandes baies à meneaux flamboyants du choeur. Elles sont aujourd'hui conservées aux États-
Unis. Démolie finalement en 1930, il ne subsiste de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul que quelques pierres
dans un jardin.

Type d'édifice: Vestiges
Nom de l'édifice : Saint-Pierre
Siècle de l'édifice: XVIe
Forme du clocher : ?
Clocher en péril : non


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