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Lévis-Saint-Nom (78320)

 
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MessagePosté le: Sam 2 Jan - 23:01 (2010)    Sujet du message: Lévis-Saint-Nom (78320) Répondre en citant

Eglise

Eglise saint-Nom, sur la route des Sablons. Il faut dire que, comme Magny, Lévis est constitué d'une multitude de hameaux et n'a pas de centre-bourg. L'église est isolée sur une butte entre Les Sablons et Girouard, où se trouve la mairie. Mais il y a en tout une vingtaine de lieu-dits, de hameaux et d'écarts dans la commune.

On rencontre en effet le nom de ce pays dans un diplôme de l'année 774, sous la dénomination latine de "ad Levicias" (à Lévis), par lequel Charlemagne confirmait la donation que le roi Pépin Le Bref, son père, avait faite en l'année 768 à l'abbaye de Saint-Denis d'une portion de la forêt Yveline. Un autre document contemporain aussi du règne de Charlemagne, le polyptyque de l'abbé Irminion, constate l'existence de Lévy, où l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés possédait une portion de forêt (dans laquelle pouvaient paître 170 porcs). La famille de Lévis apparaît dans les textes à la fin du 12ème siècle (1181), et dés cette époque elle est apparentée aux maisons de Chevreuse, de Maurepas, et des Bordes. L'église de Lévis-Saint-Nom fut construite avant le 12ème siècle, sur la limite des diocèses de Paris et de Chartres ; c'est la raison pour laquelle on retrouve à l'inté­rieur, des statues et figures de style parisien et chartrain. Elle a été édifiée entre deux monastères : l'Abbaye de la Roche, totalement achevée au milieu du 13ème siècle, et le prieuré de l'Yvette, construit aux 9ème/10ème siècle. Deux petites tablettes clouées sur le côté droit des deux stalles les plus proches de l'autel, qui servaient de support pour les lampes à huile des moines, pieusement conservées par les Lévissiens, sont les dernieres traces des moines.
L'église paroissiale doit son vocable à l'évêque Saint-Nom, qui vit au Ve siècle et combat les partisans de Nestor. Quatre cents ans plus tard, un autre missionnaire-évangélisateur, appelé également saint Nom, s'installe vraisemblablement dans la région, comme l'indique l'appellation de Saint-Nom-la-Bretèche. Le centre de son apostolat fut le village de Villepreux où ses reliques ont de tous temps été conservées.

L'église semble être à l'origine du Xllème siècle. Il en subsiste la partie inférieure, épaulée régulièrement de contreforts à trois ressauts, terminés par un glacis montant jusqu'à la toiture. C'est une longue chapelle accompagnée d'une tour terminée en pavillon d'ardoise. La tour carrée, avec ses fenêtres géminées, tout le tour méridional de la nef, avec ses étroites fenêtres et l'arcade ogivale bouchée qui servait autrefois d'entrée, datent des premières années du 13ème siècle. Au début du l6ème siècle l'édifice subit un profond remaniement, et c'est à cette époque que remonte le portail à cintre surbaissé, qui donne accès à l'église par le côté ouest. L'archivolte de ce portail repose à droite sur un cul-de-lampe sur lequel on remarque avec intérêt une figure chimérique à visage humain et à corps de dragon, et à gauche sur un autre cul-de-lampe orné d'un musicien jouant de la cornemuse. Sous la chimère à droite est représentée la pierre du bâtisseur servant à aiguiser les ciseaux des tailleurs de pierre.

culs-de-lampes du portail (XVIe)

Ce fut après l'achèvement de cette transformation que la dédicace de l'église fut faite le 5 juillet 1537, le jour même de la fête de SAINT-NOM, patron de la paroisse. C'est l'évêque de Chalcédoine, invité par l'abbé Commandataire de Notre-Dame de la Roche, et les marguilliers, avec l'accord de l'évêque de Paris, qui présida les fêtes de la Dédicace. Un escalier souterrain partant du presbytère donnait au curé une entrée particulière dans la nef. La sacristie, adossée au chevet plat, est un petit bâtiment étroit et couvert à deux pans relativement moderne et sans caractère, bâti en 1765 par le curé François Légat, grâce à des dons de plusieurs notables de la commune et des environs. Nous pouvons citer parmi eux le duc de Penthièvre, l'abbé de La Clue, Prieur Commandataire de l'Abbaye de Notre-Dame de la Roche, Monsieur Lebas, propriétaire de la Boissière. En 1770, on rétablit à neuf et en ardoise les abat-sons du clocher, qui auparavant étaient en bois ; cette opération a coûté deux cents livres.

En entrant, à droite, la porte des fonds baptismaux a été murée. Pourtant sa signification était symbolique, puisque la Bible nous dit: "Etroite est la porte qui mène à la vie". Sa dimension illustrait cette phrase ; cette porte s'appelait aussi porte des catéchumènes. Un peu plus loin, du côté sud de la nef, une autre porte a été murée ; cette Porte des Morts conduisait directement au cimetière, sans passer par la porte de la vie, ou porte du baptême. Une telle porte a été rétablie aux Essarts, et bien d'autres existent dans d'autres contrées comme la Bretagne, où elles sont ménagées dans l'arrière du transept nord. A l'intérieur, la plus célèbre statue, placée au milieu du mur du chevet, est une Vierge à l'Enfant du 14ème siècle, en pierre, mais de marbre au visage et aux mains. Elle mesure 1 m. 10 de hauteur, et est appelée Notre-Dame de la Roche. Provenant de l'Abbaye voisine, et installée dans l'église depuis 1810, elle est l'objet depuis toujours d'une grande dévotion, et d'un pèlerinage qui a lieu le 8 septembre (Fête de la Nativité de la Vierge).

Le 30 brumaire (20 novembre) 1793, un gendarme se présente, il est porteur d'une réquisition portant que les Essarts, les Laies et Lévy seront tenus de remettre les vases de leurs Églises et de porter aussitôt à Rambouillet les autres métaux de fer, étain, cuivre et plomb qui sont à leur disposition; cet ordre est signé du représentant Couturier. L'assemblée générale délibère ; les habitants de la commune sont assemblés au son de la cloche; on décide que toute l'argenterie, le fer, l'étain, le plomb qui étaient dans l'église seront transportés à Rambouillet et voici le reçu qui en est donné : "Un calice de vermeil appartenant à l'église de Levy, Un calice d'argent doré appartenant à La Roche, Un ciboire d'argent appartenant à Levy, Une custode d'argent appartenant à La Roche, Deux couronnes d'argent appartenant à La Roche, Deux soleils d'argent, le plus grand appartenant à Levy, le plus petit à La Roche." En octobre déjà, la municipalité, pour descendre plus facilement les cloches des deux églises afin de les emmener à la fonte à Dourdan, les fait briser. L'église fut alors transformée en temple de la Raison. Mais la religion allait vite relever la tête, et voilà comment le procès verbal nous présente son retour : "Aujourd'hui 10 thermidor an 3 de la République (28 juillet 1795) devant nous maire et officiers municipaux est comparu le cytoyen Joseph Carré prêtre. Lequel a déclaré qu'il se propose d'exercer le ministère d'un culte connu sous la dénomination de culte catholique dans l'étendue de cette commune et a requis qu'il lui soit donné acte de sa soumission aux lois de la République. " En conséquence ledit Carré prêta le 25 brumaire an 4 (16 novembre 1795) le serment en ces termes : " Je reconnais que l'universalité des cytoyens français est le souverain et je promets soumission et obéissance aux lois de la République et je jure haine à la royauté et à l'anarchie, attachement et fidélité à la République. " Ainsi installé, cet ecclésiastique exerça les fonctions du culte à la chapelle de La Roche, mais plus tard cette chapelle fut vendue nationalement et l'église de Lévy fut rouverte. C'est ainsi que se termina, pour ainsi dire, la Révolution à Lévis.

On ne peut quitter l'église sans parler de son clocher latéral, accolé au nord de l'église, si cher encore actuellement aux enfants de Lévis, qui chaque dimanche vont sonner les deux cloches, à 10 h et 10 h 15. Primitivement il en contenait trois, dont deux d'entre elles ont été enlevées, descendues même, à la Révolution, comme nous venons de le voir. L'une d'elles avait été bénie par l'abbé Légat, dont nous parlons plus haut, et qui en fit, presque à lui seul, les frais pour le service de son église. Après la Révolution et au tout début du 19ème siècle, il ne restait dans le clocher qu'une grosse cloche, celle qui y est aujourd'hui - offerte en l'année 1602, et sous le pastorat de Mr Alexandre Corbellin, par Messire Emmanuel de Crussol, duc d'Uzès, pair de France, l'un des derniers barons de Lévis, qui en fut le parrain. Il lui donna le nom de Marie, la marraine en étant Marie de Rubentel, épouse du seigneur du Mesnil-Saint-Denis, Messire Loys Habert de Montmort. Cette cloche, qui date du règne d'Henri IV, serait antérieure au gros bourdon de Notre-Dame. Probablement fondue par des fondeurs itinérants au pied du clocher avec de la vaisselle en cuivre ou en étain apportés par les paroissiens pour sa fusion, elle pèse plus de 750 kilos, a un diamètre de plus d'un mètre, et est une magnifique oeuvre d'airain, à la sonorité profonde. Gravés sur la partie supérieure on y lit facilement sa date de fabrica­tion, le nom de ses parrain et marraine, le nom du curé de l'époque, le nom des fondeurs, et celui du marguillier :
<<IHS FAITE 1602 ET NOMMEE MARIE PAR MESSIRE EMMANUEL DE CRUSOL ET PAR DE FRANCE ET BARON DE LEVÉS ONBLE HOMME YEHAN HATRY SON RECEPTEUR STIPULANT POUR LUI ET DAME MARIE RUBENTAL DE NOBLE LOYS SR DU MESNIL ET DMe CATHERINE DE BAILLON FEMME DE NOBLE HO PAUL. PACTE ESCr DU PAR GUETTE ET DESBORDES Mr. ALEXANDRE CORBELIN PBR CURE DE CE LIEU - NOËL GARDY MARG LRS.>>

Avec cette grosse cloche de 1602, il y a une petite cloche qui fut apportée en 1810 de l'Abbaye de Notre-Dame de la Roche, avec d'autres objets affectés au culte (non compris dans la vente de l'Abbaye, et qui, d'après les contrats établis, demeuraient expressément réservés au profit de l'église paroissiale de Lévis-Saint-Nom), et dont il ne reste rien après les différents cambriolages qu'a connus notre église. Cette seconde cloche, appelée autrefois la "cloche de hasard", a toute une histoire. Elle est couverte de fleurs de lys, et décorée de reliefs peu saillants représentant la-Vierge à l'Enfant, le Christ en croix, avec ces deux mots "Salvator Mundi", enfin Saint Nicolas, reconnaissable à ses attributs ordinaires. On peut lire sur cette cloche l'inscription : "L'an 1646, du temps de noble et vertueuse Dame Gabrielle d'Amilly, Abbesse, cette cloche est nommée "Jeanne" par noble Homme Jean Couturier, lieutenant général de Mantes". Selon les auteurs du "Gallia Christiana", Gabrielle d'Amilly, qui mourut en 1633, était, dès la date de la fusion de cette cloche, abbesse de l'Abbaye Royale de Saint-Corentin, monastère des Bénédictines près de Septeuil. Nous pouvons nous demander pourquoi Saint-Nicolas figure sur cette cloche; la raison en est que Septeuil l'a pour patron. Les fleurs de lys peuvent s'expliquer par l'ardente amitié de Blanche de Castille pour ce monastère de Saint-Corentin où elle voulut que reposât son coeur. On peut également se demander pourquoi cette cloche, qui pendant longtemps a dû servir au monastère de Saint-Corentin, se trouva-t-elle à Paris chez un antiquaire... Le 21 novembre 1774, on monta dans le clocher de l'Abbaye de Notre-Dame de la Roche cette cloche que Messire de la Clue, prieur Commandataire de l'Abbaye avait achetée à Paris pour remplacer celle qui était cassée. Elle servit jusqu'en 1810 à la chapelle de l'Abbaye. C'est elle que l'on sonne encore avec la grosse cloche.

Source : Mairie de Lévis-Saint-Nom

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Nom
Siécle de l'édifice: XIIIe-XVIe-XVIIIe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté sud
chevet
clocher et coté nord

Abbayes et prieurés

Abbaye Notre-Dame de la Roche (XIIIe)

À la fin du XIIe siècle, Guy de Lévis reçoit le titre de maréchal de la Foi en raison de sa lutte contre les Albigeois. De retour à Lévis en 1226, il fait construire un monastère pour une congrégation relevant de la règle de saint Augustin. En partie ruinée à la fin du XIVe siècle, l'abbaye passe au comte de Toulouse puis à Louis XVI. Saisie comme bien national à la Révolution, elle est vendue à un fermier des environs puis rachetée après 1830 par les descendants des seigneurs de Lévis qui restaurent le domaine. Les Lévis-Mirepoix le mettent à la disposition de l'orphelinat de l'Assomption d'Élancourt. Depuis 1965, il abrite une école d'horticulture. L'église, formée d'une nef suivie d'un choeur à chevet plat, avec transepts, a son clocher à la croisée de ceux-ci, une bien petite flèche, produit de quelque restauration moderne sans doute.

La construction de l'abbaye est surveillée par Thibault de Marly, abbé des Vaux-de-Cernay. À l'intérieur de l'église, les clefs de la voûte symbolisent la Trinité tandis que les retombées d'ogives reposent sur des culs de lampe représentant les vertus et les péchés capitaux dont l'orgueil, la colère, la luxure, l'envie et la gourmandise. Ce décor rappelle celui de la nef de la cathédrale de Bayeux. Au nombre de trente, les stalles datant de 1239 s'appuient sur une clôture de choeur reconstruite pour l'abbé Pierre de Bruges au début du XVIe siècle. Figurant parmi les plus anciennes de France, elles sont réparties sur deux rangées et se caractérisent par leur décoration à feuillages et à motifs géométriques qui témoigne de la richesse de l'abbaye à cette époque.

Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : ND de la Roche
Siécle de l'édifice: XIIIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Eglise, ancienne abbatiale
Nom de l'Edifice : ND de la Roche
Siécle de l'édifice: XIIIe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Prieuré Saint-Pierre (XIIIe)

Remplaçant un prieuré de bénédictins fondé au IXe siècle, cet établissement est détruit au XVIIIe siècle. Il ne subsiste que la chapelle du XIIIe siècle, utilisée au XVIIIe siècle comme grange puis transformée en maison d'habitation. Elle conserve encore l'un de ses vitraux. Photo ici : http://fr.topic-topos.com/image/bd/ancien-prieure-saint-pierre-levis-saint-…

Type d'Edifice: Prieuré
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre
Siécle de l'édifice: XIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


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MessagePosté le: Sam 2 Jan - 23:01 (2010)    Sujet du message: Publicité

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