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Essarts-le-Roi (les) (78690)

 
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MessagePosté le: Sam 2 Jan - 02:42 (2010)    Sujet du message: Essarts-le-Roi (les) (78690) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Corneille et Saint-Cyprien (XVIe)

En 989, Robert le Pieux confie le patronage de l'église et le droit de présentation à la cure à l'abbaye de Saint-Magloire, qui les conserve jusqu'à la Révolution; c'est alors que la première église est construite. La commune actuelle réunit depuis 1815 les territoires de la paroisse des Essarts, qui appartenait au diocèse de Chartres, et de celle des Layes, qui constituait l'extrémité occidentale du diocèse de Paris.

Construite au XIIe siècle, la première église de plan rectangulaire est flanquée au nord d'un clocher massif. Au XVIe siècle, une voûte en pierre sur croisée d'ogives est substituée à la couverture primitive en charpente et des contreforts sont ajoutés pour consolider le bâtiment. Jacques d'Angennes, seigneur des Essarts de 1544 à 1562, agrandit l'église d'une chapelle qui lui est réservée pour suivre les offices. Éclairée par une grande fenêtre ogivale à meneaux, cette chapelle est vouée au culte de la Vierge après la Révolution. Son autel, construit dans le goût du XVIIIe siècle, est l'ancien maitre-autel de l'église remplacé en 1887. Il a été placé sous le retable de la Vierge à Noël 1888. La niche centrale a été creusée en avril 1854 pour abriter une statue de la Vierge. Cette statue, bénite le 24 octobre 1735, a été donnée à la paroisse par Marc-Ambroise Ancelin, seigneur de la Forge et propriétaire du domaine et du château de l'Artoire grâce à son mariage avec Marie-Madeleine-Angélique Lerat. La majorité des ouvertures sont réalisées à partir de 1878. Seules les fenêtres du choeur sont anciennes. En 1696, une petite cloche prénommée Charlotte Julie est bénie. Le nouveau presbytère est béni en 1741.

L'église possède une porte des Morts, percée dans l'un des murs gouttereaux de l'église pour permettre un accès direct au cimetière. Avec la création du nouveau cimetière en 1821, la porte perd son utilité puisque les bières sont désormais sorties par le portail pour être portées dans la voiture chargée de les conduire au cimetière. La porte est donc murée en 1889 tandis que la grande entrée de l'église est équipée d'un tambour et de portes plus grandes. Une pierre sculptée d'un tétragramme est placée au-dessus de son arc le 11 octobre 1856. Cette pierre date probablement du XVIIIe siècle et provient vraisemblablement des décombres de l'ancienne église des Layes. La porte des morts est rouverte en 1990 et son encadrement est refait la même année. Les clefs et les culs-de-lampe de la voûte du XVIe siècle étaient tous ornés d'armoiries ou de symboles. La plupart de ces pierres ont été détruites lors de réparations opérées en 1840. Seules deux clefs sculptées demeurent dans le choeur. L'une représente la salamandre, emblème de François Ier, l'autre le blason des Angennes, qui figure un sautoir. Les armes de cette famille sont également sculptées sur l'unique cul-de-lampe originel subsistant.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Corneille et Saint-Cyprien
Siécle de l'édifice: XIIe-XVIe-XIXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté nord et clocher
chevet
coté sud

Chapelle

Chapelle Notre-Dame des Layes (XIIe-XIXe)

La paroisse du hameau des Layes, érigée en 1204 en lieu et place d'une chapelle du prieuré de l'Yvette fondée en 900, était une paroisse indépendante, relevant du diocèse de Paris, alors que celle des Essarts-le-Roi faisait partie du diocèse de Chartres. L'église originelle a été en grande partie construite en mai 1262, consacrée à saint Evroult, protecteur des bestiaux contre les maladies, puis à Sainte-Anne, reconstruite au XVIe après les désastres des guerres de Religion, est en grande partie abattue en 1830. Seuls subsistent une partie du choeur et le clocher, restaurés en 1967. L'édifice, aujourd'hui placé sous le vocable de Notre-Dame, possède un chevet plat et est couvert en charpente. La façade garde les traces de l'ancienne église, la partie s'ouvrant à droite est l'ancienne sacristie. Le clocher latéral est couvert en bâtière. L’Abbé Marineau baptisa une première cloche en 1731 qui fut nommée Marie. En réalité, il s’agissait d’une ancienne cloche datant de 1635 mais qui, ayant été cassée, fut refondue en 1720. Une seconde cloche plus petite fut bénite en 1755. Elle fut nommée Marie-Françoise. Les parrains qui étaient des habitants de Versailles, représentaient Monseigneur le Duc de Penthièvre.

L'abbé Marineau relate l'histoire de la chapelle, alors encore église (XVIIIe) : "L’église paroissiale de ce lieu s’est conservée sous la protection de la Saint Vierge que les habitants et les voisins des lieux d’alentour ont toujours réclamé avec beaucoup de piété et de dévotion, ont visité avec ferveur sa pauvre et Sainte Maison, luy ont faits des dons et bienfaits pour son entretien, ornement et décoration; le Pape Alexandre VII luy accorda en 1660 des indulgences pour septians. Cependant, le culte et la dévotion de St Evroult n’ont point non plus été interrompus dans cette église qui a toujours célébré sa mémoire et a conservé sur son autel une petite statue de pierre qui représente ce Saint. Le sieur Robert Marineau en arrivant dans la cure de Laiez en 1705 a trouvé cette dévotion établie par le concours des laboureurs, fermiers, bergers et autres personnes occupées à la nourriture des bestiaux et autres nourritures de la campagne et qui venaient tous les ans pour demander leur conservation et qui présentaient de l’avoine, de l’orge et autres grains pour être bénis, ce que le dit Curé a fait d’abord avec la bénédiction qui se trouve propeste animalium dans le missel ou rituel et ensuite avec la bénédiction dressée par Monseigneur le Cardinal de Noailles, Archevêque de Paris, qui l’envoya aux paroisses de son diocèse dans un temps de maladie des bestiaux pour être ajoutée à son rituel...Mais la dévotion à St Evroult a paru extraordinaire et le concours de monde pour réclamer son intercession a été très grand en 1745 en novembre et décembre et janvier 1746, on y est venu de plus de cinq lieues des environs tant de notre diocèse que de celui de Chartres dans une maladie des bestiaux qui se fit sentir fort loint et qui a affligé bien des provinces du royaume et pénétré dans les païs étrangers. Notre paroisse ne se sentit point de ce fléau et un grand nombre de ceux qui sont venus invoquer St Evroult ont reconnu avec actions de grâce la puissante protection de ce Saint et m’ont assuré que leurs bestiaux avaient été préservés de tout mal".

Le curé Marineau écrit encore : "Le 2 août 1742 des hommes impies et sacrilèges sont entrés dans notre église par la fenêtre de la sacristie dont ils ont brisé avec deux coutres de charrue les barreaux de fer et enfoncé la vitre, ont cassé les deux petites portes de l’armoire où le prêtre s’habille, ont répandu sur le carreau les papiers de l’église, ont forcé la serrure de la porte de la sacristie pour entrer dans le sanctuaire où ils ont arraché les serrures de tous les coffres et bancs, sont entrés dans la nef où ils ont culbuté et cassé l’armoire qui est devant le siège des marguilliers, ont brisé les tiroirs, volé l’argent... ont jeté dans l‘ église tout ce qui était renfermé, ont volé une petite boete(sic) d’ivoire dorée en dedans qui servait à porter la Sainte Eucharistie aux malades, ont fraturé les troncs du Saint Sacrement et de la Sainte Vierge et ont pris l’argent. Le vol est évalué à quatre livres, mais il y a beaucoup de réparations...”. La dîme était perçue dès le commencement par l' abbaye de Saint-Denis et ce jusqu'en 1685 « Les dits abbés ayant trouvé selon l' ancienne tradition de païs dans le territoire de Laiez une chapelle dédiée à Saint-Evroult dont le culte avait été établi par les bénédictins du prieuré d' Ivette, ce saint paraissant être celui de leur ordre ».

En 1966, une souscription fut ouverte pour la restauration de ce qui restait de l'église, cent familles et la mairie y répondirent, les travaux commençant en septembre. En novembre, l'église fut rendue au culte et la messe fut célébrée sur terre battue, le carrelage de 1870 étant complètement deposé (sur trente mètres seuls trois restaient) et expédié dans la mare attenante. Le 11 décembre 1966, au milieu de cette désolation tant extérieure qu'intérieure, un baptême y fut célébré. De nos jours, traditionnellement, la messe du 15 août est célébrée en plein air, sur le parvis de la chapelle des Layes.

Source: http://www.essarts-le-roi.org/htm/c_hisrubric9.htm

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame des Layes
Siécle de l'édifice: XIIe-XVIe-XIXe-XXe
Forme du clocher : bâtière
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photo (1) :

le chevet et le clocher

Crédits : Bruno Cêtre pour http://clochers.org


Ancienne léproserie

Ancienne léproserie de Montmort : elle est citée comme telle au XIVe, puis érigée en fief au XVIe par Charles d'Angennes, seigneur du lieu, en faveur de Louis Habert. L'ancien logis et les écuries conservent des parties en brique et pierre du XVIIe siècle. Les autres bâtiments, réaménagés au XIXe siècle, bordent un étang dans lequel ont été intégrées les anciennes douves. Cette ferme avait d' ailleurs été cédée aux dames Religieuses de Hautes Bruyères par Claude Le Pelletier, probablement au début du XVIIème siècle, mais elle fit retour au domaine du duc de Penthièvre en 1741, il y attenait 145 arpents de terre.


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MessagePosté le: Sam 2 Jan - 02:42 (2010)    Sujet du message: Publicité

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