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Bullion (78830)

 
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MessagePosté le: Sam 2 Jan - 01:33 (2010)    Sujet du message: Bullion (78830) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Vincent et Saint-Sébastien

Situé à la limite du Gatinais et du Pays Chartrain, Bullion faisait partie, sous les Francs et Carolingiens, du Pagus Stamppensis et de l'ancienne cité des Carnutes;il dépendait par conséquent du diocèse de Chartres et du doyenné de Rochefort. Une première mention de son existence nous est donnée en l'an 615.Bertrand, évêque du Mans de 586 à 623,renouvelle en effet par son testament la donation qu'il avait faite de sa propriété de Bualo en faveur de son arrière petit neveu Leuthrannus, le jour de ses noces. Sans doute, le hameau passa-t-il, comme la plupart des villages alentour, dans le domaine royal. Son histoire sera alors liée à celle de la région environnante et du pays d'Étampes qui, au début du Xe siècle, furent ravagés et totalement dévastés par Rollon et ses normands. En 911,le traité de Saint Clair sur Epte mettait fin à leur pillage et les "asiles"(donjons et châteaux)désormais inutiles servirent aux seigneurs contre le roi et le peuple;c'est le début de la féodalité rendue encore plus puissante par l'hérédité des fiefs.C'est ainsi que se constituèrent les seigneuries de Montfort puis de Rochefort en Yvelines.
Le cartulaire de Saint Rémy des Landes, paroisse de Clairefontaine, dit ceci relativement au nom de Bullion:"Monseigneur de Bullion cognu de tout le monde à cause de sa surintendance dans les finances de sa majesté,ne fut pas à peine seigneur de la Paroisse de Boullon qu'il en changea le nom et lui fit porter le sien et présent s'y est-il que personne ne l'appelle plus autrement". Bullion ne doit en effet son nom qu'à Claude de Bullion, originaire de Mâcon, qui, en 1611,se rendait acquéreur de la seigneurie de Boullon.

Une dotation faite le 1er janvier 1061 par Claude Vallet nous permet d'affirmer que s'élevait alors dans le village une église du XIe siècle, sans doute à la place de l'édifice actuel. Rien ne nous permet d'affirmer son existence au-delà de cette date.L'abbé Gautier, dans son "Poullié du diocèse de Versailles"de 1876,date lui aussi la paroisse de Bullion, alors Boeleium, du XIe siècle.Ce pouillé (tableau des bénéfices dépendants d'un diocèse)nous apprend, ainsi que ceux de Chartres de 1272, 1351,de la fin du XVe siècle et de 1738, que la paroisse et l'église de Bullion, sous le vocable de Saint-Vincent, appartenaient dès leur fondation au diocèse de Chartres, au grand Archidiaconé et au Doyenné de Rochefort. Il y est précisé que le patron en était Saint-Vincent et que le présentateur (celui qui présente le nom du bénéficiaire de la cure) en était le grand Archidiacre. Le pouillé de 1272 fait état de 150 paroissiens, celui de 1738 mentionne 300 communiants.La cure, supprimée à la révolution, fut rétablie en l'an XII(1804).

Située au centre du village, sur une sorte de promontoire, et bien orientée, l'église, précédée d'un porche en bois surélevé de quelques marches, affecte la forme générale d'un rectangle de 31,50 m sur 16 m, terminé à l'est par un chevet demi-circulaire de trois mètres de rayon. Un pignon couronne la façade occidentale percée de trois portes et un clocher carré, couvert d'une flèche d'ardoise, s'élève au-dessus du collatéral nord. Les trois portes de la façade donnent accès aux trois nefs d'inégale largeur; la nef centrale et les deux collatéraux, voûtés de façon différente et menant au chœur puis à l'abside et aux deux chapelles flanquant le chœur au nord et au sud. La nef centrale est voûtée d'un berceau lambrissé à entraits apparents; le bas-côté gauche d'un berceau plein cintre(ajout du XIXe)et le collatéral sud de croisées d'ogives.Relié à la nef par cinq arcades(dont une seule en tiers-point)le collatéral nord diffère totalement du bas-côté sud qui, lui s'ouvre sur la nef centrale par quatre arcades brisée reposant sur des piliers à huit nervures. Le chœur rectangulaire couvert d'une voûte d'ogives à liernes et tiercerons s'ouvre à l'est sur l'abside, et au nord et au sud, par de larges arcs en anse de panier, sur deux chapelles à croisées d'ogives. Ces parties oriantales de l'église paraissent d'un même style et d'une époque beaucoup plus tardive que le reste de l'édifice. Quant aux matériaux employés, ils varient du moellon baignant dans un épais mortier et recouvert d'enduit dans les parties nord et ouest, à la pierre appareillée du collatéral sud, du chœur, de l'abside et des chapelles latérales. Le bois est présent dans les charpentes, la voûte de la nef et le porche d'entrée abritant la façade;la tuile plate fut employée pour la couverture(l'ardoise du clocher est due à une restauration moderne).

Le plan très simple de l'édifice rappelle le type basilical des premières églises chrétiennes que les architectes carolingiens reprirent pour leurs propres édifices et léguèrent à l'art roman. néanmoins, l'église montre en effet de nos jours une certaine hétérogénéité qui ne manque pas de frapper. Si reconstructions et restaurations de ces temps derniers ont fait disparaître l'harmonie d'ensemble du premier édifice, il est cependant possible d'imaginer quel plan et quel aspect il présentait au XIe siècle. De toutes les parties de l'église, celle du nord paraît la plus ancienne. L'élévation latérale de la nef avec ses lourds massifs barlongs et ses fenêtres hautes irrégulières, les petites baies du bas-côté, l'absence de voûte sur le collatéral couplée à l'absence de tout décor, le matériau lui-même (moellons liés entre eux par un mortier de chaux et de sable auquel on a ajouté de la brique pilée qui lui donne cette couleur rose, et moyen appareil pour les archivoltes et les piedroits des arcades et pour certaines parties du mur), tout cela amènerait à dater l'édifice d'une époque assez ancienne, à savoir du XIe pour la nef, de la fin du XIe pour le bas-coté nord. Le bas-coté sud et la toiture s'étant effondrés au XIVe, cette partie a alors été reconstruite. Le choeur, l'abside et les chapelles collatérales ont été construites au XVIe et le porche de la façade de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Vincent et Saint-Sébastien
Siécle de l'édifice: XIe-XIVe-XVIe-XVIIe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté nord et clocher
chevet
coté sud

Chapelle

Chapelle Sainte-Anne, aux Moûtiers, un écart au sud du bourg, au bord de la forêt de Rambouillet. C'est là que se trouvait le prieuré Sainte-Anne-sainte-Scariberge. Cette chapelle constitue le vestige d'un prieuré bénédictin qui dépendait de Saint-Maur-des-Fossés. Elle aurait été dédiée à sainte Scariberge jusqu'au XVIIIe siècle. L'édifice, restauré récemment, garde des éléments anciens, tels des parties d'appareil en arêtes de poisson et des petits contreforts plats. La porte du transept sud a été démontée et maçonnée, peut-être à la Révolution. A proximité se trouve une fontaine, primitivement dédiée à sainte Scariberge. Cette dernière, épouse d'Arnoult et nièce de Clovis, se retire dans la forêt d'Yvelines et y fonde le monastère de Saint-Remy-des-Landes. Dès le Moyen Âge, ce lieu est très honoré et de nombreux pèlerins viennent y chercher de l'eau miraculeuse. Aujourd'hui, sainte Anne est plus vénérée que Scariberge, mais l'eau de la source est toujours appréciée. Certains y jettent des pièces en faisant un voeu et, le dimanche soir, il n'est pas rare de voir des « Parisiens » venir faire une provision de cette eau agréable au goût. Tout près se trouve aussi un lavoir construit à partir de 1868.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne
Siécle de l'édifice: Moyen-Age-XIXe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photo (1) : (cliquez pour agrandir)



Crédits : Photo de Juliette Delanneau pour http://clochers.org


Chapelles privées

Chapelle privée Saint-Claude du manoir de Longchêne. Attestée depuis le XVIIIe, elle a été transformée en grange puis en logis à partir de la Révolution.

Chapelle privée du château de Ronqueux (XXe), rebâti en 1910 en triangle à l'emplacement de l'ancien château bâti en un quadrilatère fortifié. Carte postale ancienne du château : http://www.hist-bullion.fr/html_historique/Chateau_Ronqueux.html La chapelle, en avancée, a une flèche au faîte de son toit.


Site de la société d'histoire de Bullion : http://www.hist-bullion.fr/


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MessagePosté le: Sam 2 Jan - 01:33 (2010)    Sujet du message: Publicité

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