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Saint-Ouen (93400)

 
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Yann Sciardis
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MessagePosté le: Lun 28 Déc - 11:33 (2009)    Sujet du message: Saint-Ouen (93400) Répondre en citant

Églises

Église Saint-Ouen (dite église du Vieux-Saint-Ouen)

Saint-Ouen, évêque de Rouen et ancien chancelier du roi Dagobert I, meurt le 24 août 683 (684 selon E.Vagandard, Vie de Saint-Ouen) dans la Villa royale,
Clippiacum, qui se trouvait sur ce monticule aux bords de la Seine. Le 24 août fut pendant des siècles la fête du village, "la Saint-Ouen".
A l'emplacement où son corps fut exposé avant d'être transporté et enterré à Rouen, fut élevée une chapelle en 832, et devint bientôt un lieu de pèlerinage
grâce à la conservation du doigt de Saint Ouen, relique disparue pendant la Révolution. On attribua en effet à Saint Ouen le pouvoir de guérir la surdité, et
des pélegrinages étaient organisés pour vénérer cette relique et obtenir la guérison.

Au XIIème siècle, les habitants font construire une autre église, mieux adaptée à l'afflux des pèlerins et à une communauté qui s'agrandissait.
Saint-Ouen devient Paroisse au XIIIème siècle. La dénomination officielle a été "Paroisse de Saint-Ouen et de Saint-Barthélemy", du nom de l'apôtre dont la
fête se célébrait déjà le même jour, 24 août.

La construction de l'église, commencée par le choeur, n'a vu sa nef et sa façade achevées que sous Henri IV. La façade, détruite pendant les guerres de religion,
a été restaurée au milieu du XIXème siècle par le maire d'alors, le marquis du Planty.
Les trois premières travées de style gothique, en entrant, sont du XIIIème siècle. Les trois travées suivantes, choeur compris, sont du XIIème siècle et de style romain.
Les chapiteaux de l'église, sculptés en feuilles d'acanthe, datent des années 1140-1150.
La clé de voûte aux armes des Condé a été rajoutée au XVIème siècle.
Deux bas-reliefs en pierre (fin du XIXème siècle), "L'Annonciation" et "La mort de Joseph", sont les vestiges de deux autels disparus.

Les arcs des bas-côtés sont du XVIIème siècle, remaniés fin du XIXème. Le bas côté qui soutient le clocher est du XIVème siècle, restauré au XXème. Quant au clocher lui-même, il a été rebâti au XVIIème siècle. Il renferme une belle cloche du XVIIIème siècle, mutilée pendant la Révolution.


Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : Saint-Ouen
Siècle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XVIIe-XIXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non




Église Notre-Dame-du-Rosaire

A la fin du XIXe siècle, l’Église cherche à christianiser le milieu ouvrier, dont elle a peu mesuré les misères et les luttes.
En outre, Saint-Ouen a bien grandi. En vingt ans, la population a triplé. Entre 1876 et 1896, la ville est passée de 11.245 habitants à 30.501, des quartiers
nouveaux se sont urbanisés et seules l'église du Vieux-Saint-Ouen, désormais excentrée, ainsi qu’une petite chapelle bâtie rue Jean, construite par l'abbé de
Kercos, accueillent le culte catholique. Le cardinal Richard, archevêque de Paris, nomme alors l’abbé Jules Macchiavelli, vicaire à la paroisse Saint-Augustin
de Paris, curé de Saint-Ouen et lui donne pour mission d’implanter une nouvelle église dans la ville. Le dynamique abbé ne se fait pas prier. Grâce à divers
dons et à la somme de vingt mille francs laissée par son prédécesseur l'abbé Lamielle, il achète un terrain s'étendant de l'avenue des Batignolles (devenue
Gabriel Péri) à la rue des Rosiers : à la jonction des lignes de tramways et du chemin de fer.

Un soir du mois d'octobre finissant de cette même année 1896, l’abbé Macchiavelli, explorant le quartier, reçut au visage un caillou jeté par un garçon sorti
d'un groupe de jeunes surpris de voir un curé se promener dans leur quartier. L'abbé ramassa le caillou et dit au jeune: "Mon ami, je te remercie. Sache-le
bien : cette pierre que tu m'as jetée sera la première pierre de l'église que je bâtirais en ce lieu !
". Selon le témoignage de Pierre Lhande, l'abbé Macchiavelli
tint parole et plaça la petite pierre tachée de sang dans les fondements de la nouvelle église du Rosaire.
Le 17 avril 1898 a lieu la bénédiction de la première pierre par le vicaire général Mgr Fages. Au mois de janvier 1903, l'édifice est terminé. La bénédiction de
l'église a lieu le 25 avril 1903. Elle aura coûté un million de francs-or.

L’abbé Macchiavelli avait surtout rassemblé des fonds dans son ancienne paroisse aristocratique de Saint-Augustin, fonds auxquels se sont ajoutés des dons
importants – comme celui de Marie-Joseph Farcot, fabricant de machines à vapeur. Mais les dons qui ont le plus de prix et de signification sont sans nul doute
ceux des modestes Audoniens – tout comme le labeur des ouvriers anonymes, qui ont élevé pierres et poutrelles dans les conditions de travail et de sécurité
de cette époque.
La chapelle de Saint Joseph, patron des travailleurs fêté le 1er mai, est, sans nul doute, placée là pour leur rendre hommage, à l’époque de la révolution
industrielle, où la ville voit affluer les ouvriers venus de la France rurale ou des pays voisins.

Pendant la construction de l’église, l’abbé Macchiavelli achète, en 1900, un bâtiment de l’Exposition universelle de Paris, dont la charpente avait été construite
par Eiffel et qui sera transféré impasse Germaine. Après la construction de l’église du Sacré-Cœur en 1933, ce bâtiment devient salle de patronage, avant d’être abandonné et racheté par la Ville qui le rénove et y accueille des ateliers d’artistes.

L'abbé Macchiavelli conduit encore l'érection des autels dédiés au Sacré Coeur et à Notre Dame, ainsi que de l'orgue du chœur. Il inaugure les cloches en juin 1906, un mois avant son décès, survenu dans sa 58ème année Son corps est inhumé dans la crypte de l'église avec autorisation préfectorale. Tous les aménagements complémentaires seront réalisés par ses successeurs, notamment les abbés Sauvêtre et Moureaux. Le maître autel est inauguré en 1919 pour la fête du Rosaire. L'année suivante, le 7 octobre 1920, Mgr Raymond Gosselin procède à la cérémonie de la consécration de l'église. Des aménagements prévus resteront inachevés, comme la pose de verrières sur la façade avant, l'installation d'un grand orgue qui aurait dû trouver place dans une tribune au-dessus du porche d'entrée, etc.

La pose des vitraux du chœur et de la nef de l'église, l'aménagement de la chapelle en l'honneur des enfants de la paroisse morts pour la Patrie, ainsi que la pose de la cloison vitrée pour isoler la chapelle du fond de l'église, se font entre les années 1931 et 1939. Après ces derniers travaux, l'église dans son ensemble reste sensiblement la même jusqu'à nos jours.

En ce qui concerne les vitraux de l'église, rappelons en particulier les maîtres-verriers C.Lorin et L.Terrien qui habitaient 4, impasse Mousseau (rue Carnot); leur atelier était au 8bis, Impasse Descoins. Pour les vitraux datés de 1925, Delabre et Vidal. Ainsi que le dessinateur Marc Choisnard et le maître-verrier Jacques Charles Champigneulle (travaux datés de 1933). Durant la seconde guerre mondiale, l’église a échappé de peu aux bombardements qui devaient toucher l’hôtel du Centre. Après la loi de séparation de l'Église et de l'État, les locaux de Notre-Dame-du-Rosaire deviennent propriété de la Ville qui en assurera l’entretien. C’est ainsi que l’orgue et la couverture de l’église sont restaurés, le chauffage installé et le parquet rénové.

Source : Paroisse ND du Rosaire

Dans le clocher se trouvent actuellement quatre cloches, fondues par l'établissement PACCAR d'Annecy : Colette (2650 kg, Ut grave), dont le parrain est Jean-Baptiste BESH; Lydie (1500 kg, ré), dont la marraine est Lydie Thomas; Cécile (1050 kg, Mi), dont la marraine est Cécile Wehrle, tante du fondateur de la paroisse, l'abbé Macchiaveli et Marie-Julie (625 kg, sol), dont la patronne a préféré garder l'anonymat. Ces cloches ont été bénies le 10 juin 1906 avant d'être installées dans le clocher. Comme le rapport d'architecte a relevé que le sol entre la nef et le clocher se soit révélé mouvant, les cloches ont été équipées d'un système de sonneries à battant rétro-lancé dont le brevet était alors la propriété des établissements Paccard, afin que la moindre vibration ne produise pas un ébranlement des structures porteuses du clocher.

Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : Notre-Dame-du-Rosaire
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

 
 




Église du Sacré-Cœur

A la fin de l'Exposition Universelle de 1900, l'abbé Macchiavelli, alors curé de Saint-Ouen (1896-1906), avait fait transformer en église improvisée le pavillon construit par l'architecte Paul Jaspar sur une charpente de Gustave Eiffel, dans le quartier dit de "Cayenne". C'est à cet emplacement que l'église du Sacré-Cœur a été édifiée en 1933, avec l'aide financière des Chantiers du Cardinal, sur les plans de l'architecte Nicod. L'abbé Élie Poujol (1881-1944) était l'animateur de la construction et de l'ornementation de la nouvelle église. Une plaque en marbre à l'entrée de l'église rappelle son dévouement. L'église se trouve implantée en plein cœur du 'Marché des Puces'. Noircie par la fumée des usines et l'intense circulation avoisinante, l'église vient de retrouver la blancheur de ses origines grâce à un opportun ravalement fait au cours du mois de décembre 2001. L'église, de style romain classique, ne manque pas d'allure. Elle a été considérée à l'époque comme "la plus belle réalisation des Chantiers du Cardinal". L'extérieur de l'église est très élégant, mais manque de perspective pour le visiteur, car l'espace qui l'entoure est réduit de tous côtés. Cette église est la plus récente des trois qui existent à Saint-Ouen.

L'église a quatre cent cinquante mètres carrés environ (quinze mètres de large pour trente de long, du portail au chœur). Bâtie sur deux nefs latérales et une nef centrale soutenues par deux rangées de colonnes de granit gris semi-polies (sept de chaque côté), l'église compte avec un orgue de bonne qualité pour animer les actes liturgiques, les mariages et les cérémonies de deuil.
Depuis Noël 2004, avec l'approbation de l'évêque du diocèse, Mgr Olivier de Berranger, les Coptes orthodoxes de la région Île-de-France partagent l'usage de ce site sacré pour leur célébrations liturgiques.
( http://perso.numericable.com/gabriel.floricich/saint-ouen/pages/y-coptes200… )

A noter que l'ancienne église, dite Pavillon de Liège, existe toujours non loin : http://fr.topic-topos.com/image/bd/pavillon-de-liege-saint-ouen.jpg

Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : du Sacré-Cœur
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : double bâtière
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

 
 


Pour finir, un lien sur un site sur les paroisses de la ville : http://perso.numericable.com/gabriel.floricich/saint-ouen/pages/index.html
Saint-Ouen, une ville où l'œcuménisme et le dialogue interreligieux prend tout son sens !


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MessagePosté le: Lun 28 Déc - 11:33 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Yann Sciardis
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MessagePosté le: Lun 28 Déc - 14:20 (2009)    Sujet du message: Saint-Ouen (93400) Répondre en citant

Oratoire

Oratoire de la maison basque, n°59 rue Gabriel Péri

La maison basque est née dans les années 50, au moment de la montée à paris d'un nombre croissant de jeunes du Pays Basque. Provisoirement, elle a occupé des locaux de la paroisse Saint-Séverin. Le 18 octobre 1955, Mr Louis Domecq, originaire d'Asparren, et Melle Jeanne Idiart, jeune femme de ménage, signaient l'acte d'achat des murs d'une ancienne blanchisserie située dans le 16e arrondissement, rue Duban. La première Maison Basque de Paris venait de naître. En décembre 2002, la Maison Basque en quête de place déménage dans les murs d'une ancienne usine des années 30 à Saint-Ouen. Elle accueille aujourd'hui un foyer d'étudiants basques dans l'immeuble donnant sur la rue Gabriel Péri et des activités culturelles dans la cour. Une grande salle en fond de cour sert de chapelle temporaire lors des messes en basque.

Type d'édifice: Oratoire
Nom de l'édifice : de la mission basque
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade sur rue
bel exemple de cour d'usine
salle-chapelle

Site internet : http://eskualetxea.jimdo.com/index.php

Autres cultes

Cathédrale orthodoxe Saint-Michel et Saint-Nectaire, 85 avenue Michelet. Ce sont des orthodoxes indépendants dépendant de la Métropolie orthodoxe de France (MOF, reconnue par Kiev), le recteur de l'église est le métropolite Michel Laroche. Le culte se fait le dimanche à 10 h en français. Trente-trois chapelles, monastères orthodoxes et paroisses desservies ça et là par des clercs en dépendent.

Type d'édifice: Cathédrale orthodoxe
Nom de l'édifice : Saint-Michel et Saint-Nectaire
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Temple de Béthel, église évangélique portugaise, 26-28 rue Arago. L'église du XXe abrite souvent pièces de théâtre et concerts de gospel, en plus de ses activités paroissiales.

Type d'édifice: Église évangélique
Nom de l'édifice : Temple de Béthel
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non




Eglise évangélique Bethesda, 41, rue du Landy. Ce serait une église berbére dont le pasteur est M. Bouaziz. Site internet : http://www.eglise-bethesda.com


Type d'édifice: Église évangélique
Nom de l'édifice : Bethesda
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


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