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Bouée (44260)

 
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MessagePosté le: Sam 20 Oct - 21:57 (2007)    Sujet du message: Bouée (44260) Répondre en citant

Eglise

L'église Notre-Dame-de l'Immaculée Conception(XIVe-XVe-XVIIe). Bâtie au sommet de la colline de Bouée, l'église Notre-Dame domine tout le terroir de son fin clocher effilé. Elle a été construite en plusieurs étapes.

La partie la plus ancienne, et la plus remarquable, est la sacristie, qui a été construite au XIVe ou XVe siècle*. Elle est formée de quatre travées, voûtées d'ogives qui retombent sur un pilier central rond. Les clefs de voûte sont armoriées. Sur le mur de l'est est sculpté un retable de style Renaissance. Cette sacristie, qui devait être la chapelle primitive de Bouée (quelquefois datée de 1550), est surplombée d'un grenier pourvu d'une cheminée ; c'est là que devait se réunir, avant la Révolution, l'assemblée délibérante appelée le général et que se sont réunis par la suite les premiers conseils municipaux. Dans le mur, un accès donne sur la charpente, au-dessus de la voute. Une échelle rudimentaire permet de grimper au-dessus, sous le toit. En circulant sur une planche posée au sommet de la voûte, on peut atteindre le clocher, et ses deux petites cloches. Attention: cet endroit est interdit au public, la charpente étant vieille et les cheminements au-dessus des voutes! Dans la sacristie, on peut admirer un crucifix de bois, sans doute de facture espagnole et estimé du XVè siècle. Derrière l'armoire à cierges, à gauche en entrant, on voit les contours en tuffeau d'un retable de style Renaissance, daté de 1530, mais sans doute postérieur à la construction de l'édifice. Les piliers muraux sont composés de colonnettes. Les chapiteaux sont sculptés, ornés de volutes, de coquilles St Jacques et de feuilles d'acanthes. Cependant ces sculptures datent de la réfection complète des chapiteaux en 1902. De plus, le placher en sapin "complètement pourri" fut remplacé par un sol carrelé qui existe toujours.

La nef est en deux parties dont la dernière porte la date 1606. La voûte, lambrissée, est en vaisseau renversé. Le chevet, plat, est orné d'un retable aux colonnes de marbre ; une plaque nous apprend qu'il a été édifié en 1629 grâce à la générosité de Jean Magouet et Julienne Guillard, sa femme, sieur et dame de la Bazillais. Faisant à peu près vis-à-vis à la sacristie et formant avec elle un faux transept, la chapelle dédiée à Sainte-Barbe et Saint-Louis était la chapelle seigneuriale de la Cour de Bouée. Les vitraux portent les armes de familles ayant possédé cette terre.
L'église abrite un chef-d'oeuvre, une admirable Vierge à l'Enfant, en marbre blanc d'un type très courant dans la sculpture française du XIVe. Elle doit être considérée comme issue d'un atelier parisien auquel on peut attribuer d'autres oeuvres parentes. Expertisée, elle a été datée du deuxième quart du XIVe. Une page du site d'Alain Monnié lui est consacrée : http://www.cdfbouee.com/environs/roisons/vierge.htm

La première partie construite a été la sacristie, au sud. Le chevet actuel est sans doute la première église. La chapelle seigneuriale de la Cour de Bouée a été ajoutée après. Cette hypothèse est confirmée par la grande arche enchâssée dans le mur nord avant la chapelle latérale : elle a sans doute été une entrée principale avant d'être comblée pour l'édification de la chapelle. Puis, l'actuelle porte d'entrée a été réouverte dedans. Enfin, la nef fut construite et la sacristie rhabillée (épaissie même) à ce moment : on peut affirmer cela en voyant la première fenêtre au sud, après la sacristie, à moitié mangée par le mur. Au-dessous, un contrefort servait peut-être à appuyer le tout; en tout cas, il devait être plus imposant avant les réfections.

Lors de la restauration de 1889, les porches situés en façade, à l'ouest et au sud (porche du baptême) ont été supprimés. Les niveaux de toits égalisés (alors qu'avant, le toit du bas de la nef était plus bas) et la charpente du choeur conservée sous la nouvelle. Les niches à statues de la façade furent débouchées, le clocher réparé, une nouvelle croix, un coq et une boule de cuivre installés à son sommet. Au nord une nouvelle fenêtre fut ouverte. Des lambris furent changés et les murs remis à neuf avec une forte couche de chaux.

L'ensemble de l'église a été remanié au début du siècle : en 1902, une tourelle est ajoutée au sud, pour monter à la salle au-dessus de la sacristie; initialement, un escalier de bois était prévu à la place de l'escalier en granit qui, selon le rapport de l'architecte, menaçait ruine. Les pinacles, au sud et sur la façade ouest, ont été recoiffé, et l'ensemble des murs recouvert d'un gros enduit. Les encadrements ont sans doute été refaits courant XIXème, notamment pour la baie située juste après la sacristie, au sud. On remarque au chevet que le bas de la baie a été bouché au XIXème, avec des matériaux divers. On peut aussi voir, au-dessus du transept sud, des briques utilisées pour remonter la première partie du pignon, en lieu et place du chaînage de pierres. Est-ce une réparation de fortune d'après-guerre? De même, la triple niche ménagée entgre les 4 fenêtres du transept sud semble bien dater du XXème... était-elle toujours restée vide?

En 1955, lors de travaux dans le choeur, la chaire aurait été retirée ainsi que des statues de St Hubert et St Roch. Des niches à statues se trouvant au dessus du retable et des deux côté du vitrail représentant l'Immaculée Conception furent alors bouchées. Rappelons que la chaire était fixée au pilier sud (de droite) de l'arcade menant dans le choeur. En 1988, lors d'une nouvelle restauration, la voute lambrissée est refaite et les murs, peints en imitation pierres, recouvert d'un enduit blanc.

Sur le maître-autel, on peut lire ANCHORA BONI PORTUS et ANCHORA SALUTIS, l'ancre du bon port et l'ancre du salut. Une plaque nous apprend que le retable, en marbre polychrome, a été édifié en 1629 grâce à la générosité de Jean Magouet et Julienne Guillard, sa femme, sieur et dame de la Bazillais. Sur le grand autel un voilier est représenté, guidé par l'étoile de mer, STELLA MARIS, soulignant peut-être l'ancienne importance portuaire de Bouée et de son port fluvial avancé, Rohars. Une note inscrite au registre des baptêmes, mariages et sépultures (BMS) de 1745 indique ceci : " Les fonts de marbre La grille qui les en ferme Le Bénitier qui sont au bas de cette église et les Colonnes qui sont au grand autel ont été donnés par noble vénérable et discret Missire Jacques Fournet ci devant recteur de Quily et ont été placés le 29 octobre de cette année 1745 ". Dans un manuscrit de la Médiathèque de Nantes dû à Louis-James Prével, architecte nantais, propriétaire et habitant épisodique de la Rostannerie on peut lire : «Les réparations sont rares dans cette église, quoique depuis 1873, on ait élevé le maître autel et deux autres plus petits en marbre, il est vrai mais d’un goût peut-être un peu risqué, celui du marbrier sans doute, qui dans ce cas comme dans beaucoup d’autres et comme ses confrères craint de payer trop cher les conseils d’un artiste ». Pourtant, ces autels en marbre sont assez réussis... en tout cas, Prével nous apprend le remplacement d'anciens autels du XIXème, les colonettes de 1745 ont donc été remplacées à ce moment là...

Deux cloches, respectivement de 35 cm et 71cm de diamètre, sont abritées dans le clocher. La plus ancienne, et la plus petite, a été fondue en 1667 par Jean Robert, prieur de Saincte Anne de Rohard. La plus grande a été offerte en 1807 par des paroissiens. Une corde est attachée à cette cloche et descend dans la nef par un trou ménagé dans la voûte, devant le porche Il est étonnant que la plus petite ait traversé la Révolution sans avoir été descendue; B. David s'interroge à ce sujet : « Ce qui est surprenant, c'est que la cloche de 1667 ait traversé les siècles, car en 1793, après le soulèvement contre-révolutionnaire, les cloches de toutes les églises du district de Savenay ont été descendues et fondues. Des paroissiens l'auraient-ils mis en sécurité auparavant ? Evidemment, si c'était la cloche de la chapelle Sainte-Anne, elle n'aurait pas été descendue car elle appartenait alors à Pichot de l'Amabilais, acquéreur du bien national de Rohars en 1791 ». Un inventaire de 1753 effectué par Jean Bouvron, notaire royal, et concernant les meubles et ornements de la chapelle de Rohars ne fait mention que d'une «petite clochette en metail servant à l'autel» Il n'y a pas de cloche répertoriée.

Il est tout à fait possible que le prieur de Sainte-Anne de Rohars, Jean Robert, ait simplement fait le don de cette cloche à la paroisse. En effet : « Le prieur de Rohars qui était décimateur à Bouée avait moralement une certaine responsabilité envers l’église de la trève » B.D. Il faut signaler au passage que le décimateur, comme son nom l'indique, prélevait la dîme, le plus souvent payée en nature, et qui correspondait théoriquement à 10% du revenu, mais sa part variait selon les communes de 6 à 28% du revenu du payeur. Il serait intéressant de connaître sa nature à Bouée...
Rien pour l'instant n'indique que cette cloche fut celle de la chapelle, d'autant qu'il n'y a pas d'emplacement visible sur son pignon. Ceci dit, la chapelle a certainement subi des modifications ou réparations importantes qui amèneront une bénédiction en 1707, c'est à dire après la fabrication de la cloche de 1667. Peut-être a-t-elle été déplacée à cette occasion? le site d'Alain Monnié présente les inscriptions des cloches, relevées en 2006. Voici la capture d'écran de ces inscriptions (cliquez pour agrandir) :


Quant aux vitraux, un écrit de l’abbé Camaret, curé de Bouée à l'époque précise que tous les vitraux de l’église ont été placés à l’époque de la restauration de 1889, sauf celui du fond du chœur, l'Immaculée-Conception qui a dû être placé vers 1860. Dans la chapelle Saint-Louis et Sainte-Barbe (nord), le vitrail représentant les deux saints est don du Vicomte et de la Vicomtesse de Bagneux. Sur le mur sud du choeur, les vitraux des Enfants Nantais (Saints Donatien et Rogatien) et de Sainte-Françoise d'Amboise sont dons de M. et Mme Paumier. Les fonts baptismaux en marbre et leur grilles datent de 1745 et ont été donnés, comme indiqué plus au-dessus, par un ancien recteur (curé) de Quilly, Jacques Fournet. Une Patène a été donnée par Pie X à l'occasion du Jubilé Sacerdotal de 1908.

Pour la clé de l'église, il faut s'adresser à la maison au balcon, face au coté nord de l'église. Ce fut une épicerie, puis un café.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de l'Immaculée Conception
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : Fléche
Clocher en péril : non

Photos (41) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (8) :

façade ouest
coté sud et sacristie
chevet et grand vitrail
coté nord et chapelle de la Cour de Bouée

fenêtre renfoncée du transept sud
escalier à vis du transept sud desservant le grenier de la sacristie

arche et contrefort avant le transept nord
flèche à contre-jour

Intérieur (14) :

vue de la nef
corde de la cloche
fonts et grille de 1745

autel latéral gauche
autel latéral droit

vue du choeur

maître-autel, ex-niches et vitrail de l'Immaculée

plaque du maître-autel

mur sud du choeur et ses vitraux
des saints Dogatien et Ronatien
et de Ste Françoise d'Amboise

vue de la chapelle seigneuriale de la Cour de Bouée (nord)
et de son vitrail

vue vers le porche
plaques attestant des restaurations au-dessus du porche

Sacristie (9) :

vues de la sacristie gothique

retable Renaissance
escalier menant au 2ème niveau

vue de la pièce au-dessus de la sacristie

petite voute au-dessus de la tourelle d'accès au-dessus de la sacristie

Charpente et clocher (10) :

accès à la charpente

croisée du " transept" : on voit l'ancienne charpente du choeur au-dessous et la nouvelle (1889) au-dessus

charpente de la nef en allant vers le clocher

cloches
charpente de la flèche
charpente du clocher : les étais de la flèche

charpente devant le mur de façade : un fenestron a été comblé
charpente au-dessus de la sacristie : on voit les chaînages de deux fenêtres disparues, et au-dessus, derrière la pièce verticale de bois, un fenestron vertical comblé

vue de l'ensemble de la charpente vers le chevet : la petite fenêtre est au-dessus du maître-autel et sert à éclairer la charpente


Chapelle

Chapelle Sainte-Anne de Rohars(1557-XIXème).
Cette chapelle est le dernier témoin à Rohars, village portuaire de Bouée, de l'existence d'un prieuré dépendant de l'abbaye Sainte Marie de Pornic, Sancta Maria de Pornidio, de l'ordre de Saint Augustin et établi dès le XIV ème. Elle aurait été plusieurs fois reconstruite sur le rocher qui lui sert d'assise et présente des marques importantes de remaniement. En juillet 1707 elle fut bénite par le recteur de Savenay et le vicaire de Bouée, après avoir été reconstruite suite à l'ouragan du 30 décembre 1705. La chapelle fut vendue à la Révolution avec les biens du prieuré mais elle échappa à la destruction. Alors en mauvaise état elle fut restaurée au XIXème par la famille LEGLAND, la sacristie fut construite et continua à être utilisée jusque dans les années 1950. Le prieuré était un lieu de pèlerinage, notamment à la fête de Sainte-Anne, tous les 26 juillet.
La population de Bouée devait y participer en masse. Ces pèlerinages ont survécu à la Révolution et perduré jusque dans les années 1950.
C'est ce qui explique que l'abandon dont elle a fait l'objet depuis cette époque ait pu attrister les habitants de la région et que le désir de la voir renaître de ses ruines est très fort aujourd'hui.
En mars 1967 une tempête occasionna les premiers dégâts. La chapelle pourtant bien entretenue jusque là fut abandonnée à son triste sort jusqu'à n'être plus qu'une ruine. En 2004 la chapelle ruinée et le terrain deviennent propriétés communales.
En janvier 2005 les travaux de réhabilitation ont pu débuter. Actuellement, après les travaux de juin et juillet 2007, le mûr de clôture est réparé, les pignons ouest et est sont protégés par une couche d'argile pour éviter une dégradtion plus avancée par le ruissellement sur les pierres. Une porte murée au sud a été réouverte. Le mur d'enceinte du clos de la chapelle a été remonté en 2010-2011.
Les financements du projet de restauration de la chapelle par les entreprises spécialisées ont été trouvés entre 2007 et 2011. L'enveloppe totale atteint 70.000€, dont 4000 donnés par un particulier, M. RIMBERT. Le CG44 n'a pas donné de subventions, bien que la chapelle soit la dernière qui subsiste dans l'estuaire (avec celles de Mindin et de Saint-Charles à Paimboeuf, pour être tout à fait exhaustif). La maçonnerie a été finie mi-avril 2011, la charpente posée début juillet 2011.

Type d'Edifice: chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne de Rohars
Siécle de l'édifice: 1557-XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : juste inaugurée : non

Photos (8):

Le délabrement de la chapelle
la chapelle intacte sur une carte postale début XXème.

la toiture se dégrade (1974)
la sacristie est encore couverte et les murs sont intacts (1977).

Les murs sont dégradés, il n'y a plus de toits (2000).

Intérieur en 1975:


Restauration, état en juillet 2007
les murs sont stabilisés et le mur de clôture est rétabli


Photos du chantier (34), au 19/06/2009 (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (11) :

vue de la chapelle depuis le port de Rohars

la chapelle en chantier, cotés ouest et nord
le grand portail, mon vélo et la chapelle

le mur nord en chantier
l'outillage avec la centrale EDF en fond
le muret retapé et Rohars

le rocher, le coté sud et la sacristie carrée
façade à l'ouest

porte d'entrée

Intérieur (23) :

vue vers le pignon ouest (façade)
vue de la chapelle vers le chevet à l'est)
mur sud
mur nord

pignon est
mur nord intact protégé par de la toile et des pierres
pignon ouest protégé de l'inflitration par de l'argile

mur nord en reconstruction

vues depuis le nord-est jusqu'au sud-ouest de la chapelle

mur sud protégé des infiltrations par de l'argile
autel

mur entre la chapelle et la sacristie
vestiges de l'enduit et de la corniche extérieurs de la chapelle au-dessus de la sacristie

fenêtre de la sacristie
sol de la sacristie
vue intérieure de la porte d'entrée (au sud)

Photos des marais de Loire à Rohars ICI : http://photosdu44.canalblog.com/archives/2009/06/27/14225161.html

Photos de la chapelle inaugurée le 23/4/2012 :

la chapelle et la Loire

intérieur

ex-voto de la SNSM
Rohars-en-Bretagne




Chapelle privée

Chapelle privée du château de la Cour de Bouée, à 3 km au nord de Bouée en direction de la RD 17 (Savenay - St Etienne de Montluc). Voici l'historique du château et de la chapelle (cliquez pour agrandir) :


Le château accueille actuellement des mariages, des récéptions ainsi que d'autres manifestations professionnelles Arrow http://www.la-cour-de-bouee.abcsalles.com

Type d'Edifice: chapelle
Nom de l'Edifice : du château de la Cour de Bouée
Siécle de l'édifice: XVIIIè-XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

vues du château

façade à l'ouest
coté nord

Intérieur (10) :

vue de l'intérieur; devant l'autel, 3 tombes de Monti.

vue sur la porte d'entrée au nord
vue vers le porche en façade

oculus de la façade
baie au-dessus de la porte nord
baie au sud


1ère pierre tombale de gauche et texte sur la dalle

pierre tombale centrale et texte de la dalle

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle du chateau du Châtelier, (XVIIIème), disparue, comme tout le domaine, aujourd'hui. Il ne reste plus que des dépendances.

Photo (1)


Ancienne chapelle du château de la Bessardais (XVIIIè), à la Bessardais, près de la route de Cordemais (D93)

Cet admirable petit château fut construit au XVIIIè siècle, probablement par Julien Bessard, sieur du Parc et de la Bessardais (1682-1755). Il était auditeur à la chambre des Comptes de Bretagne et épousa en secondes noces sa cousine Thérèse Bessard. Le château fut ensuite habité par leur fille Françoise (1743-1831) et son époux Louis-Marc de Lespinay, gentilhomme poitevin. Celui-ci paraît avoir été bien intégré dans la population de Bouée dont il fut marguillier en 1766. La famille de Lespinay dut s'exiler à Blois en 1794, victime de la proscription révolutionnaire à l'égard des nobles.
Au XIXè siècle, le domaine appartint aux de Marquessac, Maugars puis Paumier.

L'ancienne chapelle se trouvait tout au bout de l'aile en retour droite. Elle a été rallongée et transformée postérieurement en grange, puis en logement, mais son pignon surelevé, au-dessus de la route, trahit encore son ancienneté. On trouvait ces mêmes pignons surelevés sur la chapelle de la Cour de Bouée avant sa réfection au XIXème. De même, un porche et une fenêtre-meurtrière ancienne dénotent aussi un grand âge de la chapelle, peut-être antérieure au château.

Plan de situation :


Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue de l'aile gauche des communs depuis la route

portail
façade du château

ancienne chapelle depuis la cour
chainage de la porte de l'ancienne chapelle

arrière transformé de l'ancienne chapelle et de la remise (à droite)
puits dans la cour


Ancien couvent

Le couvent Saint-Hilaire du Tertre (XIIIème)
Ce couvent, dont il ne restait plus que des ruines au XVIIIème, était en réalité un prieuré dépendant de l'abbaye de Blanche Couronne. C'était une structure simple (maison, chapelle, grange et jardin) où résidaient des moines sous l'autorité d'un prieur. Dom Hertor Vigor fut en 1595 le dernier prieur régulier de St Hilaire du Tertre.

Une rumeur insistante ferait état de sa destruction par les Normands : Fraslin l'atteste comme une rumeur vague et Jean Roland, dans son histoire de Savenay, l'affirme. Le seul problème réside dans le fait que les invasions de Normands ont commencé sans doute à partir de 831 et se sont terminées en 936, lorsque Alain Barbe Torte les a chassé de Bretagne ... mais le prieuré n'a été fondé qu'à la fin du XIIème siècle! En 1469, ses bâtiments étaient encore intacts et un acte de 1678 précise que la raison de sa destruction incombe aux "inondations de Loire" : "La chapelle, maison priorale dudit prieuré, commendataire du Tertre, situé en la paroisse de Lavau il y a longtemps tombé en ruyne par l'inondation des eaux; estant lesdites maisons près le bord de la Loire de sorte qu'il ne reste plus que partie des vieilles murailles".

Aujourd'hui, ses ruines sont encore signalées à 2 kilomètres à l'ouest de Rohars, au milieu des marais; mais il ne reste plus qu'un tertre rocheux de dimensions modestes sur lequel se situait le prieuré tout entier. L'endroit n'est vraiment accessible qu'en été, au travers des roselières, par quelques sentiers tourbeux partant d'un bout de route, au-dessus de Rohars.

Voilà une page complétement consacrée au prieuré : http://www.cdfbouee.com/environs/prieure.htm



Citation:
Source: un site trés complet et très intéressant sur Bouée, pour en savoir plus:http://cdfbouee.com/

Photos et une partie des textes: http://cdfbouee.com/ et Alain Monnié (créateur de ce site)


Dernière édition par Admin le Lun 23 Avr - 21:00 (2012); édité 22 fois
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MessagePosté le: Sam 20 Oct - 21:57 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Alain Monnié
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Localisation: Bouée 44260

MessagePosté le: Lun 23 Fév - 20:35 (2009)    Sujet du message: Bouée (44260) Répondre en citant

Bonjour, heureux de voir que mon travail sur Bouée a pu vous intéresser. Toutefois quelques petites erreurs :
1 - Mon nom est Monnié et non Monnier avec un r (c'est pas bien grave mais j'y tiens)
2 - La photo prise de Lavau n'est pas celle de la chapelle de Rohars, bien plus éloignée, mais d'une ancienne maison, sans doute repos de chasse qui se trouve à l'extrémité de l'île Pipy et d'ailleurs bien sur la commune de Bouée.
3 - Les pignons de la chapelle n'ont pas été "réparés" mais seulement pour l'instant protégés par une couche d'argile. En fait le pignon est ne nécessite pas de réparations au niveau maconnerie, il est intact. Par contre celui vers l'ouest pose de gros problèmes.
4 -Siècle de l'édifice en ce qui concerne la chapelle de Rohars : 1557 ? je ne sas où vous avez trouvé cette date mais pour l'instant nous savons seulement que l'édifice actuel, sans doute bâti sur des parties plus anciennes, date en grande partie de la fin du XVIIe ou début XVIIIe (1707) et qu'il fut restauré et complété par une sacristie au début du XIXe. Les documents connus et l'analyse faite par un architecte se recoupent.
5 - Par contre il y a à Bouée une autre chapelle, peu connue, mais intacte, celle de la Cour de Bouée. Elle possède encore sa voûte lambrissée bleue parsemée d'étoiles jaunes, comme l'était celle de Rohars. je vais certainement bientôt mettre à ce sujet une page spéciale sur le château de la Cour de bouée et sa chapelle, à partir d'un article que j'ai fais paraître dans un bulletin annuel en couleurs appelé "Bouée au Fil de l'année" et qui sort en fin d'année.
Encore merci de vous intéresser au patrimoine religieux de Bouée et d'ailleurs....
Alain Monnié


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Messages: 1 662

MessagePosté le: Dim 1 Mar - 02:00 (2009)    Sujet du message: Bouée (44260) Répondre en citant

1 ===> OK, corrigé. Toutes mes excuses...

2 ===> pourtant cette photo a bien été prise dans la direction exacte de la chapelle. La maison est normalement située un peu plus au sud... à charge de vérifications ultérieures.

3===> OK, corrigé.

4 ===> voir ici pour 1550 : http://www.infobretagne.com/bouee.htm
Je suis en train de vérifier si le 1557 vient de recoupement avec d'autres documents (dont celui d'Emile Boutin, Histoire religieuse du Pays de Retz) ou ce n'est qu'une faute de frappe.

5 ===> ajouté, j'attends avec impatience votre article. Si vous avez des photos, pouvez-vous m'en envoyer?

Cordialement,

L'Administrateur de La France des Clochers


Dernière édition par Admin le Sam 20 Juin - 00:53 (2009); édité 1 fois
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Alain Monnié
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Localisation: Bouée 44260

MessagePosté le: Dim 22 Mar - 12:05 (2009)    Sujet du message: Bouée (44260) Répondre en citant

Admin a écrit:
1 ===> OK, corrigé. Toutes mes excuses...

2 ===> pourtant cette photo a bien été prise dans la direction exacte de la chapelle. La maison est normalement située un peu plus au sud... à charge de vérifications ultérieures.

3===> OK, corrigé.

4 ===> voir ici pour 1550 : http://www.infobretagne.com/bouee.htm
Je suis en train de vérifier si le 1557 vient de recoupement avec d'autres documents (dont celui d'Emile Boutin, Histoire religieuse du Pays de Retz) ou ce n'est q'une faute de frappe.

5 ===> ajouté, j'attends avec impatience votre article. Si vous avez des photos, pouvez-vous m'en envoyer?

Cordialement,

L'Administrateur de La France des Clochers


Sur la photo prise de Lavau vous pouvez me faire confiance ce n'est pas la chapelle.
D'ailleurs si vous observez un peu le bâtiment vous pouvez voir qu'il est seul au milieu d'une île et qu'il n'y a pas de porte sur le pignon ouest !!
Non en fait Rohars et la chapelle se trouve plus à gauche et même à gauche de la centrale EDF. On ne la voit pas du port de Lavau

En ce qui concerne la date de 1550 ou 57 je ne la vois pas dans le site que vous citez. Le texte concernant la chapelle est à peu près correct.
je pense d'ailleurs que les informations viennent peu ou prou de mon site.
C'est le prieuré qui existerait "au moins" depuis le XIVe. La chapelle que l'on connait aujourd'hui n'a évidemment rien à voir avec ce qui pouvait exister à l'époque.
Je ne pense pas qu'Emile Boutin soit très compétent en ce qui concerne le prieuré de Rohars et sa chapelle. Il prétend même que la seule explication de l'existence d'un prieuré à Rohars est que les moines percevaient un péage pour faire traverser la Loire. Tout cela pour se persuader que des pèlerins de Compostelle arrivait au pays de Retz dont il est originaire !! (Moi aussi d'ailleurs)
Or
1 - Il y avait des prieurés tout le long de l'estuaire et nulle part il est dit que le travail des moines étaient d'être des passeurs..
2 - Le prieuré était bien là pour gérer des biens de l'abbaye de Pornic, vignes, champs etc. sur Bouée et Cordemais.
3 - De toute façon il n'y avait plus de moines résidents depuis au moins 1557 (tiens tiens !!) où Guillaume pineau fut nommé prieur. Or il n'était pas moine mais prieur commendataire... Il deviendra d'ailleurs plus tard abbé commendataire de l'abbaye.

Nous avons eu récemment une confirmation (document ADLA)de la cause de la reconstruction en 1707, c'est à la suite d'un ouragan en 1706 qui avait détruit en grande le bâtiment peut être déjà en mauvais état.
Pour l'instant les SEULES informations vérifiées par des documents et recoupées par une analyse d'architecte sur la chapelle sont celles-ci :
La chapelle a été reconstruite (sans doute sur des parties existantes) en 1707 et les murs actuels datent en grande partie de cette époque, en particulier le pignon d'entrée.
Elle fut par la suite restaurée après la Révolution par la famille Legland et vit l'adjonction d'une sacristie.

je vous joins une image de la chapelle de la Cour de bouée.


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Alain Monnié
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Localisation: Bouée 44260

MessagePosté le: Dim 22 Mar - 12:14 (2009)    Sujet du message: Bouée (44260) Répondre en citant

Après avoir relu le site infobretagne.com je vioens de réaliser la cause de votre erreur.
La chapelle dont il est question au début (1550) n'est pas celle de Rohars mais la sacristie de l'église dont on suppose qu'elle était une chapelle primitive.
la date de 1550 n'est dailleurs pas exacte : c'est 1530 qui est sculpté sur un retable Renaissance à l'intérieur de la sacristie mais sans doute postérieur à sa construction.
La sacristie (ancienne chapelle) a été estimée du XIVe par Léon Maître en 1902 et par l'architecte chargé de sa rénovation à cette date.

Cordialement


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MessagePosté le: Ven 27 Mar - 23:04 (2009)    Sujet du message: Bouée (44260) Répondre en citant

Merci beaucoup pour cette précision éclairante Smile

Au sujet de l'église, j'ai eu récemment l'occasion de contempler son aspect étrange. Une question me vient donc à l'esprit : pourquoi toutes ces fenêtres et niches, cette fenêtre au coin du transept sud, ces deux bras de transepts désaxés, cette sacristie avec tourelle et deux niveaux... bref, pourquoi tant d'étrangetés dans une seule église?


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MessagePosté le: Sam 20 Juin - 00:41 (2009)    Sujet du message: Bouée (44260) Répondre en citant

Après une journée passée à Bouée, je rajoute, dans la rubrique "A signaler":

Arrow la Stèle gauloise de Rudesse, à tort appellée menhir (cartes IGN) ou borne miliaire de voie romaine (rumeur) : http://www.cdfbouee.com/environs/rudesse/rudesse.htm

On sait maintenant qu'il s'agit d'une stèle gauloise du Second Age de Fer, signalant peut-être une nécropole. Aujourd'hui, elle est fichée dans un champ face à Rudesse, sur la route de Rohars. On ne sait pas si c'est son emplacement originel, car nombre de ces bornes surtout situées en Armorique (Bretagne) et sur ses marges (Mayenne, Anjou) ont été déplacées au cours des siècles pour des raisons utilitaires. Celle-ci est située en limite de l'ancien lit majeur de la Loire, comblé par les alluvions. Peut-être était-elle un amer pour la navigation, au Moyen-Age?

Arrow Les croix châtres : Sur ces croix, les éléments de la Passion du Christ sont représentés, à savoir les tenailles, le marteau, la lance et l'échelle. Par contre le Christ lui même n'y est pas présent. Elles sont courantes dans la région et on pense qu'elles ont souvent remplacé sur leur socles d'anciennes croix en pierre ou granit. Une expression les désigne croix châtres. On suppose que Savenay a pu être le centre de fabrication de ces croix au XIXe.ou même XVIIIe.

===> Sur cette page du site d'Alain Monnié ( http://www.cdfbouee.com/environs/roisons/croix.htm ) se trouvent les photos de la Croix Boisard, de la croix de Rohars et de la croix de la Bessardais.

Photos de la croix de la Bessardais (carrefour Babinais - Foliettes - D93) : (2) :


Arrow Croix curviligne de Margat (même lien), décrite à tort comme une croix celtique, alors que ce dernier type de croix est enchassé dans un cercle. La croix des Margats (ou des Mergats) est très ancienne et est désignée dans des aveux du Prieuré St Hilaire au XVème et XVIème siècle.

Arrow Borne hectométrique et maison du Relais, face à l'église. A coté du mur, une petite borne hectométrique peinte signalerait selon une rumeur une route du Roy de grande importance. D'ailleurs, selon la même rumeur, la maison qui abrite le bar-épicerie du Relais serait... un ancien relais de poste. Cette rumeur n'ayant pas été examinée et démontée par M. Monnié, je me permets d'indiquer que la route royale passait beaucoup plus au nord, sur le Sillon : le relais de poste de l'Hôtel de France, démoli en 1997, datait du XIXème mais avait été créé bien avant, comme son homologue de la Moëre (transformé en couvent puis en maison de retraite), en Savenay. Tous deux dataient en fait de la fin du XVIIIème et des cartes postales anciennes démontrent encore l'existence à la fin du XIXème des bâtiments du XVIIIème à la Moëre. En tout cas, cette route était sans doute l'actuelle N171, et allait de Nantes à Brest. Il ne pouvait tout simplement pas y avoir de routes royales importantes à Bouée, même compte tenu de l'importance du port, parce que l'ensemble du secteur est bas, peu sur et inondable.
Quant à la petite borne, elle est en ciment et le signal est en lave émaillée, ce qui atteste une installation entre 1946, date de normalisation des signalisations Michelin (dont l'installation avait commencé en 1918), et 1971, date des dernières installations de ce type de signalisation. Un site très bien documenté explique d'ailleurs, avec beaucoup de photos et de cartes postales anciennes, l'histoire de cette signalisation très pittoresque et inventive Arrow www.panneauxenbeton.fr

On trouve des photos de bornes hectométriques ici : http://panneauxenbeton.chez-alice.fr/bornes_kilometriques_michelin_1946.htm… A noter les deux photos du bas représentent des bornes à Clisson qui ressemblent beaucoup à la borne de Bouée, donc le département (qui compte beaucoup de panneaux Michelin de toutes sortes encore aujourd'hui) n'en était pas dépourvu. On trouve un ancien type de bornes hectométriques ici : http://gerval2.free.fr/borneshectometriques.htm

Photos (2) :
le point rouge = borne


Arrow Maison de la Lunelais, sur la route Bouée - Malville après la voie ferrée. Aujourd'hui propriété du châtelain de la Cour de Bouée, et ouverte à la location, cette maison date au moins du XVème siècle. C'est une longère orientée d'ouest en est, entièrement en pierres, avec un logis à haut toit et cheminée auprès de la route.

Photo (1) :


Arrow Maison de la Bouquinais, sur la route de Rohars (XVIIè-XVIIIè)

Au moment de la Révolution, Georges-Jean-François Pichot, sieur de la l'Amabilais, qui avait été commis de négociant à Nantes, s'installa dans sa maison de famille à la Bouquinais. Pour arrondir son domaine, il acheta de nombreux biens d'Église mis en vente par l'Assemblée Constituante, dont le Prieuré Sainte-Anne de Rohars et les chapellenies de Rudesse et de la Gautrais.
Il fut nommé administrateur du district de Savenay en 1794. Son attitude lui avait valu des ennemis puisqu'il fut assassiné près de sa maison le 2 avril 1796. Aujourd'hui, la maison existe toujours et paraît un peu étonnante auprès des bâtiments de la ferme.

Photo (1) :



Et je rajoute encore :

Anciennes et actuelles photos de Bouée et de ses environs, sur le site de la Société communale de Chasse ICI : http://chassebouee.free.fr/photos.htm


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:10 (2017)    Sujet du message: Bouée (44260)

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