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Aulnay-sous-Bois (93600)

 
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Yann Sciardis
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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:30 (2009)    Sujet du message: Aulnay-sous-Bois (93600) Répondre en citant

Histoire d'Aulnay

Au XIe siècle, l'église du petit hameau d'Aulnay passe sous la dépendance de l'abbaye de Cluny et, dès le XIIe siècle, le prieuré devient le centre du village. Du
Moyen Âge à la Révolution, l'histoire de ce hameau agricole va se confondre avec celle de ses seigneurs, dont le plus connu est Jacques Coitier, médecin de Louis
XI, qui achète la seigneurie en 1485. Sous Louis XIV, passé dans la famille de Gourgue, le château médiéval est remplacé par une élégante construction
agrémentée de jardins et d'un parc. Au milieu du XVIIe siècle, l'église Saint-Sulpice devient église paroissiale. La forêt de Bondy, véritable repaire de brigands,
couvre encore toute la partie sud du territoire. C'est à partir de 1750 que le village prend le nom d'Aulnay, puis celui d'Aulnay-lès-Bondy après la Révolution.

Les travaux de percement du canal de l'Ourcq, entre 1803 et 1826, et surtout l'ouverture en 1875 de la gare au sud de la commune sur la ligne de chemin de fer
Paris-Soissons modifient la physionomie de la commune, qui va connaitre un accroissement spectaculaire. La partie terminale de la forêt de Bondy, dite quartier
du Parc, est vendue en lotissements. En 1903, l'ensemble du territoire est baptisé Aulnay-sous-Bois. le château, qui a résisté à la guerre de Prusse et à l'état-major
prussien qui l'avait investi, est démoli en 1907. En 1922, Aulnay devient chef-lieu de canton. L'afflux de nouveaux habitants, de 1947 à 1960, entraine la
construction de pavillons individuels et, à partir de 1960, le nord de la ville s'urbanise. Outre la création du quartier de Rose des Vents, l'industrie s'y développe
avec l'implantation des sociétés Garonor et Citroën. Les grands ensembles comme Ambourget sont construits au nord de la commune entre 1960 et 1985, date
de fin de l'urbanisation du territoire communal. En 1964, Aulnay forme un canton à lui tout seul, qui est scindé en 1985 en deux : le canton nord de près de
50 000 habitants, alliant grands ensembles et lotissements pavillonnaires du XXe et le canton sud de 25 000 habitants, plus riche et résidentiel.

[source topic-topos]



Églises

Église Saint-Sulpice (Vieux Pays)

L'église Saint-Sulpice est bâtie au XIIe siècle par des tailleurs de pierre au service de l'abbaye de Cluny, abbaye bénédictine dont le rayonnement débute au XIe
siècle pour s'étendre à tout l'Occident chrétien. Entre 1061 et 1095, une charte mentionne la donation par Gautier, seigneur d'Aulnay, sa femme Adelina et leurs
deux fils, de l'église d'Aulnay, de terres, de la moitié d'un bois et de deux moulins à l'abbaye de Cluny. Cette donation est confirmée par Azo, frère de Gautier,
sous le mandat de l'abbé clunisien Hugues (1049-1109). L'évêque de Paris, avec l'approbation du roi Philippe Ier (1053-1108), autorise la construction d'une
première église au XIe siècle. Une partie des matériaux est réemployée au XIIe siècle lors de l'édification du prieuré en forme de croix latine. Le sanctuaire et le
chœur datent de cette époque. La croisée du transept, ainsi que la partie ancienne de la nef datent du XIIIe siècle.
Au cours des XVIe et XVIIe siècles, la nef primitive est agrandie vers l'est par un vaisseau unique. Cette transformation, sans doute consécutive à l'érection du
prieuré en paroisse vers 1617, a vraisemblablement occasionné la destruction du porche occidental. Des réparations effectuées aux XVIIIe et XIXe siècles ont
épargné le bas-côté sud de la nef originelle. Sur le mur du bas-côté nord, une pierre mentionne une remise en état en 1875, après les bombardements de la
guerre de 1870.

On trouve dans l'église la dalle (XVIIe) de Thomas MICHEL, curé de Nonneville (voir ici : http://fr.topic-topos.com/dalle-funeraire-aulnay-sous-bois ), l'épitaphe
du curé Robert la NEELE, décédé le 4 janvier 1745 (voir ici : http://fr.topic-topos.com/epitaphe-de-robert-la-neele-aulnay-sous-bois ), des angelots du XVIIIe et
une statue de la Vierge à l'Enfant en bois doré du XVIIe. Les vitraux ont été réalisés par le maître-verrier BAZIN, de Paris, dans la deuxième moitié du XIXe. Le
buffet d'orgues date du XIXe.

[source topic-topos]

Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : Saint-Sulpice
Siècle de l'édifice: XIIe-XVIIe
Forme du clocher : flèche
Position des clochers : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos personnelles, cliquer pour agrandir :






Église Saint-Joseph (le Parc)

L'église date de 1919, moment auquel le quartier du Parc commençait à être assez peuplé pour justifier la construction d'une nouvelle église. Tous les dimanches à
9 h 30, des messes en polonais sont assurées. L'église est un grand vaisseau rectangulaire annoncé par un clocher-porche entouré d'une galerie en appentis. Ce
clocher, à deux niveaux de beffroi, est surmonté d'une haute flèche. L'abside est hémi-circulaire, il n'y a pas de transept.

Cartes postales anciennes de l'église : http://www.pbase.com/cpaaulnay/facade_st_joseph et http://www.pbase.com/cpaaulnay/st__joseph

Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : Saint-Joseph
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photo (1) : (cliquez pour agrandir)



Crédits : Photo de l'utilisateur Wikipédia Marianna, sous licence Sharealike3.0 (permission de redistribuer et de faire des corrections sous réserve de mentionner clairement le nom de l'auteur et de la publier sous une licence compatible avec celle-ci)




Église Saint-Paul (Ambourget)

L'église est construite en 1965 par les architectes Le Conteur et Herbé.

[source : quid]

Type d'édifice: Église
Nom de l'édifice : Saint-Paul
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : ?
Clocher en péril : non


Dernière édition par Yann Sciardis le Ven 15 Jan - 09:59 (2010); édité 7 fois
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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:30 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Yann Sciardis
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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:38 (2009)    Sujet du message: Aulnay-sous-Bois (93600) Répondre en citant

Chapelles

Chapelle Notre-Dame (le Coudray)

Probablement construite dans les années 50-60.

Type d'édifice: Chapelle
Nom de l'édifice : Notre-Dame
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : http://clochers.org/Fichiers_HTML/Photos_clochers/93/c93005a_01.htm



Chapelle Saint-Pierre (Nonneville)

Un domaine rural nommé Nonovilla a peut-être créé dès l'époque gallo-romaine. Le lieu est ensuite habité par des serfs laboureurs. Le hameau de Nonneville, dont le
nom semble évoquer les neuf lieues qui le séparent de Paris, possède un lieu de culte mentionné en 1208. Au XVIIIe siècle, il existe deux fermes, quelques maisons
et une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste desservie par le vicaire de la paroisse Saint-Sulpice; cette chapelle était une église au XVIIe comme semble le montrer
la dalle funéraire d'un de ses curés conservée en l'église St Sulpice même. Cette chapelle menaçant ruine, dépourvue de curé, est rattachée à la fin du XVIIIe siècle à
la paroisse de Saint-Sulpice. En 1920, les terres alentour sont loties et une nouvelle église dédicacée par Mgr Audrain est élevée en 1952 sur l'emplacement de
l'ancienne chapelle.
Elle est un édifice rectangulaire à chevet plat. La nef est flanquée de bas-cotés et possède en façade un clocher-mur à une arcade, portant la seule cloche. Au-dessus
est gravé comme une signature le nom latin du saint, Petrus, allusion aussi à la Pierre sur laquelle est bâtie la Foi.

[source : topic-topos]

Type d'édifice: Chapelle
Nom de l'édifice : Saint-Pierre
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non



Chapelle Saint-Jean (Rose des Vents)

La chapelle a probablement construite dans les années 70-80.

Type d'édifice: Chapelle
Nom de l'édifice : Saint-Jean
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : ?
Clocher en péril : non



Chapelle de la propriété de l'abbé Dumont (Centre Gare)

L'abbé Dumont est né dans la Somme en 1853. Pendant la guerre de 1870, il se consacre au soin des blessés, puis entre au grand séminaire de Saint-Sulpice de Paris,
puis à l'école des Carmes où il parfait ses études en sciences et en philosophie. Prêchant ' la parole de Dieu et les vérités de l'Évangile ' il donne ses premières
conférences à Saint-Germain-l'Auxerrois. À Aulnay, il fait construire une école devenue maison de retraite Bigottini. Émile-Louis Thivier, peintre d'histoire né à Paris en
1858, a représenté l'abbé Dumont, homme grand et fort, au verbe haut dont les sermons et les prédications connurent un grand succès.
Érudit et généreux, l'abbé Dumont fait don à sa mort en 1921 d'une partie de sa propriété à la commune, environ 1500 mètres carrés de terrain. Dans la partie boisée,
l'abbé avait fait édifier sa demeure, un pavillon de style Renaissance, dont la façade est ornée d'un cartouche portant la lettre D, initiale de son patronyme. À la mort
de sa nièce en 1940, la ville se porte acquéreur de la demeure et y installe, en 1959, la bibliothèque municipale. En 1990, une construction moderne vient agrandir
l'établissement. Au milieu du parc, subsiste la chapelle particulière de l'abbé Dumont. L'édifice carré est surmonté d'une sorte de campanile à quatre colonnes construit
autour d'un vase à motifs antiquisants. De même que le décor du plafond de sa demeure, aux motifs de rose-croix et d'étoiles de David, qui souligne l'intérêt du
personnage pour la culture judéo-chrétienne, le décor composite de cette chapelle semble véhiculer un message universel.

[source : topic-topos]

Type d'édifice: Chapelle
Nom de l'édifice : de la propriété de l'abbé Drumont
Siècle de l'édifice: fin XIXe-XXe
Forme du clocher : autre (lanterne)
Clocher en péril : non

Photos de la propriété et de la chapelle : http://fr.topic-topos.com/chapelle-aulnay-sous-bois



Chapelle du Protectorat Saint-Joseph

Le Protectorat Saint-Joseph est la plus ancienne institution de la ville car créée en 1874 par Victorine Le Dieu (nom de prédilection !). Avant de s’installer sur ce site,
elle établit ses activités d’aides aux enfants abandonnés au Parc des Cygnes et ensuite dans l’Orangerie du château. Ce n’est qu’en 1874 que les de Gourgue se
décident à lui vendre une ferme et son moulin près du Sausset pour la somme de 15.000 Frs. Après quelques travaux la ferme est devenue le Protectorat que l’on
connaît aujourd’hui. Mère Estérine fut une figure emblématique de cette institution pendant 45 ans et s'éteindra à 99 ans après 85 années en religion. En 1967 est
créée une école technique transformée en lycée en 1975. La chapelle se trouve accolée au bout de l'une des ailes des bâtiments en U.

[source : pbase]

Type d'édifice: Chapelle
Nom de l'édifice : Saint-Joseph
Siècle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Cartes postales anciennes de la chapelle : http://www.pbase.com/cpaaulnay/image/73525929 et http://www.pbase.com/cpaaulnay/image/73525932


Dernière édition par Yann Sciardis le Lun 18 Jan - 10:56 (2010); édité 3 fois
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Yann Sciardis
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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 10:05 (2009)    Sujet du message: Aulnay-sous-Bois (93600) Répondre en citant

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle du château (1701)

Construit sous Philippe Auguste à la fin du 12 ème siècle, le château aurait pu, selon certains historiens, avoir été construit bien avant sur des ruines Romaines
en particulier, tout comme l'Église Saint-Sulpice. Ce que l’on voit sur les cartes postales est un aboutissement architectural qui n’a rien à voir avec le château
féodal d’origine composé de 2 ailes distinctes avec ponts-levis, douves et cachots... C’était plus une forteresse qu’un élégant château en fait. Des seigneurs
d’Aulnay ont existé dès la fin du 11 ème siècle… Cependant ce sera Jacques Coitier, médecin de Louis XI et seigneur d’Aulnay qui impose le château dans la région
comme l’élément central du futur bourg. Il fit de son neveu Jacques Le Clerc son héritier en l’adoptant. La première mention de la seigneurie date de 1284, avec
" des fossés d’entour où venait l’eau du ru de Savigny, à nourrir poissons. Le manoir de la basse-cour dudit chastel, granges, estables, colombier et jardin de cinq
arpens. Devant, la grande rue; derrière, la rue traverse; de l’autre, rue neuve
". En 1328, il est fait mention d’un "château fort, en bonnes réparations et suffisances,
environné de bons fossés en largeur et profondeur, pleins d’eau, laquelle vient actuellement audits fossés, du ru venant de Savigny au moulin d’Aulnay; et peuvent
valoir les poissons nourris en iceux fossés, à la pesche de trois en trois ans, trente six livres parisis, joint lesdits fossés d’une part, le manoir du fermier que l’on
appelle la basse-cour auquel estableries (...); et joint icelui manoir un grand jardin d’environ deux arpens. Un colombier lequel est ruine et décadence; four banal
auquel les manants habitants de la ville d’Aulnay sont tenus cuire leur pain
". En 1676, les héritiers de Jacques Coitier déclarent "1°Un château avec pont-levis,
entourés de fossés, et auquel les habitants devaient guet es portes; 2°Un manoir situé dans la basse-cour du château, avec granges, étables, colombiers, représentant
une superficie de 5 arpens environ; 3°Deux étangs, l’un de quatorze, l’autre de cinq arpens, et dans lequel le seigneur, dans un but d’empoissonement, a droit de
faire entrer l’eau du ruisseau des Rideaux; 4°Deux moulins à eau; 5°Une garenne de 4 arpens; 6°Vingt arpens de terre et prairies; 7°185 arpens de bois dépendant
des forêts de Bondy et Livry
". Il est par ailleurs fait mention de 107 maisons dans le bourg.

Le château fait l’objet d’importants travaux en 1696, avec la construction deux ailes dans le style classique reliées par l'ancien château médiéval. Vers 1700, Armand
Jacques de Gourgues déclare posséder un château moitié ancien, moitié neuf. Une orangerie est construite en 1728. La carte de Delagrive (1740) figure deux
bâtiments parallèles, de plan symétrique, disposés sur les grands côtés d’une plate-forme entourée d’un fossé d’eau. Les bâtiments sont longs de 37 m, larges de 7,
et font retour à angles droit de part et d’autre de l’entrée de la cour. La plate-forme est large de 30 m; la largeur des fossés qui l’entourent varie de 7-8 m à 12 m.
Les deux ponts sont situés au milieu des petits côtés. Le plan d’intendance (1782) figure un troisième pont, au milieu du grand côté nord. Le site ne semble guère
modifié sur le plan cadastral de 1819, si ce n’est le comblement du fossé ouest et la disparition du pont nord. Selon Lecourtier 1899, des conduites souterraines
amenaient l’eau de la fontaine des Prés au château. Delagrive figure également, au nord du château, deux corps de ferme disposés sur les grands côtés d’une cour.
Le plan d’intendance de 1782 figure un nouveau bâtiment sur le petit côté nord. L’agencement général de l’ensemble demeure le même sur le plan cadastral de
1819 qui figure toutefois une cour trapézoidale et non rectangulaire; celle-ci est longue de 65 m et large de 32 à 45 m. Un colombier est accolé au bâtiment ouest.
Le château est restauré en 1869, date à laquelle un corps central relie les deux ailes du XVIIe. Mais laissé à l'abandon dès 1900, très dégradé en 1905, il est démoli
à partir de 1907 sur décision de la municipalité à laquelle échoit la bâtisse sans héritiers, qui fait lotir son parc. Jusqu'en 1910, c'est la ruée pour récupérer les boiseries,
volets, ardoises et autres matériaux.

[source : pbase ]

Cartes postales anciennes du château : http://www.pbase.com/cpaaulnay/facade pour les vues sur la rue, http://www.pbase.com/cpaaulnay/facade_sur_parc pour les
vues sur le parc, http://www.pbase.com/cpaaulnay/destruction pour les photos de la destruction, de l'ancienne prison et de la réserve d'eau, dite Fontaine des Prés, les
vestiges du parc une fois loti http://www.pbase.com/cpaaulnay/image/73465070 et les quelques vestiges glanés et reposés sur le n°66 de la rue Leparcieux à
Livry-Gargan http://www.pbase.com/cpaaulnay/les_restes_du_chateau




Ancienne chapelle Notre-Dame de la Consolation, à l'ancienne ferme-prieuré de Savigny (XIIIe-XVe sur fond. Ve-VIe)

La ferme de Savigny est sans nul doute le plus ancien des sites - avec Nonneville - du futur Aulnay. La ferme a été construite en partie sur les ruines d’une propriété
Gallo-romaine qui daterait du 5 ou 6 ème siècle. Savigny viendrait du latin Sabiniacus (propriété de Sabinius). Il est dommage que peu très peu d’informations
subsistent sur la ferme hameau de Savigny car ce site est le vrai berceau de la ville. Le hameau de Savigny a rejoint le bourg à la fin du 19ème siècle.

Les terres de la ferme de Savigny couvraient une immense surface d’environ 4000 hectares. Le Sausset passait par là et était la principale amenée d’eau potable et
d’arrosage. Le Sausset avait été aménagé en petite retenue d’eau pour en faire un lavoir. L’eau canalisée faisait tourner un petit moulin pour y moudre le blé.
Malgré bien des idées préconçues, Savigny était plus grand qu’il n’y paraît sur les cartes postales : il y avait 4 corps de fermes liées au monastère de Saint Antoine
des Champs et à la Sainte Chapelle de Paris, de nombreuses granges et étables ainsi que 4 maisons d’habitation et même une petite chapelle dédiée à
Notre-Dame de la Consolation
. Savigny était en fait un hameau fortifié avec portail flanqué d’une petite tour à clocheton pour y installer un garde. Cette tour sera
reconvertie plus tard pour en faire un pigeonnier. L’ensemble du hameau était ceint de murs qui lui donnaient un caractère austère et imposant malgré la relative
petite taille du site. Une des granges était une merveille de construction avec piliers de charpentes en bois massif reposants sur des blocs de calcaire (fondations
Gallo-romaines, dit-on).

L’un des corps de bâtiment est en ruine en 1819. Sur la rive droite se trouvent trois ensembles de bâtiments. Deux d’entre eux, à l’ouest, forment la Sainte Chapelle
dont Lebeuf 1755 rapporte qu’il s’agit d’une possession royale donnée par Louis IX à la Sainte-Chapelle de Paris; la cour qu’ils enserrent mesure 22 à 25 m de
longueur et 12 à 17 m de largeur; un colombier est représenté sur le plan cadastral de 1819 qui figure également une partie des constructions en ruine. Bordant sur
deux côtés la cour accolée à l’est à ce premier ensemble, l’hôtel Saint-Antoine est mentionné en 1460 dans le bail conclu par Jean Legendre, conseiller du roi avec
l’abbaye Saint-Antoine; dès 1301, Gauthier II d’Aunay, seigneur de Savigny, et Philippe son frère, avaient ratifier la rente en grains à prélever sur la dîme d’Aulnay
et de Savigny que leur mère avait faite à l’abbaye. BULARD rapporte qu’une statue en bois polychome de saint Antoine était encore visible sur le site. Le moulin de
Savigny est mentionné en 1486. SOITEL rapporte en 1969 la découverte de deux monnaies d’or respectivement datées de 1643 et 1657 dans un angle du moulin,
ce qui tendrait à indiquer que celui-ci a a été partiellement ou totalement reconstruit au milieu du 17e siècle. Vers 1970, le moulin se présentait sous l’apparence d’un
bâtiment en pierre de 16 m sur 7,50 composé d’un rez-de-chaussée légèrement en contrebas dans lequel passait, au sud, le bief d’alimentation et de deux étages
avec combles au-dessus. A l’extérieur se trouvait, gravé dans le plâtre, l’inscription “Réparations 1891”, ce que confirmait le réaménagement intérieur avec bases en
grand appareil surmontés de socles et de colonnes en fonte.
La chapelle, au titre de Notre-Dame de la Consolation ou Notre-Dame de Savigny est mentionnée dans le pouillé du début du 13e siècle. Il s’agit du siège d’un ancien
titre curial supprimée au profit de Saint-Sulpice d’Aulnay vers 1200. En 1246, Jeanne, fille de Henri de Montfermeil cède d’ailleurs à l’abbaye de Livry un bien situé à
Villeparisis et chargé de cinq sols légués autrefois au “presbyterio de Savigniaco”. D’après le pouillé du début du 13e siècle, la chapelle est à la présentation de l’évêque
de Paris; dans le pouillé du 15e siècle en revanche, le présentateur est l’abbé de Cluny. La chapelle est démolie en 1769; le plan cadatral de 1819 figure toutefois, à
une vingtaine de mètres à l’ouest de la ferme de Racicot, une petite parcelle de 7 m sur 4 qui semble correspondre à l’emprise du bâtiment.

Au 13 ème siècle, l’église Saint-Sulpice devient paroissiale et entraîne une partie de la population à déserter le hameau de Savigny pour s’installer près de leur église
et du château. Pendant et après la révolution, le clergé s'efface, les fermes seront confisquées en 1791 par la Nation et vendues en adjudication à un certain
Jean-Baptiste Chartier. La ferme de Savigny restera cependant en activité jusqu’en 1950 car le Nord d'Aulnay ne s'est pas ou si peu développé dans cette partie et sera
détruite en 1975 pour y construire la nouvelle R.N.2 vers l’Est et en particulier le nœud routier Jean Monet qui se situe presque sur le site. Un magasin de bricolage se
trouve sur son site et l'on y aperçoit quelques blocs de calcaire qui pourraient venir de la vénérable ferme.

[source : pbase]

Carte postale ancienne de la vieille ferme : http://www.pbase.com/cpaaulnay/image/73504636



Ancienne chapelle de la maison de retraite Bigottini, dite du Parc (1903-1906)

Bigottini a été plus connue comme maison de retraite, mais c’était auparavant le Collège Jeanne d’Arc fondé par l’abbé Dumont en 1897. Le collège y accueillait des
orphelins en école d’apprentissage, une sorte de Protectorat, comme celui du Nord de la ville. La vocation religieuse de son fondateur s’affichait clairement à
l’extérieur, les croix en pierres et la rosace ne passaient pas inaperçues dans le Parc, encore non pourvu d’église. La partie gauche du bâtiment était une chapelle
située à l’étage, en dessous c’était le réfectoire. La ville de Paris rachète la bâtisse en 1914 et en fait une maison de convalescence pour les militaires blessés au
combat. Le très grand parc est de nos jours le plus vaste ensemble « intact » de la forêt de Bondy, bien que les Assedic aient mangé 1/8 de la surface d’origine.

[source : pbase]

Vues d'époque (1900-1905) : http://www.pbase.com/cpaaulnay/college_j_darc


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Yann Sciardis
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MessagePosté le: Lun 18 Jan - 11:52 (2010)    Sujet du message: Aulnay-sous-Bois (93600) Répondre en citant

Autres cultes

Église réformée de France (Centre Gare)

L'origine d'une communauté de protestants à Aulnay-sous-Bois remonte aux années vingt, mais celle-ci ne possède pas de lieu pour se réunir. Le maire Jules Princet
(1873-1924) met à leur disposition la salle de la justice de paix dans la mairie. Le premier pasteur d'Aulnay-sous-Bois, M. Waltz, est vicaire du pasteur du Raincy. Il
devient ensuite président du consistoire de Paris de l'Église évangélique luthérienne de France. En 1923, cinquante-quatre familles protestantes résident à Aulnay-
sous-Bois. Une première chapelle provisoire est édifiée en 1924 boulevard de Gourgues. En 1954, un véritable temple, à l'architecture moderne et épurée, voit le
jour. Il n'a pas de clocher, mais au-dessus du porche, une croix en ciment prend appui sur une courbe qui symbolise à la fois le Calvaire et l'élan spirituel vers Dieu.

[source : topic-topos]

Type d'édifice: Temple de l'église réformée de France
Nom de l'édifice : Temple d'Aulnay-Drancy
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

http://www.erf-aulnay-drancy.fr/


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