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Briis-sous-Forges (91640)

 
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MessagePosté le: Dim 22 Nov - 19:26 (2009)    Sujet du message: Briis-sous-Forges (91640) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Denis (XIIe-XIIIe - XVe - XIXe)

En 768, le roi Pépin donne Briis, à l'époque Bragium, aux moines de l'abbaye de Saint-Denis. L’architecture de l’église correspond à l’époque de transition du roman au gothique, c’est-à-dire aux 11ème et 12ème siècles. Cette église présente donc ces deux styles. Elle se compose d’une nef et d’un chœur surélevé de quatre marches. Le clocher, attenant au chœur, a été construit en dehors de l’église, il est de forme carrée et constitué de trois étages. Haut de 39 mètres, il est terminé par quatre pignons indiquant les quatre points cardinaux. Le portail sud est protégé par un porche médiéval et fortifié. Le chœur et le clocher sont les parties les plus anciennes de cette église, datant du XIIe. L’église Saint Denis a subi d’importants remaniements au 19ème siècle. Au nord, le choeur est flanqué d'une vaste chapelle latérale en pignon, avec de grandes baies du XVe ménagées et surmontée par une salle plus tardive. A la limite de la nef et du choeur, la sacristie est accollée en appentis. Enfin, au XIXe, une petite chapelle des fonts fut ajoutée à gauche de la nef.
Sous le clocher se trouve une petite absidiole du XIIe, attenant au chevet plat du choeur, construit en appentis à la nef. Le deuxième niveau du clocher est percé, sur trois cotés, d'une lancette unique maçonnée; sur tous les cotés, le troisième niveau est éclairé de baies géminées cintrées, garnies d'abat-sons; le dernier niveau portant sur chaque pignon trois baies de la même époque surmontées d'un oculus rond.

Avant la Révolution le clocher contenait trois cloches de différentes grandeurs, mais en vertu d'un décret de l'Assemblée Nationale du 23 juillet 1793, portant qu'il ne serait laissé qu'une cloche dans chaque paroisse, et par décision de la municipalité, la moyenne et la petite furent envoyées à Versailles pour y être fondues, la plus grosse fut seule conservée. cette grosse cloche existe toujours; datant du XVIIIe, elle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques.

L'église de Briis qui était devenue Temple protestant au XVII° siècle pendant un court laps de temps, eut encore à subir plusieurs transformations à une époque plus rapprochée. En l'an II de la première République, lors de la substitution du culte à la Raison au culte catholique, elle devint " Temple de la Raison ", et dans le courant de la même année " Temple à l'Etre suprême ", puis elle fut rendue au culte catholique le 19 prairial, an III. Le 28 brumaire, an II (I8 nov. 1793), sur la réquisition de Jean-François Binet, procureur de la commune, lequel a représenté qu'il était du devoir de tous les patriotes d'offrir à la République tout ce dont il pouvait disposer, et que les communes devaient donner l'exemple en disposant, à cet effet, de toutes leurs ressources disponibles, il a été décidé par l'assemblée municipale que l'argenterie, les cuivres, ornements, linge et grilles provenant de l'église seraient portés au district de Versailles par les citoyens Jean-Louis Pépin et Charles-Julien Milsant, officiers municipaux, ce qui eut lieu le 16 pluviôse, an II. Le 6 frimaire, an II (26 nov. 1793), en vertu de la loi du 24 août 1792, décidant que les titres de rentes des fabriques et hospices seront remis au directeur général de la dette publique pour être inscrits au grand livre des comptes, ceux de la fabrique de l'église de Briis et de l'Hôtel-Dieu sont portés à Paris par les citoyens Charles Milsant et Edme Quatresout, délégués à cet effet par l'assemblée municipale. Le décadi 17 ventôse, l'an II (7 mars 1794), la citoyenne Angélique Duhaupas, ci-devant soeur de la Charité, attribuée à l'hospice de Briis, s'est présentée en la maison commune, devant le maire et les officiers municipaux, à l'effet de prêter le serment prescrit par la loi du 14 août de la présente année et a juré d'être fidèle à la nation et à la loi et de maintenir de tout son pouvoir la liberté, l'égalité, l'unité et l'indivisibilité de la République, et de mourir en les défendant.

En 1800, la paroisse faillit disparaître : l'an XII, le 1er fructidor (19 août 1800), le conseil municipal de la commune, convoqué par le maire, à l'effet de délibérer au sujet d'une lettre du préfet de Seine-et-Oise relative à la cure de Briis, a cru devoir représenter à l'administration, qui en demandait la suppression comme succursale, que la commune de Briis était une des principales du canton, qu'elle était entourée de murs et de tourelles, qu'il y avait un hospice, que l'église était très belle et élevée, et que la population se composait d'environ 700 habitants; que, d'ailleurs, les communes de Vaugrineuse et Courson y étaient autrefois réunies et n'avaient été érigées en cures que depuis deux cents ans environs, sur la demande clés seigneurs. Il est intéressant de voir qu'à peine dix ans après la Révolion, le même conseil municipal qui s'était montré si ouvert aux idées nouvelles et si zélé dans leur application, justifie l'existence même de sa paroisse par les relations et les avantages seigneuriaux...

Sources et compléments : http://noel.bouvet.free.fr/Histoire/Textes/07_Notice_historique_sur_Briis.h…

A l’intérieur, l’église abrite un mobilier digne d’intérêt. A gauche du maître-autel baroque du 17ème siècle, se trouve la dalle funéraire de Jacques Dumoulin, chancelier ordinaire du roi, décédé en 1571. À signaler également la statue du Bienheureux Robert le Bis, curé de Briis entre 1772 et 1791 et qui fut assassiné avec d’autres prêtres réfractaires le 2 septembre 1792. L'église possède aussi la dalle funéraire double de Nicolas RACUGNEAU et d'Etiennette TRINQUART, datant de 1555.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Denis
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XVe-XVIe-XIXe
Forme du clocher : double bâtière
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté nord
le chevet
coté sud

clocher et absidiole


Chapelle

Chapelle du Carmel, à Frileuse (XXe)

Le hameau de Frileuse est situé à 3,5 km du centre de Briis sous Forges, sur le plateau, il est traversé par la route qui relie Briis à Gometz la ville, Ce hameau, isolé au milieu des champs, se compose d’une ferme, de quelques maisons et d’un beau parc boisé. Depuis 1957 une communauté religieuse de carmélites est installée dans le parc de ce hameau de Frileuse.

La chapelle du Carmel de Frileuse a été inaugurée le 15 octobre 1982, jour de la fête du 4° centenaire de la mort de sainte Thérèse d’Avila. L’architecte est Hervé Dubourg qui a tenu compte des désirs exprimés par les carmélites. La forme de l’édifice avec son toit pyramidal évoque une tente nomade. L’intérieur est un puits de lumière : la lumière ascendante et descendante symbolisant un échange d’amour et de prières. La très belle charpente des charpentiers arpajonnais est laissée à notre regard et la beauté du bois rend l’atmosphère d’autant plus chaleureuse. L’autel massif est de couleur cuivrée, il est décoré d’une frise de flammes. Ce thème du feu est repris sur le tabernacle (vitrail) et sur le grand vitrail sud (les vitraux sont l’œuvre de l’artiste verrier Gabriel Loire), où l’on discerne aussi une Vierge à l’enfant.
Photos ici : http://catholique-evry.cef.fr/Briis-sous-Forges,554

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Carmel de Frileuse
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Anciens édifices religieux

Ancienne église Sainte-Croix (XIIe)

L'abbaye de Saint-Magloire de Paris, lors de sa fondation, fut gratifiée, par le roi Henri Ier, en 1047, de l'église et de la moitié du village de Bries, avec le droit de justice et les dîmes de Briis et Invilliers.

En 1147 , Beaudoin, abbé de Saint-Magloire, céda, à chacun des habitants de Bries, un quartier de terre pour sa maison et son jardin, plus un demi-arpent, pour cultiver, à la charge de lui payer tous les ans, à la fête de Noël, un pain blanc ou un denier, un chapon ou une poule et une mine d'avoine ; le même abbé fit construire, à Briis, une église dédiée à la sainte Croix et un couvent dans lequel il mit des moines de son abbaye (L'église et le couvent furent démolis en 1618). Le tout est mentionné dans une bulle du pape Adrien IV, de l'an 1155, et dans un diplôme du roi Louis-le-Jeune de l'année 1159, lequel confirma à l'abbé de Sain-Magloire toutes ses possessions.

Ancienne aumônerie, ou maison-Dieu (XIIIe)

Le chevalier Jean de Briis, second du nom, fils du précédent, et dame Aveline, sa femme, assignèrent des terres à Briis et à Bligny pour fonder une Maison-Dieu à Briis, le 1er mercredi avant la fête de la Pentecôte, en 1265.

Ancien hospice de Briis (XVIIIe)

M. Girard, officier de la duchesse de Bourgogne, a donné au village de Briis, le 2 mai 1711, avec l'autorisation du cardinal de Noailles, archevêque de Paris, une grande maison située audit lieu, contenant huit chambres à feu, cour, jardin et dépendances, pour y fonder un hospice, plus 300 livres de rente assises sur les gabelles, pour son entretien. Le tout pour en jouir après son décès arrivé à Briis, le 21 novembre 1738. Mme Girard, sa veuve, a laissé des terres au dit hospice.

Guillaume de Lamoignon-de-Montrevault, maître des requêtes, baron de Boardy-de-Saint-Gratien, en 1750, patron de la chapelle du Rosaire, a légué, le 5 juillet 1771, 300 livres de rente au bureau de bienfaisance. Les donations faites à l'hospice s'élevaient alors à 1.000 livres de rente. La fabrique possédait 1.200 livres de rente. Lors de la suppression de l'hospice, les terres, dont le produit était affectée à l'entretien de cet établissement, ont été attribuées au bureau de bienfaisance. Le 15 octobre 192, les soeurs de l'Hospice sont remplacées par la commune par une seule personne, à la fois maîtresse d'enfants et garde-malades.



Ancienne aumônerie des Soeurs (XVIIIe)

Nicolas de Lamoignon de Basville, intendant de Languedoc, seigneur de Briis et Vaugrigneuse, haute justice de Forges, etc., a fondé, en 1721, un établissement de Soeurs à Briis, les pauvres y recevaient le pain et la soupe. Tout cela disparaît corps et biens à la Révolution.


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