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Plougonvelin (29217)

 
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Philippe Lenain
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MessagePosté le: Sam 14 Nov - 11:11 (2009)    Sujet du message: Plougonvelin (29217) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Gwennaël (1830), restaurée en 1951. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine venant de remplacer celui détruit en 1944 par les bombardements. L'église a été en grande partie reconstruite en 1949-1951 sur les plans de M. Michel et Lacaille. Elle a été bénite le 17 février 1951. Elle renferme un beau retable d'autel de style Louis XV (1768) qui provient de l'église abbatiale de Saint-Mathieu. L'église abrite une statue de la Vierge-Mère couronnée paraissant de la fin du XVIème siècle. A la sacristie de Plougonvelin sont conservées quelques reliques provenant de l'abbaye Saint-Mathieu. Un vitrail (XXème siècle) est de Toulhoat.
Le clocher, construit au-dessus du pignon de façade, comprend deux arcades juxtaposées posées au-dessus d'une balustrade en encorbellement, surmontées d'une arcade unique. Aux quatre coins les petits pinacles portent des sphères décoratives. Il y a 3 cloches, fondues au XIXe.

Type d'Edifice : Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Gwenaël
Siécle de l'édifice : XIXe-XXe
Forme du clocher : clocher-mur type beaumanoir
Clocher en péril : non

Photo (1) : (cliquez pour agrandir)



Crédits : Geneviève Louicellier-Calmels pour http://clochers.org

Chapelles

Chapelle Notre-Dame-de-Grâce (XIVe- XIXe). Il s'agissait à l'origine d'un édifice rectangulaire de cinq travées séparé en deux parties inégales par un arc brisé. La chapelle a été reconstruite totalement en 1861 en utilisant quelques matériaux anciens. Au nord de la chapelle, se trouvait un portail daté du XIVème siècle. La chapelle abritait une Vierge-Mère et occupait une partie de l'emplacement de l'ancienne église paroissiale de Saint-Mathieu dont subsiste un beau porche gothique et deux arcades incluses dans le mur nord de la chapelle. Le clocher-mur ajouré en granit est dressé sur le faîte du pignon de façade.

Photos extérieures et intérieures de la chapelle : http://www.infobretagne.com/plougonvelin-abbaye.htm

Type d'Edifice : Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Grâce
Siécle de l'édifice : XIVe-XIXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (2) : (cliquez pour agrandir)

façade
coté nord

Crédits : Tiphaine Ferdjallah (façade) et Jean-Claude Moreau (coté nord) pour http://clochers.org

Chapelle Saint-Jean (XV-XVIème siècle). C'est un édifice de plan rectangulaire datant du XVème siècle et timbré aux armes de la famille Barbier de Kerouzien. La chapelle abrite une statue de saint Jean et une statue de la Vierge-Mère, dite Notre-Dame de la Clarté. Au-dessus du pignon du chevet plat se dresse un rudimentaire clocher-mur portant une seule cloche dans une arche carrée, surmontée d'une petite arche fine et d'une croix.

Type d'Edifice : Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Jean
Siécle de l'édifice : XVe-XVIe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non
_________________
Philippe Lenain


Dernière édition par Philippe Lenain le Mar 17 Nov - 01:04 (2009); édité 4 fois
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MessagePosté le: Sam 14 Nov - 11:11 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Philippe Lenain
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MessagePosté le: Mar 17 Nov - 00:25 (2009)    Sujet du message: Plougonvelin (29217) Répondre en citant

Abbaye bénédictine Saint-Matthieu

L'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre était une abbaye bretonne, dont les ruines se dressent sur le territoire de l'actuelle commune de Plougonvelin sur la pointe Saint-Mathieu (Beg Lokmazhe en breton), dans le département du Finistère, qui pourrait lui devoir son nom. Elle connut un grand rayonnement, et l'on a peine à imaginer, en voyant ce lieu quasi désert, qu'il fut, à partir du XIIe siècle le centre d'une intense activité, une véritable petite ville s'étant formée autour du monastère.

Le célèbre historien français du XIXe siècle Jules Michelet (1798-1874), qui visita le site, en donne une vision tourmentée qui évoque la rudesse inhospitalière de ce promontoire du bout du monde : « C'est la limite extrême, la pointe, la proue de l'ancien monde. Là, les deux ennemis sont en face : La terre et la mer, l'homme et la nature. Il faut la voir quand elle s'émeut, la furieuse, quelles monstrueuses vagues elle entasse à la pointe Saint-Mathieu, à cinquante, à soixante, à quatre-vingts pieds ; l'écume vole jusqu'à l'église ou les mères et les sœurs sont en prières. Et même dans les moments de trêve, quand l'océan se tait, qui a parcouru cette côte funèbre sans dire ou sentir en soi : Tristes usque ad mortem ! »

Selon la légende une première abbaye aurait été fondée en ce lieu au VIe siècle par saint Tanguy, sur des terres dont il avait hérité, qui s'étendaient depuis la rivière du Caprel (havre de Brest) jusqu'à Penn ar Bed. Il aurait choisi un promontoire sur ce site sauvage, isolé du monde, proche de la mer qui vient se fracasser sur les falaises. Des générations d'historiens se sont penchées sur l'origine du monastère, mais les sources sûres manquent et il paraît vraisemblable que saint Tanguy regroupa autour de lui les quelques moines du noyau initial du premier monastère.

Les ruines que l'on peut voir de nos jours ne sont pas celles de l'abbaye du VIe siècle, mais celles du monastère bénédictin reconstruit aux XIe et XIIe siècles. Ce sont les vestiges de l'église abbatiale qui fut élevée de 1157 à 1208 et remaniée aux XIVe et XVe siècles.

Entretemps, selon la légende et la tradition orale, à la fin du IXe siècle, des marins et commerçants bretons seraient allés chercher la dépouille de Saint Mathieu, l’évangélisateur des Éthiopiens et des Perses, inhumé au Caire après avoir été martyrisé. Ce voyage aurait été entrepris afin de sortir sa dépouille d'Égypte où la population indigène s'était pervertie, devenue infidèle. Une nouvelle abbaye aurait ainsi été bâtie pour y abriter le corps du saint en terre chrétienne bretonne. Il n'y resta cependant pas longtemps car au Xe siècle des écumeurs des mers l'auraient enlevé et emporté à Salerne, en Italie, où il est resté jusqu'à nos jours. Toutefois, l'abbaye prétendit pendant tout le Moyen Âge, et encore au XVIIe siècle, détenir la tête du saint. L'avait-elle conservée depuis le IXe siècle ? Rien ne vient étayer cette hypothèse et on ne connaît pas avec certitude le nom du fondateur, ni la date de fondation de cette abbaye.

Au XIVe siècle, l'abbaye était prospère et une véritable ville de plus de 2 000 habitants s'était formée autour d'elle. Elles étaient l'objet d'attaques incessantes, aussi, pour se protéger des pillages, les moines décidèrent d'élever des fortifications. Une charte du duc de Bretagne Jean III le Bon datée du 25 juin 1332 ordonne que l’on rase – malgré l'opposition des propriétaires – une dizaine de maisons autour de l'abbaye Saint-Mathieu pour permettre aux moines d’élever ces fortifications autour de l’abbaye et de la ville.

Pendant la Guerre de Succession de Bretagne, et plus généralement durant la Guerre de Cent Ans, l'abbaye et ses fortifications furent le théâtre de combats, dont ceux entre Jean de Montfort et Charles de Blois, respectivement partisans des royaumes d'Angleterre et de France. Occupée successivement par les uns et par les autres, l'abbaye connut pillages et destructions. Après la mort de Charles de Blois et malgré le Traité de Guérande (1365), les anglais continuaient à occuper l'abbaye. Délogés par Bertrand du Guesclin en 1375, Saint-Mathieu retrouva une relative tranquillité jusqu'en 1403 où les anglais firent de nouvelles incursions. En 1409, le duc de Bretagne, Jean V fit renforcer les fortifications tant autour de l'abbaye que de la ville, et édifier une citadelle dont subsiste encore aujourd'hui une grande tour carrée. Ces défenses n'empêchèrent pas les anglais de débarquer en 1462 et de causer des dégâts.

Le roi Louis XI fit occuper militairement la forteresse de Saint-Mathieu en 1474 et y installa une garnison. Dès le début du XVIe siècle, les conflits avec les anglais poussèrent ces derniers à tenter maintes fois des débarquements près de Saint-Mathieu, provoquant parfois des dégradations de l'abbaye, dont notoirement en 1558 où elle fut mise à sac. Sous l'impulsion de l'abbé Claude Dodieu, elle fut cependant rapidement réparée.

Parallèlement, dès la fin du XVe siècle, l'abbaye avait été mise en commende. Les abbés commendataires étaient nommés par le duc de Bretagne, plus tard par le roi de France. Ils n'étaient plus obligatoirement issus de la communauté religieuse et n'étaient pas tenus d'y résider. De nombreux abus sont relatés sur ces abbés qui confondaient parfois administration de leur abbaye avec enrichissement personnel. Parmi eux, citons Hamon Barbier dont la gestion litigieuse obligea le Parlement de Bretagne à mettre sous séquestre le temporel de l'abbaye. Plus surprenante encore fut la nomination de Cosme Ruggieri en 1585 par la reine Catherine de Médicis. Cet astrologue florentin à la réputation sulfureuse, qui avait été condamné aux galères en 1574, en devint abbé. Après sa mort scandaleuse en 1615 pour cause de refus de l'Extrême Onction, les moines martelèrent ses armoiries appendues dans l'abbaye.

Les faits de guerre et ces administrations désastreuses eurent progressivement raison de la florissante richesse passée de l'abbaye. La peste et la famine décimèrent également la population de la ville de Saint-Mathieu pendant le XVIIe siècle, réduisant encore ses revenus. En 1618, il ne restait que quatre religieux, puis deux, 20 ans plus tard. Il fut mis fin à cet état de délabrement en 1655 par l'abbé Louis de Fumée, seigneur des Roches-Saint-Quentin. Grâce à sa fortune personnelle et en convaincant les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, il entreprit avec eux la restauration de l'abbaye et y ranima le zèle religieux. Les reliques du temps de la splendeur y furent à nouveau rassemblées et des pèlerinages organisés.

En 1692, peu à peu victimes des conditions de vie difficiles de cette pointe de terre, les moines demandèrent au roi d'aller résider dans la ville de Brest. Ce dernier y opposa son veto. La présence de ces religieux en ce lieu extrême offrait à ses commandants et autres officiers un excellent pied à terre. Une réserve de poudre y avait même été déposée en cas de guerre. La congrégation resta donc sur place. Cependant, à la Révolution, et plus particulièrement en 1790 lors de l'inventaire de l'abbaye devenu bien national, il n'y résidait plus que quatre moines. Tout son contenu mobilier fut progressivement dispersé et l'immeuble, ou tout du moins le gros œuvre, fut démoli en 1796 et les matériaux vendus directement sur place. Les fenêtres, portes, toits, avaient été précédemment pillés par les habitants. Quelques ruines de l'église et le donjon subsistèrent, vestiges de ce que fut cette grande abbaye bretonne.

Un phare fut construit en 1835 au pied même des ruines de l'abbaye. Depuis toujours, des feux avaient plus ou moins été entretenus en ce lieu pour y signaler la côte inhospitalière. L'abbaye avait longtemps servi à cette fonction.

Plans, historique et photos ici : http://www.infobretagne.com/plougonvelin-abbaye.htm

Type d'Edifice : abbaye
Nom de l'Edifice : abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre
Siécle de l'édifice : fondation au VIe, XIe/XIIe siècles, remaniée aux XIVe/XVe
Forme du clocher : base d'une tour carrée (initialement à pavillon)
Position du clocher : beffroi
Clocher en péril : en ruines

Photos : (7)


Les ruines de l'abbaye de Saint-Mathieu et le phare


Saint-Mahé ou Mathieu (planche du Monasticon Gallicanum)
Une tour à feu guidait les navires


La nef et le phare
Le déambulatoire
Quelques restaurations

Le sémaphore vu des ruines
_________________
Philippe Lenain


Dernière édition par Philippe Lenain le Mar 17 Nov - 00:39 (2009); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 17 Nov - 00:33 (2009)    Sujet du message: Plougonvelin (29217) Répondre en citant

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Saint-Laurent, jadis située dans l'enclos de l'abbaye de Fine-Terre.

Ancienne chapelle Saint-Yves. C'était une chapelle abbatiale, encore mentionnée en 1774, mais disparue à la Révolution avec une grande partie de l'abbaye de Fine-Terre.

Ancienne chapelle Saint-Barthelémy, située jadis au fort de Bertheaume, qui apparaît, semble-t-il, pour la première fois dans un acte du 8 mars 1474. C'est Vauban qui décide d'établir une batterie sur le rocher en 1689, afin de repousser une attaque ou un débarquement des anglais. Les casernes et le mur d'enceinte, les poudrières et la batterie base datent du milieu du XVIIIème siècle.

Ancienne chapelle Saint-Aouen, disparue aujourd'hui. La croix de Saint-Aouen, dite de Park-ar-Chapel date du XVIe. La chapelle est mentionnée au XVIIe et disparaît à la Révolution.

Ancienne chapelle Saint-Marzin. La chapelle est mentionnée au XVIIe et disparaît à la Révolution.

Ancienne chapelle des Trépassés, dans l'enclos du cimetière; elle disparaît en 1830.

Ancienne chapelle Saint-Paol-Aurélien, située jadis à Typaol. Cette chapelle mentionnée au XVIIe disparaît à la Révolution.
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Philippe Lenain


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