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Malesherbes (45330)

 
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MessagePosté le: Mar 3 Nov - 15:48 (2009)    Sujet du message: Malesherbes (45330) Répondre en citant

La ville de Malesherbes se trouve à la limite nord du Loiret, aux confins de l'Essonne et de la Seine-et-Marne. La vieille ville se trouve en bas, près de l'Essonne, elle est dominée par le château de Malesherbes, protégé par un grand parc et une forêt. A partir du XIXe, la ville s'étend sur un kilomètre vers les Hauts de Malesherbes, la Plaine de beauce, où se trouvent maintenant la gare et la zone industrielle. La ville est desservie par quelques trains TER-Centre et un RER-D par heure venant de Corbeil, le dernier partant à 20 h 16 la semaine et 20 h 18 le dimanche.

matin à malesherbes, depuis l'avenue de la Gare

Eglise

Eglise Saint-Martin (XIIIe-XVe)

L'église, située dans le bourg ancien, en direction du pont sur l'Essonne (à ne pas confondre avec la route de l'Essonne, au nord), est composée d'une nef flanquée de bas-cotés. La sacristie est bâtie en appentis au sud. le clocher est encastré dans le bas-coté nord et est complétement aveugle jusqu'au niveau de l'horloge, où l'on distingue quatre baies de type roman maçonnées. Au-dessus, le beffroi est octogonal, avec des baies en ogives garnies d'abat-sons, et est surmonté d'une flèche octogonale aussi. A l'ouest, la façade comporte peu d'ouvertures : un porche surbaissé, surmonté d'un oculus, et deux baies ogivales pour éclairer le fond des bas-cotés. La nef est composée de cinq travées étroites, le choeur occupant deux larges travées à partir du clocher. Tous les murs sont soutenus par de massifs contreforts. Au nord, à coté du clocher, un petit porche en bois, peint en bleu et garni de vitraux, a été ajouté au XIXe, mais on entre aujourd'hui par une petite porte ménagée dans la première travée de la nef au sud. Les fenêtres au nord sont ogivales et simples, à raison d'une fenêtre par travée; par contre les deux premières travées du bas-coté sud sont éclairées par une paire de fenêtres en lancettes.

L'église abrite deux oeuvres majeures. L'une d'entre elles est la pierre tombale de Trézan (XIIIe), transférée de l'ancienne église du hameau, arasée en 1821. Cette pierre tombale classée MH représente à travers deux personnages, deux pouvoirs de la société féodale: Guy du Donjon, Seigneur de Jouy et Trézan en Chevalier du XIIès. et à côté de lui, son frère Guillaume de Jouy du Donjon devenu religieux, nommé Prieur du Monastère de Pontivy puis Abbé de Chaalis, près de Senlis. En 1200, dans la continuité de son ascension, il devint Archevêque de Bourges tout en gardant l’austérité du Moine. Il mourut le 12 Janvier 1210 et fut canonisé par le Pape Honorius III en 1218. Autour de la pierre, l’inscription rapporte le dialogue entre les deux frères qui résume le rôle assuré par chacun dans la société: sainteté pour Guillaume: « Pourquoi crains-tu? Avec moi tu iras au ciel. » et guerrier pour Guy du Donjon: « Suis moi, je te protègerai avec mon Epée. » A coté de cette pierre, accrochée au mur du fond du bas-coté gauche, à coté du choeur, se trouve une stèle donnée par Louis XVIII à la paroisse en remerciement à l'action de Chrétien Guillaume de Malesherbes, qui a défendu le roi Louis XVI à son procès. A droite du choeur, au bout du bas-coté droit se trouve une des plus belles Mises au Tombeau de France, datant de 1495, et restaurée en 1963 par Marcel Mainponte. Elle comporte 7 personnages de taille humaine et fut dédiée à Notre-Dame de Pitié par Louis Malet de Graville, Seigneur de Malesherbes. Comme la cuve baptismale qui sert actuellement d’autel, elle a été retrouvée dans le jardin du presbytère de l’église de Malesherbes.

Les vitraux sont du maître verrier GIOT-LOBIN, de Tours, et ont été posés en 1869. Le pavage et le chemin de croix datent de la fin du XIXe. Dans le choeur à gauche, près de la pierre de Trézan, un siège en bois sculpté date du XVIIIe. Une plaque sur l'un des piliers du bas-coté gauche indique " Ici fust le prieuré de Saint-Eloi, édifié au XIIe siècle par les moines augustins de l'abbaye de Flottin près Bois-Communs". Le choeur présente une magnifique voûtes aux nervures apparentes, le mur du fond étant décoré par des remplages formés de lancettes trilobées. Une tribune réalisée dans le style gothique au XIXe surplombe l'entrée à l'ouest.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Martin
Siécle de l'édifice: XIIIe-XVe-XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (19) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

façade
coté nord et clocher
façade et coté sud
chevet

le clocher

Intérieur (14) :

bas-coté gauche
vue de la grande nef
bas-coté droit

Pierre de Trézan (XIIIe)
stèle en hommage à Malesherbes
siège du XVIIIe

le choeur
La Mise au Tombeau (1495)
vue vers l'entrée

vitrail du porche
oculus de la tribune
vitrail du chevet du bas-coté gauche

vitrail du bas-coté droit
détail de ce vitrail

Oratoire

Oratoire Notre-Dame du Trézan (1897). Une statue de Saint-Guillaume du XVIIIe y est exposée. L'oratoire se trouve rue Saint-Guillaume, près du pont de l'ancienne ligne du chemin de fer. Une photo est visible ici : http://www.ville-malesherbes.fr/index.php?option=com_content&view=artic…

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : Notre-Dame du Trézan
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Chapelles privées

Chapelle privée du château de Malesherbes (XIVe-XVIIe-XVIIIe) [MH]

Le château, fortifié aux XIVe et au XVe, possède une chapelle, une maison dite "de Chateaubriand", une grange dimière construite entre le XIVe et le XVIIe, des fuies et un parc avec l'ensemble de ses fabriques (constructions) du XVIIIe. Le couronnement de la tour de la grange dimière, en dôme à lanternon, date de la reconstruction effectuée entre 1610 et 1633. Le château, grande bâtisse carrée flanquée de trois tours du XVe a été reconstruit sous les ordres de Henriette d'Entragues vers 1723-1724. Tout le décor intérieur et la glacière du parc sont du XVIIIe. La fuie ronde est l'une des plus grandes de France, avec 1800 boulins.
Das la chapelle, située à coté de la conciergerie, on trouve sous une arche sculptée une sculpture représentant François Balsac d'Entragues priant à genoux. Il y a aussi le gisant de Louis Malet de Granville. Le dossier des Monuments Historiques, avec plans et photos, est visible ici : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FI…

Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, homme d'état et juriste français, était priopriétaire du château où il fut exilé en 1771 par lettres de cachet, suite à son opposition à la réforme de Maupéou qui supprime les parlements régionaux, défenseurs des privilèges locaux de la noblesse. Il rédige alors les Remontrances. Partisan des idées nouvelles et directeur de la Librairie Royale en 1744, il se sert de ce poste pour soutenir l'Encyclopédie et abrite les papiers de Diderot. En 1770, Malesherbes aménage un jardin des Plantes dont le portail existe encore. En 1774, Maupéou est renvoyé par Louis XVI qui réinstalle les Parlements tels qu'ils étaient. En 1775, il est secrétaire d’État à la Maison du roi. Son entrée au ministère, avec celle de Turgot, suscite l’enthousiasme dans l’opinion libérale. Julie de Lespinasse, égérie de l'Encyclopédie et animatrice d'un salon littéraire très couru, rue de Bellechasse à Paris, écrit à un ami : « Oh, pour le coup, soyez assuré que le bien se fera et qu’il se fera bien, parce que ce sont les lumières qui dirigeront la vertu et l’amour du bien public. Jamais, non jamais, deux hommes plus vertueux, plus désintéressés, plus actifs, n’ont été réunis et animés plus fortement d’un intérêt plus grand et plus élevé. Vous le verrez, leur ministère laissera une profonde trace dans l’esprit des hommes. [...] Oh ! Le mauvais temps pour les fripons et les courtisans ! ». Mais les désillusions sont rapides. Aussi Malesherbes tente-t-il en vain d’abolir le système des lettres de cachet. Il démissionne l’année suivante, lors du renvoi de son ami Turgot, en mai 1776, après avoir tenté de supprimer les privilèges et les corvées. De 1787 à 1788, il est membre du Conseil d’En-haut. Il propose des réformes mais il n’est pas écouté. À l'instigation de Louis XVI, il publie cependant en 1785 un Mémoire sur le mariage des protestants (Texte ici : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k47036g ), puis fait adopter en 1787 l'Édit de Tolérance qui organise l’état civil des non-catholiques, initiant ainsi un début de reconnaissance de la pluralité des confessions.

En 1792, il rend visite à sa fille émigrée à Lausanne, mais revient vite en France, pourtant sans illusion sur la Révolution. Par fidélité au roi qui pourtant ne l’aimait guère, il se porte volontaire pour prendre sa défense à son procès et écrit au président de la Convention : « J’ignore si la Convention nationale donnera à Louis XVI un conseil pour le défendre, et si elle lui en laissera le choix. Dans ce cas-là je désire que Louis XVI sache que, s’il me choisit pour cette fonction, je suis prêt à m’y dévouer ». Louis XVI répondit : « Votre sacrifice est d’autant plus généreux que vous exposez votre vie et que vous ne sauverez pas la mienne » . Plus tard, c’est Malesherbes qui signifia au roi sa sentence de mort, le 20 janvier 1793. On se souvient de lui en pleine Terreur et, au mois de décembre, on vient le chercher dans sa retraite. Il est ramené à Paris et incarcéré avec sa famille pour « conspiration avec les émigrés ». Son gendre Louis Le Peletier de Rosanbo est guillotiné le 21 avril 1794. Le lendemain, sa fille Antoinette, sa petite-fille Aline et son mari Jean-Baptiste de Chateaubriand, frère de l'écrivain, et deux de ses secrétaires sont exécutés avec lui.


Chapelle privée du château de Rouville, ancienne église de Rouville (XIVe-XIXe) [MH]

Le château de Rouville, du XVe et du XVIe, était l'un des châteaux les plus fortifiés du Moyen-Age, protégeant entre autres la vallée de l'Essonne et l'un des accès sud de Paris. Il reconstruit en 1492, et adopte aujourd' hui un plan en U autour d' une cour centrale terrassée. La courtine est a été démolie au 18e siècle. Ce logis défensif médiéval a été restauré vers 1846 par les architectes CHATELAIN et LAVENANT , qui proposaient l' adjonction d' une tour polygonale demi-hors-oeuvre au centre de la façade est. Une tourelle suspendue reposant sur un cul-de-four était prévue dans l' angle sud-ouest. L' intérieur a été fortement modifié. A partir de 1863, Ernest et Alphonse-Gabriel d' Aboville ont fait restaurer le château par l' architecte MAGNE dans un style néo-Renaissance en construisant notamment une galerie adossée à la courtine ouest et en régularisant les ouvertures. Certaines boiseries intérieures ont été complétées par d' autres provenant des châteaux de Chemault, démoli en 1850, et de Rumont, ruiné aujourd'hui.

L' ancienne église paroissiale médiévale de Rouville, datant du XIVe, devenue bien national en 1793 et vendue par la suite, a été rachetée en 1816 par les propriétaires du château qui en ont fait une chapelle privée et qu' ils ont restaurée, en refaisant le porche, les vitraux, le maître-autel). Un clocher-mur lui a alors été adjoint : situé sur le faîte du pignon ouest (façade), il prend la forme d'un lanternon carré en encorbellement, à jour, dans lequel est installée la cloche, et est surmonté d'une courte flèche en pierres. La chapelle, à nef unique, est pourvue de transepts carrés revêtus de treillis au XIXe, donnant dans le parc et sur les communs. Les communs sont conservés à proximité du château, autour d' une basse-cour, ainsi qu' une fuie ronde. L' ensemble est situé au nord-ouest d' un vaste parc paysager planté après 1850 en conservant des essences déjà en place, qui descend vers le cours de l' Essonne. L' orangerie du 18e siècle a été conservée dans le parc.

Le dossier d'étude des Monuments Historiques, avec photos, est visible ici : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FI…

Le château est ouvert du 1er mai au 30 octobre les samedis, dimanches et lundis de 10h à 12h et de 14h à 18h (2.5€ piur les adultes, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans). En dehors de ces périodes, téléphoner au 02 38 34 78 25. Situé à 1.5 km du centre de Malesherbes en direction de Boigneville (Essonne), au nord, le château est accessible à pied par le GR1.

Type d'Edifice: Chapelle privée
Nom de l'Edifice : du château de Rouville
Siécle de l'édifice: XIVe-XIXe
Forme du clocher : lanternon à flèche (clocher-mur)
Clocher en péril : non

Anciennes églises

Ancienne église de Rouville (XIV). Bien national à la Révolution, elle est vendue puis rachetée en 1816 par les seigneurs de Rouville qui en font leur chapelle privée et la restaurent. Elle existe toujours.

Ancienne église de Trézan. Bien national à la Révolution, elle est arasée en 1821. Une pierre tombale double du XIIIe est transférée alors à Malesherbes. L'ancienne église était dédiée à Saint-Guillaume ou à Notre-Dame, les deux cultes étant présents dans l'oratoire érigé en 1897 à son emplacement.

Ancien couvent

Ancien couvent des Cordeliers. Fondé au XVIe, il fut dispersé en 1790 et détruit en 1793.


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MessagePosté le: Mar 3 Nov - 15:48 (2009)    Sujet du message: Publicité

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