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Les Granges-le-Roi (91410)

 
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MessagePosté le: Jeu 8 Oct - 15:25 (2009)    Sujet du message: Les Granges-le-Roi (91410) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Léonard

L'église Saint-Léonard des Granges, qui existait déjà avant 1150, fut concédée à cette date, par Goslin de Lèves, aux chanoines augustins de l'abbaye de Saint-Chéron-lès-Chartres. On trouve en 1170 une transaction entre le prieur et ses habitants, pour " le luminaire de la Saint-Barthélemy " (AD Eure-et-Loir, fonds de Saint-Chéron).

À partir du XIIIe siècle les prieurs eurent des difficultés à percevoir la dîme de vin des Granges, principale ressource du territoire. L'église Saint-Léonard partageait avec celle de Dourdan les offrandes et les legs pieux des propriétaires du pays, et son revenu s'élevait au XIIe à l'quivalent de 4000 F de 1900, selon les estimations des historiens de l'époque. En 1217, devant deux chanoines de Paris, délégués par le pape, est signée, à la demande des parties, une transaction entre l'abbé de Saint-Chéron et le curé des Granges « au sujet des dîmes des vignes et menues dîmes possédées à Dourdan par ce dernier ». Le procureur de Saint-Chéron revendique pour le couvent ces dîmes au nom du droit paroissial, et le curé des Granges, Barthélemy Jorri, après preuve et délibération, se décide à reconnaître qu'il rendra chaque année de bonne foi au couvent la dîme des vignes. Quant aux menues dîmes, tant qu'il vivra, il les recueillera au nom du monastère et, en reconnaissance, il devra, au jour de la collecte des dîmes, 2 deniers. Après son décès, les dîmes reviendront intégralement au monastère.

Le patron de l'église, saint Léonard, était l'objet du pèlerinage des mères de la contrée qui y portaient leurs enfants qui ne parlaient que tard. On voit, dans le chœur et dans le milieu de la nef, des pierres tombales du XIVe siècle et du XVe siècle, qui portent les noms des laboureurs de la paroisse, spécialement des terres de l'abbaye de Louye. L'église a été maintes fois remaniée : au XIIIe, au XVe et au XVIIe. Il ne reste de l'église primitive du XIIe que le portail Ouest. La nef date du XIIIe. Les bas-cotés ont été ajoutés au XVe dans le style ogival, le choeur et le clocher au XVIIe, sans doute sur des bases plus anciennes pour cette dernière, le choeur étant situé avant 1650 à l'extrémité de la nef, fermée par un chevet plat. Le maître-autel, comme à Saint-Chéron ou Dourdan, date du XVIIe. Sa principale caractéristique est sa haute tour carrée, couverte d'un toit à deux pans, qui se voit de très loin. Des bâtiments du prieuré sont conservés au sud de l'église, de l'autre coté du clos qui devait servir, au moins jusqu'à la moitié du XVIIIe comme à Dourdan, de cimetière. Devant le porche se trouve un chapitreau, ou petit toit en avancée, dont la date de construction est inconnue; lui aussi est typique à la région, on en trouve même deux pour l'église du bourg de Sermaise, l'un au sud et l'un à l'ouest.

La tour clocher est haute de 30 mètres. Sa stabilité est assurée par son fort empattement et ses contreforts massifs aux quatre angles. Elle a dû jouer au moins deux rôles: la défense d'une part, puisqu'une canonnière porte dans sa partie inférieure un trou qui permettait d'orienter le tir d'une pièce à feu, et, plus curieux, elle était le lieu de stockage du grain : deux ouvertures bouchées auraient pu permettre à l'aide d'échelles de pénétrer dans la tour pour y engranger plus facilement les récoltes. En 1842, les deux anciennes cloches furent fondues pour en composer deux nouvelles, bénies le 3 juillet.

Une association a été montée en 2000 pour restaurer l'église du village : http://sos.eglise.free.fr Partout, de gros travaux s'imposent : les charpentes sont fragilisées dans la nef, les bas-cotés souffrent, comme le choeur, du peu de profondeur des fondations, les infiltrations menacent les murs, les nervures du choeur sont à remonter, quinze mètres dans le clocher sont vides, sans liaisonnement des façades (sans doute le volume sous la chambre des cloches et celui des cloches), les murs de la tour sont fissurés à cause des vibrations dues aux cloches et au vent, et les descentes d'eau pluviales sont quasi inexistantes. Tout cela, qui est un tableau relativement habituel de l'état d'églises rurales, réparées à coups d'expédients pendants les derniers siècles, entraine un risque sérieux de péril pour le bâtiment. Actuellement, des travaux de réfection extérieure du choeur sont entrepris, avec l'aide de la région, et se poursuivront jusqu'en 2011. L'église est toujours fermée pour cause de sécurité et de travaux, la clé se trouverait à la mairie.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Léonard
Siécle de l'édifice: XIIIe-XVe-XVIIe
Forme du clocher : bâtière
Position du clocher: clocher latéral
Clocher en péril : en cours de sauvetage

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et clocher
coté nord
coté sud et choeur
vue de la façade

le clocher

Abbaye

Abbaye de L'Ouye, en forêt de l'Ouye

Selon la légende, elle fut fondée en 1163 par la volonté du roi Louis VII le Jeune qui donna aux moines de Grandmont des terres dans la forêt de l'Ouÿe, pour y fonder une abbaye, afin de remercier Dieu de lui avoir permis d'ouïr les appels de ses compagnons alors qu'il s'était égaré dans la forêt. Ce serait une erreur de transcription qui aurait fait connaître les frères de l'Ouÿe sous le nom fratres nostri de Auditorio (nos frères de l'Auditoire) au lieu de fratres nostri de Oratorio (nos frères de l'Oratoire). En fait, comme l'étymologie de la forêt où se situe l'abbaye l'indique, il semble qu'il existait déjà, depuis l'antiquité tardive, un oratoire ou des oratoires (oratorium/oratiora > orio/oria > ouia, d'où Loya et l'Ouÿe)qui avaient remplacé un sanctuaire païen, comme ce fut le cas à quelque kilomètres de là, à Sainte-Mesme (aujourd'hui dans les Yvelines), de l'autre côté de la forêt. J. Guyot, l'historien de Dourdan, distant d'à peine 3 km, se fait l'écho de cette tradition indiquant l'existence d'un oratoire précédent la fondation de l'abbaye. D'ailleurs, la charte de fondation donnée par Louis le Jeune indique l'existence d'une enceinte de fossés, séparant le sanctuaire du reste de la forêt : " Locum de Loy â cum nemore et terra sicut fossatis undique cingitur et distinguitur ".

Cette sorte d'enclos est concédé à perpétuité aux religieux de Grandmont, ordre fondé en Auvergne par saint Étienne de Muret vers 1076, obéissant à la règle de saint Benoît.
Le roi avait pris soin d'obtenir des habitants des Granges le roi renonciation de tous leurs droits qu'ils pouvaient avoir sur les bois de Louye. Une charte datée d'Etampes de 1163 conserve les termes de cette donation royale. L'Ouÿe forme une sorte de vallée solitaire dominée de toutes parts par des versants boisés. En 1255, saint Louis réitère le don de la forêt aux religieux de Grandmont. Il semble en effet que son père Louis VIII le Lion et son grand-père Philippe-Auguste se soient réservé pour eux, pour domaine de chasse, la giboyeuse forêt. Pour ce faire, il expédie des lettres de restitution datées de Vincennes. (Cf Recueil de chartes et pièces relatives au prieuré N-D. des Moulineaux, publié par Auguste Moutié, 1847, p 78).

Selon un inventaire conservé aux archives départementales de l'Eure-et-Loir, rien ne laisse supposer qu'au cours des XIIe et XIIIe siècles l'abbaye possédait autre chose que les bois qui lui avaient été concédés et quelques rentes en grains et en argent sur les Templiers de Paris par la reine Alix. En 1213 une donation de l'évêque de Chartres, Renaud, aux frères de L'Ouÿe devient l'origine d'un interminable procès entre le monastère de Saint-Chéron de Chartres et L'Ouÿe. L'évêque de Chartres avait acheté « quelques dîmes menues et grosses sur les paroisses de Dourdan et des Granges » à Robert de Guillerville, avec l'assentiment et mainlevée des personnes dont relevaient les terres. Entre autres Hugues de Marchais les donne en pure et perpétuelle aumône aux frères de L'Ouÿe. Malheureusement l'évêque donnait ce qui ne lui appartenait pas : le vendeur, Robert de Guillerville détenait injustement les dîmes au préjudice des chanoines de Saint-Chéron de Chartres et ceux-ci s'empressèrent de former opposition. En conséquence, l'abbé de abbaye Saint-Victor de Paris et le prieur de Sainte-Geneviève de Paris formèrent délégation. Un premier décret du doyen de Rochefort donne raison à Saint-Chéron mais demeure sans exécution. Au bout d'un an, un second décret du doyen de Chartres est émis avec excommunication. Un accord entre les deux abbayes intervient pour faire juger leur cause par des arbitres, avec une amende de 100 livres parisis en cas de dédit et cautions fournies de part et d'autre. En février 1219, une sentence arbitrale est rendue par l'archidiacre de Paris et le chanoine Gautier Cornu, le futur archevêque de Sens, mettant les abbé et couvent de Saint-Chéron en possession de toute la dîme en blé et en vin, et menue dîme venant de Robert de Guillerville, à la charge de payer en quatre ans, au couvent de Louye, un dédommagement de 160 livres parisis. Ce jugement est confirmé et approuvé par l'évêque de Chartres en mars 1219. Les frères de L'Ouÿe présentent enfin quittance des 160 Livres représentant le prix d'achat des dîmes de Guillerville et abandonnent complètement leurs droits sur lesdites dîmes.

Les religieux y sont d'abord nombreux puis le nombre est réduit à la suite d'un chapitre général de l'ordre tenu à Grandmont en 1295. L'Ouÿe n'est plus habitée que par sept religieux et sa pension annuelle à la maison-mère est fixée à 20 livres. Deux enceintes, l'une extérieure, l'autre intérieure, renfermaient les bâtiments claustraux et réguliers, le jardin et les dépendances servant à l'exploitation agricole et l'église. Ce double enclos s'appelait franchise parce qu'il jouissait de nombreux privilèges accordés à l'ordre de Grandmont par les rois et les souverains pontifes : l'exemption de la juridiction épiscopale et ordinaire du diocèse, la permission accordée aux religieux de sonner les cloches et d'officier même en temps d'interdit général et d'exercer les fonctions curiales à l'égard de leurs domestiques et commensaux, l'exemption de toute dîme pour tout ce qui se recueillait dans l'enclos, l'exemption de toute mouvance, cens, servitudes, tailles, logements de gens de guerre, et autres impôts et servitudes, et le droit de haute, moyenne et basse justice dans l'étendue de l'enclos. Pour justifier tous ces droits et privilèges à la fois séculiers et temporels, le prieuré de L'Ouÿe conservait un manuscrit, aujourd'hui perdu, contenant cent rôles de parchemin où étaient les bulles, règles et privilèges concédés à l'ordre.

La règle de Grandmont était très sévère. Elle fut une première fois modifiée en 1247 par le pape Innocent IV puis par Clément V en 1309. Lors de la réformation de l'ordre, en 1317, la maison de L'Ouÿe, dont le supérieur portait le nom de correcteur ou maître, fut érigée en prieuré-chef. Il se vit annexer les monastères de Bois-Saint-Martin et des Moulineaux, au diocèse de Chartres, et celui de la Coudre ou de Sainte-Radegonde, au diocèse de Sens.

En 1770 l'ordre fut dissous et l'abbaye abandonnée, mais en 1773 elle fut a nouveau occupée par des religieuses Bénédictines de Saint-Rémy des Landes sous la tutelle de Mme de Portal qui devint la mère abbesse. Les dames de la noblesse venaient s'y reposer, et les jeunes filles y parfaire leur éducation. Mais ce fut aussi un lieu d'internement, la Princesse de Rohan y séjourna en 1779. Sous la Révolution Mme de Portal fut arrêtée pour avoir eu une correspondance avec Melle de Rohan, émigrée. Elle fut guillotinée le 27 juin 1794.

Depuis 1945, l'abbaye est occupée par des Ursulines qui y reçoivent des groupes de réflexion et de prière. Il reste sur place l'église abbatiale Notre-Dame de l'Ouye, le cloître et le colombier construit entre 1516 et 1518, seul colombier en briques de l'Ile de France, en attente de restauration par les Ursulines. On peut l'aborder par trois chemins diffèrents :

- depuis Dourdan, descendre sur le boulevard qui borde la ville au sud, (ou depuis la vieille ville, prendre la route d'Ablis et bifurquer sur ce boulevard au rond-point, à gauche) et prendre la route de l'Ouye, indiquée à droite. Suivre cette route, dépasser le hameau, puis entrer en forêt. Continuer à travers la grande pâture, puis à travers le coeur de la forêt. A la deuxième éclaircie, l'on voit les bâtiments de l'abbaye.
- depuis Corbreuse, en prenant la route de Dourdan et à droite, un petit chemin, par le champ puis à travers la forêt, aboutissant devant le porche de l'abbaye, 1 km plus loin.
- depuis Les Granges le Roi, en suivant le chemin des Messes ou les autres sentiers aménagés par les associations locales de protection de la nature. Il s'agit donc de descendre du bourg (forte dénivellation, chemins étroits et boueux l'hiver!), traverser un grad pré, puis bifurquer à gauche à la fourche, sur le grand chemin, traverser une autre avancée de la forêt jusqu'à déboucher dans une grande éclaircie, où se trouve l'abbaye.

A coté de la chapelle, qui n'a pas de clocher, il y a un oratoire aménagé dans l'ancienne salle capitulaire, qui a été, comme une grande partie du couvent, restaurée dans le style néo-gothique au 19e. C'est alors que la moitié de l'église conventuelle est transformée en logements pour les soeurs, que le clocher est supprimé, que des communs sont rajoutés, qu'un nouveau cloître est élevé (il a été supprimé depuis) et que le parc est planté. D'autres communs datent du XVIIe (auprès du logis), du XVIIIe (une grange, des anciennes écuries, une fuie secondaire derrière, coté verger).

Les Ursulines ont quitté le couvent en 2012 car il était trop lourd à entretenir et l'ont vendu; depuis, il ne se visite plus.

Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : Abbaye de l'Ouye
Siécle de l'édifice: XIe-XIIIe-XIVe-XVIIIe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Eglise abbatiale
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de l'Ouye
Siécle de l'édifice: avant XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de l'Ouye
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

PHOTOS Arrow Arrow Arrow http://lfdc91.canalblog.com/albums/abbaye_de_l_ouye/index.html


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MessagePosté le: Jeu 8 Oct - 15:25 (2009)    Sujet du message: Publicité

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