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Dourdan (91410)

 
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MessagePosté le: Lun 5 Oct - 17:24 (2009)    Sujet du message: Dourdan (91410) Répondre en citant

Plan de la ville et du patrimoine religieux :


Eglise

Eglise saint-Germain l'Auxerrois, anciennement collégiale

L'église Saint-Germain-d'Auxerre est implantée en centre-ville de Dourdan, face au château, sur la partie droite de la place du Général de Gaulle qui accueille la grande halle du marché. Elle domine la rive gauche de la rivière l'Orge.

Une première église aurait été fondée par Bertrade de Laon, mère de Charlemagne au VIIe siècle. La construction de l'église actuelle débuta en 1150 sous la direction des chanoines de Saint-Chéron et fut achevée au XIIe siècle. En 1428, durant la Guerre de Cent ans, la troupe de Salisbury endommagea gravement les parties hautes, elle ne fut restaurée qu'à la fin du XVe siècle, gagnant au passage des chapelles latérales. Pendant les guerres de religion, l'église fut à nouveau endommagée par les huguenots, qui ont brûlé la toiture, brisé les vitraux, et fondu les cloches pour en faire des boulets. En 1641, les flèches asymétriques furent ajoutées; en 1648, Anne d'Autriche offrit les quatre colonnes de la chapelle de la Vierge. En 1689, l'ajout de la chapelle de la Vierge, au chevet, porta la longueur totale de l'édifice à cinquante mètres.

À nouveau ravagée sous la Révolution française, l'église fut transformée en « Temple de la raison victorieuse » puis en prison jusqu'en 1795. Au XIXe siècle, l'église presque ruinée fut réhabilitée grâce à la volonté de l'abbé Gérard et les dons des paroissiens en moins de dix ans. Depuis le 26 octobre 1967, l'église est classée parmi les monuments historiques.

L'église est longue de cinquante mètres, large de dix-huit, la flèche nord culmine à cinquante mètres. Une autre flèche se dresse sur la crête du toit. À l'intérieur de l'église, on peut voir une dalle funéraire ornée à l'effigie de Guillaume de Chatillonville qui servit de pont pour enjamber un fossé sous la Révolution. Elle est revenue dans l'église après avoir été récupérée par un Dourdannais. La châsse des reliques de Saint Félicien en verre et métal précieux qui fut offerte par Marguerite-Louise d'Orléans, grande duchesse de Toscane en 1695 est exposée chaque 9 juin. Des portraits des curés de l'église depuis la Révolution, en particulier celui de l'abbé Gautier, complètent la décoration.

Au début du XIXéme siècle, l'église nous est décrite comme presque en ruine. Mais il faudra attendre 1869 pour que commencent les grands travaux de restauration menés par le dynamique Abbé Gérard (voir son mémorial à gauche à l'entrée de la Nef). A l'extérieur, l'église sera dégagée des édifices qui l'enserrent. A l'intérieur, la Nef sera entièrement consolidée (en témoignent les deux piliers de gauche réédifiés à cette époque sur la base des colonnes du XIIIéme siècle).. La voûte elle-même sera pratiquement reconstruite en matériaux légers. L'orgue, construit en 1870 par Goyadin, est classé depuis le 21 janvier 1981. La première cloche en bronze fondue en 1599 est classée depuis le 22 juin 1908, la seconde, baptisée Germaine fut fondue en 1778 en bronze et est classée depuis le 3 décembre 1984. Un coffre dans la sacristie est daté de 1733 et classé depuis le 19 janvier 1931.

Historique et plan de l'église :


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Germain l'Auxerrois
Siécle de l'édifice: XIVe-XVe-XVIIe-XIXe
Forme des 3 clochers : flèches
Position des clochers: clocher double (deux flèches de part et d'autre de la façade) et une au-dessus de la nef
Clocher en péril : non

Photos (22) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade
coté sud
chevet
coté nord

porche nord
depuis le château
l'église le soir

Intérieur (15) :

la grande nef

bas-coté gauche
chapelle latérale
autel du bas-coté

vitraux du chevet
maître-autel

autel du bas-coté droit
ce bas-coté
une chapelle latérale et son bas-coté

vue vers la tribune de l'orgue
colonnettes du triforium

escalier desservant le clocher
La Cène, haut-relief du XVe

Chapelles

Chapelle Notre-Dame (XVIIIe)

Le couvent a été fondé par les Filles de l'Instruction Chrétienne en 1693. En 1835, l'établissement est filé aux soeurs de Saint-Paul de Chartres jusqu'en 1913 ou le clergé local et les paroissiens commencent à gèrer l'établissement, toujours propriété des soeurs.

L'abbé Etienne Fèvre est né le 18 octobre 1904 à Athis-Mons en Essonne. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1939 au tout début de la deuxième Guerre Mondiale en septembre 1939. Il est mobilisé comme adjudant. Blessé dans un bombardement, le 6 février 1940, il est enseveli sous la neige ; il aura la moitié du corps gelé. Toute sa vie, il souffrira des suites de ces événements. Le 15 août 1940, il est revient à Dourdan décoré de la Croix de Guerre. Il entre dans la Résistance. Bien des personnes lui doivent la vie. Le 6 janvier 1944, à la sortie de sa messe à l'hôpital, l'abbé Etienne Fèvre aperçoit la Gestapo. Il comprend tout de suite que ces hommes l'attendent. Au lieu de se rendre au presbythère comme à son habitude, il décide de s'enfuir. L'abbé Fèvre parvient à se sauver par la Porte de la Liberté (une des portes de l'école Notre Dame, située juste sous le clocher de la chapelle). Après la guerre, Il est nommé chevalier de la légion d'honneur. Il meurt 13 juin 1956. Une plaque apposée sur ladite porte commémore l'événement.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame
Siécle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la Porte de la Liberté
vues des bâtiments

Chapelle de l'Hôtel-Dieu (XVIIIe-XIXe)

L'hôtel-Dieu, dont l'origine remonte à 1324, est probablement contemporain du château. De fondation royale, il est situé au c'ur de la ville, conformément à la règle en vigueur, proche du château féodal et de l'église. Sa mission est d'accueillir les passants fatigués, les pèlerins sur le chemin de Compostelle, les vieillards et les orphelins indigents de la ville. L'établissement connait des fortunes diverses selon les époques. Jusqu'à la Révolution, ses ressources proviennent exclusivement de la générosité des bienfaiteurs locaux. Au XVIIe siècle, le corps de logis fait environ 18 mètres de côté, comprenant la chapelle, deux salles de malades, l'administration et les communs. Au siècle suivant, grâce à des donateurs fortunés, tels que la grande duchesse de Toscane et le duc d'Orléans, tous deux cousins germains de Louis XIV, ainsi que le riche chevalier Alexandre de Passard, lieutenant de la vénerie du roi, l'hôtel-Dieu est entièrement reconstruit sur le même emplacement. Le nouveau bâtiment est prolongé d'une aile droite et d'un corps en retour d'équerre.

En 1853, l'aile gauche est bâtie afin d'accueillir les enfants et les vieillards. De simple salle d'asile, l'établissement devient un hôpital. Trop exigu, il est transféré en périphérie de la ville en 1970. Au début du XXIe siècle, l'hôtel-Dieu est, comme à l'origine, un lieu d'accueil pour les vieillards dépendants.

La chapelle, visible depuis la rue, est un édifice rectangulaire éclairé par de grandes baies rectangulaires garnies de vitraux; le toit est couronné d'un lanternon en bois et ardoises de forme octogonale, couvert en bulbe. Elle est dédiée à Saint-Jean l'Evangéliste et est en péril, à cause de sa charpente fragile et de sa voûte en voie d'effondrement qui en interdisent l'accès. Restaurée au XIXe siècle, elle est alors décorée de vitraux et de boiseries. Le bâtiment a été désaffecté. Les reliques, notamment celles de saint Félicien, offertes par la grande duchesse de Toscane, sont conservées dans l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, et quelques tableaux ont été déposés au musée municipal. Un vitrail du XIXe représente Louise de Morillac, fondatrice au XVIIe de l'ordre des soeurs de la Charité, et qui obtient d'Anne d'Autriche que 3 soeurs soient affectées à l'Hôtel-Dieu de la ville. Alexandre PASSART, grand mécène de l'Hôtel-Dieu, est inhumé dans la chapelle en 1696. On peut voir ici la dalle funéraire : http://fr.topic-topos.com/dalle-funeraire-d-alexandre-passart-dourdan . D'autres vitraux représentent Saint-Vincent de Paul, Jean-Gabriel Peyreboire, martyre en Chine en 1840 (l'inscription en chinois au bas du vitrail signifie "propagation d'une religion infâme"), et Saint-Jean l'Evangéliste, patron de la chapelle.

Le tombeau de l'autel a été réalisé par LOUBIERE, de Paris. Les sculptures sont exécutées par Dupuis et les peintures par Philippon, tous deux originaires de Dourdan. Le retable provient de l'abbaye Saint-Rémy-des-Landes, près de Clairefontaine-en-Yvelines, dans la forêt de Rambouillet. Le tableau, décorant le maitre-autel, a été peint par Louis Roux au XIXe siècle. Il représente la mort de saint Vincent de Paul ou sa dernière communion. Saint Vincent de Paul (1580-1660) est ordonné prêtre en 1600. Après avoir été prisonnier des Barbares pendant deux ans, il devient l'aumônier de Marguerite de Valois en 1610, curé de Clichy l'année suivante et précepteur des enfants d'Emmanuel de Gondi en 1613. En 1619, il est nommé aumônier général des galères. Menant des missions d'apostolat et de charité auprès des pauvres, il crée des institutions charitables, dont la congrégation des Prêtres de la mission, surnommés ' lazaristes ' en raison de leur installation dans l'ancienne léproserie de Saint-Lazare, à Paris.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Jean-l'Evangéliste
Siécle de l'édifice: XVIIIè-XIXe
Forme du clocher : lanternon octogonal
Position du clocher: sur le toit
Clocher en péril : oui

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

porche d'entrée

vues de la chapelle et des bâtimentsd de l'Hôtel-Dieu

Couvent

Couvent des Dominicaines de la Présentation (depuis 2002).

Le 14 octobre 1653 naissait dans la bourgarde de Dourdan Marie Poussepin dans une famille d’artisans de bas de soie. En 1680, elle devra prendre la tête de l’entreprise familiale, alors en situation précaire. Judicieusement, elle se rend compte que l’industrie du bas de laine offre plus de débouchés et entreprend de remplacer l’aiguille par le métier à tisser, à tel point que Dourdan deviendra le deuxième centre du royaume en production de bas de laine. Elle profite de cette situation pour offrir à de jeunes garçons la possibilité d’un apprentissage sans qu’ils payent de taxe, sous réserve qu’ils fabriquent un certain nombre de bas. Nous sommes au "siècle d’or" de Louis XIV et de Colbert. Pour autant, la misère règne. C’est à cette époque que Vincent de Paul (1580-1660) regroupe avec lui quelques bonnes volontés afin de venir au devant de cette misère-là. C’est ainsi que naissent les "filles de la Charité". En 1690, elle laisse l’entreprise à son frère Claude, et deux ans plus tard, en 1692, elle est reçue dans la Fraternité du Tiers-Ordre de saint Dominique. Elle entretient des liens étroits avec le père François Mespolié, prédicateur renommé, qui la conseille et l’encourage dans son intuition.

En 1696, elle quitte Dourdan pour le village de Sainville, en Beauce, où la pauvreté règne plus gravement qu’à Dourdan. Il n’y a d’école que pour les garçons. Elle écrira plus tard "l’ignorance y était grande, pour ne rien dire de plus." Sa communauté débutera avec quelques jeunes filles pauvres. Ce qu’elle souhaite, c’est une communauté de la famille de saint Dominique. Elle est la première soeur de charité dominicaine, sans clôture. Celle-ci prendra plus tardivement, après s'être fortement développée, le nom de Congrégation des Soeurs de Charité Dominicaines de la Présentation de la Sainte Vierge.

La maison où naquit la Révérende Mère Poussepin, béatifiée en 1994, une grande bâtisse située au 1er croisement de la rue d'Etampes, si l'on part des Halles près de l'église, existe toujours. Conservée et transmise de propriétaire en propriétaire, elle a été rachetée par l'ordre en 2002 qui y a installé une communauté de 6 soeurs. La communauté apostolique possède une chapelle sous les toits, invisible de la rue, et sans clocher. Le volume triangulaire sous la charpente en bois invite au recueillement et à la prière.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des dominicaines de la Présentation de Tours
Siécle de l'édifice: XIXe (maison) - XXIe (fondation du couvent)
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du couvent des dominicaines
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le couvent

vues intérieures de la chapelle


Dernière édition par Admin le Ven 24 Déc - 23:37 (2010); édité 10 fois
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MessagePosté le: Lun 5 Oct - 17:24 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 5 Oct - 17:26 (2009)    Sujet du message: Dourdan (91410) Répondre en citant

Ancienne église

Ancienne église Saint-Pierre (XIe-XIIe-XVIIIe), près de l'Hôtel de Ville

L'église Saint-Pierre dépend de l'abbaye de Morigny, rattachée au diocèse de Sens. Construit au XIIe siècle, l'édifice, massif, est surmonté d'une flèche, régulièrement abattue par les vents ou la foudre. En 1693, Faisant, le charpentier qui travaille à la construction de la chapelle de la Vierge de Saint-Germain-l'Auxerrois, est chargé de restaurer le clocher. Aussi dresse-t-il un plan, visible ici : http://fr.topic-topos.com/image/bd/plan-de-restauration-du-clocher-de-legli… . Il meurt avant le début des travaux, et le chantier est alors confié à Claude Monclin, charpentier à Dourdan. En 1725, Michel LEVY fait construire une vaste demeure dont l'extrémité jouxte le chevet de l'église. Le cimetière est transfèré en 1764 à l'emplacement de l'ancien Jeu de Paume par les soins de m. de Verteillac. L'église, en mauvais état, cesse de servir au culte en 1791. Le 10 novembre de la même année, sa paroisse est fusionnée avec St Germain, celle du centre. Une partie du mobilier y est transporté, le reste vendu. Elle sert de prison de 1793 à 1812; le 5 juin elle est rendue à la fabrique de St Germain, qui obtient par ordonnance de Louis XVIII de la démolir en 1816, de vendre les matériaux et de céder le terrain à la commune. A coté de ce qui est aujourd'hui la mairie, seul reste aujourd'hui un pan de l'abside.

Marie POUSSEPIN qui fondera l'ordre des Soeurs dominicaines de la Présentation de Tours y est baptisée le 14 octobre 1653.

Vues des vestiges de l'église :


Ancienne chapelle

Ancienne chapelle Saint-Laurent (XIIIe), détruite en 1930, située rue Saint-Laurent.


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