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Alençon (61000)

 
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MessagePosté le: Ven 28 Aoû - 22:36 (2009)    Sujet du message: Alençon (61000) Répondre en citant

Eglises

Basilique Notre-Dame

Située au coeur de la ville d’Alençon, cette église - basilique étonne par la richesse du message de ses verrières, par l’harmonie de sa nef gothique ainsi que par la délicatesse de la décoration flamboyante de son porche, une triple dentelle de pierres. Le plus ancien cimetière après celui de la paroisse de Saint-Pierre-de-Montsort était celui de Notre-Dame qui, dès le IXe siècle, au temps du vieux bourg et de Guillaume Talvas, occupait les alentours de l'église. Son territoire fut, au XIe siècle, agrandi d'une parcelle de terrain que Pierre Chancé, prieur de la paroisse, représentant de l'abbaye de Lonlay, offrit, en 1245, et qui est certainement aujourd'hui une partie de la place de la Madeleine que nous connaissons sous le nom de Marché.

Une église romane, déjà dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, existait sur ce site au 12° siècle. Elle dépendait d’un prieuré fondé par l’abbaye de Lonlay. Devenue ensuite église paroissiale, elle fut agrandie. La construction de l’actuelle nef commence sous Charles III en 1356. Délimitant les cinq travées, les puissantes piles fasciculées aux chapiteaux réduits témoignent de cette reconstruction du début du 15°siècle. Le chantier reprend vers 1470 avec l’achat du terrain pour implanter les actuels bas-côtés. Les travaux se poursuivent jusqu’au début du 16°siècle. A la base des fenêtres hautes, le triforium conserve une décoration gothique classique. Autour de 1500, au temps de la duchesse Marguerite de Lorraine, un nouveau maître d’œuvre, Jehan Lemoine, révolutionne le projet architectural. Il construit le porche de la Transfiguration et dote la nef de sa voûte en étoiles aux nervures richement décorées, épaulée à l’extérieur par des arcs-boutants à deux volées. Des chapelles prennent place entre les culées des arcs-boutants. L’édifice est bâti dans le style gothique flamboyant, caractéristique en Normandie du Moyen-âge tardif, et subit par la suite des transformations. Le portail est mutilé pendant les Guerres de Religion. En août 1744, la foudre s’abat sur le clocher de bois et l’incendie, détruisant le chœur et les transepts. L’ingénieur Perronet reconstruit entre I745 et 1762 cette partie de l’église et implante, à la croisée du transept, le clocher trapu.

Pendant la Révolution française, l’église est pillée et dévastée. Au milieu du 19° siècle, elle menace ruine. Comme pour d'autres église smajeures françaises, comme, pêle-mêle la cathédrale de Nantes, la Collégiale de Mantes ou l'église gothique de Langrune-sur-Mer, des campagnes de restauration se succèdent. Louis et Zélie Martin, parents de Sainte Thérèse de Lisieux, se marient le 13 juillet 1858 à Notre-Dame d'Alençon. Sainte Thérèse de Lisieux y a reçu le sacrement du baptême dans les deux jours suivants sa naissance le 4 janvier 1873. La robe de cette cérémonie est exposée dans l'église. On peut aussi apercevoir un vitrail contemporain représentant la cérémonie.Après la béatification du couple Martin le 19 octobre 2008 à Lisieux et des pèlerinages effectué à Alençon, Notre-Dame d'Alençon est érigée par Benoît XVI le 10 août 2009 en basilique mineure.

Les onze verrières du 16° siècle sont des témoins incomparables de l’art des peintres- verriers de la Renaissance. Au cours des siècles, elles ont subi maintes restaurations qui nous ont permis de conserver ce patrimoine. Elles furent mises à l’abri pendant la 2° guerre mondiale. Dominant le buffet des grandes orgues (1540), l’Arbre de Jessé fut offert en 1511 par la confrérie Notre-Dame de l’Angevine qui regroupait les professions du cuir. Un cartouche, au bas de la fenêtre, présente la Nativité de la Vierge. Les cinq verrières côté Nord illustrent des récits bibliques fondamentaux dans l’Histoire du Salut ; la Création, le Péché Originel, le Sacrifice d’Abraham, le Passage de la Mer Rouge et le cycle de Moïse et le Serpent d’airain (1543). Celles du Sud présentent des épisodes de la vie de Marie connus par les Evangiles ou racontés dans la Légende Dorée : la Présentation de la Vierge au Temple, le mariage de la Vierge, la Vierge de Pitié, l’Annonciation et la Visitation, la Dormition et l’Assomption. Il est possible de comprendre la disposition spatiale de chacun des thèmes en les associant d’une manière analogique : la présentation de Marie - nouvelle Eve, face à la présentation d’Eve â Adam, le mariage humain face au Mariage mystique. Au milieu de la nef, deux sacrifices se répondent ; le sacrifice, interdit par Dieu, de l’unique fils d’Abraham et le Sacrifice, consenti par Dieu, de son Fils Unique pour sauver les hommes. De même, la Loi symbolisée par Moïse est accomplie par la venue en notre chair de Jésus. Les vitraux les plus proches du sanctuaire traitent d’une part de la mauvaise mort, à laquelle conduit inexorablement le péché, et la Bonne Mort, celle de Marie, qui a consacré sa vie à l’Amour de Dieu.

Lors des restaurations de l’église au 19° siècle, des vitraux historiés pour les fenêtres des chapelles furent inaugurés en 1884. Soufflés par les bombardements en 1944, ils furent remplacés entre 1986 et 1996 par des créations de Simone FLANDRIN, et de M. COURAGEUX pour la chapelle du Sacré-Coeur. La chapelle du baptistère conserve un vitrail historié de Louis BARILLET (années 30) rappelant le baptême en ce lieu, le 4 janvier 1873, de Thérèse Martin, la future sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, proclamée Docteur de l’Eglise en 1997, année du centenaire de sa mort. Dans le choeur et le transept, les vitraux sont aussi modernes. Autour du Couronnement de la Vierge, des figures de la bienheureuse Marguerite de Lorraine et de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus apparaissent sur des vitraux créés par l’atelier Barillet dans les années 1930. Le maître-verrier chartrain Michel PETIT a imaginé un complément de vitrerie, dans le style du siècle.

Avec ses colonnes et sa gloire, le maître-autel a été offert au 18° siècle par l’intendant d’Alençon,après la reconstruction du chœur. A la même époque, on a installé les fonts baptismaux dans la première chapelle nord (à gauche en entrant, comme le veut la coutume, les femmes venant d'accoucher n'ayant jusqu'au concile Vatican II, pas l'autorisation de pénétrer dans la nef ou le sanctuaire). Au-dessus de l’autel, la sculpture monumentale représente l’Assomption de Marie . Elle remplace une Vierge de Pitié détruite à la Révolution. La chaire de 1536 présente les particularités d’être une cuve en pierre sculptée, et d’être accessible par un escalier creusé dans un pilier. Le dosseret et l’abat-voix de bois sculpté sont aussi des témoins des aménagements liturgiques du 18e siècle. Comme la plupart des vitraux des fenêtres hautes de la nef, elle fut réalisée à l’époque du gouvernement du duché par Marguerite de Navarre, soeur du roi de France François I°. Par son programme iconographique, cette chaire témoigne de la redécouverte évangélique de la Renaissance, à un moment de riches débats théologiques qui conduiront pour certains à la Réforme. Le premier pan de la cuve fait allusion à la Sagesse de l’Ancien Testament figurée par une image du roi Salomon présentant un passage du livre des Proverbes. Le deuxième pan représente la victoire du Christ sur le pêché et la mort : il est venu accomplir les Ecritures. Sur les deux autres pans, expriment le temps de l’Eglise avec une représentation de l’apôtre Jean à Patmos citant un passage de sa deuxième épître puis de saint Paul désignant un extrait de son épître aux Romains.

La basilique Notre-Dame d'Alençon, abritant les reliques de Sainte-Thérèse, fat l'objet de pélérinages et est une étape majeure des pélérinages thérèsiens, au même titre que Lisieux.

Type d'Edifice: Basilique, anciennement église
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de l'Assomption
Siécle de l'édifice: XVe-XVIIIe-XIxe-XXe
Forme du clocher dôme
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le porche gothique
le coté nord
le chevet
coté sud

la chaire
chapelle de Sainte-Thérèse
chapelle axiale (vitraux de M. COURAGEUX)

Source partielle : diocèse de Sées.

Eglise Saint-Léonard. Cet édifice, de style gothique, bâti à partir de 1489 par le duc René, second duc d'Alençon, fut achevé en 1505 par sa veuve, Marguerite de Lorraine. Le clocher conserve des piliers romans. Il est bâti curieusement au-dssus du chevet, et se présente comme une flèche avec des cadrans d'horloge à sa base, sur des pignons. A gauche de l'étroite façade visiblement tronquée et remaniée, une massive tourelle d'accès indique l'emplacement de l'ancien clocher.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Léonard
Siécle de l'édifice: XV ème
Forme du clocher flèche
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade ouest
coté nord
chevet et clocher
coté sud

Eglise Saint-Pierre de Montsort, néo-romane 19ème : décor d'époque, fonts et bénitier 18ème, orgue de Cavaillé-Coll.

Durant l’Antiquité tardive et la période mérovingienne, Alençon est Montsort. « Montsort » est un nom tardif, quant au nom « Alençon », il est capté au Xe siècle suite à un déplacement du centre des pouvoirs sur la rive nord de la Sarthe. Le village mérovingien d’Alençon correspond à la paroisse Saint-Pierre soit Montsort. Il est massé sur l’extrémité du plateau sur la rive sud de la Sarthe. Saint-Pierre indique une église funéraire du VIe ou du VIIe siècle. La paroisse est imposée en nature par l’évêque du Mans avec de l’huile et de la cire destiné à l’éclairage de la cathédrale et d’un tiers de sou mérovingien. La Sarthe est la limite entre les évêchés du Mans et de Sées. Alençon est le chef-lieu d’une centenie mérovingienne puis d’une vicarie carolingienne, qui est une division équivalente. Avant 1791, Montsort, situé sur la rive gauche de la Sarthe, appartenait à l'éveché du Mans.

Un concours est ouvert en 1875 pour la reconstruction de l'église du quartier de Montsort. Le premier prix revient à l'architecte Hédin. Après la mise au point définitive du projet d'un édifice néo-roman à trois nefs, clocher de façade et choeur à travée formant déambulatoire, l'architecte est remplacé par Lheureux. Le chantier débute en 1880. La dernière tranche concerne la construction de la sacristie au sud, en 1888 et la réalisation du décor intérieur en 1889. Les mosaïques sont l'oeuvre de l'atelier Facchina. Les peintures d'accompagnement sont dues à André Barillet. Le programme iconographique est orienté autour du culte marial dans ses composantes votives spécifiques comme le rosaire, la vénération par Simon Stock et l'apparition à Bernadette Soubirous.

Le décor du choeur, du démabulatoire et de la chapelle de la Vierge a été inscrit à l'inventaire des monuments Historiques le 16.02.2006. Par la suite, le 20.12.2006, l'ensemble de l'église a été inscrit. L'église abrite un bénitier à priori classique, à vasque ovale soutenue par un pied commun et à couvercle commun; pourtant, il date du XVIIIe et une inscirption gravée précise : "Don en 1753 de Maître François Requier prestre curé de cette paroisse en 1707 et doyen de Lig[...] en 1709, diocèse du Mans". Le bénitier ovale en marbre taillé date de 1766. La statue de Notre-Dame de Grâce date aussi du XVIIIe, comme deux consoles en bois, rescapées de la décoration de l'ancienne église.

Eglise Saint-Roch. L'église Saint-Roch que nous connaissons avait, par les soins de Mme de Guise, en 1679, remplacé sur un terrain dit de la Boisselière, une vieille chapelle ruinée. Ce cimetière est le dernier qui fut aménagé à Alençon. L'église actuelle ayant été construite sur l'emplacement de la chapelle disparue, le petit et ancien cimetière de Courteille se trouva conservé et légèrement agrandi autour du temple nouveau. Elle à un dôme et des autels du XVIIIe.

Eglise Sainte-Thérèse, construite à la fin des années 60 dans le quartier de Perseigne.


Dernière édition par Admin le Dim 30 Aoû - 14:56 (2009); édité 9 fois
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MessagePosté le: Ven 28 Aoû - 22:38 (2009)    Sujet du message: Alençon (61000) Répondre en citant

Chapelles

Chapelle de l'hôpital psychiatrique fin 18ème (IMH) : rotonde avec dôme sur colonnade.

Chapelle de l'ancien collège de jésuites 17ème (IMH en 1926).

Transformée en Musée des Beaux-Arts, puis en bibliothèque, elle conserve des boiseries du XVIIIe dont le bas-relief remarquable des évangélistes, provenant de l'ancienne église des Capucins et attribués au sculpteur normand Guillaume Goujon, d'Argentan, mort en 1688, ainsi que le tombeau de Catherine de NOGUANT, dame de Joyeuse, priant à genoux.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des Jésuites
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher dôme à lanternon
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Chapelle 18ème de l'Hôtel-Dieu.

Chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus XXe, dans la maison natale de la sainte.

Construite en 1920 à gauche de la maison natale, elle donne sur la rue; son style général s'inspire largement du classicisme, avec une façade à fronton courbe, un dôme octogonal à oculi couronné d'un archange, et quelques ouvertures sobres. Une verrière au-dessus de l'abside éclaire visiblement une grotte de Lourdes. Des sculptures et des fresques évoquent la sainte; de plus, un reliquaire du couple bienheureux des parents de Thérèse, Louis et Zélie MARTIN, est conservé dans la chapelle.

Chapelle-oratoire de Notre-Dame-de-Lorette (IMH)

Cette chapelle avait été construite en 1699, à Montsort, sur un terrain faisant alors partie de la paroisse de Saint-Paterne, d'après les plans dressés à Lorette par un architecte alençonnais que le prêtre Louis Sevin, ancien curé d'Ancinnes, y avait envoyé. Elle reçut la dépouille mortelle de son fondateur, puis celles, jusqu'à la Révolution, de ses successeurs qui, tous étaient de la famille des Sevin. Tout le monde sait qu'on trouve, en la chapelle de Lorette, une soi-disant reproduction de la santa casa de Nazareth que la vierge Marie habita avec
saint Joseph et leur fils Jésus. Personne n'a oublié que cette casa fut, par les anges, apportée en 1291 de Nazareth en Dalmatie où ils la déposèrent quelques années, puis qu'elle fut reprise par eux et transportée au travers des airs puis définitivement déposée au village de Loretto, près d'Ancône, où elle est définitivement, s'il ne plaît aux anges de la transporter ailleurs.

Louis Sevin, le premier chapelain de cette chapelle, qui mourut le 27 janvier 1712, fut inhumé dans un caveau de famille qu'il avait fait construire dans la sacristie. Erigée en bénéfice par l'évêque du Mans, le 19 mars 1700, elle fut bénite le 24 du même mois. Vendue le 20 frimaire an II par le gouvernement à Couillière, marchand à Arçonnay, qui avait déjà acquis la chapelle de Saint-Lazare ; elle fut revendue par lui le 30 fructidor an III à François Sevin, parent du fondateur, mais le culte n'y fut pas rétabli avant 1827. En août 1872, Pie IX y attacha des indulgences sur la demande du clergé de Montsort chargé de desservir cette chapelle.

Chapelle Notre-Dame-de-Nazareth de la léproserie de Montsort 16ème.


Dernière édition par Admin le Dim 30 Aoû - 14:42 (2009); édité 7 fois
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MessagePosté le: Dim 30 Aoû - 03:24 (2009)    Sujet du message: Alençon (61000) Répondre en citant

Couvents, abbayes et prieurés

Couvent des Carmélites, 2 place Marguerite de Lorraine, face à l'église Saint-Léonard.

Un premier carmel fut fondé en 1778 par Madame Louise de France (5e fille de Louis XV), alors carmélite sous le nom de Mère Thérèse de Saint Augustin, prieure du carmel de Saint-Denis. Les carmélites furent dispersées au moment de la Révolution française et ne purent se regrouper par la suite. Ce fut seulement en 1888, l’année où sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, née en 1873 à Alençon, entrait au carmel de Lisieux, que sa ville natale eut à nouveau un monastère des filles de sainte Thérèse d’Avila. A la demande de Monseigneur François-Marie Trégaro, évêque de Séez, six moniales du carmel du Mans quittèrent leur monastère pour venir fonder un carmel à Alençon, fondation qui se fit dans une très grande pauvreté, le 20 février 1888. Le monastère est dédié au Sacré-Cœur et à l’Immaculée. La chapelle ne put être construite qu’à partir de 1939. Elle a été consacrée le 25 mars 1942. La maison d’accueil date du début du XVIe siècle. Elle fut construite par le bienheureuse Marguerite de Lorraine, duchesse d’Alençon. En clôture se trouvent deux tours médiévales des remparts de la ville.

Les carmélites déchaussés d’Alençon vivent selon la règle et les constitutions des moniales déchaussées de l’Ordre de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel, adaptées selon le Concile Vatican II et les lois canoniques en vigueur, conformément aux normes données par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II le 15 octobre 1984 et promulguées par ce même souverain pontife le 8 décembre 1990, en la solennité de l’Immaculée Conception. Ce sont des moniales cloîtrées dont le travail consiste principalement dans les taches ménagères et le jardin ainsi que la fabrication de santons en cire, de chapelets et de scapulaires.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : Couvent du sacré-Coeur et de l'Immaculée
Siécle de l'édifice: XVIe-XXe
Forme du clocher sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du couvent du Sacré-Coeur et de l'Immaculée d'Alençon
Siécle de l'édifice: XX ème
Forme du clocher sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues de la chapelle

Couvent des Clarisses, 7, rue de la Demi-Lune

Le monastère est l’une des fondations, en 1498, de MARGUERITE DE LORRAINE. Béatifiée en 1921, quatre siècles après sa mort, MARGUERITE, née en 1463, de Ferry de Vaudémont (Lorraine) et de Yolande d’Anjou, fut adoptée à 12 ans par son grand-père, le roi René. Humainement et spirituellement, son éducation fut marquée par la Provence, puis par la Lorraine dont son frère aîné était devenu duc. Mariée à 25 ans au duc René d’Alençon, elle est bientôt veuve, avec trois enfants, à la tête d’un duché ruiné. En butte aux complots de son milieu et de l’administration du royaume, elle rétablit les finances et réforme la justice. Très attachée à la famille franciscaine où elle puise son inspiration comme éducatrice et souveraine, elle en favorise le développement à cette époque où se préparent la Réforme et la Renaissance. Dans l’Église de Séez, divisée après la guerre de cent ans, elle travaille à l’unité et à la réconciliation. Les pauvres et les malades tiennent une grande place dans sa vie quotidienne. Elle fonde des hôpitaux, relève des églises, ouvre des monastères. Les 12 premières religieuses clarisses arrivent à Alençon le 15 juillet 1501 et sont les premières religieuses de la ville.

Aspirant elle-même à la vie religieuse, elle n’y arrivera qu’au terme de son existence, en 1520. Partie d’une piété austère, elle accède alors à la joie franciscaine à laquelle elle invitera ses sœurs au moment de mourir : conversion qui fera l’admiration de sa belle-fille, Marguerite de Navarre... tandis que le culte populaire reconnaît dans le souvenir de sa bonté la révélation d’une authentique sainte.

A la Révolution, les religieuses sont dispersées, mais elles se réinstallent après dans les bâtiments de la Providence rue de l'Etoupée, puis rue de la Demi-Lune. A son apogée en 1876, le couvent compte 76 moniales, mais seulement 12 aujourd'hui, comme lors de sa fondation.

Couvent de la Providence (XIXe), au n°18, rue de l'Etoupée, aujourd'hui maison des syndicats. C'était un ancien couvent de la Providence racheté par la municipalité en 1980 et complétement inadapté à son utilisation en maison d'association, lugubre en hiver (les photos ont été faites le soir du 10 février), autant dehors, dans sa cour grise et sale, avec sa chapelle fissurée, que dedans, labyrinthe sombre de couloirs et de coursives menant nulle part... La municipalité hésite toujours à le démolir ou à restaurer l'ensemble, d'autant qu'il est bien situé, même s'il est au fond de sa petite ruelle, niché et oublié.

Cet article de Ouest-France du 1/07/09 en parle: http://www.alencon.maville.com/actu/actudet_-Quel-avenir-pour-la-Maison-des…

La chapelle donne sur la rue, avec une façade néo-classique, à fronton dépouillé, et un clocher-mur sobre. Elle est bâtie au-dessus de la cour, et un passage est ménagé sous sa partie centrale. Les vitraux et les peintures murales, notamment au-dessus de son abside hémi-circulaire, sont du XIXe. Elle accueille aujourd'hui une salle de réunion CFDT.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : de la Providence
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher sans
Clocher en péril : en danger

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du couvent de la Providence
Siécle de l'édifice: XIX ème
Forme du clocher clocher-mur
Clocher en péril :

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

vues extérieures de la chapelle

Intérieur (2) :

vue vers la tribune
vue vers l'abside

Couvent et Institution des Jeunes Sourds de la providence (XXIe), construit en 2008 au chemin des Planches. Il remplace d'anciens établissements dont celui de la rue de l'Etoupée et celui de la rue Poterne (XIXe) dont l'historique est ici : http://www.laprovidence61.com/Presentation/historique_pre.php


Dernière édition par Admin le Dim 30 Aoû - 14:47 (2009); édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 30 Aoû - 14:00 (2009)    Sujet du message: Alençon (61000) Répondre en citant

Anciens prieurés et couvents

Ancien prieuré de l'abbaye de Lonlay (XIIe), fondation de l'actuelle église

Ancien couvent des Capucins (XVIIe?). le bas-relief des Quatre Evangélistes, attribué à Guillaume Goujon (mort en 1688) se trouve maintenant dans l'église des jésuites, actuelle bibliothèque. Les frères se faisaient inhumer avant 1790 dans le petit bois leur servant de promenoir. A la Révolution, les bâtiments furent transformés en casernement de cavalerie.

Ancien couvent des Cordeliers, disparu à la Révolution.

Ancien couvent des filles Saint-Claire, disparu à la Révolution.

Ancien couvent des Filels Notre-Dame, disparu à la Révolution

Ancien couvent des Jésuites (XVIIIe), dont la chapelle est devenue bibliothèque, et les bâtiments abritent les locaux de la médiathèque et d'associations culturelles.

Ancien couvent de la Providence, rue Poterne (XIXe-XXe) : C'est une institution pour l'accueil des jeunes sourds dont l'historique est ici : http://www.laprovidence61.com/Presentation/historique_pre.php

Ancienne chapelle

Ancienne chapelle Saint-Blaise, élevée très anciennement au saint auquel on accordait la faculté de guérir les foulures, les entorses et les maladies des bestiaux. De fait, la saint Blaise, qui tombe le 3 février de chaque année, est le jour de la foire au bétail la plus importante de l'année, celle à laquelle on amène le plus grand nombre de bêtes. Cette chapelle existait encore au XVIIIe et sa cloche fut fondue en 1744 avec celle, provisoire, destinée à appeller les fidèles, après l'incendie de Notre-Dame, afin de remplacer ses 3 cloches.

Cette chapelle, désaffectée en 1790, a servi de poudrière sous la Révolution et sous l'Empire à cause de son éloignement des immeubles particuliers. Bien que plusieurs membres de la famille de Fromont y fussent inhumés, elle fut adjugée le 16 février 1820, ainsi que le bâtiment qui en dépendait, au sieur Thébault pour la somme de 1.360 francs, à charge pour lui de la démolir et d'en emporter les matériaux. Cette adjudication fut faite par la ville et pour son compte parce qu'elle l'avait acquise de l'Etat sous la condition d'employer le prix des matériaux à l'ancien couvent des Capucins transformé en quartier de cavalerie, notamment à la construction des écuries nécessaires pour compléter le casernement de 250 hommes, conformément à un contrat d'échange passé entre l'Etat et la ville daté du 15 mars
1820.

En 1822, l'Etat, sur la demande de l'autorité militaire à Alençon et du ministre de la Guerre, réclamait en concession perpétuelle depuis octobre 1812 le bâtiment de l'ancienne halle aux bouchers (dite ancienne boucherie), situé rue des Granges, que la ville avait mise à leur disposition pour en faire un magasin à fourrages et qu'elle occupait depuis le 3 août 1810. L'intendant militaire prétendant que l'ancienne boucherie avait été cédée à la ville en échange de la chapelle Saint-Blaise et sous les conditions dites ci-dessus relatives à la caserne des Capucins ; il faisait observer que, la ville n'ayant pas rempli les charges qui lui incombaient du fait de l'échange et conséquemment point construit les écuries du quartier de cavalerie, celui-ci avait éprouvé un préjudice. Il proposait que, pour désintéresser le quartier de cavalerie, la vieille boucherie fut cédée à l'intendance militaire pour le service de la gendarmerie installée rue des Granges, à quelques pas du magasin aux fourrages. En 1824, le gouvernement, voulant en finir avec cette affaire sans que le service de la cavalerie en souffrit, proposa à la ville d'Alençon de la reconnaître propriétaire de l'ancienne boucherie sous la condition qu'elle la laisserait à la disposition de la gendarmerie. La ville accepta et la contestation s'évanouit : les terrains de la chapelle demeurèrent à la ville et la vieille boucherie reconnue propriété communale fut mise à la disposition de la gendarmerie, c'est-à-dire du ministère de la guerre représenté à Alençon par l'intendant militaire.




Autres cultes

Ancien temple protestant

Dans le duché d’Alençon, la Réforme fut prêchée dès 1524. La situation particulière du duché, qui appartenait à Marguerite d'Angoulême (grand-mère maternelle du futur Henri IV) qui, Après son veuvage, ayant établi sa cour à Alençon et y étant demeurée après son remariage avec le roi de Navarre, permit à Michel d'Arande et à Pierre Caroli d’y faire pénétrer les idées nouvelles. Première ville acquise aux idées calvinistes, Alençon devient rapidement un foyer de la Réforme, au point que, en 1530, un réformé allemand qualifiait Alençon de « petite Allemagne ». Le petit catéchisme de Luther y est imprimé dès 1529 par Simon Du Bois. Les Protestants s’emparent de la ville, saccagent les églises et interdisent le culte catholique. La ville d’Alençon, grâce à la tolérance de Marguerite de Valois, reine de Navarre et duchesse d’Alençon, vit la Réforme faire de nombreux prosélytes parmi ses habitants, durant la première moitié du XVIe siècle. « La reine de Navarre, dit un historien de cette ville, bonne, sensible, pleine de commisération, déroba au supplice autant de protestants qu’il lui fut possible. Elle sauva Gérard Roussel, docteur, rigoureusement poursuivi par le Parlement, et en fit son aumônier ; Caroli, également poursuivi par le Parlement, à qui elle donna la cure de Notre-Dame d’Alençon, qu’il quitta pour passer en Suisse, où il se maria… Un protestant d’Alençon s’étant avisé de briser, pendant la nuit, un crucifix qui était au portail de l’église de Saint-Louis, Marguerite apaisa l’affaire, en faisant mettre à la place un autre crucifix un peu mieux décoré que le premier. Mais la bonne duchesse ne put jamais sauver des flammes Étienne Le Court, curé de Condé, près d’Alençon, attaché aux nouvelles opinions, qui fut brûlé le 21 décembre 1533 ». Pendant les guerres de Religion, le duc de Mayenne, chef de la Ligue et Henri de Navarre, futur Henri IV, se disputent plusieurs villes du duché d’Alençon qui devient le théâtre de durs affrontements. Alençon tombe aux mains du duc de Mayenne avant d’être reprise par Henri IV qui vend le duché au duc Frédéric Ier de Wurtemberg en 1605. Marie de Médicis le lui rachète en 1613. Préférant fuir plutôt que d’avoir à subir les dragonnades, les Alençonnais réformés laissent une ville vide aux troupes de dragons. La révocation de l'Édit de Nantes entraîne une forte immigration vers l’Angleterre, les Pays-Bas ou les îles anglo-normandes.

Eglise protestante évangélique (XXe), qui a plusieurs fois changé d'adresse dans les 10 dernières années.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:51 (2017)    Sujet du message: Alençon (61000)

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