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Avranches (50300)

 
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MessagePosté le: Ven 28 Aoû - 17:02 (2009)    Sujet du message: Avranches (50300) Répondre en citant

Eglises

Eglise Notre-Dame-des-Champs

Elle a été bâtie dans le style néo-gothique au 19ème, puis endommagée en 1944 avec 80 % de la commune et réouverte en 1962. Avranches était jadis le siège d'un évêché fondé en 511 et supprimé en 1790.
Saint Aubert, fondateur de l'abbaye du Mont-St-Michel, et le savant Daniel Huet en furent titulaires.

L’ancienne église Notre-Dame des Champs était située, comme son nom l’indique, à l’extérieur de la ville, au sud. Cette église d’une grande simplicité, connu grâce à une photo et quelques gravures, datait de la fin du XVIIe siècle. Devenue trop petite et des travaux devenant nécessaires, on admit l’idée, vers 1855, de construire un nouvel édifice. Des plans et un devis furent dressés par l’architecte Théberge, « enfant de la paroisse ». Toutefois, il fallut attendre le 12 avril 1863 pour assister à la pose de la première pierre par le préfet de la Manche en présence de Mgr Bravard évêque de Coutances et d’Avranches. Alors, les travaux commencent vraiment tout en suscitant de nombreuses interrogations ; le projet de Théberge est gigantesque et beaucoup se demandent comment le financement du projet sera possible. Le style « néo-gothique » décidé par l’architecte implique la réalisation d’un bâtiment aux proportions audacieuses qui rompent complètement avec celles de la modeste église que l’on souhaite remplacer. Les moyens de la ville et de la paroisse sont insuffisants, d’autant que la reconstruction de Saint-Gervais a coûté fort cher, et, en 1865 Le maire d’Avranches et l’archiprêtre se déplacent à Paris afin de solliciter l’aide financière de l’État. Cette aide longtemps réclamée ne sera finalement octroyée qu’en 1876 et la consécration de l’église, par l’évêque Mgr Germain aura lieu le 13 novembre 1892.

La lente construction de l’édifice fut émaillée de nombreux évènements parfois tragique comme, en 1868, le décès d’un ouvrier maçon âgé de 27 ans tombé de la hauteur de la rosace où il travaillait. L’architecte Théberge, décédé en 1866, fut remplacé par Cheftel. Retardé par la première Guerre Mondiale, qui mobilisa toute la main d’œuvre, les deux tours de la façade sont achevées entre 1926 et 1937 ; à cette époque on installe également les grandes orgues dont la soufflerie bénéficie aussitôt de l’électricité. En juin 1944, l’église est gravement endommagée par un incendie consécutif au bombardement de la ville. Les travaux de restauration se prolongent plusieurs années et la réouverture au culte n’intervient qu’en février 1962. A l'intérieur, il faut voir le Chemin de Croix, représenté par quatorze émaux dits de Limoges, réalisés sans doute au XIVe. La chapelle axiale initialement prévue n'a sans doute jamais été construite et l'espace, au chevet, est bouché par un mur de moellons.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame des Champs
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme des 2 clochers : terrasse
Position du clocher : de part et d'autre de la façade
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la façade monumentale
coté nord
le chevet
coté sud

Eglise Saint-Saturnin (XIXe)

L’église Saint-Saturnin et ses abords immédiats ont livré quelques traces ténues de leur lointain passé, dont les origines semblent remonter au haut Moyen Âge. En 1961, les vestiges de sépultures à sarcophages sont mis au jour rue Saint-Saturnin et complètent les renseignements apportés par la découverte, en 1959, de tombes mérovingiennes sous le chœur de l'église Notre-Dame des Champs, située juste à coté. En 1988, de nouvelles sépultures à l'emplacement de l’actuel du Crédit Mutuel, découvertes lors de travaux, ont confirmé la présence d'un site religieux paléo-chrétien dans ce secteur de la ville. Aujourd’hui, rien n’est visible de cette antique occupation ; et, hormis quelques maisons de l’époque Moderne, le quartier porte principalement l’empreinte des aménagements urbains du XXe siècle.

L’église Saint-Saturnin elle-même est assez tardive puisque reconstruite à la fin du XIXe siècle. Avant cette ultime réfection, l’édifice présentait les caractéristiques de la fin du XVIIe et du commencement du XVIIIe siècle. Cependant, des éléments gothiques du XIIIe siècle, et notamment le porche occidental donnant sur l’actuelle rue Docteur Gilbert, subsistaient et faisaient de cet édifice religieux, aux dires de certains historiens, le plus ancien de la commune.

Un rapport de 1836 fait état de l’excellent état de l’église, « il est solide et promet une longue durée ». Extérieurement comme intérieurement aucun travail d’entretien ni de réparation ne semblait nécessaire. Toutefois, la transformation de l’église fut décidée en raison de ses modestes dimensions ; en effet, le conseil paroissial affirma vers cette époque : « que la population avait augmenté d’un cinquième depuis 1789 et que les jours de marché l’église était bondée ». En 1846, l’abbé Caillemer disait de Saint-Saturnin : « l’église ne pouvait contenir la population de la paroisse qui s’était considérablement accrue par suite de nombreuses constructions élevées depuis vingt ans sur son territoire devenu ainsi le plus beau quartier de la ville ». D’importants travaux eurent alors lieu sous la conduite du prêtre. Commencés en mai 1846, les bas-côtés du choeur furent achevés en octobre 1947 ; puis, en 1852, les chapelles nord et sud du transept agrandirent encore l’édifice. En 1865, le chœur fut rehaussé afin de s’harmoniser aux nouveaux aménagements. En 1876, la commune d’Avranches sollicita de l’État un secours pour la reconstruction d’un clocher. Le projet architectural retenu fut celui de l’architecte DANJOY, ce dernier dût toutefois simplifier une première étude jugée très coûteuse. Comme pour Notre-Dame des Champs, le style néo-gothique fut adopté. En 1944, l’église ne subit pas de dégâts majeurs et seuls ses vitraux furent soufflés par les explosions ; dès le 8 juin elle était rouverte au culte.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Saturnin
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-porche de type kreisker
Position du clocher : clocher latéral (à gauche du chevet)
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le chevet et le clocher
la façade
le coté sud

Eglise Saint-Gervais (XVIIIe-XIXe)

L’ancienne église Saint-Gervais datait du milieu du XVIIe siècle. Dans les années 1825-1834, les couvertures des toits et du clocher étaient dans un piteux état et des réparations avaient été indispensables. Cependant, ces travaux n’avaient pas été suffisants et en 1843, grâce au dont de mademoiselle de la Champagne, une paroissienne, les travaux de reconstructions dirigés par monsieur CHEFTEL, architecte de la ville, purent commencer. Entre 1843 et 1852, on reconstruit les murs de la nef, du chœur et des transepts en agrandissant l’église vers l’est. Ces travaux sont longs et onéreux et occasionnent d’importants retards dans l’aménagement intérieur de l’église. De nombreuses économies sont effectuées et aboutissent à un grand dépouillement de l’architecture. En 1886, la Préfecture transmet une demande au ministère de l’Instruction Publique et des Cultes en vue de la construction d’une tour et de l’achèvement de l’église. Les travaux ne commenceront pas avant 1892. Le dossier de demande de subvention fit l’objet de huit refus du ministère en raison du montant très élevé des travaux et des faiblesses architecturales du projet. Finalement le dossier aboutit après de nombreuses modifications et l’ancien clocher du XVIIe siècle (qui cohabitait avec l’église reconstruite) est démoli à la fin de l’année 1891. Les travaux de construction de la nouvelle tour sont achevés en 1898 et, le 9 mai 1899, les paroissiens assistent enfin à la bénédiction de cloches par Mgr Guérard, évêque de Coutances et d’Avranches.

L’église Saint-Gervais attire chaque année de nombreux visiteurs grâce à son « trésor » et à la relique de saint Aubert qui en constitue l’atout principal. La révolution française dispersa les richesses accumulées au fil des siècles par le clergé ; les reliquaires et vases sacrés furent fondus, les reliques détruites et la statuaire éparpillée. Au commencement du XIXe siècle, les paroisses se dotèrent de nouvelles richesses mais, en 1904, lors de la séparation de l’Église et de l’État, celles-ci furent à nouveau confisquées.

Á Avranches, le clergé local prit une initiative originale en créant un petit musée paroissial qui allait devenir le « trésor de la basilique Saint-Gervais » ; Prospère Cornille, né à Courtils en 1864, devint Archiprêtre de Saint-Gervais en 1911 et fut le véritable artisan de cette entreprise. Entre 1913 et 1933, ce prêtre passionné rassembla dans une salle au sud du clocher-porche une multitude d’objets, parfois hétéroclites, au côté des pièces d’orfèvrerie liturgique confiées à la ville et n’étant plus indispensable au culte. Rapidement, cette collection devint une référence pour les amateurs d’« antiquités » et le père Cornille, faisant figure de « connaisseur, avisé et habile à réunir bien des objets anciens ou précieux », n’hésitait pas à ouvrir les portes de son antre et à en proposer la visite minutieuse vitrine par vitrine. En 1979, l’Inspection générale des Antiquités et objets d’Art fit un constat assez mitigé de ce petit musée : « salle très haute, dans un état imparfait et contenant dans un coffre-fort, une armoire, des vitrines et aussi à l'extérieur des objets très variés de matière et de qualité » ; les temps ont changé et le « capharnaüm » de l’archiprêtre ne répond plus au exigences muséographiques modernes. En 1982 et 1983, l'inventaire du Trésor est mené par l’abbé Lelégard ; une étude générale est lancée afin de déterminer la provenance de diverses pièces car il s’avère que certaines d’entre elles ne sont pas la propriété de la ville d'Avranches : des statues notamment viennent de paroisses environnantes, Coulouvray, Ardevon, Les Chéris, ou encore Vains. Les travaux préconisés dès le début des années 80 n’aboutiront qu’une décennie plus tard. Une dalle béton intermédiaire est installée pour créer un étage et de nouvelles vitrines en rez-de-chaussée sont installées. Dès 1988, l'Abbé Lelégard essaya de lancer l'aménagement de la salle nord pour les objets inscrits mais son projet n’aboutit pas.Aujourd’hui, les collections amassées par le père Cornille sont sous le contrôle du service de conservation des Antiquités et objets d’Art de la Manche (CAOA), qui inventorie régulièrement les collections et veille à leur bon état de conservation. On peut y voir des reliquaires datant du XIIIe au XVe siècle.

La liste (non exhaustive?) de ce qui est visible dans ce musée est là : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FI… http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FI… et les photos ici : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FI…

Non loin se situe le musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel, à la bibliothèque. En 1791, la municipalité accueille une quantité innombrable de trésors en provenance des abbayes et des établissements religieux du district. Plusieurs tombereaux traversent la baie du Mont-Saint-Michel et arrivent à Avranches dans l’indifférence générale. Ils contiennent une partie des précieux ouvrages de l’abbaye bénédictine. La Garde Nationale achemine ainsi vers Avranches environ 4000 livres, dont les manuscrits médiévaux qui font aujourd’hui la renommée de la bibliothèque et qui ont survécu aux ravages terribles de 1944, lorsque 80 % de la ville brûla.

De l'extérieur, la façade de l'église est remarquable. Le premier niveau est celui des porches : le plus grand, légérement surelevé, est celui de la grande nef, les deux autres ceux des bas-cotés. Au-dessus, des arcatures aveugles plaquées sur des pans de pignons cachent les toits des bas-cotés et font converger les regards sur une rosace placée au-dessus d'une rangée de petites lancettes en balustrade. Passé le sobre entablement se trouve le niveau de la chambre des cloches, éclairé d'une triple fenêtre garnies d'abat-sons de chaque coté. Au-dessus encore, l'on passe de la section carrée au niveau octogonal de l'horloge, avec 4 petits balustres à boules garnissant les coins. Surmontant les cadrans, une autre chambre des cloches, octogonales, dont chaque pan est percé d'une fenêtre géminée garnies d'abat-sons, le tout surmonté du dôme en pierres à lucarnes couronné d'un ultime lanternon à jour. Les bas-cotés se prolongent au-delà des transepts par un déambulatoire donnant sur une chapelle axiale unique, avec grotte de Lourdes tout au fond : cette dernière est un ajout plus tardif, on peut encore voir depuis l'extérieur les vestiges de la baie au fond de cette chapelle. la chapelle axiale, le choeur, mais aussi les extrémités des transepts sont hémi-circulaires, l'ensemble de l'église adoptant un plan néo-roman, à l'exception des emprunts néo-gothiques du clocher. Les niveaux octogonaux du clocher sont un emrunt au XVIIIe, où ils ont été largement utilisés dans diverses restaurations d'édifices normands, dont l'église Saint-Michel de Vaucelles à Caen.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Gervais
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-porche à dôme octogonal surmonté d'un lanternon
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et clocher
coté nord
chevet
coté sud

Chapelle

Chapelle de l'Institut Notre-Dame (XIXe), bâtie derrière le bâtiment d'honneur en style néo-gothique.

Abbayes

Abbaye de Moutons, à coté du jardin des Plantes.

Elle a été fondée à l'origine par des soeurs bénédictines en 1618. De 1692 à 1699, Daniel Huet dirige le diocèse. Ce prélat, né à Caen en 1630, n’a de cesse de veiller à l’ordre moral de son clergé et de la population des campagnes. En 1693, l’évêque fait venir du Mortainais les soeurs de l’abbaye Sainte-Anne de Moutons qui fusionnent avec les bénédictines.

Largement détruite à la Révolution, il en reste encore deux galeries du cloître et un puits classés aux Monuments Historiques, ainsi que des bâtiments conventuels restaurés accueillant le théâtre et l'école de musique.

Couvent du Carmel d'Avranches

Fondé en 1703, dans le courant du renouveau spirituel qui a marqué le 17ème siècle, le Tiers Ordre du Carmel d'Avranches a voulu être un lieu de ressourcement offert aux prêtres et aux laïcs avides de nourrir leur vie intérieure. Des institutrices de l'Avranchin, vouées au service des petites écoles rurales et au soulagement de toutes les misères, constituèrent au 18ème siècle le noyau de cette association. Pendant la tourmente révolutionnaire, les écoles communales sont fermées mais les Bonnes Sœurs Carmélites poursuivent leur mission d'éducatrices en réunissant les enfants dans leur propre demeure. Elles se déplacent de village en village pour une prière en commun, pour apprendre le catéchisme aux enfants et s'occuper des pauvres et des malades. Au milieu du 19ème siècle, les Tertiaires exprimèrent le désir de vivre une véritable consécration religieuse. Une Congrégation diocésaine fut alors reconnue en 1852, pour répondre à la vocation des sœurs et promouvoir un meilleur service apostolique dans l'Eglise.

Suite aux lois de laïcisation, la Congrégation développe une branche hospitalière. En 1955, les premières Soeurs partent en mission au Cameroun. Le couvent étant peu démoli en 1944, il est restauré par la suite et la chapelle néo-gothique est consacrée en 1968.


Dernière édition par Admin le Ven 28 Aoû - 18:48 (2009); édité 9 fois
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MessagePosté le: Ven 28 Aoû - 17:02 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 28 Aoû - 17:05 (2009)    Sujet du message: Avranches (50300) Répondre en citant

Anciennes églises

Ancienne cathédrale Saint-André

La cathédrale d'Avranches apparaît pour la première fois dans les textes, en 1025, au moment de sa reconstruction sous l’épiscopat de Maugis (1022-c. 1026). Á cette époque la Normandie assiste à la reconstruction de chacune des cathédrales de ses six diocèses. Si le duc de Normandie Richard II soutient le projet, financièrement et politiquement, il faut voir en Maugis le véritable promoteur de ce vaste projet architectural. La construction de la cathédrale romane d’Avranches s’échelonna sur près d’un siècle ; peut-être même y eut-il deux campagnes de construction. Après les premiers travaux initiés par Maugis, il faut attendre le 17 septembre 1121 pour voir la cathédrale enfin consacrée, sous l’épiscopat de Turgis (1094-1134). La principale faiblesse de la cathédrale résidait dans sa situation : exposé en première ligne, l’édifice fut la cible de toutes les attaques et, à diverses reprises, il fallut le consolider.

En avril 1450, lors d’un ultime épisode avranchinais de la guerre de Cent Ans, François 1er, duc de Bretagne, allié du roi de France, dirige les troupes royales rassemblées au Pont-Gilbert, avec pour objectif de débarrasser la ville de l'occupant anglais. En mai, après un siège de trois semaines, l'artillerie a fait de tels ravages que le capitaine anglais John Lampet réclama la fin des combats. L’état pitoyable des fortifications, du palais épiscopal et de la cathédrale, nécessita des travaux colossaux. Au XVIe, pendant l’hiver 1590-1591, un nouveau siège meurtrit la cité : la population, guidée par le gouverneur Odoard Péricard et son frère l'évêque François Péricard, s'est ralliée à la « Sainte Ligue » catholique et refuse de reconnaître le roi Henri IV. Soixante jours de harcèlement et de bombardement permettent au duc de Montpensier, chef de l'artillerie royale, d'obtenir la capitulation de la cité. Une fois encore la ville doit penser ses plaies.

Puis, arrive la Révolution. La cathédrale Saint-André n’est plus, avec la suppression de l'évêché établi en 511, qu’une simple église paroissiale dont le curé constitutionnel se nomme Rioult de Montbray. Ce dernier effectue des travaux hasardeux et, le 20 germinal de l’an IV de la république (9 avril 1796), le voûte, à la croisée du choeur, de la nef et du transept, s’effondre. Par soucis de sécurité, le conseil municipal décide de faire abattre les derniers murs de la nef et de la tour horloge en 1802. Les deux tours romanes de la façade sont maintenues, malgré leur mauvais état, grâce à la volonté du maire Tesnière de Brémesnil qui espère les voir restaurées avec l’aide du gouvernement. Leur intérêt géodésique est mis en avant pour leur sauvegarde et le télégraphe aérien Chappe installé sur la tour nord lui offre un répit de quelques années. Puis, finalement, sur décision municipale, ces tours séculaires n'échappent pas aux mines et volent en éclats en 1812.

Sur le site de l'ancienne cathédrale Saint-André, détruite entre 1796 et 1812, a été aménagé le square Thomas Becket, à l'entrée duquel se trouve une dalle funéraire située à l'emplacement du portail nord de la cathédrale où Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, vint faire pénitence dans le but d'expier le meurtre de Thomas Becket. Aucun vestige de la cathédrale Saint-André ne subsiste in situ.

Pour en savoir plus : http://www.christopherlong.co.uk/donjon-avranches , voir la page Cathédrale

Ancienne église Saint-Georges de Bouillé, dont le portail roman, inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques, a été remonté dans le Jardin des Plantes.

Anciens couvents

Ancien couvent des Capucins (XVIIe). Les frères s'installent à Avranches en 1618. Explusés à la Révolution, ils s'éparpillent alors que le couvent est récupéré par l'Etat, et après de nombreuses péripéties (caserne, magasin, etc...) devient le musée Municipal. Il est entièrement rasé en 1944 lors de la percée du général Patton.

Ancien couvent des Bénédictines (XVIIe). Elles s'installent en 1638 dans l'actuelle abbaye dont les restes sont encore visibles près du jardin des Plantes. En 1693, le couvent fusionne avec l'abbaye de Moutons, dans le pays de Mortain.

Autres cultes

Temple protestant d'Avranches, 23, rue des Chapeliers.

Vers 1850, Avranches connut une invasion d'anglais. Ils créerent à AVRANCHES une Société Littéraire , un temple Protestant et aménagèrent un stade dans l'allée de BAFFE ou les BELL et les PRYCE établissaient les records de l'époque dans plusieurs spécialités athlétiques et ou se disputaient aussi des matches de jeunes filles.





Plan de la commune (la légende est sur le plan, cliquez sur l'image pour l'agrandir) :


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