Le site des clochers de la France Index du Forum Le site des clochers de la France
Recensement des lieux de culte chrétiens dans chaque commune de France
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Lyon (69001)

 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers de Rhone-Alpes -> Clochers du Rhône -> Lyon
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Hébé
Contributeurs actifs

Hors ligne

Inscrit le: 18 Aoû 2009
Messages: 8

MessagePosté le: Sam 22 Aoû - 09:26 (2009)    Sujet du message: Lyon (69001) Répondre en citant

Carte des arrondissements de Lyon

Le premier arrondissement se compose des Pentes de la Croix Rousse et du nord de la Presqu-île. La partie sud, plate est au coeur de la ville, c'est ici que se trouve la mairie ainsi que de nombreux commerces.
La partie nord, en pente, est un quartier bien différent à la population mélangée, on y trouve de nombreux ateliers et galeries d'art. C'est dans cet arrondissement que se trouve un des lieux à l'origine de la ville puisque un village gaulois se trouvait à Condate, dans l'actuel quartier Saint Vincent à l'ancien confluent du Rhône et de la Saône. C'est aussi un lieu fondateur dans l'histoire de la France, puisqu'à l'amphithéâtre des trois Gaules se réunissaient les délégués des 60 tribus gauloises, prémices d'un parlement et d'une identité française qui se concrétisera plusieurs centaines d'années après. L'arrondissement fait partie du Vieux Lyon, classé Patrimoine de l'UNESCO en 2008.



Églises

Eglise Saint Bruno des Chartreux

Type d'Édifice: Église
Nom de l'Édifice : Saint-Bruno des Chartreux
Siècle de l'édifice: 16ème - 17ème siècles
Forme du clocher : dôme
Clocher en péril : non

Seule église baroque, de Lyon, située dans le premier arrondissement de cette ville. Construite de 1590 à 1690, elle est surmontée d'un dôme construit de 1736 à 1742 par Ferdinand Delamonce, et Germain Soufflot. Restaurée de 1860 à 1866 par Tony Desjardins. Elle est classée monument historique an 1911, et rénovée entre 2004 et 2006.

Un article fort complet sur Wikipédia:http://fr.wikipedia.org/wiki/Église_Saint-Bruno_des_Chartreux_(Lyon)

Photos (4 photos):


Eglise du Bon-Pasteur

L’église du Bon-Pasteur est une église située à Lyon, rue Neyret sur les pentes de la Croix-Rousse, près de la montée de la Grande Côte. Elle dédiée au Bon Pasteur, figure allégorique de Jésus, dans l'Évangile de saint Jean et l'Évangile de saint Luc. En 1869, l'empereur Napoléon III était venu en poser la première pierre, avant que la guerre franco-prussienne n’interrompe les travaux.

Édifiée en 1875-1883 par l'architecte lyonnais Clair Tisseur (qui écrivit sous le faux nom de Nizier du Puits Pelu des ouvrages en patois lyonnais), son architecture est une imitation du style roman poitevin. L'église se distingue par son inaccessibilité : sans parvis, la porte débouche sur la rue Neyret à plus de 3 mètres du sol. L'escalier prévu ne fut jamais construit, car il aurait fallu démolir la caserne située de l'autre côté de la rue, ce que l'anticléricalisme de la IIIe République ne pouvait tolérer.

Lors de la construction de l’église, des tuiles romaines posées à plat recouvrant un amas d’ossements animaux ont été découvertes. On ne connaît pas la fonction de cet ensemble. L'église n'est plus affectée au culte catholique. Elle a été utilisée comme salle d'exposition par l'École des Beaux-Arts qui était installée à côté jusqu'en 2007. Cependant, elle n'est pas désaffectée.

Type d'Édifice: Église
Nom de l'Édifice : du Bon Pasteur
Siècle de l'édifice: 19e siècle
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Eglise Saint-Polycarpe (XVIIe), ancienne église des Oratoriens, installés à Lyon en 1616 et sur les pentes de la Croix Rousse en 1642.

L'Église Saint-Polycarpe de Lyon est située dans le 1er arrondissement, sur les pentes de la Croix-Rousse, entre les rues René Leynaud, Burdeau et les passages Mermet et Thiaffait. L'église, entreprise par les Oratoriens en 1665, fut achevée en 1670, à l'exception de la façade, œuvre de l'architecte Toussaint-Noël Loyer, qui ne date que de 1756. Le 19 juin 1791, elle devint paroissiale et prit le nom de Saint Polycarpe, en hommage au maître à penser des deux premiers évêques de Lyon, Saint-Pothin et Saint-Irénée. La façade de l'édifice eut à souffrir des évènements révolutionnaires de 1793, la Convention, qui fit tirer le canon des Brotteaux sur Croix-Rousse, y ayant laissé des cicatrices. De 1826 à 1836 l'édifice fut agrandi, le transept, la coupole et le chœur étant alors édifiés par l'architecte François-Jacques Farfouillon. Le cœur de Pauline-Marie Jaricot, fondatrice de l’œuvre de la Propagation de la foi, repose dans la chapelle St-François-Xavier de l’église.

Au cours du XIXe, l'église Saint-Polycarpe connut la mise en œuvre d'un vaste programme décoratif où s'illustrèrent les meilleurs artistes lyonnais (les architectes Pierre Bossan et Tony Desjardin, le marbrier et sculpteur Joseph Fabisch, le décorateur Denuel ou encore le peintre Janmot). L'ensemble du mobilier a d'ailleurs fait l'objet d'un arrêté de classement le 11 juillet 1978. En 1842 sont fabriquées les grandes orgues de la manufacture lyonnaise Augustin Zeiger, le buffet en noyer étant l'œuvre de Pierre Bossan (1814-1888), puis 1852 voit la réalisation par le marbrier Joseph Fabisch de l'autel et du retable de la Vierge sur projet de Pierre Bossan et Tony Desjardin. Le même marbrier fait le maître-autel en 1855, puis l'autel latéral et le retable du Sacré-Coeur en 1860. Quatre ans plus tard est faite la chaire en marbre ornée de sculptures de Charles Dufraine représentant St-Pierre et St-Paul et dont l'abat-voix en chêne est dessiné par Pierre Bossan.

Type d'Édifice: Église
Nom de l'Édifice : Saint-Polycarpe
Siècle de l'édifice: XVIIe-XIXe siècles
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Eglise Notre-Dame-Saint-Vincent, ancienne église des grands Augustins implantés dans le quartier depuis 1319. Elle est enclavée dans un paté de maisons, sur les bords de Saône, quai Saint-Vincent. Seuls émergent le porche, sur le quai, la coupole et le clocher-terrasse surmonté d'une haute croix en fer.

L'édifice actuel, datant pour l'essentiel du XVIIIe siècle, est venu remplacer la chapelle de l'ancien couvent qui menaçait ruine. La première pierre en fut posée le 6 octobre 1759 et la consécration eut lieu le 4 juin 1789. Elle était appelée église Saint-Louis, en hommage à Louis Le Dauphin qui avait contribué financièrement à son édification. La Révolution chasse les Augustins, l'église étant convertie en un entrepôt puis en annexe de l'hôpital général à l'occasion du siège de Lyon en 1793, le reste des bâtiments monastiques étant affecté à l'armée avant que de devenir l'école de la Martinière, en 1831. Après le rétablissement du culte, le conseil de Fabrique dut faire face à un accroissement notable du nombre des paroissiens de par la suppression des paroisses Notre-Dame de la Platière et Saint-Vincent. De 1861 à 1882 la nef est prolongée et la façade actuelle édifiée par l'architecte Franchet. L'église prend le vocable de Notre-Dame-Saint-Vincent en 1863 afin d'éviter toute confusion avec celle de la Guillotière, l'église Notre-Dame Saint-Louis. Entièrement dévastée par un incendie le 12 décembre 1987, sa rénovation fut entreprise par la ville de Lyon et l'édifice fut réouvert au culte le 29 novembre 1992.

Bien que doté de transepts peu débordants, le corps de l'édifice affecte un parti basilical, huit colonnes de style toscan rythmant la nef centrale accostée de deux bas-côtés. La croisée du transept, couronnée d'une coupole sur tambour, débouche sur un chœur en hémicycle, deux chapelles de plan carré prolongeant de part et d'autres les collatéraux. Clocher et sacristie, à l'arrière du chœur, occupent un emplacement typique du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. L'éclairage de l'église est parcimonieux : dix fenêtres plein-cintre en vis-à-vis prennent naissance au dessus de l'entablement de la nef, en pénétration dans la voûte en berceau, tandis qu'une demi-lune orne le mur occidental de l'église. Les collatéraux, le chœur et ses chapelles restent aveugles, entourés qu'ils sont de divers bâtiments érigés après la Révolution sur l'ancienne terre conventuelle, alors que les quatre fenêtres surbaissées de la coupole complètent cet éclairage haut de l'édifice. Le porche de l'église, désaxé par rapport à l'édifice afin de respecter l'alignement du quai Saint-Vincent, contraste avec la sobriété sinon l'austérité de l'intérieur, une sculpture abondante animant sa façade.

Les statues du porche rappellent les vocables successifs de l'édifice. De part et d'autre d'une arcade plein-cintre, saint Louis (à droite) et saint Vincent (à gauche) sont l'œuvre du sculpteur Charles Dufraine, tout comme une frise figurant des anges musiciens encadrant une niche où trône une Vierge à l'Enfant. Le tympan de la porte présente une céramique d'esprit florentin figurant deux anges adorant une croix. À l'intérieur, le même Dufraine a réalisé le groupe du baptême du Christ et un Sacré-Cœur. Les transepts et leurs autels abritent des statues d'un esprit plus classique : saint Vincent, saint Louis, et une Vierge de Fabisch, ce même Fabisch qui réalise, à la moitié du XIXe siècle, tant de statues de la Vierge, pour les églises de Lyon, certes, mais aussi pour la basilique de Lourdes, toute neuve. Enfin, le chœur s'orne depuis 1996 de peintures de J.F. Hamelin : le triptyque Lumière d'Emmaüs illustrant cet épisode des Actes des Apôtres ainsi qu'une Annonciation, et le tableau Le Créateur au cul de four de l'abside. L'orgue Merklin, détruit lors de l'incendie de 1987, a été remplacé par un instrument d'esprit classique particulièrement adapté au répertoire baroque allemand. Il s'agit d'un grand seize pieds de deux claviers-pédalier comptant 31 jeux. Il est l'œuvre des facteurs R. Freytag et B. Aubertin.

Type d'Édifice: Église
Nom de l'Édifice : Saint-Louis, puis Notre-Dame-Saint-Vincent
Siècle de l'édifice: XVIIe-XVIIIe-XXe
Forme du clocher : terrasse
Position du clocher : latéral (à droite du choeur)
Clocher en péril : non

Eglise Saint-Bernard

Une voûte au n°13 de la rue Vaucanson donne accès aux abords de l’église, qui se distingue par sa toiture dorée. Une légende voudrait que Saint Bernard soit la plus grande église de Lyon après la cathédrale, elle est fermée car elle menace ruine. Cette église a été construite en 1852 avec force dépenses pour tenter de calmer les canuts de Lyon toujours enclins à la révolte. Cette église est de style néo-gothique, avec un chevet à pans.
Photos de l'église : http://ruesdelyon.wysiup.net/PageRubrique.php?ID=1002420&rubID=1002678#


Abbayes

Couvent des Dames de Saint-Pierre, maintenant musée des Beaux-Arts de Lyon. Une des deux églises conventuelles, l'église Saint-Pierre, subsiste et abrite les sculptures du 19e et du 20e siècle. L'autre, dédiée à Saint-Saturnin, a été démolie à la Révolution.

Couvent des Dames de Saint-Charles, montée des Carmélites

Le couvent de la congrégation des sœurs de Saint Charles fait suite au monastère de l’annonciade céleste fondé ici en 1624. Cet ordre suit les traces de Berthold, un ermite installé sur le mont Carmel en Palestine et qui fit aussi des émules de l’autre côté de la Saône au monastère des Carmes Déchaussés, ainsi que celles de Sainte Thérèse qui établit son monastère à Avila en 1568.
L’histoire de cette montée est aussi ancienne que l’histoire de Lyon puisque c’était l’un des trois cheminements servant à gravir la colline de la Croix Rousse. Une plaque rappelle d’ailleurs que ce trajet s’appelait la voie du Rhin. L’empereur Agrippa avait organisé les voies romaines de la Gaule en partant de Lyon. Il y avait la Narbonnaise qui passait au-dessus de la Saône par le chemin des Fontanières, l’Aquitaine qui partait par la rue de Trion et donc la voie du Rhin qui descendait la montée Saint Barthélemy, traversait la Saône, suivait la rue Blandan puis la montée des Carmélites. On dit qu’il s’y tenait un mystérieux culte aux trois Nornes, déesses lunaires gardiennes du destin.

Couvent des franciscaines, à l'emplacement de l'ancien hôpital Saint-François d'Assise, dans la rue du même nom

Le quartier a été aménagé au milieu du 19e siècle après la destruction du rempart de la ville. Horace Pitrat, maçon constructeur du quartier a tenté de construire une tour depuis laquelle on pourrait voir Marseille, la tour s'est écroulée le 27 août 1828. Elle se trouvait à l'emplacement de l'hôpital. La chapelle de l’hôpital date de 1923, on peut la visiter lors des journées du patrimoine. Il y a plusieurs associations liées au site religieux, Saint François, la Pierre Angulaire, Arcade santé et une maison accueil et soins.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 22 Aoû - 09:26 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Dim 15 Aoû - 23:40 (2010)    Sujet du message: Lyon (69001) Répondre en citant

Anciennes églises

Ancienne église Notre-Dame de la Platière

Ancienne église Saint-Vincent

Anciens couvents

Ancien couvent de la Déserte, place Sathonay

Avant la délibération du conseil municipal du 22 août 1817, la place a porté le nom de Place de la Déserte. Dans le Tractatus de bellis induciis en 1268, on apprend que les Lyonnais pour se défendre de l'autorité ecclésiastique font construire des fortifications dans la Déserte. En 1296, Blanche de Châlons, veuve du sire de Beaujeu acquiert la parcelle « proche de la porte nouvelle » et fonde en 1304 le monastère ou abbaye du même nom pour les dames de Saint Clair ou Clarisses qui passeront sous la règle de saint Benoit. En 1318, le fils de Blanche de Châlons lègue la vigne de la Varissonnière aux religieuses, et en 1439, l'homme d'affaires Pierre du Nyèvre cède la Clos de la vigne, ce qui permet d'agrandir le terrain des Clarisses. En 1745, leur possessions occupent alors un quadrilatère qui va des rues Sergent Blandan au sud, montée des Carmélites à l'ouest, la rue du Bon Pasteur au nord, et la montée de la Grande Côte à l'est.

Dès 1791, les biens des congrégations religieuses qui occupent la majeure partie des pentes de la Croix-Rousse sont vendus comme bien nationaux. La première propriété mise aux enchères est celle des Chartreux en septembre 1791. Les plus grosses ventes ont lieu au deuxième semestre 1796. Le Clos de la Déserte échoit au département. En 1802, la partie la plus pentue du terrain au nord, est transformé en jardin des plantes, encore visible aujourd'hui. Le reste des bâtiments appartient toujours au département comme bien national mais le tout est cédé à la ville de Lyon. On propose alors d'utiliser les constructions vides pour y installer une école impériale d'équitation ou le mont-de-piété. Finalement, les bâtiments sont détruits en 1813, à l'exception du bâtiment qui abrite aujourd'hui la mairie d'arrondissement. Les bâtiments sont remplacés par une place pavée de cailloux et de pierres plates. En 1817, l'architecte municipal Louis Flachéron propose d'agrandir la place et d'aménager une entrée au jardin des plantes. La place, créée sous la mandature du maire de Fargues, occupe désormais une superficie de 4 000 mètres carrées : l'escalier situé au nord de la place à côté de la mairie permet d'accéder au jardin des plantes. De part et d'autre de l'escalier se trouvent deux fontaines ornée de lions en bronze fabriqués à la Fonderie nationale du Creusot, répliques des lions ornant la Fontaine Acqua Felice située à Rome, place Saint-Bernard. Les rues latérales sont crées vers 1820 - 1821 et les lots sont rapidement vendus aux aménageurs. Le succès de ces opérations tient à la proximité du jardin des plantes et de son relatif écart par rapport à la bruyante Montée de la Grande Côte. Contrairement aux quartiers voisins, les bâtiments abritent plus d'appartements que d'ateliers de soieries.

Sur la montée de la Grande Cote, anciennement montée Saint-Sébastien, au n°100, une fenêtre daterait, selon Lucien MAYNARD, du XIIIe, et serait un remploi du couvent de la Déserte (voir ici : http://ruesdelyon.wysiup.net/PageRubrique.php?ID=1003292&rubID=1003328# ). Les religieuses de la déserte ont acheté la partie ouest en 1296, ce sont elles qui ont donné le signal de la transformation de cette route reliant Lyon au plateau en rue en lotissant leur parcelle au début du 16e siècle. L’urbanisation a été rapide, de 1500 à 1550, la montée était alors fermée en bas par la porte Saint Marcel et en haut par la porte Saint Sébastien, située rue des Pierres Plantées à l’entrée de Lyon. De 1628 à la révolution, une petite statue de Saint Roch y avait été installée, avec une plaque en latin signalant que la peste n'avait pas réussi à monter plus haut.

Ancien couvent des Bénédictines, rue Saint-Benoit

Le couvent est construit de 1684 à 1740; à la Révolution, les moniales sont dispersées et le couvent sert de carrière de pierres. Les vestiges du couvent sont toujours là dans le beau jardin du clos Saint Benoît.

Ancien couvent des Capucins, rue des Capucins et à l'emplacement de l'impasse Saint-Polycarpe : L’ordre des Capucins a été fondé à Pise en 1525. Les grands Capucins ont construit leur monastère et leur chapelle Saint André au pied de la Grand Cote en 1622, ils ont été chassés à la révolution. Le bâtiment est toujours en place au n°6, et une traboule y passe. Ils étaient les pompiers de la ville de Lyon. Ils ont connu leur heure de gloire lors du règne de Louis XIII qui leur a rendu visite.


Ancienne couvent des Chartreux

Ancien couvent des Oratoriens, autour de la rue Caponi, dédiée à la famille Caponi et notamment à Laurent Caponi qui avait acheté un grand domaine, La Maison Verte, en 1566. Ce Caponi était un banquier italien venu du temps de la splendeur des foires de Lyon et de l’essor de la fabrique de la soie. Ce domaine sera vendu aux pères Oratoriens qui y restent jusqu’à la révolution. Après la Révolution, tout est démantelé et loti.

Ancien couvent des Grands Augustins

Ancien couvent des Feuillants, grande rue des Feuillants. Les Feuillants se sont installés ici en 1619, ils en ont été chassés à la révolution. L'ensemble actuel des bâtiments (le n°6 et sa cour) ont été édifiés de 1662 à 1664 par l’architecte Perret et le maçon Girardon.
En 1740, les Feuillants vendent la partie des terrains qui donnent sur la rue pour faire construire des logements. Ceux ci sont toujours en place, coté ouest et ont fait l’objet d’une importante rénovation en 2005. La rue a été ouverte en 1749, le long du monastère. Le n°6 contient une traboule menant à la rue de Thou. Le coté est de cette dernière rue est constitué du dos des immeubles lotis en 1740. Depuis la montée saint-Sébastien voisine, on peut voir le toit en croupe du n°6, qui marque bien le couvent.

François Auguste De Thou a été enterré dans l'église des Feuillants. Sa vie, commencée en 1608, avait été abrégée de sept coups de hache le 22 septembre 1642, exécuté sur la place des Terreaux en compagnie de Cinq Mars pour avoir conspiré contre Richelieu. Il était conseiller d’état en charge de la bibliothèque du roi. Le marquis de Cinq Mars, favori du roi, était vu comme un possible concurrent pour Richelieu, comme il était très célèbre, une grande foule a suivi leur cortège de la prison de Roanne à la place des Terreaux.

Ancien couvent Sainte-Marie des Chaines (1640), quai Saint-Vincent. Le réfectoire des sœurs date de cette période et existe encore. Le couvent a été repris par le service des Subsistances, qui s'établit autour de la cour du n°8. Les autres bâtiments ont été construits en 1840 pour les activités de subsistance de l’armée. La boulangerie a fonctionné juste dans les années 1990, le pain étant pétri pour les soldats intervenant en Irak ou en Bosnie. La ville a repris les lieux pour en faire une résidence d’artistes et un lieu de manifestations artistiques.
Dans le coin, c'est en 1643 que le consulat (municipalité de Lyon) créa le grenier d’abondance afin de stocker du blé en abondance pour éviter les famines, la spéculation et les émeutes qui s’en suivaient. Les bâtiments actuels furent construits à cet effet de 1722 à 1728. Quand les famines furent apaisées, restaient à contrôler les émeutes, on a donc affecté ces bâtiments à la gendarmerie jusqu’en 1987, date à laquelle la DRAC a pris possession des lieux, ainsi qu’une classe de danse du conservatoire de musique. Tout cela se trouve juste après le pont Koenig.
A noter que'n 1472, c’est près des Augustins, au sud du quai que Barthélemy Buyer installa l’atelier d’imprimerie de Guillaume Leroy d’où sortit le premier ouvrage imprimé de langue française. A cette époque, et jusqu'à la fin du XVIIe, les terrains des Chartreux descendaient jusque la Saône, et qu'une partie du quai a été bâti sur l'emprise du couvent.

Ancien couvent des Bernardines (1642), montée Saint-Sébastien, dispersé en 1792. Il donna son patronyme à l'église Saint-Bernard, par la volonté de M. Willermoz, donateurs des terrains pour la construction de la nouvelle église. Cette montée était le début de la voie romaine vers Genève.

Ancien couvent des Collinettes, n°21, montée Saint-Sébastien. Aujourd'hui c'est la résidence Villemanzy, pour les chercheurs étrangers, qui occupe les lieux. Le couvent est fondé en 1665 par la marquise de COLIGNY et dispersé, comme tant d'autres, à la Révolution.

On doit aux religieuses le premier acqueduc de la Croix Rousse, qui avant cela (et aussi après, était truffée de puits et de souterrains plus ou moins étroits en vue de raccorder les puits stériles à des poches d'eau plus ou moins éloignées; c'est d'ailleurs à cause de tous ces souterrains, sur lesquels sont venus s'ajouter des immeubles plus ou moins vite bâtis et plus ou moins mal étayés aux XVIIIe et XIXe siècle (le fameux style canut, façon ruche à soyeurs), que la colline de la Croix Rousse bouge, fissurant l'église Saint-Bernard (déjà prédisposée aux fissures, vu qu'elle est bâtie au 19e, avec les matériaux et le savoir-faire de son siècle), mais aussi les solides murs de soutènement des places et les immeubles...
Au XVIIIe siècle, les puits sont toujours la principale solution pour se fournir en eau. Comme tous les Lyonnais, les religieuses du couvent des collinettes ont manqué d’eau durant la sécheresse de 1748. Elles n’en trouvaient que dans un seul puits dont la source se tarissait en cas de forte chaleur. Les fontaines de la ville ne pouvaient subvenir aux besoins de tous les habitants. Mère Élisabeth de Saint-Paul Beysson décide alors de creuser la terre à la recherche d’une source. Après plusieurs mois de recherche et plusieurs essais infructueux, la religieuse a gain de cause et trouve quelques filets d’eau. Elle demande alors à ses ouvriers de creuser jusqu’à la source de ces filets d’eau. La source est très profonde. La religieuse a l’idée de faire construire une voûte souterraine en suivant ces filets d’eau et remontant jusqu’à leur source. A la source, un réservoir naturel. Des tuyaux en terre cuite sont placé dans l’aqueduc souterrain, en pente, pour conduire l’eau du réservoir jusqu’au puits des Colinettes. Comme les nonnes prévoyaient de construire un nouveau monastère, elles décident de diviser l’aqueduc en deux branches : l’une pour l’ancien bâtiment, la seconde pour le nouveau.

Voir : L'accès à l'eau à la Croix Rousse au cours des siècles (PDF, 4 pages) : http://www.sendspace.com/file/jsyffv

Source : http://ruesdelyon.wysiup.net/PageRubrique.php?ID=1003292&rubID=1003403

Ancien couvent des Carmélites, montée des Carmélites. Les Carmélites s’installèrent dans le quartier en 1616.
Cet ordre suit les traces de Berthold, un ermite installé sur le mont Carmel en Palestine et qui fit aussi des émules de l’autre côté de la Saône au monastère des Carmes Déchaussés, ainsi que celles de Sainte Thérèse qui établit son monastère à Avila en 1568.

Ancien couvent des Grands-Carmes, n°4 de la rue de Thou. Par ici, on peut rejoindre par une traboule la Cour des Moirages.


Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Notre-Dame de Lorette, dans la rue de Lorette : Loreto est une ville italienne où se trouve une basilique et une maison sainte dédiées à la vierge, c’est un important lieu de pèlerinage. Le nom de la rue vient d’une chapelle qui a été édifiée en 1701 pour les pèlerins de Lorette. Des pèlerins avaient été envoyés à Lorette.

Ermitage Saint-Sébastien, sur la montée du même nom. Il était installé au XIIIe comme recluserie et apparaissait encore comme prieuré en 1562.

Ancienne chapelle Sainte-Blandine, au pied de la montée Coquillat, presque en la place Chazette. On dit qu’elle aurait été bâtie à l’endroit du bûcher où furent brûlés les martyrs chrétiens de 177 afin de disperser leurs cendres dans le Rhône et éviter leur enterrement selon la coutume chrétienne contestée.


Dernière édition par Admin le Lun 16 Aoû - 02:00 (2010); édité 12 fois
Revenir en haut
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Dim 15 Aoû - 23:54 (2010)    Sujet du message: Lyon (69001) Répondre en citant

Autres cultes

Temple des Terreaux, rue de la Lanterne

Ce temple, de style néo-gothique, a été construit entre 1855 et 1857 pour desservir la paroisse créée par Adolphe Monod après sa rupture avec le consistoire de Lyon. Les plans sont de l'architecte Manlius Bailly et les travaux exécutés sous la direction de Clément Poy. L'orgue originel de ce temple a été cédé à l'église luthérienne de la rue Fénélon, dans le 6e arrondissement : http://temples.free.fr/lyon/orgues/fenelon_org.htm

Vues intérieures et façade : http://temples.free.fr/lyon/lanterne2.htm#façade

Eglise évangélique La Bonne Nouvelle, au rez-de-chaussée d'un immeuble 19e, au n°36, quai Saint-Vincent.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:44 (2017)    Sujet du message: Lyon (69001)

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers de Rhone-Alpes -> Clochers du Rhône -> Lyon Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Orancia phpBB Theme by Kaelys
Powered by phpBB © 2001, 2003 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com