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Eze (06360)

 
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MessagePosté le: Sam 22 Aoû - 09:02 (2009)    Sujet du message: Eze (06360) Répondre en citant

Eglise

Eglise Notre-Dame de l'Assomption

Commencée en 1764, elle fut achevée et consacrée en 1772. Sa façade est influencée par le néo-classicisme, ornée de pilastres monumentaux.Son architecte, Antonio Spinelli, opposa un intérieur rythmé de corniches et habillé de trompe l'œil afin de ménager un aspect théâtral propre à l'esprit baroque.

Comme le reste du littoral des Alpes-Maritimes, le territoire de la commune d'Eze est occupé depuis des temps anciens. Le monument le plus remarquable est celui du Mont-Bastide qui surplombe Beaulieu et la baie de Saint-Jean, sur un éperon rocheux bordant la grande corniche. La tradition locale, fondée sur les "déductions" des érudits du XIXe siècle et du début du XXe siècle, en fit une fondation phénicienne, un palais mycénien ou un oppidum ligure remontant au premier âge du Fer. Les recherches récentes ont permis de mettre au jour un gros bourg agricole protégé par une solide enceinte. L'organisation urbaine est très serrée. De grandes habitations en pierre sèche supportant un étage s'organisent autour d'une grande rue qui traverse le village de part en part. Le rez de chaussée de chaque habitation abrite des structures de pressage destinées à la fabrication du vin ou de l'huile. Les traces d'occupation les plus anciennes remontent au IIe siècle av. J.-C., mais la plus forte période d'activité se situe entre l'époque d'Auguste et l'époque des Flaviens. Jusqu'au début du XIXe siècle, Èze englobait La Trinité qui en a été détachée en 1818.

Histoire et mobilier de l'église : http://www.eze-riviera.com/village/eglise.htm

Type d'Édifice: Église
Nom de l'Édifice : Notre-Dame de l'Assomption
Siècle de l'édifice: 18ème siècle
Forme du clocher : clocher-porche à terrasse
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos ( 5 ):





Chapelles

Chapelle des Pénitents Blancs (XVIIe). En 1306 a lieu la fondation de la Confrérie des Pénitents Blancs d'Eze dans la chapelle de la Sainte-Croix. Les pénitents seront, à Eze, plus spécialement chargés de subvenir aux besoins des pestiférés et les lépreux. La lèpre subsitera à Eze jusqu'au début du XXe siècle.

La confrérie des pénitents blancs d'Eze est fondée le 20 mars 1306. D'abord accueillis dans l'église, les pénitents s'installent ensuitedans la chapelle qui portent leur nom. Située au cœur du village, la chapelle des pénitents est un petit bâtiment à nef unique précédé d'un porche orné d'une calade ou mosaïque de galets. Un clocher-mur surmonte la façade. Chaque confrérie était dirigée par un prieur et un sous prieur élus au moment des fêtes pascales. En 1782, celle d'Eze regroupait 89 hommes et 95 femmes. Sous le terme de "confraternita" les habitants associaient les pénitents blancs et une autre confrérie créée en 1713 placée sous le vocable du Saint Rosaire. Dans les faits rien ne les distinguait : ceux qui faisaient de l'une étaient inscrits dans l'autre. Les ressources de la communauté d'Eze reposaient essentiellement sur les cotisations, les quêtes, les aumônes et les legs. En 1740 ils héritent notamment du chirurgien Antoine Fighiera de dix propriétés plantés d'oliviers et de caroubiers. Chaque années, les prieurs mettaient aux enchères auprès des éleveurs de vers à soie les feuilles des quelques mûriers blancs qui se trouvaient dans l'enceinte du village. Pendant la période révolutionnaire, en 1793, le culte est interdit et les biens meubles et immeubles inventoriés. Les commissaires de la Révolution ne trouvent en revanche nulle trace des tableaux, des vases et des objets sacrés probablement cachés par les habitants. En 1801, le culte est restauré.

Aujourd'hui la chapelle possède, entre autres une crédence du moyen Age, une sculpture en bois du Vierge à l'Enfant du XIVe siècle tenant dans sa main une pomme de pain, un Crucifix d'école espagnole daté par Bonifassi du XIIIe siècle et surtout une crucifixion attribuée à l'atelier du peintre primitif Ludovic Bréa. Les peintures religieuses de Michel Marie POULAIN ont été très probablement réalisées vers 1953 à la suite du procès entre l'abbé Bonifassi et le peintre Bernard Leclerc chargé dans un premier temps des décorations murales de la chapelle. C'est à cette époque que les murs de la nef ont été recouverts d'un badigeon blanc.

Mais qui sont ces pénitents? Durand de Maillane en donne une définition dans le Dictionnaire canonique de 1776 : "Fidèles qui, dans les provinces méridionales du royaume se réduisent en confréries pour remplir certains devoirs de dévotion & de charité comme chanter des offices divins dans une chapelle qui leur est propre, d'ensevelir les morts, d'assister les malades, de faire des processions en l'honneur de Dieu etc. Ces pénitents sont vêtus d'un sac blanc, bleu, noir, violet, gris ou rouge selon la couleur affectée à chacune des confréries dont le nombre dépend de celui des habitants de chaque ville. [...] Dans l'état où on les voit & où le roi les souffre dans le Languedoc & la Provence, elles sont très utiles pour la sépulture gratuite des morts, & le secours des pauvres & des malades; il cite ensuite un arrêt de l'évêque de Bourges à l'encontre de pénitents bleus, où pénitents de saint-Jérome, le 7 juin 1601 et, un autre arrêt, rendant grâce au zèle des Pénitents Blancs de Montpellier, distingués par le Roi le 6 février 1757.

L'habit du pénitent, le "sac", le "froc" ou la "cappa" en niçois, se compose d'une robe, d'un cordon et d'une cagoule en signe d'humilité et d'anonymat. La couleur désigne une fonction particulière et la tutelle d'une archiconfrérie. Dans les Alpes Maritimes, les blancs s'occupaient des malades sous la tutelle de l'archiconfrérie de Gonfalon ; les noirs des enterrements sous la tutelle des pénitents de Valréas, les rouges des orphelins sous la tutelle de la confrérie du Saint-Suaire, les bleus s'occupaient des voyageurs, des prisonniers et des esclaves. Nous savons par les archives que les pénitents d'Eze participaient aux processions, distribuaient des images pieuses, collectaient annuellement du blé et de l'huile, soignaient les malades et en particulier les lépreux et accueillaient les voyageurs. Les membres de cet ordre laïc devaient se plier à quelques règles strictes. S'ils étaient mariés, ils pouvaient user du mariage mais s'ils étaient célibataires ils devaient le rester. Ils devaient également pratiquer la prière, refuser les métiers d'armes et renoncer aux fêtes mondaines.

Sources : Dictionnaire canonique de Durant de MAILLANNE et mairie d'Eze.

Chapelle Saint-Laurent, prieuré rural du 11ème au 18ème, possèdant des fresques remarquables.

Selon une plaque moderne la chapelle daterait de 1520. Au dessus de cette plaque on voit des traces de peinture difficilement déchiffrables. L’examen de la façade montre que la chapelle était primitivement ouverte et l’on distingue bien l’arc en plein cintre en tuf. Des travaux de restauration et d’agrandissement ont été menés au cours du XXème siècle, dont la construction d'un bas-coté droit. A gauche à l’intérieur une niche a été ainsi découverte vers 1985 et une autre sur la façade côté gauche. A l’intérieur on peut voir une peinture ou fresque très ancienne, peut être de l’origine de la chapelle, derrière le Maître Autel. Elle a été découverte quand le tableau accroché à cet endroit a été déplacé dans la chapelle latérale.

Dossier sur la chapelle et photos Arrow http://www.archeo-alpi-maritimi.com/chapelle_stjean_belvedere.php

Chapelle moderne à Eze-sur-Mer.

Oratoire du col d'Eze (XIXe ?)

Arrow 5 autres oratoires sont à signaler aux alentours du col d'Eze : ce sont souvent des niches abritant des Vierges, comme l'oratoire Notre-Dame de la Merci.


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MessagePosté le: Sam 22 Aoû - 09:02 (2009)    Sujet du message: Publicité

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