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Pradines (42630)

 
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Hébé
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MessagePosté le: Jeu 20 Aoû - 16:38 (2009)    Sujet du message: Pradines (42630) Répondre en citant

Église

Église Saint-Pierre et Saint-Claude

La commune de Pradines fait partie du canton de Saint-Symphorien-de-Lay. Sous l’Ancien régime, elle appartenait à la seigneurie du Beaujolais. Au XVIIe siècle, la châtellenie de Pradines est aliénée au seigneur de Lestouf. Un château dont les origines remontaient au XVe siècle, s’érigeait au bout de l’Allée des Tilleuls. En 1923, il est détruit à cause des charges fiscales trop importantes. Aujourd’hui, seule subsiste une dépendance agricole.

Au XVIIIe siècle, la population s’élevait à près de 1500 habitants. Le bourg était alors situé au lieu dit « Vieux bourg » en bordure du Rhins. Ce n’est qu’en 1822, que le village fut transféré au centre de la commune, c’est-à-dire à son emplacement actuel. Le bourg s’organise autour de son église construite au de 1821 à 1825, qui a des vitraux de Hanssen. Elle est bâtie dans le style néo-classique qui au XIXème siècle s'inspire de l'art classique du XVIIème siècle (façade à fronton, forme du plafond en anse de panier). L'ancien village de Pradines et son église, dont la plus ancienne mention connue est antérieure à 1412, se trouvaient à l'emplacement de l'Abbaye bénédictine qui s'est établie en 1804 dans le château des De Letouf, seigneurs de Pradines

L'église est ouverte lundi et mercredi de 8h à 15h30. Sinon, pour la visiter, demandez les clefs à la boulangerie...

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre et Saint-Claude
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Abbaye

Abbaye Saint-Pierre et Saint-Paul, dépendant des bénédictines. (XIXe)

Le “père” de la vie monastique en Occident, et spécialement de la vie bénédictine, est né vers 480 en Nursie, au Sud de l’Italie. Tout jeune homme, Benoît quitte la vie étudiante commencée à Rome et s’enfonce dans la solitude d’une grotte à Subiaco avec le désir de “plaire à Dieu seul”. Il s’insère dans la tradition monastique chrétienne née en Egypte dès le début du IVe siècle. Purifié et transformé par ce choix radical, il commence, trois ans plus tard, avec quelques disciples, une vie communautaire. Puis, il fonde un monastère au Mont Cassin. De cette montagne aux vastes horizons, sa communauté s’ouvre aux besoins des pauvres et des chercheurs de Dieu. Il écrit une règle tissée d’Ecriture Sainte, “la Règle des moines”, fruit de son expérience. Par sa sagesse humaine et spirituelle, cette Règle s’étend dans le bassin méditerranéen et même au-delà, et elle traversera les siècles.

Au VIIe siècle, elle est adoptée par l’Abbaye Saint Pierre de Lyon. C’est là que Thérèse de Bavoz (1768-1838), fondatrice de l'abbaye de Pradines, née à Billième dans le Duché de Savoie, entrera en 1784 à l’âge de 16 ans. En 1792, l’abbaye est fermée par les lois révolutionnaires. Fidèle à sa vocation, Thérèse refuse de prêter le serment constitutionnel et mène avec quelques sœurs une vie clandestine à Lyon. Arrêtée, elle connaît la détention dans les prisons de la Terreur. En 1795, elle répond à la demande d’un prêtre réfractaire de s’engager dans l’éducation des enfants. Elle entre alors dans le mouvement clandestin de Sainte-Agathe-en-Donzy, dans le Forez, et forme, avec quelques compagnes, une communauté austère, suspectée par les autorités civiles. La force de sa foi lui permet de traverser les multiples épreuves et de passer à travers la tourmente révolutionnaire.

En 1804, la communauté et son école s’installent dans le château délabré de Pradines. Les débuts sont difficiles car la vie monastique est mal comprise tant par les autorités religieuses que civiles. Seules les communautés enseignantes ou hospitalières sont autorisées. Dès 1804, une épidémie touche sa communauté. Soeur Vernier, des Hospices de Lyon, vient circonscrire le fléau. A la fin de l'année 1804, elle rentre à Pradines sous le nom de soeur Félicité. Elle ouvre une pharmacie dans le monastère, soigne les gens de la région. Elle commence aussi la culture des 34 plantes nécessaires à la fabrication de l'Eau souveraine. En 1805, Pradines connaît de graves problèmes financiers. La communauté est pauvre. Elle a beaucoup de mal à payer ses charges, en particulier les emprunts pour l'acquisition du château, acheté par le chartreux M. MAGDINIER pour la communauté en 1803. Le diocèse projette sa fermeture. Thérèse de Bavoz rencontre alors le cardinal Fesch. Elle lui fait par des ses problèmes matériels et spirituels. Le cardinal est impressionné par la religieuse. Il s'engage à l'aider. Cela permet à Pradines de conserver son pensionnat et la charge du noviciat.

Thérèse vivra dix années très douloureuses, jusqu’à ce que le Cardinal Fesch, archevêque de Lyon, l’autorise enfin à réaliser son projet de vie bénédictine. Le cardinal Fesch, oncle de Napoléon, dut se retirer à Pradines en 1814, avec toute l'administration diocésaine, pour fuir les Autrichiens arrivés à Lyon. Il y séjourna ensuite en résidence surveillée avec sa sour Madame Letizia, mère de Napoléon. Thérèse de Bavoz reçut l'autorisation de reprendre la vie monastique selon la règle de Saint Benoît en 1816. C’est ainsi que par la fermeté de son charisme, Thérèse parvint, en 1818, à donner naissance à la communauté. En 1824, la Maison de Pradines est érigée par le pape Léon XIII en abbaye bénédictine. Thérèse de Bavoz en est la première abbesse. En 1830 avec l'approbation de Rome, la communauté de Pradines devient la Congrégation des Bénédictines du Sacré-Coeur de Marie. Confiante en “la grâce de renouveau attachée par Dieu à l’Ordre de Saint Benoît”, elle favorise la renaissance de la vie monastique de La Rochette (diocèse de Lyon) et de Notre-Dame de Jouarre (diocèse de Meaux), où des moniales persévéraient discrètement durant cette période révolutionnaire, comme pour d'autres ordres (Carmes, Franciscaines, ...).

Source partielle: abbaye de Pradines, http://www.abbayedepradines.com

Dans l'abbaye se trouve la chapelle moderne, avec un orgue de Pascal Quoirin installé en 1999, mais aussi la chapelle des Anges (1832), construite suite à un voeu de Thérèse Bavoz, malade des yeux. Cette chapelle à la toiture en carène renversée, éclairée par deux baies cintrées de chaque coté de sa courte nef, n'a pas de clocher et existe toujours. Auparavant le monastère possédait dans sa grande chapelle un orgue construit en 1972 par les facteurs jurassiens Hartmann et Deloye. L'orgue resta en service jusqu'en 1995. Mis en vente, il fut acquis par les Amis de l'orgue de Brignais, en partenariat avec la commune. C'est un instrument déjà important (20 jeux). Ses dimensions lui permettent de s'intégrer harmonieusement dans le transept ouest de l'église Saint-Clair de Brignais dans le Rhone.
La chapelle moderne correspond à un projet réfléchi, et mûri par la communauté en 1966-1970 avec l’aide de Frère Denis de Taizé, architecte suisse. Sa disposition permet de mieux célébrer, conformément aux nouvelles normes données par le concile Vatican II. Par sa forme, l'église rappelle l’ALLIANCE. Elle repose sur dix piliers, on pense aux dix Paroles du Décalogue, aux cinq livres de la Torah. L’église est orientée vers la lumière, vers le haut par un puits de lumière. Elle reçoit la lumière et en même temps elle l’appelle. Elle tourne le fidèle vers l’attente, vers le retour du Christ et il trouve là le travail de l’Esprit.

Une des soeurs a conçu les vitraux. La représentation des quatre éléments de la création, le feu, l’air, la terre et l’eau montrent comment la création est une pierre d’attente prête à recevoir le mystère de l’Incarnation : la terre avec l'épi renvoie au Christ, grain tombé en terre qui a germé et porté au monde la Bonne Nouvelle et la Charité (souvent représentée comme un arbre), le feu est représenté par un vitrail chatoyant se déclainant en rouge, jaune et bleu. L'air, par un vitrail rosé et bleuté et l'eau par un vitrail bleu avec un bouton rouge au centre, l'Esprit. L'ancien clocher de la chapelle et du couvent, avec son dôme à l'impériale en ardoises a été conservé.

Le monastère est sur la D9 à 3km de l'Hôpital-sur-Rhins. Il ne faut pas quitter la D9 pour monter au village de Pradines, situé sur la D27. L'eau des bénédictines de Pradines, tirée à partir de 34 plantes, est un remède connu.

Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : des bénédictines de Pradines
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'abbaye de Pradines
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : dôme à l'impériale
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des Anges
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


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MessagePosté le: Jeu 20 Aoû - 16:38 (2009)    Sujet du message: Publicité

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