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Varaville (14390)

 
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MessagePosté le: Lun 17 Aoû - 01:01 (2009)    Sujet du message: Varaville (14390) Répondre en citant

Eglise

Eglise, à Varaville-bourg (XXe)

L'église a entièrement été abattue avec le bourg en été 1944 : le Hôme évacué le 3 mars 1944, le bourg, à 3.5 km dans les marais, est libéré le 6 juin par les alliés, réoccupé le 7 et évacué. les familles isolées dans les fermes du marais ont du évacuer le 13. C'est donc le 23 août que la Brigade Piron libère une commune en ruines et déserte, 2 jours avant la libération de Paris. Au centre du bourg, la Mairie-Ecole est intacte parmi les ruines. La maison Labarrière n'a plus de toit et a des trous, mais cela va encore. La ferme laviec a gardé ses quatre murs. Entre les deux il n'y a rien. Ou plutôt, il y avait le bourg et l'église, qui a perdu nef et clocher mais a un choeur relativement épargné, sans toit ni voûte. Dans le marais, le domaine Harcouel, écarté, n'a pas trop souffert. La famille Gauguin retrouve sa maison ébranlée, mais solide encore. Dans tous les coins perdus, du chemin des Anguilles à la rue du Bac, plus rien où presque n'est intact. De plus les allemands avaient inondé les marais avec de l'eau de la Dives pour empêcher les parachutages et les patrouilles alliéées... mais une bombe ayant crevé la digue de la Dives, c'est de l'eau salée qui stagne dans le marais et le rend improductif. Toutes les maisons sont pillées; au Hôme, la chapelle, le Prévent et les villas sont sinistrées, des trous béants, des arbres sciés en asperges de Rommel, des mines dans tous les coins.
Les hibernants de 1944-45 célébrent la messe dans la pièce la plus habitable de la maison Labarrière, plus tard dans un local provisoire de l'autre coté de la route de Cabourg. Un toit de tôles est posé sur le choeur rescapé de l'église qui redevient un lieu de culte à part entière. En 1949, après la bénédiction de la chapelle du Hôme, Monseigneur PICAND, évêque, bénit la première cloche promise au clocher de la future église. Elle est installée dans un campanile situé à l'entrée du cimetière.

En 1950, l'église n'offre toujours pas un beau visage : son choeur du XIIIe couvert de tôles, une brèche au sud bouchée par des planches, le clocher soufflé par les allemands en août... bref, ça ne peut continuer. Certains veulent rebâtir à l'identique, mais la solution est rejetée en raison du peu de praticité de l'ancienne église. L'abbé ETIENNE trouve l'église du bourg trop grande pour sa population et celle du Hôme trop petite en été. Il milite pour agrandir la chapelle avec les dommages de guerre de l'église, de quoi déclencher une guerre ouverte entre le bourg et le Hôme. Le conseil fait donc la sourde oreille. En 1951, l'achitecte de la commune, M. Simon VERMONT, architecte communal, propose 4 projets à la commune. Le quatrième est accepté, au prix de 28 443 928 francs. Mais l'administration retient le dossier huit ans durant : le permis est finalement délivré le 30 mai 1959.

Le choeur de l'ancienne église est abattu et la paroisse retransferée dans un baraquement provisoire, réalisé par M. PROD'HOMME (maçonnerie), MAGDELAINE (menuiserie) et BREVILLE (couverture). La nouvelle église fut inaugurée le vendredi 26 juillet 1963. Deux nouvelles cloches, fondues à Villedieu-les-Poëles, sont venues tenir compagnie à la première. La première s'appelle Noëlle, Brigitte, Marie-Jeanne, Lucienne, ses parrains sont Gérard Labarrière et Lucien Rouvres, ses marraines Mme Louis Maître et Mme Lucienne Tirard. La seconde se nomme Louise, Suzanne, Laurence, Thérèse, les parrains sont Marcel Leroux et Roger Gaugain, les marraines Mme Marcelle Prod'Homme et Mlle Thérèse Quoniam. Mr Bernard, le Maire, ceint de son écharpe et entouré de son Conseil Municipal attend l'Evêque Mgr Jacquemin dont c'est la première visite à Varaville. Le préfet s'est fait représenter. Le directeur départemental de la construction est présent. Devant la porte de l'église : discours du Maire qui résume le roman de la reconstruction, réponse de l'Evêque qui tient sur un coussin une clef supposée être celle de l'église. C'est un symbole, la vraie clef ne fait que quelques centimètres. Derrière l'Evêque et les personnalités, la foule peut enfin découvrir l'intérieur de la nouvelle église. Les proportions sont harmonieuses, le soleil généreux met en valeur les coloris de la grande verrière. Mais on retrouve aussi avec plaisir quelques rescapés de l'ancienne église: le grand Christ en bois qui domine l'autel, les vénérables fonds baptismaux, et surtout la très belle statue XVIème siècle de la vierge à l'enfant. Elle avait été brisée par les Huguenots au temps des guerres de religion, les morceaux cachés pendant des siècles dans la menuiserie d'un petit autel, découverte dans le années 30, restaurée par les soins de l'Abbé Etienne en 1934. En 1944, elle parait bien perdue à jamais. On en retrouve 14 morceaux en déblayant les ruines du clocher. C'est un véritable deuil pour l'Abbé Etienne. Des amis, les Monteilhet, témoins de la désolation décident de le consoler. Ils habitent dans la Gironde et connaissent un sculpteur espagnol capable de prouesses, qui accepte de la restaurer. Il a promis qu'elle serait prête pour le 26 juillet. L'avant veille, on l'attend toujours. Un coup de téléphone annonce qu'elle est en route. Elle est là. L'évêque bénit les cloches, puis consacre l'église, et au-dessus du vin d'honneur du maire, les cloches carillonnent longuement dans cette belle journée.

Au XIXe, le charme ogival de cette église du XIIIe était quelque peu altéré par des transformations malencontreuses : une voutev cuivrée dans la nef, des boiseries qui ont supprimé des futs de colonnes, des grands carreaux en lieu et place des vitraux ou encore la démolition des chapelles du transept. La tour centrale, en bâtière, paraissait dater du XVe. L'église était sous le patronage de l'abbaye de Troarn qui percevait 2/3 des dîmes, le tiers restant revenant au curé. Guillaume, comte d'Evreux, donna deux salines de Varaville à l'abbaye de TROARN et d'autres encore à celle de Saint-Wandrille, dans le pays de Caux. En 1220, Hugues Boutevillain, chevalier, fonda un hôpital dans la même paroisse.

Source : mairie de Varaville.

Plan de la commune : http://www.varaville.fr/mairie/plans/plan-varaville09.jpg

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Germain
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : bâtière
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photo (1) : (cliquez pour agrandir)

église et clocher

Crédits photo : http://heraldwolf.blogspot.com/2007_02_01_archive.html

Chapelle Saint-Joseph, au Hôme (fin XIXe)

Depuis toujours, le nord du territoire communal était couvert de dunes au Homme, entre Merville et Varaville. Elles étaient le royaume des lapins et la propriété de Théodore, puis d'Aldéric de Saint-Pierre. Vers 1860, la côte normande se dévéloppe, grâce au train qui met Deauville et Cabourg à 5 h 30 de Paris via, respectivement, Lisieux et Mézidon. En 1866, Jacques MALHENE, directeur des Postes et natif de Cambremer, propose à Aldéric de racheter ses dunes; le marquis lui vend tout. L'acheteur redivise le domaine en parcelles de 6-7 hectares de sable et de broussaille et le vend, ne se construisant sa propre maison, en briques, qu'en 1871-1872 qui existe toujours au n°11 rue Malhéné. En 1877, Monsieur Armand LE CLERC se porte acquéreur de terrains situés à l'est de la propriété personnelle de M. Malhéné et construit un grand hôtel pour la saison 1879. Il fait aussi bâtir la chapelle du Hôme sur ses deniers, optimiste pour l'avenir du Hôme.

Mais le Hôme ne grandit pas si vite : pas plus de 40 demeures ne seront construites avant 1914; la station manque de distractions, mis à part l'hippodrome de Cabourg, il n'y a rien sur place. Et encore l'hippodrome de Cabourg n'est pas une installation permanente : la piste de plat (2 200 mètres) et celle de steeple (9 obstacles) ainsi que les tribunes amovibles sont refaites chaque année. Monsieur Le CLERC se retire en 1892, vendant la chapelle à la paroisse et l'hôtel à un hôtelier de Rouen, Willarion PINEAU qui le transforme en succursale saisonnière : car la saison achevée, l'hôtel et les commerces d'été sont barricadés, la chapelle fermée par des planches, et ne restent dans le désert sablonneux et venté du Hôme que quelques gardiens de villas. Grâce au Prévent et à l'entre-deux-guerres, le Hôme s'étoffe peu à peu, y compris hors saison.

Après la destruction entière de la commune et du Hôme en 1944, la chapelle est réparée dès 1945. En 1949, l'abbé ETIENNE peut accueillir décemment l'évêque PICAND venu bénir la chapelle restaurée, qui a perdu son clocheton octogonal pour l'actuelle flèche d'ardoises posée sur un volume carré.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Joseph
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et clocher
vue du chevet

Ancienne chapelle

Ancienne Chapelle du Préventorium (1925)

En 1914, le Grand Hôtel est réquisitionné par l'armée. En 1920, M. GUILLET, son propriétaire parisien, le donne à l'hôpital Saint-Joseph de caen qui en fait un Préventorium pour héberger des enfants aux poumons fragiles ou vivant dans des milieux exposés à la tuberculose. En 1922, le Préventorium ouvre et se dote d'une chapelle inaugurée en 1925 par le vicaire général de Bayeux au milieu des soeurs de Saint-Vincent de Paul de l'hôpital St Joseph et de la donatrice de la chapelle, Mme De SARRES. ce "Prévent" participe à la notoriété du Hôme, qui peu à peu grandit.


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