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Dives-sur-Mer (14160)

 
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MessagePosté le: Jeu 13 Aoû - 23:53 (2009)    Sujet du message: Dives-sur-Mer (14160) Répondre en citant

Eglise

Abbatiale Saint-Pierre

Un modeste village au milieu des halliers de ronces et d’épines, appelé, probablement pour cette raison «L’Epinay», tel était Saint-Pierre-sur-Dives dans ses lointaines origines.
Cette pauvre bourgade avait pourtant une église dédiée à Saint-Pierre. Lorsqu’au cours du IXe siècle, les Normands envahirent la Neustrie, ils trouvèrent, dit la légende, sur leur passage, en remontant la Dives, le petit hameau de l’Epinay qu’ils s’empressèrent de piller, et ce, malgré le courage héroïque du curé Wambert qui, pour sauver ses ouailles d’un massacre, se jeta aux pieds des barbares et s’offrit en victime à leur fureur sanguinaire. Sa tête tomba sous la hache.

En 1011, à la mort de son mari, Guillaume Comte d’Eu, la Comtesse Lesceline transforme son château en monastère. Vers 1012, des religieuses de l’ordre de Saint Benoît s’y installent mais au bout d’une trentaine d’année, en butte aux tracasseries de la population, ces bénédictines se retirèrent vers Saint Désir de Lisieux où leur bienfaitrice construisit un nouveau monastère. Elles furent remplacées par des bénédictins En 1046, la comtesse confia les destinées de son abbaye à l’abbé Ainard, religieux remarquable par sa science et sa piété. Parfait administrateur et grand bâtisseur, grâce à lui, le monastère fut agrandi et la première église abbatiale fut construite. La consécration eu lieu en 1067 en présence du nouveau roi d’Angleterre, Guillaume, Duc de Normandie, neveu de la comtesse qui avait placé son établissement sous sa haute protection.
De cette église primitive détruite en 1106 lors de l’incendie de l’Abbaye, il ne reste pratiquement plus rien, toutefois la base de la tour sud.

La tour Saint Michel de style roman, vestige de l’église du XIIe siècle, ne servit jamais de clocher, les moines l’utilisaient comme pigeonnier et comme donjon en période troublée. La flèche est du XIIIe siècle. La tour nord (fin du XIIIe siècle), de style gothique se distingue par les proportions imposantes de ses baies flamboyantes. La partie centrale (XIIIe) reliant les deux tours comporte une porte en bois à deux vantaux posée en 1719. La tour lanterne s’élève sur deux étages de baies justifiant son nom par la lumière qu’elle apporte à l’édifice. Elle fut restaurée plusieurs fois au cours des siècles. Au XVIe siècle, l'église, en très mauvais état, est complètement reconstruite par l’abbé Jacques de Silly.

Le chœur à deux étages est remarquable par ses dimensions. Il comprend deux travées droites et une abside carrée, flanquée de deux absides latérales carrées aussi, qui prolongent les bas-cotés. A quelques pas de l’entrée principale, une ligne oblique est tracée du sud au nord de l’abbatiale, c’est la méridienne. Dans une plaque de cuivre remplaçant un des carreaux, est percé un trou, le «gnomon ». il laisse passer les rayons solaires qui, à midi, éclairent selon l’époque, tel ou tel signe zodiacal creusé de part et d’autre de la méridienne. Au-dessus de l'autel du transept nord, un bas-relief où deux angelots tiennent un cartouche orné du Christ portant sa croix en pierre date du début du XVIe, et a été classé à l'inventaire des monuments historiques en 1907. La façade, entre les deux tours, comporte une porte en bois à deux vantaux posée en 1719. A gauche de la nef, on trouve aussi un escalier menant jadis aux trois chambres des Moines et à côté une cheminée; en face, dans le mur droit de la nef, on trouve le vestige d'une ancienne chapelle haute. Une autre chapelle haute se trouvait au sommet d'un jubé traversant le transept; là-haut était exposé le Christ Saint-Sauveur; il ne reste plus que trois clefs de voûte exposées à droite en entrant.

L'église abritait aussi jadis un Christ sauveur, pêché le sixième jour de l'an 1001. Aucun artisan ne fut capable de remplacer la croix. Trois ans plus tard, une Croix fut repêchée en mer dans les mêmes conditions et s'adapta très bien au Christ miraculeux. Le pélérinage fut alors fondé en l'église abbatiale. La croix et le Christ furent brûlés en 1562 durant les guerres de Religion. Ils furent replacés dans le transept nord, près du vitrail qui narre leur légende.

Photos des Monuments Historiques (N/B, extérieur essentiellement) : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FI…

Type d'Edifice: Eglise conventuelle, puis paroissiale
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre
Siécle de l'édifice: XIVe-XVe
Forme du clocher : terrasse
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (24) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade
coté nord
coté sud
chevet à l'est

Intérieur (20) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

clefs de voute du jubé
chapelle haute

transept gauche (nord)
transept droit

transept nord et Christ Sauveur

abside gauche

le choeur

vitraux de l'abside droite

vue vers l'entrée et le transept

Abbaye

Abbaye Saint-Pierre de Dives

Les Bâtiments conventuels disposés en F contre l’abbatiale datent du XVIIe siècle. Ils remplacent les premiers bâtiments médiévaux dont seules les parties basses et les caves voûtées ont été conservées. Depuis quelques années, la ville procède au rachat progressif de ces bâtiments vendus comme biens nationaux pendant la révolution. Une partie a déjà été rénovée et abrite la bibliothèque et l’office de tourisme. Le cloître ne présente plus qu’une travée d’arcades datant du milieu du XVIIIe siècle. Il remplace un cloître primitif qui était très semblable à celui du Mont Saint-Michel. La salle capitulaire, conservée et rénovée, date de la première moitié du XIIIe.

Dès le XIIIe siècle, de grands travaux sont réalisés car l'abbaye se développe. Les religieux font bâtir une halle à Saint-Pierre-sur-Dives afin d'y établir des foires et des marchés. Ils se heurteront souvent avec les seigneurs de Tancarville qui tiennent le marché de Mézidon et les concurrencent fortement. Déjà en 1191, par un accord passé avec Henri de Nonant, seigneur d'Ecots, l'abbaye se trouvait associée à la gestion de la foire de Saint-Georges-en-Auge et en percevait une partie des revenus. Les marchés sont l'objet de procédures pendant encore cinquante ans. En 1337, devant le bailli de Rouen, l'abbé Jean finit par trouver un accord avec Jean de Orlévy, seigneur de Tancarville. L'intégralité de cette accord nous est parvenu sous forme d'une copie collationnée le 23 novembre 1616 à partir d'un original détenu par les religieux de Sainte-Barbe.

Au XVIe l'abbaye possède de nombreuses, terres et des moulins, gère des dîmes et reçoit des donations de propriétaires et nobles de la région. Il nous est parvenu une archive mentionnant une clameur de haro (voir ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Clameur_de_haro ) lancée en 1527 par Jacques de Silly, abbé de Saint-Pierre-sur-Dives à l'encontre de religieux du prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge qui contestaient les droits sur le marché et la foire de Mézidon détenus par sa communauté. L'abbaye doit rappeler l'accord de 1337 pour justifier de ses droits de revenus.
En 1642, les religieux de Saint-Pierre-sur-Dives obtiennent du roi le droit de tenir dans leur bourg quatre nouvelles foires. Deux d'entre elles étant un peu trop proche dans le temps de foires qui se tenaient « d'ancienneté » à Falaise, l'abbé Alexandre de Breauté est amené à s'accorder avec les bourgeois et habitants de la ville concurrente, pour que leurs dates soient sensiblement modifiées. Ainsi, pendant plusieurs siècles, les différentes abbayes de la région (dont celle de Troarn), les bourgeois des villes concernées et les seigneurs locaux doivent souvent négocier les dates de marchés afin de protéger leurs intérêts. A partir de 1667, les bâtiments conventuels sont reconstruits par les frères maristes dans le style classique; ces travaux durent jusqu'au XVIIIe.

À la Révolution, les moines sont dispersés et la mise en vente des bâtiments provoque le morcellement des bâtiments conventuels et leur transformation en appartements.

Vue de l'abbaye au 17e siècle :



Lire aussi : Statistique monumentale du Calvados, Arcisse de caumont, Hardel, Caen, 1859, 4 vol., T. III, p. 537 à 554 (sur Google Books)


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MessagePosté le: Jeu 13 Aoû - 23:53 (2009)    Sujet du message: Publicité

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