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Bouvron (44130)

 
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MessagePosté le: Sam 6 Oct - 11:04 (2007)    Sujet du message: Bouvron (44130) Répondre en citant

Eglises

l'église Saint-Sauveur (1895), édifiée au Pré-Beranger et œuvre de l'architecte Mathurin Fraboulet.

Cette église remplace un sanctuaire roman du XIIIème siècle, édifié par les moines bénédictins de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, remanié plusieurs fois et muni de colonnes engagées à tailloirs sculptés. Cette église primitive était située sur l'actuelle place centrale du bourg (voir plan ancien ci-dessous). Le choeur était orienté, comme dans toutes les églises anciennes, vers le soleil levant. Au XVIIème, on aggrandit l'édifice de nefs latérales, dont l'une porte la date de 1680. Le 20 juin 1709, sur les 9 heures du soir, toute la charpente et la couverture de l'église s'effondrent d'un seul coup. Les matériaux nécessaires à la reconstruction de l'église sont pris dans le bois du presbytère, et en 1713, l'édifice est rendu au Culte. Le clocher est rebâti, solide et trapu, couvert d'ardoises. Pendant les travaux de réfection, le culte est célébré dans la chapelle Saint Mathurin, disparue aujourd'hui. L'ancienne église avait, de la façade au chevet, 34 mètres de longueur (contre 40 aujourd'hui), une largeur de transept de 16 mètres (contre 30 maintenant) et une hauteur sous voûte de 12 mètres (contre 15 actuellement).

Plan de Bouvron à l'époque: (cliquez pour aggrandir)


Pierre Roberdel, Bouvron au Cours des Siècles, page 101 a écrit:
Légende (difficilement lisible car située dans l'autre sens): Le bourg de Bouvron était bien petit alors. On remarquera les emplacements de la vieille église entourée du cimetière, de la chapelle Saint-Mathurin. L'arrivée de Blain se faisait par la Malrue. L'actuelle route de Savenay, entre l'atelier M. Guérin et les deux écoles privées, n'existaient pas. Bardoux et le Puis d'Appé étaient deux villages
.

On distingue facilement sur ce plan l'orientation de l'église paroissiale. A cette place s'élève aujourd'hui...la place de l'abbé Corbillé.
Pendant la Révolution, le curé martyr de Bouvron, Nicolas Corbillé, refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé et parcourt sa paroisse en tous sens en célébrant clandestinement le culte à la chapelle de Planté à Quilly, au Bezou, lieu-dit de Bouvron, à la chapelle Saint-Roch à Blain, ou à la chapelle Saint-Julien à Bouvron. Lors d'une énième tentative de s'échapper des mains des révolutionnaires, il est fusillé sommairement et sans jugement le 24 avril 1794, appuyé au mur de la sacristie de Bouvron. Il avait tenté de s'échapper vers la chapelle Saint-Mathurin, mais une balle l'avait stoppé dans son élan et il a été maitrisé par les révolutionnaires, appelés dans le pays les "Bleus".

L'église est remise en état entre 1810 et 1813 par le curé Jean Bonnet. En 1884 on décide à une voix de majorité que la nouvelle église prendra la place de l'ancienne. Mais la maison Béranger, située près de la place de l'église avec son jardin, apparaît comme l'emplacement idéal. L'ancienne église est donc transformée en mairie, et elle le restera jusqu'en 1945. En 1892, la réalisation des plans de l'architecte Fraboulet est adjugée à l'entreprise Ganachaud de Savenay. Le 23 avril 1895, Mgr Laroche, le nouvel évâque de Nantes, bénit les cloches et l'édifice terminé en un temps record.

L'ancienne église est alors dépouillée de tous ses ornements et de ses vestiges, récupérés par les habitants de Bouvron. Le clocher, pourri par l'usure du temps, est abattu. Les nefs centrales sont abattues. Dans la nef centralela Mairie est installée, avec , au fond, une cheminée monumentale surmontée d'un fronton doré montant jusqu'au plafond. Le transept sert de halle le vendredi, soi-disant jour de marché, mais les chalands sont rares devant deux ou trois étals de commerçants. La pompe à incendie, don de M. Bouët, occupe l'ancien coeur. La bascule est installée sur le lieu de l'ancienne sacristie, ancienne sépulture de M. Corbillé. Tout cela n'est plus depuis 1950.

Voici une image de l'église paroissiale de Bouvron en 1890, tirée du remarquable livre de Pierre Roberdel, Bouvron au cours des siècles, à la page 106 :
(cliquez pour aggrandir):



La légende est celle-ci (non reproduite ici) :

Pierre Roberdel, Bouvron au fil des Siècles p 106 a écrit:
Vieille église de Bouvron (coté sud). "Le chapitreau, grand porche recouvert d'une toiture d'ardoises, au galbe élégant, protégeait l'entrée latérale sud de l'église.


Et une autre image qui laisse entrevoir le coté ouest (l'entrée principale):


Il s'agit encore de l'église vers 1890, tirée du même livre, à la page 124 cette fois.

Le nouvel édifice est conçu dans un style roman assez spécial, élancé et léger par ses voutes et ses colonnes. Comme dans le roman poitevin, les trois nefs sont de hauteur égale, ce qui oblige à placer très haut les fenêtres dans les bas-cotés, qui, par suite d'absence d'ouverture dans la nef centrale, doivent seules assurer l'éclairage de tout l'édifice. Le clocher, doté d'une flèche de pierre, était d'une hauteur de 63 m. Il était constitué de gâbles néoromans et néogothiques étagés, au-dessus desquels se profilait sa lanterne "à la Chambord".

L'édifice est béni par Mgr Laroche le 23 Avril 1895. Les vieux bancs, qui datent de 1857, sont remplacés en 1930 et inaugurés au mois d'août de cette année. L'église est endommagée entre août 1944 et mai 1945 : le clocher est détruit au début du mois de novembre 1944 par l'armée américaine lors d'un bombardement pendant les combats de la Poche de Saint Nazaire. Depuis le 24 septembre 1944, le culte est célébré dans les magasins de la minoterie; par ailleurs le presbytère et les archives paroissiales ont complétement brûlé le 24 septembre par un obus incendiaire américain, destiné au canon allemand qui se terre dans le jardin du presbytère. A la fin de la guerre, l'ordre est donné de faire sauter le clocher, mais l'architecte communal, qui découvrit fortuitement dans les murailles 16 fourneaux de mine, sauva l'édifice. La salle de patronage devient l'église paroissiale, sous le vocable de Sainte-Thérèse. Une annexe à angle droit est rajoutée, pour accueillir plus de monde, un clocheton est contruit et la cloche de l'Angélus y est suspendue.
La reconstruction de l'église connaît plusieurs étapes : les murs, la toiture, les voûtes et les vitraux sont reconstruits entre mai 1946 et décembre 1948, le 13 décembre 1948 le village fête la résurrection de son église. Les nouvelles orgues sont inaugurées le 24 avril 1949. Les travaux du clocher commencent le 8 septembre 1952, mais ils sont interrompus l'année suivante faute de crédits. Ils sont repris, peu après, sous l'impulsion de la "Coopérative des édifices religieux de Loire-Atlantique. Le clocher, simple fléche blanche élancée, et ses 3 nouvelles cloches sont bénies le 7 août 1955. Le même jour la salle paroissiale est bénite sous le nom de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus.
Le haut-relief du Bon-Pasteur sur la façade est l'œuvre du sculpteur Jean Fréour. Le bénitier date du Moyen Age. La statue en bois de la Vierge à l'Enfant date du XVIème siècle. La statue Saint-Jean-l'Evangéliste, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle. La statue de Saint-Jacques, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle. La statue de Saint-Mathurin, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle et provient de l'ancienne chapelle Saint-Mathurin, située autrefois à l'entrée du cimetière et aujourd'hui disparue. Elle se trouve dans l'une des rotondes situées aux 4 coins du transept. Une autre de ces rotondes accueille les fonts baptismaux. La croix, adossée au mur Sud et datée de la fin du siècle dernier, commémore le martyre de Nicolas Corbille (vicaire de la paroisse de Bouvron) : il est fusillé en ce lieu le 14 Avril 1794 sur l'ordre du Commandant Maret qui l'avait fait arrêter.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Sauveur
Siécle de l'édifice: XIXème-XXème (reconstruction du clocher)
Forme du clocher : Clocher-porche à fléche
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir et éclaircir)

coté nord
coté est

sacristie et chevet vus du sud
le clocher

Intérieur (7) :

vue vers l'autel
autel
autel du fond

transept nord
transept sud

monument aux morts
vue vers l'entrée


Chapelles

la chapelle Saint-Julien (XV-XXème siècle), dédiée à Saint-Julien l'Hospitalier et située à coté du village des Aulnais, près de l'unique maison du hameau de Saint-Julien, sur la route de Malville à Quilly, entre les carrefours de Saint-Eloi sur la D16 et de la Croix-Blanche sur la N171.

Elle faut à l'origine la chapelle seigneuriale du manoir de Ville-Frégon (Villefrégon), disparu aujourd'hui, dont il restait des ruines au début du XXème siècle. A la révolution, le toit en fut enlevé pour éviter que la chapelle et l'ermitage ne furent brûlé, selon l'Almanach paroissial de Bouvron en 1909

Un ermite, Guillaume Lacour, vivait dans cette chapelle, dans une petite pièce accolée à l'édifice, qui servit plus tard de sacristie. Cet ermitage avait des dimensions étroites: deux mètres cinquante sur trois, avec une petite fenêtre ensoleillée (40 cm de coté) et une cheminée au fond. Elle n'était meublée que d'une épaisse table vermoulue, dans le tiroir de laquelle se trouvait la pierre d'autel et les morceaux brisés de l'écuelle de l'ermite, attribuée faussement à Saint-Julien. Une fontaine était au-dehors, pour pourvoir aux besoins en eau de l'ermite. Elle fut bouchée en 1963.

D'autres ermites étaient retirés dans la région, à commencer par Julien Château à la chapelle de Planté, à Quilly, qui consommait, disait-on, des pommes de terre, et ce avant la naissance du célébre Parmentier. La source inépuisable de ce lieu pourvoyait à ses besoins.

On a retiré des fossés de l'enclos de la chapelle une antique statue de bois de la Vierge à l'Enfant qui gardait encore des traces de peinture (XIV ème siècle) au vermillon, mais dont la base vermoulue avait disparu jusqu'aux genoux. On ne sait si elle a été cachée à la Révolution ou enterrée par dévotion, comme tout objet béni, car on ne la considérait plus comme présentable à l'adoration des fidèles. Elle était appuyée sur le sol, à l'angle de l'ermitage, près de la cheminée. M.Briand l'emporta, la restaura et elle domina quelques années l'autel de la Vierge, dans l'église paroissiale,après la Libération, puis fut reléguée sur la cheminée de la sacristie de cette église. Elle avait du caractère, quoique rapetissée par sa restauration, et a été classée par les Beaux-Arts.

L'ancienne chapelle, effondrée en 1915, était décrite comme cela à la page 51 du livre de Pierre Roberdel, Bouvron au cours des siècles

Pierre Roberdel a écrit:
"Elle était bâtie en pierre avec de la terre glaise comme mortier. La nef n'avait pas de voûte, directement sous l'ardoise. Le choeur était lambrissé de planches à la peinture défraîchie. L'autel était exactement la réplique de celui de Saint-Mathurin qui se trouvait encore dans l'église paroissiale. Dominant l'autel, sur le mur, une croix de bois noir, plate, grande, nue. De chaque coté de la croix une niche, contenant, coté évangile, une statue de la vierge à l'enfant, en plâtre, peinte de nuances fanées, et portant l'inscription "Notre-Dame de Bon Secours" et l'autre niche abritant Saint-Julien, un Saint-Julien non en soldat, mais en toge romaine, avec, cependant,en travers de la poitrine, un baudrier portant un fourreau d'où sortait la tête d'un poignard que le personnage serrait de la main droite."


Ce St Julien de plâtre, aux mains mutilées, avait été recueilli pendant la guerre à Villefrégon.Cette chapelle avait été bâtie en 1839 et bénite solennellement le lundi de Pentecôte 1839. Les habitants des Aulnais s'étaient cotisés eux-mêmes en 1829 pour rebâtir la chapelle en piteux état depuis la Révolution. Saint-Julien égorgea sa mère et son père couchés dans le lit conjugal. Revenant de voyage, il ignorait que ses parents étaient en visite chez sa femme qui leur avait cédé le lit conjugal. Dans la nuit, à tâtons, il crut qu'un amant couchait avec sa femme....Sa pénitence le conduisit à la sainteté. La messe se disait le mardi des Rogations. L'ornementation de la Croix, dans l'enclos de la chapelle, revenait alors aux fermiers de Ville-Frégon. Celle de l'autel de la chapelle aux gens des Aulnais qui y portaient des potées d'arum en fleur. Cette ancienne chapelle étaient orientée d'est (le choeur) en ouest, la porte principale face à Ville-Frégon. Un rang de six peupliers la séparaient de la route de Malville à Plessé.

Cette chapelle s'est subitement effondrée, hormis la sacristie, une nuit de l'hiver 1915. La chapelle actuelle a été rebâtie vers l'année 1963, grâce à un don d'un million fait spontanément et dans ce but exprés et à une collecte recueillie dans le voisinage. L'abbé Pierre Roberdel, auteur du livre Bouvron au cours des siècles fut le principal initiateur de cette reconstruction. Le nouvel édifice à été construit à l'emplacement exact du précédent, sur le même plan mais à l'orientation inverse, sans l'ermitage mais avec un joli clocher en plus. Les pierres qui encadrent la porte principale, la porte latérale sud er la fenêtre du choeur sont celles de l'édifice disparu. Mais on y a ajouté une porte latérale nord venant d'une maison en ruine à la Guichardais. Le pignon de façade, plus élevé et surmonté de la croix de la première chapelle, est percé d'un bel oculus rond. La toiture nouvelle est plus élevée et légérement cintrée à l'ancienne. L'actuel autel est la pierre consacrée de l'autel de la première chapelle de Saint-Nicolas du Pouliguen. Elle était réduite à l'état de marche-pied devant la porte de la buanderie de la cure. La fenêtre du choeur, qui était avant en verre blanc, est ornée d'un vitrail représentant Saint-Julien. Certains pensent que la chapelle actuelle inspire moins au recueillement que la précédente...mais l'allure générale de l'édifice est tout de même plus belle. Elle est encore aujourd'hui entretenue par une voisine, Mme Joulain, qui m'a ouvert la chapelle et que je remercie beaucoup pour m'avoir permis de faire ces photos.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Julien
Siécle de l'édifice: XV-XIX-XXème
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (9) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4):

façade à l'est
coté sud
chevet à l'ouest
coté nord

Intérieur (4):

vue vers l'autel

statue du saint et vitrail du chevet
autel
vue vers l'entrée


la chapelle Saint-André , située au Châtel (frairie du Paribou).Cette chapelle remplace un lieu de culte édifié en 1895 avec les pierres en excédent de la nouvelle église St-Sauveur à Bouvron que l'on venait de démolir sur l'emplacement d'une ancienne chapelle primitive. On y voit une statue de Saint-André en bois polychrome et datée du XVIIIème siècle.
"Châtel" vient du latin "castrum" et désigne un petit fort sans doute érigé par les Romains pour surveiller la région, avec une petite garnison. Sous la protection de celle-ci s'établit un début de bourg ainsi que le premier centre religieux de Bouvron.
La chapelle est dédiée dès le Xe siècle au premier apôtre du Christ, saint-patron de la paroisse. Un prieuré est construit à coté de la chapelle, et subsista jusqu'à la Révolution. Au Moyen-Âge, autour de la chapelle, on érige une maladrerie, où les lépreux trouvent refuge et réconfort....La chapelle semble avoir été une halte pour les pélérins vers Saint-Jacques de Compostelle ou la Terre Sainte. Le site Saint-andré a été longtemps un important centre d'affaires et de foire, cette Foire Saint-André, même transférée au bourg, garde une importance notoire. Par ailleurs le saint, à cause du supplice qui lui fut infligé sur une croix penchée, était invoqué par les poitrinaires et les asthmatiques.
L'édifice de 1895 avait été payé par les habitants du Châtel, hameau où se trouve la chapelle Saint-André. Ils réunirent 100 francs pour payer les frais de maçonnerie, après avoir obtenu du curé Meslier qu'on leur abandonne la belle statue de Saint-André qui se trouvait dans la chapelle Saint-Mathurin qu'on avait décidé de démolir pour aggrandir le cimetière. L'architecte de la nouvelle église, M. Ganachaud, leur offrit gratuitement les matériaux avec les excédents de la nouvelle église. La balustrade du choeur de l'ancienne église servit de clôture extérieure au nouvel édifice, petit et décrit comme ceci à la page 17 du livre "Bouvron au cours des siècles" de Pierre Roberdel:

Pierre Roberdel a écrit:
"Par contre je me souviens parfaitement de la minuscule chapelle édifiée en 1895, tout juste suffisante à contenir le célébrant et deux servants à la messe du lundi des Rogations, tandis que nous restions en contre-bas, en-dehors si possible de la boue du chemin"


En 1962 une généreuse donatrice offrit de rebâtir une chapelle plus grande qui fut édifiée un peu en retrait du chemin devenu route. La bénédiction eut lieu le 30 septembre 1962 par le chanoine Bachelier, ancien professeur au Petit Séminaire des Couëts. Jean Briand en fut l'architecte et dirigeau les travaux. La pierre d'autel du XVe est celle de l'ancienne église des XI ème et XII ème siècles, la cloche vient de l'école Sainte-Marie (ancienne école publique des garçons) tenue autrefois par les frères de Ploëmel. Une statue de la sainte Vierge se trouve à gauche en entrant et l'autel est séparé de la nef par un bas jubé en fer forgé. La statue polychrome du saint (XVIe) est actuellement en restauration par la mairie et sera remise dans l'église paroissiale.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-André
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir) :

Extérieur (4):

vue depuis le sud
coté est
chevet au nord
coté ouest

Intérieur (3):

vue de la nef
vue de la statue et de l'autel
vue vers l'entrée

Chapelle de la maison de retraite (1977). La grande chapelle de la maison de retraite le Logis de la Petite Forêt se situe à l'intérieur du bâtiment et ne possède pas de clocher. Construite à l'intérieur du bâtiment, dans le sens de la largeur, elle est décorée de tableaux datant des années 1980.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la maison de retraite le logis de la Petite Forêt (pas de saint patron connu)
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue vers l'autel
autel
vue vers le fond de la chapelle

Chapelles privées

Chapelle privée Saint-Matthieu du chateau de Quéhillac. Ce chateau (XVI-XVIIème siècle), édifié pour Jean Fourché, ancien maire de Nantes et maître à la Chambre des Comptes de Bretagne. En 1550, François, Comte de Maure, baron de Lohéac et maître de Quéhillac épouse une Rohan. Quéhillac passe par héritage dans les maisons de la famille de La Rochefoucauld-Mortenart pour échoir en 1666 à Jean Fourché, procureur général syndic des Etats de Bretagne, dont la famille se perpétua dans ce lieu longtemps. Louise Fourché, dame de Quéhillac, épouse en 1640 Nicolas Fouquet, surintendant des Finances qui fut arrêté à Nantes. La famille Fouché s'allie aux Fouquet (ou Foucquet) et aux Walsh de Sérant. Jadis, cette seigneurie comprenait Villefrégon, Le Verger et Vilhouin avec les chapelles de Saint-Julien et de Saint-André-du-Chatel. Le château possède un pigeonnier (XVI-XVIIème siècle), des écuries et une chapelle privée dédiée à Saint Matthieu. Propriété de Jean Fourché, seigneur du Bezou en 1653.

Le parc du château, avec ses six allées convergeant en étoile vers l'entrée principale, a été dessiné par Le Nôtre. Devant le château, un grand quadrilatère en pelouse est entouré de douves que l'on franchit par un pont face au perron du manoir. Ces douves ont peut-être entouré un premier château-fort, complétement disparu. Le château actuel a une tour en encorbellement, à l'un des angles. Il fut édifié au XVIIème par l'illustre surintendant des Finances, Nicolas Fouquet, celui qui construisit le château de Vaux-le-Vicomte pour éblouir Louis XIV et qui le paya d'une terrible disgrâce. Il était devenu propriétaire du fief par son mariage avec Louise Fourché de Quéhillac.

La chapelle seigneuriale Saint Matthieu est toujours là, située dans la cour d'honneur, à droite en entrant. Elle a servi de maison d'habitation, au début du XXème siècle, puis la maison fut vidée au cours du XXème afin de la remettre en lieu de culte, ce qui ne fut pas fait.

Cette chapelle fut longtemps habitation privée et faillit redevenir sanctuaire il y a quelques décennies.

Photo: (1)
le château de quéhillac et sa tour en encorbellement, photo ancienne de la paroisse de Blain.
__________________________________________________________________________________________________________________________________

Fontaine sacrée

Fontaine Saint-Victor : c'est un simple trou dans le talus sur la pente de "Beurouéssieure", en face du bois dit de la Gautrais, sur la route de la Guillardais. Là, près de cette source intermittente, avait d'abord vécu le saint ermite avant d'aller s'établir près d'une source intarissable, au bas du bourg de Campbon. Une légende veut que les campbonnais emportèrent une statue du saint d'une chapelle proche de sa fontaine, située dans le bois de la Gautrais, en la cachant dans une charette de fagots. La fontaine de Saint-Victor à Beurouéssieure est demeurée dans un état primitif jusqu'à ce que l'abbé Jamoneau eût l'idée de l'encadrer dans un élégant édicule en briques.

Photo (1):


Citation:
Pour plus d'informations historiques:La série en 3 volumes sur l'histoire de Blain:
-"Au pays des Namnètes"

-"Des macles de Rohan au bonnet républicain"

-"Après les abeilles et les lys"

Auteur: Francis Legouais, membre de la Société Archéologique et de la Société Académique de Nantes.

Année de parution du dernier livre: 1976
Editeur: Marcel Buffé, 44470 Thouaré sur Loire
On peut consulter ce livre en Mairie de Blain (2 rue Charles de Gaulle, 44130 BLAIN) ou http://www.ville-blain.fr



Citation:
Sources: --->Bouvron au cours des siècles, Pierre Roberdel, 1988, édité par Marc ROBERDEL, Riantec, Morbihan, prêté par Gilles de Cibon, vicaire de la paroisse Notre-Dame de la Paix sur Isac (paroisse dont fait partie Bouvron), avec son aimable autorisation d'utilisation des archives de la paroisse.
--->BOUVRON: SON HISTOIRE, SON EGLISE, SES VIEILLES CROIX , plaquette éditée à 1000 exemplaires le 16 juillet 1961, "DEDIE à ceux qui ont travaillé au fondement et au dévéloppement de la paroisse de Bouvron, à l'édification de son église actuelle, à la restauration de cette église après les graves blessures que lui fit subir la "Poche de Saint-Nazaire (Août 1944-Mai 1945), et ont permi ainsi sa Consécration solennelle par son excellence Monseigneur Villepelet, en ce 12 juillet 1961 " (citation intégrale de la dédicace au début du livre). Cette plaquette m'a été prêtée par Gilles de Cibon, vicaire de la paroisse Notre-Dame de la Paix sur Isac (paroisse dont fait partie Bouvron), avec son aimable autorisation d'utilisation des archives de la paroisse.


Dernière édition par Admin le Mar 21 Aoû - 20:34 (2012); édité 28 fois
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MessagePosté le: Sam 6 Oct - 11:04 (2007)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 11:35 (2007)    Sujet du message: Bouvron (44130) Répondre en citant

Anciennes chapelles

Ancienne Chapelle Saint-Mathurin
Elle est mentionnée dans un texte de 1469. Le sanctuaire est dédié à saint Mathurin, le protecteur des bêtes à cornes. On y faisait, semble-t-on, célébrer des messes pour la guérison du bétail malade. Située dans la perspective de l’église paroissiale de Bouvron, elle fut détruite à la Révolution. Reconstruite en 1821, elle fut démolie une seconde fois en 1895 lors de l’extension du cimetière de Bouvron, un peu à la va-vite. L'autel Saint-Mathurin a été transporté à l'église paroissiale de Bouvron, où il est encore situé dans l'une des quatre rotondes aux quatre coins du transept.

Ancienne chapelle Saint-Victor au Grand-Momesson. "Momesson" signifie "mauvais passage". Le premier apôtre connu, Saint-Victor de Campbon, parut dans cette contrée. Les bouvronnais accusent ceux de Campbon de leur avoir volé "Saint-Victor". En effet il y a une chapelle Saint-Victor à Campbon, qui date du XIX ème siècle. Mais la chapelle Saint-Victor, aujourd'hui disparue, a des origines très anciennes. Saint-Victor a sa source sacrée, près de la route de la Guillardais.


Anciennes chapelles privées

Ancienne chapelle Saint-Guillaume du manoir de Vilhouin (Moyen-Age)
Le manoir de Vilhouin (Moyen-Age-1950)était le siège d'une seigneurie de haute, moyenne et basse justice s'étendant sur plusieurs paroisses : Bouvron, Fay et Campbon. Elle possédait jadis une chapelle privée, un étang et un moulin à eau. Propriété successive des familles Cadoran, Jacques Cassard et Fourché de Quéhillac. La demeure passe plus tard entre les mains de Jacob Pineau des Bois-Briand, puis de la famille Waldeck-Rousseau au XIXème siècle. Détruit sous l'occupation allemande, le manoir est reconstruit vers 1950.

Ancienne chapelle du château du Launay-Bedeau, au hameau de Launay. C'était simplement une tour entourée de remparts. Lors des combats de la Poche de Saint-Nazaire, il se trouvait sur la ligne de front. Ses toitures furent endommagées et il fut rasé en dépit du patrimoine médiéval qu'il représentait. Les pierres furent utilisées pour construire une ferme, une porcherie et empierrer des chemins. Les seuls restes visibles à ce jour sont un seuil de porte, un tabernacle de chapelle et les majestueuses douves du château.


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