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Colleville-Montgomery (14880)

 
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MessagePosté le: Jeu 13 Aoû - 23:35 (2009)    Sujet du message: Colleville-Montgomery (14880) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Vigor

« La ferme de Koli » remonte probablement au Xe siècle siècle, lors de l'installation des anglo-scandinaves. Koli est un surnom norrois signifiant « celui qui est noir comme du charbon ». Il est très fréquemment attesté en Normandie, dans les autres Colleville bien sûr, mais aussi dans Colletot (Eure), Saint-Romain-de-Colbosc, Colmoulin, Boscol (Seine-Maritime) et Couville (Manche). L'emploi de l'appellatif « ville » : ferme, puis village, à l'origine, n'est pas antérieur à l'époque mérovingienne. Ce terme roman a pour étymologie le latin villa : domaine rural. Les colons anglo-scandinaves en ont fait un large usage lors de leur installation au Xe siècle. Ils ont aussi fait usage d'un autre appellatif, d'origine scandinave quant à lui, topt devenu « tot » (par exemple dans Colletot) dont la nuance de sens avec « ville » est difficile à établir. L'importance de l'église montre que la communauté paroissiale était bien vivante dès le XIIe siècle. Des textes du XIIIe siècle font mention de Colleville et règlent la destination des dîmes qui y sont levées. En 1434, la commune abrite 76 feux (soit environ 300 personnes). En 1709, la population est identique (79 feux). La commune s'est appelée Colleville-sur-Orne jusqu'au 13 juin 1946, pour se distinguer d'une autre commune du département, également en situation littorale, Colleville-sur-Mer. Elle doit son nom actuel au général britannique Montgomery qui dirigeait les troupes britanniques sur Colleville lors du débarquement du 6 juin 1944 et qui doit lui-même son nom à un toponyme du Calvados Sainte-Foy-de-Montgommery et Saint-Germain-de-Montgommery, fief de la famille de Montgomery qui accompagna Guillaume le Conquérant à la conquête de l'Angleterre.

Arcisse de Caumont la décrit ainsi en 1846 : " L'église avait autrefois des bas-cotés qui ont été supprimés. Quatre arcades cintrées aujourd'hui bouchées servaient à communiquer avec les ailes. Cette nef romane peut dater du XIe ou du XIIe mais le porche occidental avec ses archivoltes ornés de tores et ses colonnes annelées n'est vraisemblablement que du commencement du XIIIe. Le choeur me parait du XIIe. Une arcade cintrée garnie de zig-zag le sépare de la nef. Les voutes de la première travée sont à plein cintre; le reste vers le chevet est moins ancien et l'ogive y est plus prononcée. Il est probable que cette portion de voute fut faite lorsqu'on ouvrit la communication avec la chapelle située au nord. Cette chapelle (ou second choeur) paraît du XIIIe, à en juger par les 3 lancettes du chevet, les colonettes, les voutes et le caractère général de la construction. Des fenêtres ont été repercées dans la partie méridionale du choeur, on y voit une porte romane avec archivoltes ornées de losanges et d'étoiles. Cette porte a du être à l'origine précédée d'un petit porche. Les fenêtres de la nef sont très petites et légèrement ogivales. On les a presque toutes repercées du coté sud, mais il en reste quelques unes du coté nord. La tour latérale au nord est du XIIe dans sa partie inférieure, du XVe dans sa partie supérieure où des contreforts sont appliqués aux angles. Elle se termine par une plateforme crénelée (ajoutée pendant les guerres de Cent-Ans).

L'abbaye de la Sainte-Trinité de Caen et le chapitre de la Cathédrale (de Bayeux) avaient alternativement le patronage. La dîme se partageait en 15 portions, dont 4 pour le curé, 6 pour l'abbaye de la Trinité de Caen, deux pour le chapitre de la cathédrale de Bayeux, une pour l'évêque, une pour le Sépulcre et une pour le Val-Richer. La chapelle Notre-Dame des Voeux ou des Cheveux, qui est accollée au choeur, n'a jamais été possédée par aucun titulaire. Ses biens valant 7 à 800 livres de rente étaient regardés comme biens de charité et ce revenu, qui égalait celui du trésor de la paroisse, était administré par un échevin.
"

Peu de choses ont changé depuis, si ce n'est l'adjonction d'une sacristie au sud du chevet. Sous le clocher se trouve une petite chapelle avec autel. De là on accède, à gauche, à un petit portail au nord, et devant au choeur du XIIIe, dans lequel se trouve un autel de la fin XIXe. Le long du "couloir" menant au porche nord sont alignées trois statues dont une de la Vierge reposant sur un socle portant une inscription illisible. Derrière cet espace se trouve la porte du clocher, avec son encadrement en granit. Nous y reviendrons. Dans le choeur plus ancien, l'autel en bois date de la fin XIXe, l'autre, au fond, a été visiblement posé après 1945, tout comme l'ensemble des vitraux de l'église. A droite, dans la sacristie, l'on conserve encore au mur un Christ Janséniste du XVIIe : ses bras ne sont pas étendus pour signifier une Grâce Universelle mais sont levés vers le haut, indiquant la grâce aux Elus, dogme fondamental du jansénisme. On trouve aussi une Vierge à l'Enfant noire du même siècle, vénérée par les jansénistes, ainsi qu'une paire de chandeliers en bois dorés de la même époque.

Sortons de la sacristie et entrons dans le clocher (habituellement fermé, et qui m'a été exceptionnellement ouvert par un habitant que je remercie), allumons l'interrupteur à gauche et commençons l'ascension. L'escalier à vis s'enroule dans une colonne étroite, avec ses marches aux rebords en bois fendu. A l'étage de l'horloge, si on s'avance sur le plancher fatigué et poussiéreux, on remarque l'important vide de ce volume : la colonne de l'escalier n'en occupe pas même 1/4. A droite, une porte grillagée, maintenue par une cale se repousse facilement : c'est l'accès à la toiture entre les deux nefs, et, en face, à une autre porte grillagée donnant dans l'immense vide entre la voûte et le toit du choeur du XIIe. Devant le débouché de l'escalier du clocher, une porte planchéiée et bien calfeutrée masque l'accès au vide sous charpente du choeur du XIIIe. Reprenons maintenant l'escalier jusqu'à la chambre des cloches, une dizaine de mètres plus haut. Là haut sont serrées trois cloches, qui sonnent les quarts, les demies, les heures, les angélus et le glas. Là, l'escalier monte encore, et est remplacé par un escalier conmplètement en pierre : c'est le niveau des restaurations de 1945 après les combats du débarquement. A gauche sur une vieille pierre on voit une inscription à demi effacée : PI....QUET, DESSECHEUR ....... LARAIS DE CO.LEVILLE 1792. On débouche enfin en poussant une dernière porte en bois sur la terrasse crenelée, sur laquelle un campanile en fer forgé soutient une girouette. De là, on aperçoit à l'ouest la route d'Hermanville et le château d'eau, au nord, la mer et Colleville-Plage, à l'est la petite route verdoyante filant vers Ouistreham et au sud le chemin de Beuville, traversant de vastes champs dénudés et ventés.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Vigor
Siécle de l'édifice: XIe-XIIe-XIIe-XIVe-XXe
Forme du clocher : terrasse
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (23) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

façade et coté sud
coté nord et clocher

Intérieur (8) :

vue de la nef
chapelle sous le clocher
vue du choeur du XIIe

statues alignées au nord
porte du clocher
choeur du XIIIe (nord)

Christ et Vierge jansénistes
chandeliers du XVIIe


Clocher (8) :

l'escalier
colonne de l'escalier
accès aux charpentes

charpente au-dessus du choeur du XIIe

les trois cloches de droite à gauche

inscription de 1792

Vues depuis le clocher (5) :

vue vers l'ouest
vue vers le nord
vue vers l'est
vue vers le sud

la girouette : vue sur le ciel


Photos de JiPR (5) :



gargouilles


Dernière édition par Admin le Jeu 19 Avr - 23:14 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 13 Aoû - 23:35 (2009)    Sujet du message: Publicité

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